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Groupama 3 de retour en chantier

Groupama
DR

Déchargé samedi dans le port de commerce de Lorient, Groupama 3 a été immédiatement pris en remorque par une vedette de la SNSM, Sieur Champlain, direction Vannes et le chantier Multiplast. Sous la direction de Stéphane Guilbaud, team manager, et de Yann Merour, les cinq heures de navigation se sont passées sans encombre, tout comme la mise à sec lundi matin.
Amputé de son flotteur bâbord, le maxi trimaran entame donc une longue période de chantier : « Notre objectif est d’être prêt à s’attaquer au Trophée Jules Verne en fin d’année. Déterminer une date précise est aujourd’hui difficile car nous ne disposons pas encore de toutes les informations nécessaires à la reconstruction. Les architectes, le bureau d’études Groupama et les ingénieurs y travaillent, mais rien n’est encore figé » analyse Franck Cammas.
À ses côtés, Stéphane Guilbaud et Roger Lair, responsable du sponsoring voile chez Groupama font le point avec Gilles Ollier, patron du chantier Multiplast qui précise : « Ca fait toujours mal au cœur de voir revenir abîmé un bateau comme Groupama 3 que l’on a construit. Je m’attendais pourtant à ce qu’il soit en plus mauvais état. Je vous donne rendez-vous dans six mois pour sa mise à l’eau. Vous serez alors bien incapable d’imaginer dans quel état il est aujourd’hui ».
Au programme du chantier : construction d’un nouveau flotteur bâbord, réparation du flotteur tribord avec pose d’un renfort en mousse entre les deux bras de liaison, greffage des mêmes bras et enfin réparation des zones endommagées sur le pont et les bras.
Dans le même temps, le chantier Lorima fabrique un nouveau mât, identique au précédent, et la voilerie Incidences La Rochelle coupe un nouveau jeu de voiles.
Toujours soutenu par Groupama, dans les bons comme les mauvais moments, Franck Cammas poursuit son programme de navigation : Grand-Prix Chopard en Décision 35 sur le lac Léman le week-end de l’Ascension, National F 18  avec Jérémy Lagarrigue  à Quiberon le week-end de la Pentecôte puis entraînement en Extrem 40 avec le team Oracle à Valence. Autant dire que le skipper Groupama fait tout pour ne pas perdre la main et conquérir de nouveaux horizons.

Le Maxi Banque Populaire V sera baptisé à Nantes

Livraison coque centrale maxi trimaran banque populaire
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Pour son baptême, difficile de choisir un lieu à la mesure du Maxi Trimaran Banque Populaire V, actuellement en construction à Lorient. D’emblée, certaines villes portuaires n’ont pas résisté aux seuls critères techniques : 40 mètres de long, 23 de large, un tirant d’air de 49 mètres et un tirant d’eau de 4 mètres. Parmi plusieurs candidatures, c’est finalement la ville de Nantes, réputée pour sa festivité, qui a été retenue.
Le Groupe Banque Populaire n’a pas choisi la ville de Nantes par hasard. Au-delà de leur grande tradition maritime, à la fois dans la construction et dans l’armement de bateaux, Nantes, sa région et le Groupe Banque Populaire ont beaucoup de projets et de valeurs en commun. La ville de Nantes est le lieu de naissance de Jules Verne[1] dont le nom a été donné au record du tour du monde auquel s’attaquera le Maxi Banque Populaire V dès l’hiver 2009-2010.Nantes est aussi le lieu de naissance d’Eric Tabarly[2], dont le nom est intimement lié dans l’esprit des Français à l’amour de la mer, à celui de l’aventure et de la course océanique. Partenaire de l’Association Eric Tabarly depuis 2003, la Banque Populaire aide à l’entretien et à la restauration des 5 Pen Duick et apporte aussi son soutien à l’effort pédagogique de l’Association en faisant découvrir les bateaux et leur histoire au plus grand nombre. Nantes, comme la Banque Populaire est associée à la voile olympique. Nantes est jumelée à la ville de Qingdao qui accueillera en août prochain les épreuves de voile des Jeux Olympiques. La Banque Populaire, partenaire de la Fédération Française de Voile depuis 8 ans, est aussi partenaire de l’Équipe de France de Voile Olympique.

La Région des Pays de la Loire en elle-même est très active en matière de voile sportive avec l’une des plus importantes ligues françaises, un grand nombre de clubs et de nombreuses compétitions organisées chaque année. En dehors de la voile, la ville et la Région ont une image associée aux grands défis et aux projets géants (Queen Mary, collaboration Airbus,…), aux événements audacieux et d’avant-garde (Biennale d’art contemporain « Estuaire », Folle Journée de Nantes, Royal de luxe, Le Grand Eléphant, les Machine de l’Ile…) qui mobilisent un public fervent des manifestations qui lui sont proposées.

Un événement hors normes

Le Maxi Banque Populaire sera baptisé le 4 octobre 2008 et le Groupe Banque Populaire souhaite que l’événement soit un moment unique et populaire, ouvert au plus grand nombre. Au-delà de l’acte du baptême, il souhaite partager son amour de la mer et le faire découvrir au plus large public. Il considère avant tout cet événement comme un temps magique de découverte. Pour tous les Nantais et les passionnés de mer, cette grande fête sera évidemment l’occasion d’admirer de près ce géant des mers et ses aînés venus l’accompagner. Ils pourront aussi rencontrer Pascal Bidégorry et son team, avant que tous n’écrivent de nouvelles et belles pages dans l’histoire de la course au large.
Le site choisi est celui de l’Ile de Nantes qui accueillera du 1er au 7 octobre un grand village dédié à la découverte de la mer et de la voile. Ce lieu sera ouvert à tous, animé et conçu pour accueillir notamment les écoliers et les collégiens dans un cadre pédagogique. De nombreux bateaux seront de la fête sur le bras de la Madeleine autour du Maxi Trimaran Banque Populaire. Cet événement sera l’occasion d’un rassemblement exceptionnel de bateaux, parmi lesquels :

· Le Trimaran Banque Populaire IV, 60 pieds de la classe Orma
. Le Figaro Banque Populaire
· Pen Duick – Pen Duick II – Pen Duick III – Pen Duick V – Pen Duick VI
· La flotte des 11 voiliers de l’équipe de France de voile Olympique de retour des Jeux Olympiques de Pékin.
· …

Le baptême en lui-même sera célébré le samedi soir en présence de nombreuses personnalités du monde de la mer, de tous les membres du Team Voile Banque Populaire et des médaillés en voile des Jeux Olympiques de Pékin. L’événement a d’ores et déjà reçu le soutien de la Ville de Nantes, du Conseil Général de la Loire Atlantique, du Conseil Régional des Pays de Loire, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes – Saint Nazaire, du Port autonome de Nantes Saint Nazaire et de la Ligue de Voile des Pays de Loire. Le concept détaillé de l’événement sera dévoilé fin mai 2008 lors d’une conférence de presse qui sera tenue à Nantes.

