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Solitaire. Départ de la dernière étape pour un match à 3 ?

Photo Alexis Courcoux

La deuxième étape de la Solitaire a considérablement réduit le nombre de favoris qui ont pris cher en temps en étant relégués à plus de 15h comme Guillaume Pirouelle, Alexis Loison, Tom Dolan ou Nils Palmieri. Cette édition semble se jouer entre Basile Bourgnon en tête au général devant Corentin Horeau et Lois Berrehar. Les 3 se tiennent en moins de 30 minutes. Il faudra compter également sur Benoit Tudury, 1er bizuth qui pour sa première solitaire montre de belles performances.

Le départ de la troisième et dernière étape de La Solitaire du Figaro Paprec 2023 a été donné à 14h43 en Baie de Morlaix dans un vent d’ouest d’une vingtaine de nœuds qui est vite retombé. Une étape qui s’annonce très disputée, notamment en vue de la victoire finale. Si Basile Bourgnon (Edenred), Corentin Horeau (Banque Populaire) et Loïs Berrehar (Skipper MACIF 2022) disposent d’une belle avance au classement général après deux étapes, le jeu reste ouvert. D’autant plus que le petit temps annoncé sur cette étape pourrait rebattre une nouvelle fois les cartes.

Le souvenir de la deuxième étape, au terme de laquelle le classement général de La Solitaire du Figaro Paprec a pris une tournure singulière avec des écarts rarement vus au départ de l’ultime parcours, était encore frais dans les esprits ce matin. Mais en dépit de sourires parfois timides et fatigués, les regards déterminés trahissaient, eux, une ambition partagée : celle de mettre le maximum d’engagement dans ce troisième et dernier parcours de l’édition 2023 de la course entre La Baie de Morlaix et Piriac-sur-Mer (Loire Atlantique). Pour d’adjuger les honneurs du podium final pour quelques-uns, pour tenter de remporter une étape pour d’autres, ou tout simplement de terminer sur une bonne note.

Après un premier départ à 14h30 suivi par un rappel général de la flotte, les concurrents se sont élancés à 14h43 à l’assaut de l’ultime étape de La Solitaire du Figaro Paprec. Trois marins – Gaston Morvan (Région Bretagne – CMB Performance), Romain Le Gall (Centre Excellence Voile – Secours Populaire 17) et Arthur Hubert (MonAtoutEnergie.fr) -, ont néanmoins écopé de rappels individuels pour avoir volé le départ. À peine deux milles après le top départ, la remontée vers la bouée de dégagement a été le théâtre d’une belle de bataille de virements de bords des deux côtés du plan d’eau. Alors que Basile Bourgnon (Edenred) semblait bien lancé, Corentin Horeau (Banque Populaire), qui a déboulé de l’autre côté, a croisé devant et lui a volé la vedette au passage de la marque. Pas de round d’observation qui tienne entre les deux plus solides prétendants à la victoire finale. Premier à la bouée de dégagement, le skipper de Banque Populaire s’adjuge le Trophée Windchaser by Bollé. En arrivant le premier sous spi à la bouée Paprec matérialisant la fin du parcours côtier à 16h13, il remporte également le Trophée Paprec avec une minute d’avance sur Guillaume Pirouelle (Région Normandie) et Basile Bourgnon (Edenred). Un parcours côtier qui a tenu toutes ses promesses, avec d’entrée de jeu une belle bataille sur l’eau entre les leaders au classement général, accompagnés par les outsiders qui n’ont visiblement pas dit leur dernier mot. Les Figaristes, qui longent actuellement les côtes bretonnes sous un beau soleil, sont attendus dans la soirée aux portes de la mer d’Iroise.

Une belle solidarité à terre
Quelques minutes avant le départ de cette troisième étape, une collision a eu lieu entre les bateaux : Cap Horn (Laurent Givry) et J’M Garnier (Maël Garnier). Si Maël Garnier a pu poursuivre sa route malgré deux balcons arrières endommagés ainsi qu’un petit trou sur le pont, Laurent Givry, qui déplorait un foil cassé ainsi que son bout-dehors, a été contraint de rentrer au port pour réparer. Grâce à l’aide de son équipe technique et la belle solidarité de l’ensemble des préparateurs des autres bateaux, le skipper de Cap Horn a pu repartir peu avant 16h30. A noter qu’il est reparti hors course (DNC) car il n’a pas franchi la ligne de départ avant de réparer. Or, les instructions de course indiquent qu’il est obligatoire de prendre le départ pour pouvoir repartir en course.

Ils ont dit :
Corentin Horeau (Banque Populaire), 2e au classement général après deux étapes : « Ce n’est pas moi qui ait la pression ! Avec Basile (Bourgnon) et Loïs (Berrehar), on a un peu la chance d’avoir de l’avance sur les autres. Il faut profiter de ça. Et la pression, c’est plus Basile qui peut l’avoir. Moi, j’ai 8 minutes à rattraper. Et puis c’est peut être ma dernière Solitaire. Il reste quatre jours avant qu’elle soit bouclée. J’ai l’impression que le départ de Caen était hier, cela passe tellement vite. Donc, je vais essayer d’en profiter sur un parcours le long des côtes que l’on connaît bien, qui passe devant la maison, qui plus est ! C’est sûr que cela peut attaquer dans tous les sens, mais c’est ce qui fait la beauté de ce sport. Si ça attaque, ça attaque, et peut-être que moi aussi j’attaquerai. Le petit temps, ce n’était pas trop mon fort, mais avec l’âge, on progresse, on apprend,. Et comme toujours il s’agira de faire au mieux, en sachant que je navigue mieux dans le petit temps qu’avant. »

Alexis Thomas (La Charente Maritime), 4e au classement général après deux étapes : « J’ai eu un peu de réussite sur la fin de la deuxième étape. Mais le jeu n’est pas fait. Cette dernière étape va encore être hyper compliquée. Les modèles n’arrêtent pas de changer. Hier, on a bossé sur notre météo pour tout revoir ce matin. Et cela va encore bouger. On part sur quatre jours de navigation, il faudra faire preuve d’opportunisme et de patience. Il peut y avoir pas mal de rebondissements possibles, et encore énormément d’écarts aux arrivées. J’espère que je serai dans les bons coups. J’ai 37 minutes d’avance le cinquième, mais cela ne veut absolument rien dire. Certains n’ont rien à perdre et vont aller taper dans les coins. Il faut faire attention de bien rester focus sur sa stratégie, et non pas sur les autres. Le pire truc en Figaro, c’est d’aller jouer avec les autres et de les marquer. C’est un coup à s’endormir dans une mauvaise option. Et même si à un moment donné on n’est pas bien, il faut toujours y croire. »

