Le chantier Vendéen Alubat, spécialiste des voiliers de grande croisière en aluminium, présentera trois de ses réalisations lors du prochain Salon Nautique de Paris (du 5 au 14 décembre 2008, à Paris Expo Porte de Versailles). Dans un contexte économique difficile, la logique de “niche”, ces segments de marché très spécifiques et très typés, fonctionne à plein pour Alubat. Ses bateaux pensés et conçus pour la grande évasion, le voyage au long cours dans un esprit de confort et de sécurité, s’affirment de manière d’autant plus rassurante qu’ils s’inscrivent dans la durée. Les salons de Barcelone et de Stockholm ont confirmé la belle adéquation entre l’offre d’Alubat dans le segment des 40 à 50 pieds et la demande de voiliers solides, soignés et taillés pour le grand large. A l’heure ou la clientèle se fait plus exigeante, Alubat affirme sa différence et sa qualité de fabrication et conforte son image de valeur sûre dans un créneau de plus en plus observé.
🔒 Lancement du Nacira 950.
La nouvelle génération de constructeurs et d´architectes présente sa formule de sensations, performance, polyvalence et qualité. Nacira Design et BE Composites annoncent le NACIRA 950, leur réponse au cahier des charges de la jauge Classe 950, à savoir des bateaux ludiques et abordables, à la fois performants pour la course au large en équipage réduit et polyvalents pour la croisière rapide.
Le retour de Mike Golding
Au premier classement du jour, Mike Golding (Ecover) ne pointe encore qu’en 6e position à moins de 2 milles d’Armel Le Cléac’h (Brit Air), toujours 5e. Mais le Britannique et son nouveau monocoque semblent apprécier cette allure de près océanique. Depuis le franchissement de l’équateur au 10e rang, il ne cesse de remonter les places une par une et pourrait apparaître dans le trio de tête dans la semaine. La nuit dernière, il progressait près d’un nœud plus vite que la plupart de ses adversaires ! Et ce matin, derrière un Loïck Peyron (Gitana Eighty) toujours aussi impérial, trois concurrents s’alignent à la même latitude : Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) et Mike Golding. Décalé le plus à l’ouest, Golding resserre son écart latéral en grappillant des milles. Pourtant son troisième Vendée Globe consécutif (3e en 2005) avait mal débuté cette année avec un départ volé, l’obligeant à revenir franchir la ligne correctement. Reparti en dernière position, celui que les Français surnomment Michel Doré (version française de Mike Golding !) a remonté en deux semaines toute la flotte. Et tant qu’il y aura du près au programme, il est probable qu’il poursuive son ascension au classement.
Victime dimanche matin d’une avarie de gréement, Jérémie Beyou (Delta Dore) se dirige toujours vers Salvador de Bahia (Brésil), distant de 700 milles, dans l’espoir de pouvoir réparer seul ses barres de flèche cassées. Progressant à vitesse réduite pour ne pas risquer de briser son mât, Beyou devrait atteindre la Baie de Tous les Saints entre jeudi et vendredi prochain. Il reste en course tant qu’il ne reçoit pas d’assistance extérieure.
Derrière, il ne reste que huit concurrents dans l’hémisphère Nord. Le prochain à franchir l’équateur aujourd’hui sera le Basque Unai Basurko (Pakea Bizkaia), actuellement 18e.