[1] Né le 8 février 1828 à Nantes
[2] Né le 24 juillet 1931 à Nantes

Complexe conquête océane…

Nicolas Troussel / Financo
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Au virage de Madère, tous les espoirs sont encore permis au regard d’une situation météo complexe et originale : en tout cas propice à quelques rebondissements. La chose est entendue et une dépression promet jouer les trouble-fête. En tout cas, de pimenter cette grande traversée et de mettre les neurones des bords à pied d’œuvre. Tous les fichiers météo s’accordent pour souligner un beau imbroglio météo. Une dépression promet d’écraser l’anticyclone des Açores et d’endormir, sur la route directe, le fameux flux de Nord-Est qui gonfle les spis et le moral des navigateurs. L’alizé a du plomb dans l’aile…

Le Nord d’abord…
Devant ces prévisions, une option se distingue : elle indique de ne pas perdre le Nord. La route jusqu’à la douceur tropicale reste semée de pièges et d’embûches. Va y avoir du jeu, du sport et du suspense… et c’est tant mieux ! A l’heure des choix de route, quelques équipages font néanmoins de la dissidence. C’est le cas des sudistes de SNEF-Cliptol Sport (Mouren-Pellecuer), ils sont calés pile sur la route directe. Ou encore de Banque Populaire qui a aussi bien glissé en latitude. Jeanne Grégoire et Nicolas Lunven se sont détachés du groupe de tête, où Financo and Co (Cercle Vert, Suzuki Automobiles, Les Mousquetaires) cravachent dur…
 
Avant le front
Pour l’heure en effet, place à la glisse dans des conditions favorables. On en profite avant d’aller au front, au propre comme au figuré. Les speedos donnent la couleur : 10-11 nœuds de moyenne. Madère est déjà loin dans les tableaux arrières.
Au relevé de ce matin, Aquarelle Le Figaro (Amedeo-Nicol) vient de doubler la porte de Porto Santo. Dans son sillage, deux équipages sur les 24 en course progressent encore vers l’archipel portugais. Il s’agit de Tetraktys (Desmarets-Shandevyl) et de NIVEA/Athlètes du Monde (Favennec/Galfione). Pour ce dernier qui ferme la marche, il reste une quarantaine de milles à parcourir pour rejoindre la porte de passage obligé avant la grande traversée…
 
Ils ont dit…
SUZUKI AUTOMOBILES – Corentin Douguet (3ème au classement de 5h)
« Ca va super, c’est la grande glissade, au grand large et sous spi. Là on navigue régulièrement entre 13 et 15 nœuds en suivant les lumières de Cercle Vert…. L’autoroute des alizés étant fermée, nous prenons les petites traverses, quasiment en direction les Açores ! C’est ma 3ème AG2R et la première fois que je passe par là… Les prochains jours vont être beaucoup moins marrants avec la dépression qui arrive, mais ce sera le même tarif pour tout le monde. Nous verrons bien si nous passons par-dessus ou par-dessous, il faut trouver le bon compromis, nous analysons les fichiers. En tous cas techniquement, pour un marin, c’est une super expérience… »
 
GEDIMAT – Dominic Vittet (7ème au classement de 5h)
« Ma vision de la météo ? Ce que je disais à Armel hier soir, c’est que j’ai l’impression que Belmarre a jeté un sac avec quelques cartes et une dépression et dit « démerdez-vous » ! (rires). Plus sérieusement, nous sommes quasiment tous sur une route Nord, sauf quelques-uns comme les Marseillais, mais c’est qu’ils aiment bien le soleil ! Nous profitons pour les 48 ou 72 prochaines heures de cette bordure de vent Nord-Est qui va nous amener presque jusqu’au milieu de l’Atlantique, où nous allons nous heurter à une immense dépression qui va nous offrir du près. Etant donné qu’il n’y aura apparemment ni anticyclone, ni alizé, pour moi la route Sud est condamnée. Nous n’avons pas le choix, cette dépression, il va falloir se la cogner. Pour le moment nous ne sommes pas encore sûrs de ce que l’on va faire, mais d’ici 24 heures, les intentions de chacun devraient commencer à se dessiner. Cette dépression est en mouvement, elle change donc de « gueule » chaque jour, ce qui nous oblige à revoir nos prévisions. En plus, elle est certainement suivie d’une autre dépression, donc là ça risque d’être compliqué… J’ai bien peur que nous n’ayons pas d’alizé sur cette transat, elle est particulière : un peu comme celle de 96 que Jimmy (ndrl : Pahun) a remportée. La météo n’est pas fiable est difficile à lire, le jeu sera donc très ouvert jusqu’à l’arrivée… »
 
NIVEA / Athlètes du Monde – Gilles Favennec (23ème au classement de 5h)
« Nous avons retouché un peu de vent hier après-midi, du coup là nous sommes à 30° de la route sous spi, et il nous reste 40 milles à parcourir avant Madère. Nous devrions avoir à réaliser un empannage d’ici 1h30, mais après ce sera route directe, sous spi jusqu’à Madère. Nous avons vu que la situation météo ne sera pas simple pour les premiers dans les 3 ou 4 jours à venir, mais nous quoi qu’il arrive, même si ça nous permet de nous rapprocher d’eux, nous ne serons jamais capables de suivre leur rythme. En ce moment nous essayons de fonctionner avec de petits quarts pour que j’essaie de récupérer, car j’étais vraiment très fatigué la première semaine à cause de toutes les manœuvres sur le pont. Si vous pouvez nous souhaiter quelque chose ? Du vent… Et du portant ! »

Sur la route de la sardine …

Grand prix Petit Navire 2008
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Les Seigneurs de la mer
Le poisson argenté avait fait de Douarnenez le premier port sardinier de France. Au début du 20ème siècle, on recensait près de 900 chaloupes sardinières et 5000 marins. Douarnenez s’est tourné ensuite vers de nouvelles pêches et de nouveaux lieux de capture, comme le thon ou encore la langouste de Mauritanie. Les marins Douarnenistes écriront à cette occasion l’une des plus belles pages de l’histoire maritime, héritant par là même d’un surnom prestigieux : les seigneurs de la mer.
Aujourd’hui, ce sont les navigateurs de la course au large qui mettent le cap sur la mer d’Iroise tandis que la Coupe Internationale de Bretagne de Dragon s’est poursuivie en Baie de Douarnenez. A terre, la fête bat aussi son plein. Sur le Port du Rosmeur l’organisation a concocté pour le public un programme de festivités et d’animations qui n’a rien à envier au spectacle qui se déroule en mer.

Grisaille et petit temps
Ce matin, le ciel de Douarnenez avait perdu de son éclat. Ambiance brumeuse, fond de l’air frais et humide et pas d’air. Il en faut beaucoup plus pour décourager les vaillants marins du Grand Prix Petit Navire, toujours heureux de partir naviguer en baie de Douarnenez, quelque soient les conditions, fusse pour attendre sur l’eau plusieurs heures que le comité puisse lancer une manche…

Chez les monocoques Open, Groupe Bel a fait son entrée au port du Rosmeur cette nuit et son équipage méditerranéen découvrait la côte pour la première fois ce matin. Eblouissement au programme, alors que le film est en noir et blanc. Que diront-ils quand le Grand Prix Petit Navire repassera en couleurs ? Les monocoques du Vendée Globe ont pu profiter des runs des deux journées précédentes pour valider leurs réglages et surtout observer leurs adversaires. Un espionnage bon enfant qui s’est poursuit sur le parcours côtier… Loïck Peyron était ravi de partir dans ces petits airs que son Gitana Eighty apprécie particulièrement… Les trois séries ont effectué trois parcours différents : 54 milles pour les 60 pieds, 42 milles pour les 40 pieds et 37 milles pour les Mini. «Ce matin, j’ai bien cru que nous allions devoir réduire, mais finalement, le vent a commencé à rentrer en début d’après midi, il y a 10 à 12 nœuds d’ouest et je n’ai pas eu à modifier grand chose» expliquait Loïc Ponceau le président du comité de course des monocoques open. Tous les concurrents ont dû virer une marque à la pointe du Van, seuls les 60 pieds sont montés jusqu’au cap de la Chèvre. C’est un mini 6,50 qui a franchi la ligne d’arrivée le premier, il s’agit de Ripolin Nord Pas de Calais à 16 heures 50′ 59′. Le premier 60 pieds, Gitana Eighty le suivait de près, quatre minutes derrière tandis qu’en 40 pieds, c’est l’Italien Soldini sur Telecom Italia qui remportait la course.