Pierre Daniellot (Team Vendée Formation), 12e au classement général après deux étapes : « La dernière étape m’a bien remonté le moral, je ne m’en suis pas trop mal sorti. Les conditions vont être relativement compliquées. Le passage du Four et du Raz de Sein vont être assez compliqués avec du courant de face et pas beaucoup d’air. Il y a moyen que ça creuse de beaux écarts. Ça va être un point stratégique assez important. Une fois le Raz de Sein passé, on va avoir du vent faible mais assez stable. Ça sera un peu de la ligne droite, tout le monde va suivre à la queue leu leu. Il y aura un peu moins de match. L’objectif était le podium bizuth. Pour l’instant, je suis dessus. Il y encore deux places à gagner mais il ne faudra pas non plus en perdre. Un Top 10 au général serait incroyable mais rien n’est joué ».
Nils Palmieri (Teamwork), 21e au classement général après deux étapes : « Je me sens bien mieux maintenant que ces derniers jours. La dernière étape a été tellement dure pour nous, notamment pour des marins comme Tom Dolan qui fait partie des meilleurs skippers étrangers. Je vais essayer de faire de mon mieux pour finir ma Solitaire du Figaro Paprec sur une bonne note. Je vais continuer de faire ma propre course, de naviguer à ma manière. Je ne cherche plus à faire un résultat au classement général, c’est trop tard pour moi. J’ai juste envie de terminer dans un bon état d’esprit. »

Charlotte Yven (Skipper Macif 2023), 22e au classement général après deux étapes : « La dernière fois que j’ai pris un départ de Roscoff, cela s’est plutôt bien passé pour moi. J’avais un peu une envie de revanche. Là, je n’ai pas envie de partir avec cet état d’esprit mais plutôt avec l’envie de bien faire, comme au début des deux premières courses. Au taquet pour faire ce que je sais faire (…) Et mettre la dernière nuit de la deuxième étape de côté pour partir avec des balles neuves. On ne part pas pour une étape de brise. C’est encore une étape de petit temps avec notamment des passages bien mous, des cailloux, du courant, avec potentiellement des phases bien longues. Il va falloir s’accrocher jusqu’au bout et rester zen. »

Edouard Golbery (Race For Science – Verder), 25e au classement général après deux étapes : « J’ai réglé à nouveau le mât. Sur la dernière étape, je n’avais pas du tout de vitesse parce que je l’avais trop réglé en arrière, j’étais en mode vent fort. Je suis revenu un peu à une base, j’espère que ça va aller mieux. Je suis un peu stressé par les cailloux. Je n’ai jamais fait d’étape où tu dois tirer des bords dedans. Il faut vraiment y aller pour avoir un avantage sur la flotte. J’ai pas mal d’interrogations là-dessus. Sinon, j’ai beaucoup de plaisir à aller au bout de cette Solitaire. J’ai trouvé tout ce que je voulais : beaucoup de challenge ! »

Laurent Givry (Cap Horn), 29e au classement général après deux étapes (déclaration à son retour au ponton pour réparer) : « Il y a eu un rappel général. Dommage, c’était chaud, ça envoyait. Je suis reparti vers le Comité de Course. Il y avait 17 nœuds, le brouillard est tombé d’un coup, la visibilité était de 30-40 mètres. J’étais en train de régler mon bateau, je m’apprêtais à aller prendre des tours et d’un coup, je n’ai pas vu Maël (Garnier) débouler. J’étais au vent sur bâbord amure et il est arrivé sur tribord amure. Il avait la priorité. J’ai entendu gueuler ‘Laurent’ mais j’étais déjà dessus. Ça s’est passé en 10 secondes. De suite, j’ai vu le foil qui a bougé de 20 centimètres, il s’est ouvert. Après, je ne me suis rendu compte que le bout-dehors était cassé. De suite, j’ai essayé de me mettre dans une position assez safe et j’ai vu qu’il pendait par terre. Je ne suis pas étonné de la solidarité des préparateurs. Ils sont tous là au rendez-vous. Je les connais tous et je sais qu’ils vont m’aider. C’est ça la Classe Figaro : quand on est dans la merde, tout le monde est là. »

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SailGP. Les Anglais l’emportent à St-Tropez, les Français déçoivent, les kiwis frôlent le drame !

© Felix Diemer for SailGP

Ben Ainslie aura été le plus régulier et le plus affûté ce week-end pour une 3 édition du SailGP à St-Tropez. Sur un plan d’eau pas facile, les Français déçoivent alors que les kiwis ont vu leur aile littéralement explosés au-dessus d’eau.

Ben Ainslie et son équipe se sont imposés pour la première fois sur un Grand Prix en s’imposant sur le fil devant les Australiens à la fin du dernier bord de près, grâce à un retour stratégique suivi d’une attaque dans le plus pur style du match racing. Malgré une première journée prometteuse, les Français, déçus, passent à côté de leur journée et terminent 6e de ce troisième Grand Prix de la Saison 4 de SailGP.

Ce fut un dimanche tendu et âpre entre les sept équipes (sur dix), dont les français, qui rivalisaient pour l’accès en finale, en l’absence malheureusement des Néo-Zélandais, privés d’aile depuis l’incident de la veille. A l’issue de la course 4, Danois, Anglais, Australiens et Espagnols sont alors les mieux placés. Ces quatre protagonistes vont s’écharper dans un dernier combat rapproché. Au détriment des Danois qui vont tout perdre à l’approche de la ligne d’arrivée.

Le malheur de Nicolai Sehested et sa team – pourtant au top depuis le coup d’envoi des hostilités à Saint-Tropez – , va faire le bonheur des ibériques. En disputant leur deuxième finale d’affilée, les champions de 49er Diego Botin et Florian Trittel prouvent que leur récente victoire à Los Angeles n’était pas un hold up mais bien le signe d’une solide montée en puissance.

Quant à Ben Ainslie, il signe son retour sur la première marche du podium, une place qu’il n’avait plus occupée depuis le lancement de la Saison 2 !

Pas prophètes en leur pays

En embuscade, à deux points seulement des leaders, Quentin Delapierre et son groupe sont malheureusement passés à côté de leur dernière journée. Très à l’aise la veille sur la ligne de départ, ils n’ont pas réussi à reproduire le schéma et réalisent deux courses en queue de peloton. Pour couronner le tout, un problème de surchauffe de batterie va provoquer un black out à bord du bateau pendant la dernière manche. Déçus, mais pas abattus, les Bleus sauvent la mise en se classant 6e.

Une troisième édition tropézienne réussie

Comme à son habitude, Saint-Tropez a offert un cadre idyllique au France Sail Grand Prix. Le soleil et le public étaient au rendez-vous permettant à la magie d’opérer pour la troisième année consécutive. Le dispositif inédit de tribune – qui affichait complet à la veille de l’ouverture du Race Stadium SailGP, tout comme l’ensemble de la billetterie – a rencontré un franc succès auprès des spectateurs qui ont pu vivre les courses encore plus intensément depuis la terre. Succès unanime également pour le très célèbre et festif SailGP X Nikki Beach qui a permis d’enflammer un public international. En mer, plus de 400 bateaux ont pu profiter des conditions estivales exceptionnelles pour assister aux courses au plus près du parcours et de l’action.