Classement à 5h00 :
1- Loïck Peyron (Gitana Eigthy) à 20 686 milles
2- Sébastien Josse (BT) à 29,6 milles du premier
3- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 40,2 milles
4- Vincent Riou (PRB) à 59,9 milles
5- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 62,4 milles
Les leaders au large de Bahia
Pas de changement radical en ce quinzième jour de course : les alizés étaient ce midi toujours présents, de secteur Sud-Est quinze nœuds pour le peloton, de secteur Est vingt nœuds pour les premiers. De cette petite différence d’orientation et de force est né un différentiel de vitesse de près de trois nœuds entre ces deux groupes, tandis que les cinq solitaires qui ont franchi l’équateur en ce début de semaine (White, Bazurko, Malbon, Dinelli, Wilson) commençaient seulement à toucher des prémices d’alizés. Quant à Bernard Stamm, il a pu s’extraire très rapidement d’un Pot au Noir très Nord, alors que l’Autrichien Norbert Sedlacek ouvre une voie (peu rapide) très à l’Est… Et pour les deux ” revenants ” des Sables d’Olonne (Derek Hatfield, Jean-Baptiste Dejeanty), l’archipel du Cap Vert est déjà dans le tableau arrière… Malgré plus de 1 500 milles de décalage Nord-Sud, les conditions de navigation sont finalement assez semblables, sous le soleil et dans une brise modérée.
Décalage brésilien
Pour le groupe de tête, la nuit a été marquée par une bascule du vent vers l’Est qui en a surpris plus d’un, car elle n’était pas prévue sur les fichiers météo : il a donc fallu s’adapter pour profiter de cette rotation favorable, soit en lofant un peu pour se rapprocher de la route directe (Riou, Jourdain), soit en réglant les écoutes pour accélérer sensiblement (Golding, Eliès). Cet effet local n’a malheureusement pas duré et les leaders ont retrouvé quelques heures plus tard, les mêmes conditions qu’auparavant. Puis ce fut au tour du groupe poursuivant de bénéficier de cette bascule où Roland Jourdain (Veolia Environnement) put concilier vitesse et cap, ramassant au passage plus de dix milles de bonus tout en revenant sur la même route que ses prédécesseurs ! Finalement, seul Marc Guillemot (Safran) gagne une place ce lundi en dépassant à la régulière le Britannique Brian Thompson (Barhain Team Pindar). La comparaison de ces deux monocoques Imoca est intéressante dans des conditions de navigation strictement identiques, puisque le premier est l’un des plus légers de la flotte, tandis que le second est le plus lourd et le plus puissant !
Normalement à cette époque de l’année (et les Transat Jacques Vabre l’indiquent), les bateaux sont déjà sous gennaker en suivant la bordure occidentale de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Mais cette fois la situation est bien différente puisque les hautes pressions se situent devant les étraves ! Pas d’option stratégique possible, si ce n’est un choix tactique de se rapprocher en latéral de ses concurrents ou de persévérer à gagner dans le Sud. Il semble bien que la première solution ait été retenue par les solitaires qui convergent dans le même couloir après s’être dispersés à la sortie du Pot au Noir (il y a déjà trois jours !)… A quelques dixièmes de nœud près, tous les bateaux vont à la même vitesse et suivent le même chemin : rien ne pourra changer tant que les skippers n’auront pas abordé de près le centre anticyclonique qui se positionne encore ce lundi à plus de 1 000 milles de leurs étraves. S’il ne veut pas bouger, il va falloir sérieusement se poser des questions sur la façon de le pénétrer. Et s’il se décale vers l’Ouest comme le souhaitent les solitaires, toute la flotte va progressivement obliquer vers le Sud-Est, route directe vers les Quarantièmes Rugissants qui, pour l’instant sont bien assagis…
Voix du large…
Steve White (Toe in the water), 19ème à 648 milles du leader : « J’ai franchi l’équateur ce matin à environ 3h30. Je ne me souviens pas de l’heure exacte, mais j’ai ouvert une bouteille de vin, qui m’a été offerte par Norbert Sedlacek. C’était ma première fois ! Mais je ne vais pas me couvrir de flocons d’avoine refroidis ou me frapper avec une manette de winch, ce qu’auraient souhaité certaines personnes. »
Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) 3ème à 36 milles : « Plus on descend dans le Sud, plus on se rapproche de l’anticyclone de Sainte-Hélène. La question est de gérer la position de l’anticyclone. Je n’ai quasiment pas dormi de la nuit. Le vent a basculé rapidement et j’ai dû transporter toutes les voiles de l’avant à l’arrière. Il y a des alarmes à bord pour prévenir des rotations de vent. Elles sonnent comme des klaxons de gros camions pour me réveiller. C’est très désagréable ! »