Du côté de la coupe internationale de Bretagne de Dragon, la patience a porté ses fruits puisque Yves Léglise a réussi à lancer deux courses de 1,8 mille dans un petit souffle de 10 nœuds. La première course s’est achevée à 16 heures et c’est le bateau danois African Queen qui a remporté la mise suivi du Finlandais Rat Pack et du Français Q-Ti-TOO. La deuxième course est partie peu après 17 heures et n’est toujours pas terminée à l’heure où nous adressons ce communiqué.
Les classements généraux de la journée seront en ligne sur le site du Grand Prix Petit Navire.

Les trois premiers aux classements provisoires de la journée
En 60 pieds
Gitana Eighty (Loïck Peyron)
Safran (Marc Guillemot)
Foncia (Michel Desjoyeaux)

En 40 pieds
Telecom Italia (Giovanni Soldini)
Hénaff (Bruno Jourdren)
40 Degrees (Peter Harding et Miranda Merron)

En Mini 6,50
Ripolin Nord pas de Calais (Pierre Brasseur)
Solidaires (Louis Maufret)
Navman (Stan Delbarre)

En Dragon
African Queen
Rat Pack
Q-Ti-Too

Et maintenant la grande traversée …

Thierry Chabagny / Suzuki Automobiles
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A eux le grand large ! Madère sera la dernière terre qu’ils auront l’opportunité de voir avant l’arrivée sur Saint-Barth. Pendant près de deux semaines, ils vont vivre au rythme des longues glissades accompagnés de rares rencontres d’autant plus précieuses qu’elles viendront offrir une ponctuation originale dans le quotidien des navigateurs. Avec un terrain de jeu aussi vaste que l’Atlantique, les temps d’attente pour valider ou non les résultats des options ne vont plus se compter en heures mais bien en jours. L’incertitude va croître et chaque décalage sera analysé avec autant de circonspection.

Financo restera bien le patron de cette première étape. Aux avant-postes depuis le départ, il s’est emparé de la tête du classement dès les premières vingt-quatre heures pour ne plus la céder malgré les attaques successives et parfois conjointes de Cercle Vert, Banque Populaire, Les Mousquetaires ou bien encore Suzuki Automobiles. Une belle démonstration de la part du duo Troussel -Pratt qui reconnaissait avoir marqué un point psychologique en passant en tête la porte de l’archipel de Madère. Il reste que les jeux sont loin d’être faits, quand on a, accroché à ses basques, des clients aussi sérieux que Jeanne Grégoire associé à Nicolas Lunven ou bien encore le tandem Bertrand de Broc – Gwen Riou, remarquable de régularité ou les très incisifs Thierry Chabagny – Corentin Douguet. Sans compter l’ineffable duo de Cercle Vert en grande forme à l’heure de fêter les 49 printemps d’un Jean Le Cam, visiblement heureux de retrouver les bagarres acharnées du circuit Figaro.

Madère amer
Pour tous ceux qui n’auront l’archipel de Madère en ligne de mire que cette nuit, voire demain, les milles qui mènent à Porto Santo ressemblent un peu à un chemin de croix. Liz Wardley (Sojasun) que l’on a connu à meilleure fête ne pouvait que constater un peu dépitée : « On est un peu déçu. Nous naviguons propre, mais n’avons pas fait les bons choix. On finit la première étape. Après, le vrai challenge va commencer. » Même son de cloche à bord d’AXA Atout cœur pour Aides : « On a beaucoup de retard. Si nous voulons avoir la chance de nous refaire, il va falloir de vraies opportunités avec de bonnes options, » constatait Erik Nigon avant d’ajouter beau joueur : « Lorsque l’on voit ce qu’a fait Troussel, c’est remarquable. Il n’y a pas photo. » Dans ce dernier bord vers Madère, plus question de jouer, il faut faire avancer le bateau au mieux, rester motivé. A bord de certains bateaux, plus d’un navigateur doit ruminer à l’instar de la grande Juliette Gréco : « Je hais les dimanche… » Heureusement, demain, c’est lundi.

Ils ont dit :

SABLIERES PALVADEAU – Pierre Dombre (19ème au classement de 17h)
« On glisse doucement vers Madère avec un certain retard. Les favoris sont bien là. J’étais devant les positions de 11h. Financo est passé en tête, suivit de Cercle Vert et Banque Populaire. Ils sont forts. Ils ont de la bouteille. En Figaro, il faut en bouffer pour réussir. Mais on a la niaque. Pour le moment, nous n’avons pas encore prit de décision en terme d’alimentation. On est parti avec un maximum d’eau. On a compté pour 21 jours, sachant que l’on s’attendait à avoir du vent. »

DEFI MOUSQUETAIRES – Erwan Israel (6ème au classement de 17h)
« Le passage de marque s’est bien passé. On n’a pas pu voir grand-chose car il y avait une petite brume. On a juste aperçu l’île. Ca donne envie de revenir en vacances pour voir ça de plus prés. A l’horizon, on aperçoit Athema et un autre bateau. Mais ce n’est pas de la régate au contact. Si il y a des opportunités pour nous, nous allons les saisir. Il n’y a pas de complexe par rapport aux grands noms. On va essayer de cravacher, et rattraper les cinq bateaux devant. »

LUISINA – Eric Drouglazet (Abandon)
« Christophe est passé à l’hôpital. Ils lui ont donné l’accord de repartir en mer pour convoyer le bateau. On va retourner sur Concarneau. Sachant que c’est du convoyage, il va pouvoir garder son doigt au sec. Le moral est bon. La course s’était mal passée dés le début. Ca fait un peu passer la pilule. Avant le départ, on disait que c’était le genre de course qui ne me réussissait pas. C’est confirmé. Mais nous sommes en bonne santé. Je relativise. J’irais tout de même à Saint Barth’ pour voir les classes de Gustavia qui m’ont suivi. Je connais bien toutes ces écoles. Moi-même, j’ai des enfants. C’est donc avec un grand plaisir que je vais leur rendre visite. Je tiens à remercier toutes les personnes qui nous ont supportées. Nous recevons beaucoup de mail. On espère ne pas les avoir trop déçus. »

Passage à Porto Santo des premiers bateaux
1    FINANCO    27/4/08 à 06h 20min 00s    6j 16h 20min 00s
2    CERCLE VERT    27/4/08 à 07h 23min 00s    6j 17h 23min 00s
3    BANQUE POPULAIRE    27/4/08 à 07h 43min 00s    6j 17h 43min 00s
4    Les Mousquetaires    27/4/08 à 07h 46min 00s    6j 17h 46min 00s
5    Suzuki Automobiles    27/4/08 à 07h 48min 00s    6j 17h 48min 00s
6    Défi Mousquetaire    27/4/08 à 08h 31min 00s    6j 18h 31min 00s
7    SNEF et Cliptol Sport    27/4/08 à 09h 20min 00s    6j 19h 20min 00s
8    Athema    27/4/08 à 09h 21min 30s    6j 19h 21min 30s
9    Gedimat    27/4/08 à 09h 24min 00s    6j 19h 24min 00s
10    Lenze    27/4/08 à 12h 50min 00s    6j 22h 50min 00s
11    Degremont Suez Source de Talents    27/4/08 à 13h 55min 00s    6j 23h 55min 00s
12    Atlantik FT    27/4/08 à 14h 36min 00s    7j 00h 36min 00s
13    Groupe CELEOS    27/4/08 à 14h 45min 00s    7j 00h 45min 00s
14    Sopra Group    27/4/08 à 15h 35min 00s    7j 01h 35min 00s
15    Solar Inox    27/4/08 à 16h 00min 00s    7j 02h 00min 00s
16    Concarneau – ST Barth    27/4/08 à 16h 11min 00s    7j 02h 11min 00s