228 jeunes au coeur de SailGP à Saint-Tropez

Tout au long de la semaine, 192 enfants de Saint-Tropez ont eu l’occasion de visiter la base technique de SailGP, découvrir le circuit, comment fonctionnent les F50 et rencontrer les athlètes. 10 jeunes filles et 10 jeunes garçons venus de toute la France étaient intégrés en stage dans les 10 équipes de SailGP. Véritable tremplin vers le monde professionnel, cette opportunité permet aux jeunes de renforcer leur expérience et de se créer un réseau dans le monde de la voile. Depuis sa création en 2019, le programme Inspire Careers a permis l’embauche de plus de 20 jeunes sur le circuit SailGP. Le Tropézien Thomas Couelle, qui avait participé au programme Inspire en 2022, a été embauché dans l’équipe de branding. Enfin, 8 jeunes garçons et 8 jeunes filles ont participé au programme Inspire WASZP, une semaine d’entraînement et de compétition sur des dériveurs à foil, un tremplin pour repérer la future génération d’athlètes SailGP. Les vainqueurs de l’étape française sont le Suédois Hanno Seifert (19 ans) et la Française Maïlys Raduli (19 ans). Ils se retrouveront à San Francisco pour disputer la finale !

Prochain rendez-vous les 23 et 24 septembre à Taranto, en Italie, pour le 4e opus de la saison.

Ils ont dit :

Quentin Delapierre, pilote du F50 tricolore : « Nous sommes très déçus et je suis énervé contre moi car je n’ai pas été bon. Cela fait partie du haut niveau, et sur SailGP, on le répète après chaque événement, mais c’est un fait, la flotte est de plus en plus dense, de plus en plus serrée. Dès lors qu’on est un peu moins à l’aise, on le paye cash. Aujourd’hui, le vent était très changeant et je n’ai pas été inspiré, les choix que j’ai opérés n’étaient pas bons et la qualité des départs n’était pas celle d’hier. Hier, j’étais précis, mais aujourd’hui, je l’étais moins. Je suis personnellement dans une période où la confiance doit remonter. C’est à moi de passer cette période pour revenir à l’avant de la flotte. Je suis convaincu que le Quentin de la Saison 3 est toujours là ! Mais j’ai du travail devant moi. Voilà, on est en train de manger notre pain noir en limitant tout de même la casse (6e). Cela nous permet de rester à portée de tir des autres teams. Je sais que notre équipe fonctionne bien, qu’elle a toujours un bon état d’esprit et qu’elle a très faim de performance. Il nous reste à passer cette période de “moins bien” ».

Ben Ainslie, pilote du F50 britannique : « On a fait un super boulot pendant tout le week-end. On est d’autant plus heureux qu’on sort d’une période frustrante avec l’équipe. C’est toujours super serré une finale, là on était les trois bateaux à fond avec un duel sur la ligne de départ avec les Australiens. Ils ont réussi à prendre l’avantage, mais on est toujours restés au contact et on a saisi l’occasion de récupérer le côté opposé du plan d’eau (sur le dernier bord de près) ce qui nous a permis de revenir sur eux, de nous placer sous leur vent et de les lofer. C’est à ce moment-là qu’on a gagné la régate. Dans ces conditions de vent très irrégulier, Hannah Mills (stratégiste, triple championne du monde et double championne olympique de 470) est un énorme atout pour nous. Mais aussi le reste du groupe. C’est difficile d’expliquer à quel point ces bateaux sont délicats à manœuvrer. Les mecs à l’avant (les wincheurs) ont fait un super job pour que l’on conserve de l’énergie pour régler l’aile et bien assurer le contrôle de vol. C’est un super travail d’équipe ».

CLASSEMENT FRANCE SAIL GRAND PRIX I SAINT-TROPEZ

1- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie (2-8-3-1-3-1)
2- AUSTRALIE / Tom Slingsby (5-1-8-5-1-2)
3- ESPAGNE / Diego Botin (6-4-7-2-2-3)
4- DANEMARK / Nicolai Sehested (3-7-2-4-6)
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill (9-3-1-8-7)
6- FRANCE / Quentin Delapierre (8-2-4-9-9)
7- ALLEMAGNE/ Erik Heil (7-9-6-7-4)
8- NOUVELLE-ZÉLANDE / Peter Burling (1-6-5-10-10)
9- SUISSE / Sébastien Schneiter (4-10-10-6-5)
10- CANADA / Phil Robertson (10-5-9-3-8)

CLASSEMENT SAISON 4 SAILGP APRÈS 3 ACTES

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby – 26 pts
2- ESPAGNE / Diego Botin – 24 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested – 23 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie – 19 pts
5- NOUVELLE-ZÉLANDE / Peter Burling – 17 pts
6- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill – 14 pts
7- FRANCE / Quentin Delapierre – 13 pts
8- CANADA / Phil Robertson – 12 pts
9- SUISSE / Sébastien Schneiter – 7 pts
10- ALLEMAGNE/ Erik Heil – 4 pts

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Alex Pella et Lalou Roucayrol se lancent dans un nouveau tour du monde en multi sur l’ex-Club Med

Un nouveau record autour du monde à la voile vient d’être dévoilé. Le Trophée Océanique Elcano au départ de l’Andalousie en Espagne. Il s’inspire de la toute première navigation autour du globe réalisée par un marin espagnol il y a plus de 500 ans.

Ce tour du monde d’est en ouest aura pour point de départ et d’arrivée l’Andalousie en Espagne, dans le sillage de Juan Sebastian Elcano qui fut le premier à terminer un tour du monde à la voile en septembre 1522, en 1082 jours. L’expédition, lancée par Magellan trois ans plus tôt, avait été poursuivie par le capitaine espagnol à la mort de l’explorateur portugais aux Philippines en 1521.
La version moderne du 21e siècle établira un nouveau temps de référence que tous les coureurs au large et les aventuriers du monde entier pourront tenter de battre.
Selon le règlement du Trophée Océanique Elcano, ce temps de référence doit être établi par un marin espagnol. Le navigateur Alex Pella a ainsi accepté de relever le défi pour remplacer le record détenu par la Marine Espagnole depuis 1522. Il sera notamment accompagné par le Français Lalou Roucayrol, avec qui il avait remporté la Transat Jacques Vabre en 2017 en Multi50.
L’équipage est soutenu dans ce projet par le Ministère du Tourisme de la Culture et des Sports d’Andalousie, co-financé par un fond européen. Il a également pour partenaire Festina, qui sera Chronométreur Officiel du record.
Après le 500e anniversaire de cette première circumnavigation, il était nécessaire de continuer à promouvoir la culture, la connaissance et la diffusion du plus grand exploit nautique de l’histoire”, explique D. Ignacio Horcada, Amiral de la Marine Espagnole. “Il y a 100 ans, pour le 400e anniversaire, la Marine Espagnole avait confié cette mission à son voilier-école, le Juan Sebastian Elcano, qui est devenu le grand ambassadeur de l’Espagne dans le monde.
Aujourd’hui, grâce à son caractère médiatique et sportif et à son engagement très clair en faveur du développement durable, le Trophée Océanique Elcano est incontestablement le meilleur événement pour continuer de faire connaître JS Elcano et de célébrer son exploit au niveau international. C’est formidable de voir l’engagement et l’enthousiasme d’Alex Pella et de son équipe dans ce défi”.