Jérémie Beyou (Delta Dore) 14ème à 421 milles : « La barre de flèche du haut que je soupçonnais atteinte, a fini par lâcher elle aussi. Il a fallu ressaisir le mât avec des drisses, entre les grains et surtout entre les cargos. Un peu chaud donc les slaloms, d’autant que je ne peux pas empanner. Ces nouvelles conditions font que je fais cap vers Recife. Il faut que j’abrite le bateau au plus vite afin d’arrêter de me faire bouger dans tous les sens par les vagues. L’objectif, c’est d’arriver avec un mât en un morceau. »
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), 23ème à 943 milles : « Pot au noir éprouvant, dimanche soir : après 24 heures de grains sans arrêt, il y a eu une relative stabilité dans la situation. J’en ai donc profité pour remettre en ordre le bateau, me nourrir et dormir une heure. Eh bien, je me suis écroulé pendant quatre heures ! Résultat, je dois me trouver environ 40 milles plus à l’Ouest que prévu, hors des grains mais avec du vent. La zone orageuse était tellement active que ce n’est finalement pas plus mal de s’en éloigner. »
Le mot du tour…
VMG (Velocity Made Good) : Ce paramètre indique la vitesse de rapprochement d’un bateau vers un point. En effet, un voilier ne peut pas toujours faire une route directe vers le but (en ce moment, le cap de Bonne Espérance). Ainsi, la vitesse sur l’eau de Loïck Peyron était de 15 nœuds ce lundi midi, mais son VMG n’était que de 10,5 nœuds car il progressait à environ 35° de la route directe à cause d’un vent contraire de Sud-Est…
Classement du lundi 24 novembre à 15h30 :
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 20 555,6 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 21,8 milles du leader
3- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 36,2 milles
4- Vincent Riou (PRB) à 51,4 milles
5- Armel Le Cléac’h (Brit’Air) à 53,1 milles
Premiers étrangers :
6- Mike Golding (Ecover 3) à 64,8 milles
11- Brian Thompson (Barhain Team Pindar) à 232,2 milles
12- Dominique Wavre (temenos II) à 236,4 milles
Thomas Coville retrouve du vent stable
Le cauchemar du solitaire Quel week-end éprouvant pour les muscles et les nerfs ! Batailler entre les grains et un vent qui varie de 5 à 25 nœuds en quelques minutes n´a rien d´amusant. Surtout lorsque l´on est seul à suer sur le pont, sans dormir, et à manœuvrer pour adapter la voilure à chaque sursaut du vent. « Thomas va mieux, » confie Thierry Briend, « il a enfin pu se reposer de la journée d´hier qui a été éprouvante. Il peut laisser maintenant le bateau faire des moyennes de vitesse très honorables, c´est à dire au-dessus de 20 nœuds, dans un vent qui espérons-le restera assez stable dans les prochaines heures. » Etrange situation météo dimanche…En effet, le Trimaran Sodeb´O a traversé une zone qui avait tous les symptômes de la fameuse région de convergence, souvent très chaotique, entre l´alizé de nord-est et l´alizés du sud-est. Mais il semblerait que le « vrai » pot au noir soit au programme d´aujourd´hui et qu´il se présente plutôt bien : « il est finalement très nord, bien avant l´équateur, et assez étroit. Thomas pourrait donc toucher rapidement les alizés de l´hémisphère sud sans être trop ralenti, » poursuit Thierry, avant de conclure : « Sodeb´O retrouve donc une situation météo classique de cette région et devrait rallier comme prévu l´équateur demain. Pour l’instant vent de travers, il devra faire ensuite du près à l’approche de l’anticyclone de Sainte-Hélène. » Première épreuve passée Forcément, la gestion de cette zone complexe a demandé beaucoup d´efforts à Thomas qui a de plus vu fondre l´avance qu´il avait accumulé sur Francis Joyon depuis son départ mardi dernier de Brest. Cette nuit, Sodeb´O a eu jusqu´à 249 milles de retard sur IDEC mais avec le retour d´une situation beaucoup plus « navigable », Thomas a déjà repris près d´une quarantaine de milles depuis ce matin. Dans un message envoyé il y a quelques minutes, le skipper confiait sa satisfaction s´être sorti de cette première « épreuve » d´un tour du monde qui n´en est qu´à son début : « Ce matin au levé du jour j’ai regardé derrière moi et je voyais se dessiner cet énorme amas nuageux qui montait très haut dans le ciel. J’étais de l’autre côté, j’étais passé ! Ou plutôt il m’a laissé passer ! J’y ai laissé beaucoup d’énergie et de temps, je le sais mais j’avais au fond de moi cette petite joie intérieure d’avoir négocié et passé quelque chose de fort. Je suis là pour cela et rien d’autre ce matin…. » J.H.