Entrée en scène des Dragon

Les Dragon au Grand Prix de Douarnenez
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Les Dragon entrent en scène
Ils sont 62 Dragon inscrits à la Coupe de Bretagne Internationale qui se tient du 26 au 28 avril. Dès mercredi, la flotte dragoniste sera au complet pour le Grand Prix Petit Navire Dragon. Ils seront alors 87 sur l’eau, représentant 18 nationalités. « Pour les Dragonistes, le Grand Prix Petit Navire est une référence » se réjouit Louis Urvois qui, pour l’occasion, porte une double casquette, celle de président de la Société des Régates de Douarnenez et celle de compétiteur en Dragon. « Ils apprécient la rigueur de l’organisation, le plan d’eau et aussi l’ambiance. Si ça se bagarre sur l’eau, une fois à terre, place à la fête et à la convivialité ». Et Louis Urvois ne sera pas démenti par un nouveau converti au Dragon, l’éditeur Antoine Gallimard qui était arrivé bon dernier de son premier Grand Prix Petit Navire il y a trois ans et qui n’a pas renoncé depuis. « C’est un bateau magique et élégant. Le plan d’eau est superbe et l’organisation parfaite. Je garde toujours de belles images nautiques de Douarnenez, ce qui fait que même au bureau, je navigue… ». Le plasticien en lumières Yann Kersalé a dû déclarer forfait à cause d’une blessure, pour autant, son magnifique dragon noir, le Dirastarc’h, sera de la fête avec un équipage bien décidé à ne pas décevoir l’armateur douarneniste cloué à terre. « Avec Yann, on écume un peu tous les circuits et nous avons obtenu quelques bons résultats. Pour le Grand Prix, l’équipage est forcément chamboulé, c’est Gildas Philippe qui va nous rejoindre. Il y a de sérieux clients, notamment Louis Urvois avec Vincent Hoesch, Bruno Peyron et Jimmy Pahun ou encore Antoine Gallimard qui a fait des progrès rapides et qui est associé à Fred Gourlaouen » expliquait Tanguy Ravach, lui aussi local de l’étape. « Il ne faut pas oublier quelques équipages étrangers redoutables, comme le Russia de Miratov ou le Princess Jalina de Palmer pour ne citer qu’eux. Les conditions de cette première journée sont idéales et c’est bon de naviguer à la maison».

« Relax et bon enfant »
Le brillant et modeste architecte naval Guillaume Verdier est venu naviguer lui aussi au Grand Prix Petit Navire. Il avait un peu l’embarras du choix entre les différents bateaux qui sont nés de sa plume… C’est avec le 40 pieds de Giovanni Soldini, Telecom Italia, vainqueur de la Transat Jacques Vabre, qu’il a choisi d’évoluer en baie de Douarnenez aujourd’hui. « Je vais courir un peu à gauche à droite en réalité, à la demande et pour le plaisir. Seul un événement comme le Grand Prix Petit Navire peut nous offrir une telle opportunité. C’est génial, ça reste relax même si c’est de la compétition, c’est bon enfant, spectaculaire et accessible pour le public. On ne se prend pas le chou, on partage, on échange entre bateaux, c’est vraiment plaisant ». Et il a de quoi être heureux Guillaume Verdier, outre le 40 pieds de Soldini, parmi les 60 pieds présents au Grand Prix Petit Navire, Safran et Groupe Bel sont aussi ses « petits ». « Ils vont bien, ça me fait vraiment plaisir de les voir dans ces conditions ».

Les Russes ont ouvert les hostilités
Une seule course a été lancée cet après-midi en Dragon. Une mise en jambes dans des conditions idéales pour ces acharnés des réglages que sont les Dragonistes. Le départ a été donné à 14 h 30, cinq bateaux trop impatients ont volé le départ et après deux heures de navigation « propre et calme » selon Yves Léglise, le président du comité de course. C’est Red October, le bateau Russe n°44 qui a passé la ligne d’arrivée en tête, suivi du Français Ar Gwellan N°360 de Bruno Peyron puis du Finlandais Rat Pack N°50. Louis Urvois sur son Ar Youleg II s’est classé 5ème, juste devant l’équipage russe N°34 du I Feel Good. Trois Russes, deux Français parmi les six premiers de la course. La bagarre ne fait que commencer, avec un leader qui n’est pas le premier venu, en effet, Shaiduko a été deux fois champion du monde en soling, médaille d’argent dans la même série et deux fois champion d’Europe.

Du côté des solitaires, du grand spectacle avec 61 runs qui se sont succédés pour les trois classes. Safran continue de dominer ses adversaires Imoca, CG Mer en Class 40′ a pris le dessus sur Telecom Italia et Solidaires en Mini 6,50.

Meilleurs chronos pour la journée du 26 avril :

•    Grand Prix Petit Navire Monocoques Open

En 60 pieds
1. Marc Guillemot / Safran : 11’46”- 15,30 noeuds de moyenne
2. Loic Peyron / Gitana Eighty: 11’58”- 15,04 noeuds de moyenne
3. Arnaud Boissières / Akena Veranda :12’29”- 14,42 nœuds de moyenne

En 40 pieds    
1. Wilfrid Clerton / CG Mer :16’10”- 11,13 nœuds de moyenne
2. Olivier Rabine / Ixfun : 17’14”- 10,44  nœuds de moyenne
3. Peter Harding / 40 Degrees :17’59”- 10,01 nœuds de moyenne
 

En Mini 6,50
1. Louis Maufret / Solidaires : 18’53”- 9,53 nœuds de moyenne
2. Pierre Brasseur / Ripolain Nord Pas de Calais : 19’13”- 9,37 nœuds de moyenne
3. Stan Delbarre / Navman : 21’10” – 8,50 nœuds de moyenne

•    Coupe Internationale de Bretagne Dragon

Résultats de la première course
1. RUS44 « RED OCTOBER » Georgy Shaiduko
2.FRA360 « AR GWELLAN » Bruno Peyron
3. FIN50 « RAT PACK » Henrik Dahlman
4. RUS96 « RUSSIA » Mikhaïl Muratov
5.FRA365 « AR YOULEG II » Louis Urvois

Le programme du dimanche 27 Avril

La fête au port du Rosmeur :
A partir de 10h30 : Devant le public, départ du Grand Prix Petit Navire Course au large « Le bon goût du large » et dès 14 heures : Démonstration de sauvetage avec des chiens terre-neuve au Rosmeur. L’opération "tout Douarnenez sur l’eau » offrira des démonstrations de régates en dériveur et en aviron de mer agrémentés de commentaires. Le public pourra embarquer pour des ballades en mer.
A partir de 16 heures, au retour de la grande course côtière de la famille des solitaires, un barbecue géant et gratuit organisé par la SNSM proposera des dégustations de thon grillé Petit Navire. Et pour que la fête soit complète, chants de marins à volonté.

Au port de plaisance de Tréboul :
10h : Coupe Internationale de Bretagne Dragon (2ème journée)- Sortie des bateaux.

Financo premier à Porto Santo !