Alex Pella naviguera sur le légendaire maxi-catamaran de 33,5m Club Med, désormais rebaptisé Victoria, du nom du navire d’Elcano. Avec son équipage, il s’élancera début 2025 pour établir le temps de référence du Trophée Océanique Elcano, après plusieurs autres tentatives de record notamment un Tour d’Espagne / Vuelta España entre Bilbao et Barcelone en septembre prochain et le record du détroit de Gibraltar entre Tanger et Algésiras en fin d’année. En 2024, l’équipe d’Alex Pella prévoit une série de records européens et transatlantiques qui seront annoncés prochainement.
Le tour du monde à la voile d’est en ouest est une des plus grandes aventures océaniques et après un peu plus de 500 ans, nous avons l’occasion unique de valoriser cet exploit en le transformant en un défi sportif international et neutre en carbone”, a déclaré Alex Pella.
Ce qui est formidable, c’est de pouvoir faire le lien avec le passé et l’histoire dans un projet pour le présent et l’avenir. Mener cette première tentative est une responsabilité passionnante”.

Alex Pella comptera parmi ses équipiers Lalou Roucayrol, avec qui il avait remporté la Transat Jacques Vabre en Multi50 en 2017. Le navigateur français se dit tout aussi impliqué pour rendre hommage au voyage d’Elcano : “la toute première navigation autour de la Terre est un événement dont il faut se souvenir et qu’il est important de célébrer. Je suis honoré d’avoir l’opportunité de contribuer à cette nouvelle épreuve historique, avec un grand ami et marin comme Alex Pella“.
Le parcours du Trophée Océanique Elcano emmènera le Victoria vers le sud à travers l’Atlantique pour franchir d’abord le Cap Horn vers le Pacifique, contourner ensuite l’Australie par le Nord, traverser l’Océan Indien jusqu’au Cap de Bonne Espérance et remonter l’Atlantique en passant par les Açores jusqu’au point de départ Sanlucar de Barrameda à l’entrée du fleuve Guadalquivir, juste au nord-ouest de Cadix.

La reprise du maxi-catamaran Victoria s’inscrit parfaitement dans le principe zéro émission qui est au cœur du projet. Lancé en 2000 sous le nom de Club Med, ce catamaran de 33,5m avait remporté la course autour du monde The Race en 2001. Il était alors skippé par le Néo-zélandais Grant Dalton qui avait également établi un nouveau record à la voile sur 24 heures. En 2002, le bateau rebaptisé Maiden 2 et skippé par la navigatrice Britannique Tracy Edwards, avait une nouvelle fois battu ce record des 24 heures.
Aujourd’hui entièrement restauré, le multicoque pourra briller à nouveau en établissant le temps de référence du Trophée Océanique Elcano.
Le règlement du Trophée stipule que le défi est ouvert à tous types de bateaux et d’équipages. Pour battre ce record, il ne faut pas recevoir d’aide extérieure pendant le tour du monde, mais il est possible de s’arrêter à condition de respecter le temps limite de 1082 jours, qui est le temps de l’expédition terminée par Elcano.

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Solitaire. Basile Bourgnon : ” le Figaro, c’est jusqu’au bout! “

(Crédit : Jean-Marie Liot - Team Edenred )

Basile Bourgnon a remporté la deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec entre Kinsale et Roscoff. Parti dimanche à 13h40, le skipper du Figaro Edenred boucle ainsi les 570 milles de ce parcours raccourci en 4 jours 4 heures 19 mn et 44 s à la vitesse moyenne de 6,37 nœuds devant Corentin Horeau au terme d’un incroyable final dans la pétole. Basile Bourgnon, le benjamin de la course remporte ainsi sa 1ère étape, dès sa deuxième participation à la mythique Solitaire du Figaro. Edenred prend ainsi la tête du classement général provisoire avant jury. 

Du grand Bourgnon
Après un début d’étape en demi-teinte (21ème au passage de Chicken Rock à44 milles du leader), le marin de 21 ans, a démontré ces 24 dernières heures son talent et sa combativité jusqu’au passage de la ligne d’arrivée en grand vainqueur. Un scénario extraordinaire, une remontada incroyable, Basile Bourgnon ne cache pas sa joie cet après-midi à Roscoff. « Cette victoire est belle. Très belle même, je suis allée la chercher très loin ! C’est ici à Roscoff que j’ai tiré mes premiers bords en Figaro avec Damien, mon préparateur. C’est un joli symbole, une belle récompense pour tout le travail accompli en deux ans sur le circuit avec toute l’équipe d’Edenred. Jusqu’à l’arrivée, je suis resté neutre, concentré sur ma navigation, sans émotions pour exploser de joie une fois la ligne passée. Cela fait tout drôle d’être également premier au classement général. Il reste une étape, il va falloir tenir ce leadership maintenant ! Je suis très heureux de ce podium avec Corentin Horeau et Loïs Berrehar, ce sont deux copains et nous sommes tous les trois trinitains » se réjouit Basile. 

Ne jamais rien lâcher 
Dimanche à Kinsale, Basile enroule la marque du Trophée Paprec (dernière marque du parcours côtier) en 6ème position. Dès la première nuit, le skipper d’Edenred fait cavalier seul au large avant le passage du canal Saint-Georges mais c’est finalement le groupe de l’Ouest qui prend le leadership. Lundi après-midi, le benjamin tente une nouvelle option à la côte cette fois-ci, mais cela ne paye toujours pas et l’écart avec le leader devient considérable pour atteindre jusqu’à 44 milles à Chicken Rock au Sud de l’île de Man mardi au petit matin. « J’ai tenté des options dès le début, j’ai attaqué deux fois assez fort et cela n’a pas marché. J’ai patienté, je me suis surpris à être capable de rester aussi zen. J’ai beaucoup dormi sur cette étape, cela m’a permis de garder les idées claires pour faire de la stratégie et visiblement, cela m’a réussi ! » 

Land’s End, un cap salvateur
Tout au long de l’étape, on observe de nombreux chamboulements et des changements de leaders à répétition. Ce deuxième acte ne cesse de surprendre et l’incertitude météorologique relance les débats en permanence. Le skipper d’Edenred ne lâche rien et sait qu’il a un coup à jouer au passage de Land’s End. La tête de flotte est piégée par la pétole et le courant à contre, Basile Bourgnon  joue alors son dernier atout, il n’a plus rien à perdre : « Il a fallu être patient, mais je savais que ça allait s’arrêter à Land’s End. J’ai eu une chance incroyable dans un couloir de vent le long des côtes anglaises, j’ai traversé tout le monde. Ils étaient tous collés et j’ai traversé la flotte avec mon spi rouge Edenred. Je ne pensais pas que ça allait si bien payer. C’est parfois plus facile d’être le poursuivant, on voit les copains qui sont arrêtés, on zigzague entre deux risées. Je pense avoir mieux négocié le contre-courant très proche de la côte. Je me suis retrouvé devant assez rapidement avec Corentin, alors que j’avais un bon train de retard. Ensuite, c’était du match race jusqu’à la ligne d’arrivée, comme un entrainement au Pôle Finistère ! C’est ça le Figaro, c’est jusqu’au bout ! ». 

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Solitaire. Basile Bourgnon gagne la 2e étape devant Corentin Horeau et prend la tête du général !