Financo transat AG2R
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Après 1050 milles nautiques parcourus à 6,55 nœuds de moyenne, les deux complices poursuivent sur leur lancée. C’est parti pour la grande traversée océanique en direction de Saint-Barthélémy, 2 660 milles plus loin…

Au dernier relevé Argos à 5h, Financo est suivi, à 7,2 milles, par Cercle Vert, skippé par la paire Morvan-Le Cam. Banque Populaire (Grégoire-Lunven) et Suzuki Automobiles (Chabagny-Douguet) naviguent toujours au coude à coude à 9 milles environ du tableau arrière du premier. Ils n’ont de cesse de se chamailler la 3ème place du podium virtuel de Madère. Gare aussi au monotype Les Mousquetaires du tandem Bertrand De Broc-Gwen Riou. Bien à leur affaire en approche de Madère, les deux complices du bord ont la ferme intention de jouer les trouble-fête et compter dans le tiercé de Porto Santo.

Aux abords de Madère, par 33° N, un flux d’Est, Sud-Est de 10-15 nœuds donne le tempo. Bien installé, le vent ne devrait pas ralentir la cadence de la tête de flotte aux abords de Porto Santo,  « l’île dorée » de l’archipel et premier juge de paix de cette 9ème Transat AG2R. Rappelons que 24 équipages et 48 marins disputent la course, partie il y a presque une semaine, dimanche 20 avril à 14h

Ils ont dit…

Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « 12 nœuds et un gros résidu de houle ». « Je viens d’ouvrir MaxSea (logiciel de routage, ndlr) et Cercle Vert s’est encore échappé. Quant à Financo, j’espère qu’un jour on fera la course avec lui ! On navigue avec Suzuki Automobiles, il est avec nous depuis hier. Là, on vient tout juste de les repasser, il y a une heure trente, il était devant nous. Nous naviguons dans 12 nœuds de vent, un gros résidu de houle. Le bateau se fait bringuebaler par les vagues, il n’y a pas assez de vent pour la mer que nous avons, Nicolas est à la barre l’écoute de spi dans les mains. »

Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) : « Mon tiercé à Porto Santo… »« Ça se passe pas mal, belle nuit ! Route directe sur la marque de Porto Santo à Cima qui est à 12 milles devant nous. On est avec deux ou trois bateaux, il doit y avoir Suzuki Automobiles, Cercle Vert et Banque Populaire à côté. On s’est bien refait hier après midi, c’est bien d’être avec eux. C’est une belle journée qui commence à l‘heure du thé ! Mon tiercé à Porto Santo ? Financo en un, Cercle Vert… et en osant un peu Les Mousquetaires. Après la marque, ce sera route directe pour les 3 – 4 prochains jours et après on ne sait pas encore, on attend les prochains fichiers de vent. Pour l’instant, c’est tout droit. Les conditions sont belles depuis le début, on ne va pas se plaindre ! ».

 

Les premiers dimanche à Madère, Eric Drouglazet abandonne

Banque populaire Jeanne Gregoire
DR

À l’aube ce samedi matin, Nicolas Troussel et Christopher Pratt ont de nouveau creusé leur avance. Ils affichent 9 milles sur leurs poursuivants immédiats. Cercle Vert (Morvan-Le Cam) et Banque Populaire (Grégoire-Lunven) progressent au coude à coude. De son côté, Luisina jette l’éponge. Au regard de la météo et sur avis médical, Eric Drouglazet et Christophe Bouvet se déroutent actuellement sur Lisbonne….

Viendra, viendra pas ? La météo, et une bulle anticyclonique bien plus encore, ont le chic de déjouer les raisonnements scientifiques pour évoluer dans le domaine de l’aléatoire. Pas vu, pas pris en tout cas ! La pétole tant redoutée n’a pas semé le trouble de la zizanie sur la flotte, et les Figaro Bénéteau progressent ce matin à belle allure vers Porto Santo. Une dizaine de nœuds de Nord-Est, les monotypes glissent sous une lune au zénith à 6-7 nœuds.
 
Composition stratégique
Tous derrière Financo ! Le solide leader n’a en effet pas ménagé sa peine pour prendre ses distances. Le maestro a orchestré de la plus belle manière uns stratégie finement composée. Pas bavards hier, c’est le moins que l’on puisse dire, sur leurs intentions, les deux complices du bord n’en ont pas moins joué un joli petit coup. La musique est belle, mais pourrait presque lanciner ses adversaires. Une légère bifurcation à l’Ouest avant de se recaler bien en tête sur la route directe, et le tour est joué !

Dimanche midi à Madère
Si le premier s’est détaché, les écarts se sont nettement resserrés dans son tableau arrière. Cercle Vert, Banque Populaire, Suzuki Automobiles (Chabagny-Douguet), et Les Mousquetaires (De Broc-Riou) se tiennent dans un mouchoir de 3 milles. En revanche, tous les partisans d’une route assez marquée – au Nord-Ouest comme Gedimat (8è à 27 milles) et au Sud à l’instar de Solarinox (11è à 42 milles) – peinent à gagner des milles et du terrain quand ils n’en perdent pas.

Porto Santo est à 200 milles des étraves ce matin. Les premiers devraient y arriver demain, dimanche, sur les coups de midi. C’est Christopher Pratt qui le dit. On peut, sans doute, lui faire confiance…
 
Ils ont dit

Christopher Pratt (Financo), 1er au classement de 5h : « Sur la route directe… »
« Bonjour… Je découvre le classement car je me réveille juste. Je vais vous dire si ça va…. Ah oui, ça va pas mal ! Nous sommes toujours en tête, et tout le monde semble se recaler petit à petit sur la route directe. Actuellement nous avons une dizaine de nœuds, la nuit est calme et paisible. Nous avons plus d’air que prévu, ce qui nous permet d’avancer et donc de nous reposer un peu. Hier dans la nuit, nous nous sommes en effet pas mal décalés dans l’Ouest par rapport à la flotte. Nous n’ étions pas sûrs à 100% de notre coup, mais là on découvre avec joie que ça l’a fait ! On commence à y voir plus clair jusqu’à Porto Santo. Je pense que nous serons à Madère demain en fin de matinée… »

Jeanne Grégoire (Banque Populaire), 3è au classement de 5h : «  Dans le meilleur des mondes… »
« Ça va impeccable ! Je viens de prendre mon quart, et là je suis entrain de me brûler les doigts avec mon thé! Plus sérieusement, le bateau glisse tout seul, il fait super beau : tout va bien dans le meilleur des mondes de Banque Populaire !
On pensait avoir de la pétole plus tôt, et finalement ce n’est pas dramatique du tout… Elle peut encore à venir, mais étant donné qu’on a déjà bien avancé nous devrions pas mal nous en sortir.
Financo ? Je les trouve un peu insolents ! Nico (Troussel), il a gagné une Solitaire du Figaro, mais aussi un BPE, une AG2R…. il est très bon ! En tout cas, on ne s’attendait pas à revenir sur lui. Avec Cercle Vert devant et Suzuki Automobiles juste derrière, je dois dire que cela nous booste bien pour faire des efforts de vitesse. »

SOF : un grand millésime pour la quarantième

SOF 2008
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A quatre mois des Jeux Olympiques, cette 40ème édition de la SOF aura été marquée par la diversité de la météo et l’impressionnante palette des nations récompensées par un podium. Du vent fort des deux premiers jours aux brises thermiques légères des deux derniers en passant par du medium mercredi, la SOF aura réclamé avant tout de la polyvalence de ses lauréats 2008. Des lauréats qui confirment donc à la fois l’universalité de la voile olympique mais aussi le brassage grandissant de ses champions puisque pas moins de 18 pays issus de cinq continents montent sur les podiums ! Des grandes nations de voile comme la Grande-Bretagne voient du coup leur moisson habituelle légèrement amoindrie puisque si elle garde son rang de meilleure nation, ce « n’est » cette fois qu’avec trois médailles dont une d’or.