Photo A. Courcoux

Cette deuxième étape aura été folle avec des écarts énormes qui se sont créés puis refaits changeant plusieurs fois de leaders. C’est Basile Bourgnon finalement qui a le premier franchi la ligne d’arrivée de l’étape 2 devant Corentin Horeau ce jeudi après-midi à Roscoff dans la Baie de Morlaix à quelques minutes d’écart. Les deux marins ont réalisé un superbe hold-up. Lois Berrehar 3e a 30 minutes réalise une très belle course.
Derrière, à plus d’1h30, c’est la bérézina pour le reste de la flotte avec un vent qui est complètement tombé piégeant des favoris comme Alexis Loison, Gaston Morvan ou Guillaume Pirouelle qui ont animé l’étape.

La deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec entre Kinsale (Irlande) et la Baie de Morlaix (Finistère) a tenu toutes ses promesses. Retournements de situation, hiérarchie chamboulée, finish aux airs de Match Racing sur une mer d’huile, le tout dans un vent quasi aux abonnés absents : tous les ingrédients étaient réunis pour offrir aux 32 Figaristes une étape d’anthologie, qui restera longtemps gravée dans leurs mémoires. Au bout du suspens, Basile Bourgnon (Edenred) s’est présenté le premier sur la ligne d’arrivée à 17:59:44 ce jeudi. Il aura mis 4 jours 4 heures 19 minutes et 44 secondes pour boucler le parcours théorique de 570 milles de la deuxième étape de la 54e édition de La Solitaire du Figaro. En pratique, il a parcouru 639,32 milles à la vitesse moyenne de 6,37 nœuds. Corentin Horeau (Banque Populaire) et Loïs Berrehar (Skipper MACIF 2022) complètent le podium de l’étape (avant jury).

Basile Bourgnon (EDENRED), 1er sur la ligne :
Encore 13e au pointage de 21h15 hier soir à 4,7 milles du leader, Basile Bourgnon (Edenred) a effectué une belle remontada au cours de la nuit dernière avant de s’emparer des commandes de la flotte ce matin. Rien n’était pourtant gagné pour le marin qui est loin d’avoir joué aux avant-postes pendant toute l’étape. « J’étais confiant sur le fait de revenir. J’ai tenté un coup dès le début, où je pensais faire la différence. Quand j’ai appris le classement du matin, on était déjà très loin, à une dizaine de milles je crois. En Figaro, c’est énorme. Et plus ça allait, plus on prenait de retard. A l’île de Man, j’avais plus de 20 milles de retard. Mais je regardais la météo, je savais qu’il y avait des coups à jouer, que ça allait ralentir par devant et qu’il faudrait être opportuniste par la suite. C’est ce que j’ai fait, et j’ai eu une chance incroyable sur un couloir de vent le long des côtes anglaises. J’ai traversé la flotte. Tout le monde était collé. Je suis arrivé avec mon spi et je me suis retrouvé avec Corentin devant. Après, ça a été du Match Racing comme on l’habitude de faire l’hiver ensemble. Là, c’était concret sur l’eau. On a assisté à un duel Edenred vs Banque Populaire. C’était chaud jusqu’à la fin. Il n’y avait pas de vent. A un moment, j’ai cru qu’il allait me passer ». Talonné de près par Corentin Horeau (Banque Populaire) et Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022), le benjamin de la flotte n’a rien lâché. Une magnifique performance pour celui qui participe seulement pour la deuxième fois à La Solitaire du Figaro Paprec. Et qui s’empare par la même occasion de la tête du classement général provisoire (avant jury).

Corentin Horeau (Banque Populaire) 2eme sur la ligne:
Corentin Horeau s’est présenté le deuxième sur la ligne d’arrivée, 3 minutes et 24 secondes après Basile Bourgnon. En tête de la flotte une partie de la nuit et de la matinée, le skipper du Figaro BENETEAU 3 Banque Populaire n’a pas démérité. « C’est dommage, j’aurais bien aimé gagner cette étape, ça fait longtemps que je cours après. Basile a été meilleur, il a fait un super coup à Land’s End. Je pensais être tout seul mais finalement, il est ressorti derrière moi. Et ensuite, j’ai initié en premier, il était juste derrière. Le vent a tourné à droite mais j’étais à gauche, donc je ne pouvais plus rien faire. J’ai essayé de revenir jusqu’à la fin mais c’était serré, tendu… Bravo à lui. Mais c’est cool nous sommes 1er et 2e au classement général (avant jury) avec peu de temps d’écart donc on va se battre sur la 3e étape ».

Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022) 3eme sur la ligne:
Pour Loïs Berrehar, troisième sur la ligne 30 minutes et 30 secondes après Basile Bourgnon, cette deuxième étape n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. « J’en ai bavé sur cette course et sur cette étape. C’est vraiment une course ingrate. C’est vraiment la ligne d’arrivée, et tant qu’elle n’est pas franchie, il peut tout se passer. Il faut rester hyper concentré et se donner à fond tout le temps. C’est pour ça qu’elle est dure. La dernière fois que je suis monté sur un podium d’étape de La Solitaire du Figaro Paprec, c’était en 2020. J’avoue que ça m’avait un peu manqué. J’ai souvent été aux avant-postes, rarement récompensé. Là, pour une fois, je n’ai pas trop été aux avant-postes au début. J’ai un peu raté ma première nuit de course mais j’ai été opportuniste. J’ai déroulé tout jusqu’à la ligne, et ça a marché. C’est cool. D’entrée de jeu, j’étais plutôt derrière mais je savais que la route était encore longue donc j’ai plutôt bien vécu le truc. Il reste encore une étape. Il va se passer plein de choses. Je vais faire tout ce que je peux pour faire encore mieux », a déclaré le Skipper MACIF 2022 à son arrivée au ponton.

Loïs Berrehar – ©Alexis Courcoux
A 19h30, il restait encore 29 marins en mer.

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Nautic. Un nouveau salon parisien en préparation pour octobre 2024 sur les rives de la Seine !

La traditionnelle conférence de presse de rentrée de la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a permis d’en savoir un peu plus sur le futur salon Nautic qui se dessine. Il pourrait avoir lieu du 15 au 24 octobre 2024 sur les rives de la Seine à Boulogne-Billancourt sur l’île Monsieur et réparti sur les 2 rives.

La décision n’a pas encore été prise mais le dossier avance. Il reste encore à connaître les coûts d’organisation d’un tel salon à la fois pour la FIN mais aussi pour les exposants. Mais les voyants semblent au vert. Une soirée devrait avoir lieu au Musée de la Marine le 24 novembre prochain pour présenter la maquette et les contours de ce futur salon parisien, la 62e édition. ” Un évènement qui va se réinventer complètement” selon Fabien Métayer, DG de la FIN.
La FIN a par ailleurs annoncé qu’elle reprenait le Salon du Multicoque de la Grande Motte. Les fondateurs ayant décidé de passer la main.

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Solitaire. Alexis Loison prend la tête de la flotte

Le normand Alexis Loison attaque la deuxième journée de la 2e étape en tête et vise une belle échappée. Il devance ses concurrents directs Guillaume Pirouelle et Nils Palmieri qui peinent ce mardi à trouver la bonne voie en mer celtique pour lutter face au courant.

Longtemps en embuscade derrière Hugo Dhallenne (YC de Saint-Lunaire), premier à avoir enroulé le premier le phare de Chicken Rock à 4h29 la nuit dernière après mené l’étape lors de la remontée de la mer d’Irlande, Alexis Loison (Groupe REEL) s’est emparé des commandes de la flotte au classement de 14h30. Les deux hommes de tête sont suivis par Jules Delpech (ORCOM), qui fait preuve d’une belle constance aux avant-postes depuis le début de cette étape en direction de la Baie de Morlaix.

Après une montée de la mer d’Irlande qui a eu des allures de « course de vitesse » selon Hugo Dhallenne, les écarts se sont creusés la nuit dernière au sein de la flotte. Les premiers concurrents à enrouler Chicken Rock ont en effet bénéficié d’un « enchaînement vent/courant favorable la nuit dernière » comme l’indiquait au petit matin le bizuth originaire de la Baie de Saint-Malo. Ce dernier a ensuite ouvert la voie de la grande descente sous spi vers le sud, suivi de près par Alexis Loison (Groupe REEL) et Arthur Hubert (MonAtoutEnergie.fr). « J’essaie d’en profiter un maximum. C’est vraiment chouette d’être aux avant-postes. Maintenant, il y a la descente qui nous attend, avec une météo plus incertaine sur la fin de cette étape. On va commencer à attaquer dessous. Au passage du phare, la situation est assez calme avec 14 nœuds de nord-est. Cela permet de descendre vers le sud à 8,7 nœuds, sous spi serré, J2, grand-voile haute et grand spi. Toutes les voiles sont dessus. À fond dans le sud, parce qu’on repart avec le courant. Il faut attraper la renverse et repartir avec, et si tout se passe bien cela devrait creuser », déclarait-il à la VHF au petit matin.

Aux premières lueurs du jour, le spectacle était aussi grandiose dans le nord de la mer d’Irlande que la sanction douloureuse pour les retardataires qui ont buté dans le courant en approche de Chicken Rock, juge-arbitre d’un impitoyable chassé – croisé. Ces derniers ont été freinés dans leur remontée au nord, tandis que les premiers cavalaient déjà vers le sud, presque deux fois plus vite… « Assez vite, le reste de la flotte s’est heurté à du courant alors que les premiers partaient sous spi dans une dizaine de nœuds. On a donc assisté à un étirement normal de la flotte », souligne Yann Chateau, le Directeur de Course.

Vers un resserrement de la flotte en fin de journée

Après la remontée vers Chicken Rock, les Figaristes ont remis du sud dans leur route pour descendre la mer d’Irlande. Derrière le peloton de tête, les solitaires cravachent pour essayer de réduire les écarts enregistrés au passage du phare de Chicken Rock. Cet après-midi, les conditions sont extrêmement clémentes en mer d’Irlande, avec une mer plate et du soleil. « On a actuellement 14 nœuds mollissants. On voit les premiers s’arrêter. On peut s’attendre à un resserrement important de la flotte dans la journée et la soirée, avec notamment un point d’interrogation sur la pointe Saint-David (dans le sud-ouest du Pays de Galles, en bordure du canal Saint-Georges), qui pourrait engendrer un gros arrêt de la flotte. Pour l’instant, ils vont arriver à cette pointe face au courant. Ça va être assez dur de la franchir », indique Yann Chateau. De quoi motiver les retardataires, car, comme le disait Basile Bourgnon joint à la VHF en fin de matinée, « rien n’est impossible ». « Les écarts se sont joués sur la première option, la route est encore longue, il va se passer des choses. En étant derrière, j’espère rattraper la flotte, même si – je n’ai pas les chiffres -, les premiers doivent être à une dizaine, quinzaine, voire une vingtaine de milles (37km) devant, ce qui est assez conséquent.

Mais effectivement, les écarts peuvent se faire et se défaire, comme on l’a bien vu sur la première étape. On garde le moral, il y a de la musique et il fait beau. Et le beau lever de soleil, au-dessus de l’île de Man ce matin, était là pour consoler. Je reste à l’attaque, comme je le suis depuis le début. J’ai encore une opportunité devant moi. Je visualise un passage potentiel pour aller chercher une rotation de vent demain midi. J’ai mon idée ! », avançait le skipper d’EDENRED. On l’aura compris, les jeux sont loin d’être faits sur cette deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec…

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Retour à la base. Une course plus importante que la Transat Jacques Vabre ?

40 IMOCA s’aligneront sur la ligne de départ de la course Retour à La Base, le 26 novembre prochain, à Fort-de-France en Martinique, avant de mettre le cap sur Lorient la ville d’arrivée. Une course en solitaire qualificative pour le Vendée Globe qui pour certains skippers revêt plus d’importance que la Transat Jacques Vabre.

Un indéniable succès grâce à une double opportunité pour les skippers de se confronter en solitaire, à un an du Vendée Globe dans des conditions similaires à celles du grand Sud, et qui prouve, une nouvelle fois, le dynamisme et l’inarrêtable montée en puissance de la Classe IMOCA.
Lorsque Lorient Agglomération et Lorient Grand Large présentaient en juin 2022 leur nouvel événement de course au large, le Retour à La Base, promettant « un plateau d‘exception », les objectifs de participation n’atteignaient pourtant pas de tels sommets. Avec 40 bateaux et skippers inscrits, la première édition de cette « course retour » de la Transat Jacques Vabre est d’ores et déjà un immense succès. Jean-Philippe Cau, Président de l’association lorientaise en charge des événements nautiques, n’est toutefois pas surpris : « 40 bateaux est une réussite mais cela ne me surprend pas car je suis convaincu qu’au-delà de son aspect obligatoire, notre course offre une opportunité rare de s’entraîner en vue du Vendée Globe ». Nouveaux visages de la Classe IMOCA, habitués et grands favoris du Championnat IMOCA Globe Series seront ainsi au rendez-vous, avec effectivement un objectif commun : accumuler les milles en vue de la sélection au prochain Vendée Globe. Voire même pour certains, valider leur première étape de qualification, à savoir prendre le départ d’une course qualificative, en solitaire, avant 2024.