Des lauréats qui cumulent des titres mondiaux et olympiques
Pas de révolution non plus pour cette épreuve née en 1968 : le palmarès de cette 40ème édition indique le respect des hiérarchies établies. Autrement dit, la SOF ne se donne qu’aux grands champions. Pas d’exception à la règle, l’énumération est impressionnante : en 49er les espagnols Iker Martinez et Javier Fernandez sont champions olympiques et deux fois champions du monde ; en Yngling le podium compte carrément deux championnes olympiques 2004, la norvégienne Siren Sundby (qui avait remporté sa médaille en dériveur « Europe » avant de se spécialiser sur le quillard féminin) sur la plus haute marche et la britannique Sarah Ayton (elle était l’équipière de Shirley Robertson à Athènes) sur la 3ème ; en Tornado, les australiens Darren Bundock et Glenn Ashby dominent la ranking list ISAF depuis des années (qui est à la voile ce qu’est le classement mondial ATP au tennis) et ont décroché l’argent aux JO 2000 ; même place sur le podium mais à Athènes plus un titre mondial en 2005 pour les lauréats britanniques en 470 hommes, Nick Rogers et Joe Glanfield ; palmarès quasi identique pour le brésilien Ricardo Santos en RS :X, médaillé d’argent en 2004 avant de remporter plus récemment, en 2007, le titre mondial à Cascais tout comme son homologue féminine la polonaise Zofia Klepacka qui a survolé l’épreuve chez les filles ; en Finn, le danois Jonas Hoegh-Christensen est n°1 de la ranking list et champion du monde 2006 et si en Laser l’australienne Sarah Blanck n’a pas été championne du monde de sa spécialité, on se rassure vite en apprenant qu’elle vient elle aussi de l’ex-dériveur olympique qu’est l’Europe sur lequel elle avait décroché le titre mondial en 2002. Quant aux deux lauréats de la SOF qui ne sont ni champions du monde, ni médaillés aux Jeux, ils n’en sont pas moins considérés comme des favoris des JO que ce soit les japonaises Ai Kondo et Naoko Kamata en 470 femmes, 2ème de la ranking list Isaf ou le canadien Michael Leigh en Laser, 3ème du championnat d’Europe 2007.

Un podium, quatorze places de finalistes et deux victoires en Medal race pour les français
Malgré de tous petits airs et un vent thermique basculant de quasiment 180° en moins d’une heure, les comités de course auront réussi à donner le départ de toutes les Medal races prévues (finales opposant les dix meilleurs sur des parcours courts et comptant double). Des conditions difficiles pour les régatiers qui ont occasionné pas mal de rebondissements mais qui pourraient bien préfigurer les finales qui auront lieu dans le petit temps instable de Qingdao. Un exercice donc intéressant en vue des JO où les français ont plutôt brillé dans l’ensemble. En terminant 2ème, Julien Bontemps est allé décrocher la même place au général en RS :X. Il signe ainsi la meilleure performance française en série olympique et montre une grosse progression dans le petit temps. Charline Picon fait presqu’aussi bien en gagnant une Medal race d’anthologie qui l’a fait mourir à un petit point du podium. Des résultats qui, cumulés aux entrées dans le Top Pen du jeune Antoine Cordonnier (3ème de la Medal race) et de Pauline Perrin, confirment la bonne santé de la planche française. Spécialité également tricolore, le Tornado est bien présent avec l’impeccable victoire dans la manche finale de Xavier Revil et Christophe Espagnon qui les hisse à la 5ème place au général sans oublier la 10ème du duo Morvan/Vandame. La Medal race a bien failli également sourire aux français en 470 Hommes. A quelques centaines de mètres, les frères Bonnaud suivis de Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset, étaient en passe de nous offrir un doublé. L’affaire aurait rapporté la 2ème place de l’épreuve à nos sélectionnés pour les Jeux. Hélas, le vent a alors changé du tout au tout et renversé la hiérarchie établie. Du coup, le duo Charbonnier/Bausset perd la 3ème place d’un rien en ne la concédant aux Néo-zélandais qu’au nombre de victoires de manche. Comme en planche, la 5ème place des Bonnaud et la 9ème de Pierre Leboucher et Vincent Garos confirment le haut niveau du 470 français.
Si les médal races leur ont moins souri, elles n’atténuent pas pour autant la bonne performance de nos autres finalistes. On pense surtout à la 6ème place d’Anne-Claire Leberre, Alice Ponsar et Marion Deplanque en Yngling qui renouent ainsi avec leur place du Mondial 2008. En Finn, Guillaume Florent, dont on sait qu’il a fait son retour en janvier dernier après une longue interruption, avait inscrit l’entrée en Medal race comme objectif de la SOF : le challenge est réussi. En Laser Hommes, Jean-Baptiste Bernaz avait à cœur d’effacer les résultats moyens des laseristes français pendant l’ultime période de sélection. Lui aussi a atteint son objectif avec une 10ème place même s’il regrette une medal race manquée qui lui fait perdre 4 places au général. Solenne Brain termine au même rang chez les filles. Tout comme Manu Dyen et Yann Rocherieux en 49er : un résultat positif si on veut bien se rappeler qu’une sinusite a handicapé le barreur pendant les trois premières journées.
Avec 14 finalistes dans neuf des dix séries olympiques, un podium et deux autres ratés d’un rien, deux victoires en Medal race et, surtout, de très bonnes performances d’ensemble dans les deux journées de petit temps, conditions pour laquelle se prépare spécifiquement notre sélection pour les Jeux, la Direction technique Nationale juge positivement le résultat des tricolores à Hyères.

Damien Séguin signe la seule victoire française de la SOF en 2.4

Enfin, on ne quittera pas la SOF sans oublier la plus belle performance française de cette 40ème édition. Il s’agit d’un habitué puisque Damien Séguin signe ainsi en 2.4 un triplé sans doute historique. A cinq mois des Jeux Paralympiques, le médaillé d’or d’Athènes est en forme. Grâce à lui, la Marseillaise aura retenti cet après-midi à Hyères.

Interviews

Olivier Bausset (470)
" Nous terminons quatrième de la SOF à trois mois des JO, donc c’est positif. Aujourd’hui, à la bouée au vent, nous étions 2ème mais le bord de portant a redistribué les cartes. Nous avions par ailleurs un mauvais spi et il nous a manqué un petit peu de vitesse pour faire mieux, surtout que l’on aime bien les medal races ainsi que le petit temps. Cette semaine, nous avons bien avancé sur l’adaptation du matériel à la brise, et nous n’avons par perdu notre vitesse dans le petit temps. On a été présents même si on regrette quelques erreurs tactiques qui nous auraient permis de monter sur le podium. En plus, nous avons fait une belle journée hier dans des conditions de petit temps proches de celles prévues aux JO. Nos prochaines régates seront le championnat d’Europe au lac de Garde ainsi que la Semaine de Medemblick. En dehors des compétitions, nous avons également prévu des entraînements personnels avec Ingrid et Nadège ainsi qu’avec Pierre Leboucher et Vincent Garos."