Enjeux multiples et objectifs communs
Outre cet aspect sportif et presque « administratif », l’un des attraits de ce Retour à la voile, sera avant tout de présenter une alternative au convoyage en équipage et une opportunité supplémentaire de naviguer en solitaire après une année en double. Ce sprint transatlantique d’Ouest en Est sera en effet l’occasion pour 40 des prétendants à l’« Everest des mers » de retrouver leurs marques et réflexes en solitaire, avant une saison 2024 particulièrement intense (The Transat CIC, New York – Vendée et Vendée Globe). Pour un certain nombre de concurrents, cela constituera même une première en « solo » à la barre du bateau avec lequel ils s’attaqueront au tour du monde l’an prochain. Fabrice Amédéo, Éric Bellion, Clarisse Crémer, Charlie Dalin, Violette Dorange, Sam Goodchild, Jean Le Cam, Yoann Richomme, Thomas Ruyant, Sébastien Simon ou encore Phil Sharp, qui aura tout juste dévoilé le dernier né des IMOCA, découvriront ainsi les joies de leurs nouvelles montures, fraîchement mises à l’eau ou récupérées depuis peu, avec de multiples enjeux. « Ce sera une découverte après une année en double chargée, qui ne m’aura pas laissé beaucoup de temps pour me consacrer au solo, reconnaît le Britannique Sam Goodchild. Ce sera une première prise en main tout seul en vue des deux transats de l’année prochaine et du Vendée Globe. Il y a aussi la pression de la qualification, je dois finir la course pour ne pas me mettre en danger pour le « Vendée » puisque je n’ai pas fait la Route du Rhum. » Une certaine « pression » qui ne devrait pourtant en rien altérer le niveau de compétition, tant les coureurs IMOCA restent animés par leur recherche de performance, avouant même pour certains chercher à « marquer les esprits », dans des conditions d’entraînements idéales pour le Vendée Globe. Tanguy Le Turquais y va d’ailleurs « pour prendre des notes » en vue de sa première participation, tandis que d’autres profiteront de cette transatlantique hivernale pour faire le point sur le prochain chantier d’hiver. Pip Hare, Giancarlo Pedote, Damien Seguin et Kojiro Shiiraishi pourront, quant à eux, valider les modifications apportées à leurs monocoques cette année, alors que tous se réjouissent de pouvoir éprouver leur capacité de récupération entre deux courses aussi rapprochées. Encore un excellent test avant le Vendée Globe, « qui dure trois mois, quand même » rappelle le skipper de l’IMOCA Lazare. Un défi aussi technique que physique auxquels les quarante prétendants à la victoire devront donc se préparer sérieusement pour pouvoir s’aligner, dans moins de trois mois, sur cette ligne de départ inédite en Martinique.

ILS ONT DIT…
Jean-Philippe CAU (Lorient Grand Large) :

« Je suis convaincu qu’au-delà son aspect obligatoire, notre course offre une opportunité rare de s’entraîner dans des conditions similaires à celles qui seront rencontrées autour du globe. C’est en ce sens que je pense que le prochain vainqueur du Vendée Globe sera parmi nous en Martinique. »

Antoine MERMOR (IMOCA) :

« Le Retour à La Base a une importance majeure dans notre programme IMOCA et je félicite Lorient Grand Large pour ce lancement réussi. Les équipes devront enchaîner en quelques jours seulement une transat en double et un re-départ en solitaire, avec la récupération physique du marin et la préparation technique du bateau que cela implique. C’est la première fois que nous aurons un plateau aussi proche de celui du Vendée Globe et cette course amorce une suite de compétitions en solitaire qui ne se terminera qu’au printemps 2025. Ce sera une première pour certains skippers et même pour certains bateaux… Aucun doute que la course sera un événement. »

Romain ATTANASIO (Fortinet – Best Western) :

« Ce sera le dernier galop d’essai en solitaire avant la saison 2024 et le Vendée Globe. Le maître-mot, ce sera la prudence. Le parcours est particulièrement exigeant avec les conditions automnales, les tempêtes… Pour son positionnement dans le calendrier et son parcours, ce sera peut-être la course la plus difficile de la saison. Ce sera essentiel d’être vigilant en permanence ! »

Arnaud BOISSIÈRES (La Mie Câline) :

« À un an du Vendée Globe, je trouve ça très pertinent de disputer cette transat retour en solitaire. Nous sommes de l’autre côté de l’Atlantique, autant rentrer et disputer une course ! Ce sera intense et extrêmement dur, avec du vent de face au départ et puis on quitte le chaud pour rejoindre le froid. On a l’habitude de dire que les transats retour sont plus difficiles que les transats aller, et c’est souvent vrai ! »

Tanguy Le TURQUAIS (Lazare) :

« Ce qui est génial dans cette configuration de double course, c’est qu’on ne se prépare pas simplement pour une traversée de l’Atlantique, mais pour passer près de deux fois trois semaines d’affilée en mer. Ça restera un bon exercice, le Vendée Globe c’est 3 mois que ça dure ! »

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Solitaire. Benoît Tuduri pénalisé et rétrogradé à la 4e place par le jury !

Les Figaros a l arrivee de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro Paprec 2023 entre Caen et Kinsale (Irl)- Kinsale le 31/08/2023 A. Courcoux

Les règles sont les règles mais quel dommage de casser la belle histoire de Benoît Tuduri pour un bidon et un seau. Le classement de la première étape de La Solitaire du Figaro Paprec a été bouleversé ce matin après la réunion du jury, au lendemain des arrivées de la première étape à Kinsale (Irlande). Premier sur la ligne d’arrivée, Benoît Tuduri (CAPSO – En Cavale) a en effet écopé d’une pénalité de 30 minutes suite à une réclamation contre lui du Comité de Course pour avoir enfreint une règle de classe concernant le matossage (disposition des poids à bord). Il est donc rétrogradé à la 4e place du classement général provisoire, mais il conserve la tête du classement Beneteau des bizuths.

Suite à cette décision, le skipper irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) remporte la première étape de la 54e édition. Il devient ainsi le premier skipper irlandais à remporter une étape de la course depuis Damian Foxall en 1998. Nils Palmieri (TeamWork) et Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) complètent le podium de cette première étape.

  • Julie Simon passe de la 3e à la 17e place suite à une double pénalité pour avoir navigué en zone interdite (DST du Fastnet) et pour ne pas avoir suffisamment fait le plein de gasoil au départ de Caen.
  • Edouard Golbery et Ben Beasley écopent, quant à eux, d’une pénalité de 15 minutes chacun pour avoir pénétré une zone interdite à la navigation (DST de Saint-Marcouf).

Georges Priol, président du jury :
« Parmi les cinq cas autour desquels s’est réuni le jury, il y a celui concernant Benoît Tuduri, suite à la réception ce matin d’une photo montrant un bidon et un sceau attachés dans les filières au vent de son bateau. Ce qui est strictement interdit par les règles de classe. On l’a donc aussitôt contacté pour instruire ce cas. Il écope d’une pénalité de 30 minutes ajouté sur son temps de course sur l’étape une. Le jury a pour principe d’instruire les réclamations sans regarder le classement. Que Benoît Tuduri perde sa première place dans cette instruction n’est absolument pas rentré en ligne de compte dans cette décision. »

Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan), leader au classement général après la première étape Caen – Kinsale :
« C’est un sentiment étrange. Je vais mettre du temps à digérer. Ce n’est pas la manière dont j’aurais souhaité gagner une étape. Je suis désolé pour Benoît, mais je pense qu’en tant que bizuth, il ne connaissait pas la règle. J’ai eu un début de saison difficile avec ma tentative de record du tour de l’Irlande. Cette étape m’inquiétait parce qu’elle arrivait à domicile. La dernière fois que je suis arrivé ici, ça s’était mal passé. J’avais terminé dans les 30. Cette fois, je suis content. Je crois que je suis le premier marin irlandais à gagner une étape de La Solitaire depuis Damian Foxall en 1998. J’ai fait ma toute première course il y a tout juste dix ans sur le Mini Fastnet, en Pogo 1. Cette victoire va me donner beaucoup de confiance, mais ça ne va pas impacter la manière dont je vais préparer et aborder les deux prochaines étapes », a réagi Tom Dolan, le local de l’étape, suite à la décision du jury.