Guillaume Florent (FINN)
" Le bilan est largement positif, même si la medal race s’est un peu achevée en eau de boudin parce que je suis vraiment parti du mauvais côté. Je suis dans le coup. Cette année, j’ai fait 21 au mondial et 15eme à Palma et maintenant 10 ici alors que j’ai repris le Finn début janvier, c’est pas mal. Surtout que je n’ai pas eu une réussite désinvolte en début de SOF. Pour gagner quelques places, il me faudrait être un peu plus constant et être plus agressif dans les départs. Je vais maintenant participer à l’Européen dans 10 jours et je serai sur la semaine de Medemblick. Il faut que je perde encore 2 ou 3 kilos, mais ce ne sera pas un problème, je vois où je peux les perdre."

Charline Picon (RS:X)
« Cette medal race a été super chaude et très physique. Elle s’est terminée au finish. J’ai su gérer le truc à la bouée au vent alors que j’étais physiquement à court. J’étais à deux mètres de la Chinoise lors du slalom. Elle se tuait devant et j’avais un dernier truc à tenter, c’était de plonger sous le vent et je suis passée à deux centimètres de l’arrivée. C’est ma plus belle medal race depuis que je fais de la RS :X. Cette SOF m’a remis en confiance dans le petit temps. Je dois faire un petit bilan pour effacer quelques erreurs stratégiques avant le championnat d’Europe mais je suis en confiance. »

Françoise Le Courtois (entraineur RS:X)
"Charline a fait une medal race d’anthologie. Elle a eu une excellente gestion de cette course en sachant placer l’attaque au bon moment. Elle savait que la Chinoise ne lâchait rien. Elle a su la fatiguer en restant dans sa vague ce qui lui a permis de garder de l’énergie pour attaquer au bon moment. Elle a donné tout ce qu’elle avait et a su faire preuve de clairvoyance en termes de timing et de placement d’attaque. Pour elle, c’est une belle SOF. Le podium s’est joué à rien du tout mais ce n’est pas grave. Elle a prouvé sa polyvalence et sa maturité par rapport à sa gestion de la course. Julien attendais cette SOF avec impatience. Il y a eu une longue période sans régate après le mondial. Il a navigué avec ses partenaires d’entraînements mais il n’a pas eu d’épreuves pour évaluer le travail technique réalisé. Il est carrément rassuré sur ses progrès dans le petit temps et confirme sa polyvalence. On a pu voir aujourd’hui encore qu’il est à l’aise dans le petit temps."

Pascal Chaullet (entraineur RS:X)
" C’est très intéressant pour Julien car depuis le mondial, nous avons mis en place un programme avec ses partenaires d’entraînement afin de lui donner quelques billes pour la Chine et effacer quelques lacunes. Ces aspects techniques peuvent se travailler avec quelques coureurs à l’entraînement et pas en régate car il y a une vraie qualité des échanges avec les autres Français. Ils le connaissent bien et peuvent lui faire des retours efficaces."

Julien Bontemps (RS :X)
"C’est une très bonne épreuve, surtout dans le petit temps où je fais 2 et 1, comme le vainqueur Ricardo Santos. C’est ce qui m’intéressait le plus en venant ici. J’ai une bonne vitesse ainsi qu’une marge de manœuvre importante. En plus, ça m’a permis de voir les concurrents que j’aurais en Chine dans le petit temps. Notamment le Brésilien qui vient de gagner ici et qui a déjà gagné la médaille d’argent à Athènes. Globalement, je suis dans une progression normale. A l’Européen, s’il y a du petit temps, j’aurais un objectif de podium, si c’est de la brise, je chercherais à travailler des points perfectibles. "

Xavier Revil (Tornado)
"C’est bien, on a travaillé les axes que l’on avait prévu. Après la brise qui a été un peu difficile, on a assuré dans le petit temps et on finit en gagnant la medal race. C’était une belle manche où il n’y a pas eu de conditions tordues et pas de coup de Trafalgar. Nous l’avons menée de bout en bout. Nous irons à Medemblick ainsi que sur le championnat d’Europe en juin mais avant ça, nous allons nous reposer. A partir de la semaine de Medemblick, nous n’aurons plus de break jusqu’aux JO et nous ne nous sommes pas vraiment arrêtés ces derniers temps."

Manu Dyen (49er)
Sur la Medal race :
«Au départ on voulait partir à gauche et bilan on a passé la ligne avant le coup de canon. Donc on a du repasser la ligne et partir bons derniers. Ensuite on est revenus progressivement mais on a raté un coup sur le dernier bord »

Sur la SOF :
« Elle est positive si on veut bien se rappeler dans quelle condition physique j’ai commencé la SOF. Ma sinusite nous a vraiment handicapés et au début on a surtout limité les dégâts. Ce qui est vraiment bien c’est que c’est comme à Melbourne. Nous sommes montés en régime et avons réussi de bonnes performances dans les phases finales quand on s’est retrouvé avec les meilleurs. C’est rassurant car ce sera comme cela aux JO avec une flotte plus resserrée »

Philippe Michel (entraîneur des 470) :
« Le bilan est très satisfaisant chez les garçons. Notamment pour l’équipage sélectionné. Ce qui est notable c’est que Nicolas et Olivier ont commencé dans des conditions qui ne sont pas leur fort (brise) et ils ont fait mieux que limiter les dégâts avec des manches dans les sept. Et dans le petit temps ils ont marqué des points avec notamment une victoire de manche et une 4ème place. C’est frustrant car en medal race ils étaient 2ème à 200 mètres de l’arrivé été le vent a complètement tourné. C’est le jeu mais ils n’y sont pour rien. Il faut aussi noter le bon résultat des Bonnaud et de Leboucher/Garos. Chez les filles c’est davantage partagé. Dans la brise elles étaient en tête et ont eu ensuite un problème de vitesse. Comme cela a été dit hier, Ingrid et Nadège doivent conserver les bons souvenirs de la première moitié et tirer les enseignements de la seconde. Nous allons travailler tout cela lors de stages prévus dans le sud avec les trois équipages partenaires que sont les deux sélectionnés hommes et femmes et Pierre et Vincent ».

Jean-Pierre Champion, Président de la FFvoile sur cette 40ème édition : « C’est l’édition de la plénitude. On dit que c’est l’âge de la maturité chez les hommes et les femmes, c’est en tous les cas vrai pour la SOF. Nous devons maintenant nous tourner vers l’avenir. Soit en continuant sur le même schéma, soit en se donnant les moyens d’un nouvel élan afin que la SOF acquiert tout le succès populaire et médiatique que ses qualités sportives et techniques méritent ».

Bernard Bonneau, coordinateur général de la SOF : « C’est une magnifique édition qui se termine par une superbe et émouvante cérémonie de clôture – explique Bernard visiblement ému – Tous les podiums sont dignes des JO. Cela a été une édition compliquée avec tous les types de vent. Nous avons eu quasiment quatre saisons en une semaine ! Cela a donc nécessité beaucoup de réactivité, des décisions à prendre vite comme le fait de prolonger des régates tard le soir et un engagement de tous. C’est aussi l’histoire d’une équipe soudée et liée. C’est une de mes plus belles éditions »

Claire Fountaine, directrice de l’équipe de France : « Le bilan est très positif. Presque tous les sélectionnés présents se sont qualifiés pour les finales, sauf en Yngling et 470 femmes. Julien Bontemps en planche, Xavier Revil et Christophe Espagnon en Tornado ont vraiment bien terminé l’épreuve. Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset aussi si on considère que c’est la variation brutale du vent qui les a privés du podium dans la Medal Race. Nous sommes aussi très satisfaits des résultats de Guillaume en Finn, Jean-Baptiste Bernaz en Laser, Manu Dyen et Yann Rocherieux en 49er. Autre enseignement : le bon bilan des remplaçants et partenaires des sélectionnés pour les jeux qui ont montré leur présence. C’est le cas de l’équipage d’Anne-Claire Leberre en Yngling, de Charline Picon en planche qui finit superbement et de Solenne Brain en Laser. Si on ajoute qu’il manquait trois des leaders incontestables de l’équipe avec les absences de Sarah Steyeart et Faustine Merret et de Xavier Rohart et Pascal Rambeau en Star, soit autant de médaillables en puissance, nous pouvons dire que c’est une bonne SOF pour nous ».