Julie Simon (DOUZE) :
“Forcément, c’est un peu agaçant d’enfreindre des règles de sécurité et de classe. Mais d’un autre côté je suis là pour la première fois, et mon objectif est de faire des belles choses sur l’eau, et de faire au moins un coup d’éclat. Je vois bien que je compte parmi les amateurs et je sais que je dois avoir pris connaissance des règles. Suite à ces deux pénalités, je veux continuer de me faire plaisir et arrêter de faire des erreurs bêtes de débutant.”

Édouard Golbery (Race for Science – Verder) :
« C’est un peu frustrant mais en même temps, c’est une erreur de ma part parce que je n’avais pas mis à jour le roadbook avec l’avenant dans le document de la course. J’avais tout réimporté juste avant le départ et je pensais que tout était à jour. En fait, il fallait créer la zone manuellement. Je le saurai la prochaine fois. Je ne me rends pas en doute mon erreur mais 15 minutes, ce n’est pas négligeable. C’est comme ça, je suis bizuth, je ne referai pas la même erreur la prochaine fois ».

Ben Beasley (Ocean Attitude) :
« C’est décevant mais la décision du jury est juste. C’est une leçon difficile mais j’apprends. Au final, ça ne change rien niveau classement, mais ça fait plus de temps à rattraper par rapport à ceux qui sont devant.»

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Globe40. Publication de l’Avis de course, Lorient en Prologue et port d’arrivée !

Photo JM Liot

LORIENT AGGLOMÉRATION renouvelle son engagement auprès du Tour du monde en Class40 dans le même format pour la seconde édition en 2025/ 2026. Au centre de la course au large en Europe la ville marque son attachement au développement de cette nouvelle épreuve originale autour du monde mêlant compétition et découverte des territoires. Ce même jour est publié l’avis de course qui complète le pré-document publié en mai et les inscriptions sont ouvertes. Le cadre du parcours en 6 étapes se dessine alors que l’épreuve à 2 ans du départ attire déjà une dizaine de projets sérieusement engagés.

Le 11 juin 2022 les concurrents de la 1ére édition de la GLOBE40 laissaient sur leur gauche la pointe de PEN MEN à l’extrémité nord-ouest de l’Ile de Groix et gagnaient le large.Pour les personnes présentes sur l’eau par cette belle journée ensoleillée, au premier rang desquelles Fabrice Loher Président de LORIENT AGGLOMÉRATION, il était encore difficile d’imaginer que 9 mois plus tard le 15 mars 2023 le premier de ces concurrents contournerait à nouveau la pointe de PEN MEN, mais cette fois en la laissant sur sa droite… après avoir fait le tour de la planète.

Déjà établie dans le succès de son pôle de course au large construit au fil des années à LORIENT LA BASE et géré par la SELLOR, référence en termes de dynamique d’entrainement de toutes les classes avec LORIENT GRAND LARGE, territoire d’accueil de nombreuses compétitions du circuit européen, LORIENT AGGLOMÉRATION partait alors avec SIRIUS EVENEMENTS, créateur et organisateur de la GLOBE40, d’une page blanche dans un monde à peine sorti de la crise sanitaire et déjà plongé dans le tourbillon du conflit en Europe . Dans un contexte difficile la GLOBE40 a tenu sa promesse d’une circumnavigation planétaire et a offert une compétition extrêmement exigeante et une aventure humaine hors du commun. Et l’émotion qui a saisi tous les acteurs de Lorient présents le 19 mars 2022 à la présentation du film final à la Cité de la Voile en a témoigné: la GLOBE40 est une expérience qui touche non seulement à l’engagement sportif mais qui va bien au delà et marque l’expérience d’une vie.

LORIENT AGGLOMERATION s’engage donc à nouveau auprès SIRIUS EVENEMENTS et en partenariat avec LORIENT GRAND LARGE pour construire une seconde édition qui tout en restant dans l’esprit original a vocation à voir l’épreuve se développer à la fois en niveau de participation, en niveau sportif avec l’arrivée déjà programmée de Class40 parmi les plus récents et de skippers du circuit européen, et surtout dans sa capacité à partager l’aventure avec l’ensemble de la population de l’agglomération Lorientaise. Le prologue est prévu fin août / début septembre 2025 et les arrivées mi-avril 2026.

L’Avis de Course reste sur les fondamentaux et intègre le retour d’expérience ( www.globe40.com – espace coureurs)
Dans la continuité du Pré-Avis de course publié le 2 mai dernier l’Avis de course diffusé ce jour réafirme les fondamentaux de l’épreuve : une course en double en Class40, la possibilité de changer un équipier à chaque étape ou les deux à certaines conditions, un parcours adapté en catégorie 1 des régles de course de la Fédération Internationale, une liste complémentaire de matériel de sécurité pour un tour du monde mais sans transformation majeure des bateaux, un classement par point avec des coefficients attribués aux étapes suivant leur difficulté, et une assistance technique mise en place par l’organisateur pour soutenir les équipes.

Le retour d’expérience de la 1ère édition a aussi conduit à des évolutions : dans le classement général sont privilégiées les équipes qui auront effectué toutes ou le maximum d’étapes au délà des points acquis, un classement “pointu” est mis en place pour valoriser les différentes générations de bateaux, la régle d’arrêt minimal de 24 heures en cas d’escale est supprimée pour éviter des arbitrages entre sécurité et compétition; le cadre de fonctionnement de l’assistance technique et la répartition organisation / équipes est précisée, la liste complémentaire du matériel de sécurité est complétée à la marge, les régles de gestion des voiles sont formalisées avec un objectif de clarté et d’équité, les conditions de contrôle de l’activité des bateaux aux escales sont renforcées. Enfin les inscriptions complètes sont ouvertes en parallèle de la procédure de pré-inscription en fonction jusqu’au 30 juin 2024.

Un parcours et des participations bien engagées à 2 ans du départ

L’évolution du format annoncée en mai est confirmée avec une durée globale de 8 mois au lieu de 9 et 6 étapes au lieu de 8 . Le départ est prévu en fin d’été 2025 et l’arrivée en avril 2026. Le cadre géographique des étapes est fixé et sera annoncé au fur et à mesure de la contractualisation des étapes : un prologue ( Lorient ) / Grand départ en France / Europe, une première étape Atlantique, une étape Océan Indien, une étape Océan Pacifique, une étape au sud du continent américain, une nouvelle étape Atlantique et une arrivée en France (Lorient) . Un parcours d’environ 30.000 milles pour ce tour du monde par les 3 caps, une moyenne de 5000 milles par étape, 150 jours de mer environ pour le premier, dans l’esprit de la catégorie 1 en limitant le temps passé dans les latitudes les plus hostiles.

Déjà une dizaine de projets sérieux se sont manifestés depuis mars, de tous horizons et de toutes nationalités et plusieurs Class40 ont été achetés en vue de la prochaine édition ; et si Lorient annonce ce jour sa présence forte la première – et nouvelle – des belles destinations de l’hémisphère sud devrait être révelée prochainement…

Source CP

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