Solitaires.. en équipage en baie de Douarnenez

Generali au Grand Prix Petit Navire de Douarnenez
DR

Ils sont venus l’an passé, sur leur bateau ou comme équipier. Ils ont aimé le Grand Prix Petit Navire et reviennent cette année, qui en 40 pieds, qui en 60 pieds ou en Mini, comme skipper ou équipier le temps d’un Grand Prix. «ce qui fait plaisir c’est de voir la satisfaction des coureurs quand ils arrivent ici et la passion des 300 bénévoles qui ne faillit pas année après année » se réjouissait Gwen Chapalain, le coordinateur du Grand Prix.
«Venir une fois par an à Douarnenez, c’est un minimum » disait Bruno Jourdren ce matin avant d’embarquer à bord de son class 40′ baptisé Hénaff. A ses côtés, Bernard Stamm, venu lui aussi prendre un bol d’air douarneniste tandis que son 60 pieds Imoca, Cheminées Poujoulat, est en chantier à Caen. «Ce Grand Prix Petit Navire est pour moi l’incontournable entrée de saison » poursuit Bruno, « cela fait des années que j’y participe à bord de Dragon. Dès que j’ai su que l’organisation ouvrait les runs aux 40 pieds, j’ai foncé sur l’occasion. Ce week-end s’annonce excellent avec les conditions de navigation parfaites : du soleil, du vent… ». Anne Liardet retrouve pour quelques jours son complice de la Jacques Vabre en 40 pieds, Peter Harding sur 40 degrees. « Ici, l’an passé, j’étais sur Foncia, ça m’a bien plus, alors, quand Peter m’a demandé de le rejoindre lui et Miranda Merron, je n’ai pas hésité une seconde ». « C’est la plus belle baie d’Europe, ça va être top ! » s’exclamait Jacques Caraës invité à bord de Générali…

Valider, tester, partager

En 60 pieds, Marc Guillemot est venu avec Safran : «D’abord parce que je trouve important que chaque membre de l’équipe navigue sur le bateau et ce Grand Prix en équipage nous en donne l’occasion. Ensuite, c’est un bon test avant la Transat que de pouvoir se comparer aux autres sur des runs de vitesse. Enfin, nous avons encore des voiles neuves à essayer et il n’y a rien de mieux que la confrontation pour ça. Disons qu’on n’est pas dans un objectif de performance à tout prix, mais on sait bien qu’une fois la procédure lancée, on se met au taquet ou presque, alors… Et ce Grand Prix est une bonne étape dans la préparation de la Transat Anglaise ».
Le Groupe Bel de Kito de Pavant est en chemin pour gagner Douarnenez qu’il atteindra demain : «Dès le départ, nous avons estimé que c’était une épreuve sympathique. La confrontation avec des supports différents des nôtres est intéressante et ça aurait été dommage de ne pas en être. J’ai déjà participé au Grand Prix Petit Navire avec Jean Le Cam et j’en garde le souvenir d’un évènement très convivial. Nous n’avons pas forcément l’habitude de ce mélange des genres. Il n’y a aucun enjeu, mais du plaisir à prendre… pour moi c’est très important ! ». « Je suis venu l’an passé » explique Arnaud Boissières, « j’ai adoré. On va en profiter pour valider le chantier hivernal et faire naviguer l’équipe technique ».

Une sacrée flotte !

Ils sont sept 60 pieds Imoca, 11 Class 40′ et six Mini 6,50 pour représenter cette belle famille des solitaires au large. Le Gitana Eighty de Loïck Peyron est arrivé en début d’après midi à Douarnenez où il a rejoint la flotte des bateaux du Vendée Globe : Foncia, PRB, Generali, Safran, Groupe Bel, Akena Véranda et Gitana. Du beau monde, venu pour le fun, le plaisir de naviguer à Douarnenez, l’opportunité de faire plaisir à des invités en les conviant à bord, mais aussi… le sport, parce que ce sont avant tout des compétiteurs.
Les petits, mais véloces Mini sont aussi de la fête, en petit nombre pour cause se sélection qualificative pour la Mini Transat à «C’est un événement dont nous rêvons tous, c’est excellent pour la visibilité de notre série et tellement rare. Nous ne sommes que six bateaux, ici à Douarnenez, mais le niveau est quand même au top, avec au moins deux favoris de la future Mini Transat » confie Jonas Gerckens qui navigue avec Pierre Brasseur sur Ripolin Nord Pas de Calais qui avait fait deuxième à la dernière Mini. « Le proto de Paul Henri Shipman (maisons de l’avenir) vient d’être mis à l’eau, je pense que c’est le favori du circuit sur les deux prochaines années » poursuit Jonas.

Les premiers runs

Faibles conditions de vent ce matin pour cette première journée de la 9ème édition du Grand Prix Petit Navire. Dans un vent de secteur sud de 10 à 12 nœuds, les monocoques ont enchaîné une vingtaine de runs en baie de Douarnenez et, en 60 pieds, c’est Marc Guillemot sur Safran qui obtient le meilleur temps de référence (14 minutes et 25 secondes) suivi de Vincent Riou sur PRB (16 minutes et 05 secondes) et de Yann Eliès sur Generali (11 minutes et 49 secondes).
Dans l’après midi, le vent a légèrement forci et les monocoques s’en sont donnés à cœur joie. Du plaisir à l’état pur… Lire les résultats ci-dessous

Meilleurs chronos pour la journée du 25 avril :

En 60 pieds

1. Marc Guillemot / Safran : 12’53”- 13,97 noeuds de moyenne
2. Michel Desjoyeaux / Foncia : 14’06”- 12,77 nœuds de moyenne
3. Arnaud Boissières / Akena Veranda : 14’15”- 12,63 nœuds de moyenne
4. Vincent Riou / PRB : 14’36”- 12,33 nœuds de moyenne
4. Yann Eliès / Generali : 15′ – 12 nœuds de moyenne

En 40 pieds

1. Giovanni Soldini / Telecom Italia : 19’02”- 9,46 nœuds de moyenne
2. Peter Harding / 40 Degrees : 19’19”- 9,32 nœuds de moyenne
3. Alain Barazer / Shere khan 3 : 19’43”- 9,13 nœuds de moyenne
4. Bruno Jourdren / Henaff : 19’47”- 9,10 nœuds de moyenne
5. Damien Grimont / Monbana : 20’13”- 8,90 nœuds de moyenne
6. Christian Chardonnal / Les Loustiks : 20’49”- 8,65 nœuds de moyenne
7. Olivier Rabine / Ixfun : 20’51”- 8,63 nœuds de moyenne
8. Wilfrid Clerton / Cegemer : 21’05”- 8,54 nœuds de moyenne

En Mini 6,50

1. Pierre Brasseur / Ripolain Nord Pas de Calais : 21’15”- 8,47 nœuds de moyenne
2. Louis Maufret / Solidaires : 22′- 8,18 nœuds de moyenne
3. Stan Delbarre / Navman : 27’52”- 6,46 nœuds de moyenne

Programme de la journée du 26 Avril

Grand Prix Petit Navire Monocoques Open (premiers runs à 11 heures).
Première journée de la Coupe de Bretagne Internationale Dragon (sortie des bateaux à 13h30).

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