Au large de la pointe brésilienne
Aucun virement de bord. Aucun changement de voiles. Depuis deux jours et pour les trois ou quatre prochains, la vie à bord se résume à régler au millimètre les monocoques 60 pieds et à vivre penché dans une maison secouée par une mer agitée. Après un début de course marqué par un sacré coup de vent dans le Gascogne et une descente saccadée jusqu’à l’équateur, il serait naturel de vouloir souffler un peu avant d’attaquer le Grand Sud dans une dizaine de jours. Pourtant, ce n’est pas le moment de s’endormir sur ses lauriers. Car d’autres n’attendent pas. S’il n’y a pas de coup tactique possible ni de gros écarts à espérer, cette descente de l’Atlantique Sud exige néanmoins une concentration maximale pour ne pas laisser l’inamovible leader Loïck Peyron (Gitana Eighty) se faire la belle. Mille après mille, celui qui mène la flotte depuis plus de 10 jours creuse subrepticement son avance. Tenir le rythme du leader suppose donc une attention permanente. Car si les dix premiers se maintiennent toujours en moins de 100 milles, sept des neuf poursuivants de Loïck Peyron accusent entre 51 et 94 milles de retard. Quant à la stratégie, elle sera conditionnée dans les prochains jours par une zone de transition à négocier au large de Bahia. Ça va encore fumer dans les neurones des marins solitaires pour trouver une échappatoire à ce casse-tête météo.
15 marins la tête en bas
Michel Desjoyeaux (Foncia), 15e ce matin, s’apprêtait à couper la ligne virtuelle de l’équateur au pointage de 5h00. Le pot-au-noir, plutôt clément avec la première moitié de la flotte, semble moins généreux avec les retardataires. Jonny Malbon (Artemis), Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Rich Wilson (Great American III) peinaient cette nuit à progresser entre 3 et 6 nœuds dans la zone de convergence intertropicale.
Classement à 5h00 :
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 20924 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 25,8 milles du premier
3- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 39,9 milles
4- Vincent Riou (PRB) à 51,9 milles
5- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 55,2 milles
Avarie sur Delta Dore : Beyou se déroute vers le Brésil
C’est à 9h12 dimanche matin que Jérémie Beyou a téléphoné à la Direction de Course pour lui faire part de son avarie. Au lever du jour, vers 8h00 (HF), il a constaté que son gréement sous le vent (sur tribord) n’était plus solidaire du mât, l’empêchant de virer de bord ou d’empanner. Le skipper n’est pas en danger et fait route à allure réduite vers la terre la plus proche, le Brésil. Il se dirige actuellement vers la ville de Recife distante de 430 milles (cap au 240°) qu’il pourrait atteindre en 2 à 3 jours de navigation.
Il n’y a pas eu de choc pouvant expliquer cette avarie. Seules les secousses répétées dans une mer formée semblent à l’origine de cette désolidarisation du gréement avec le mât. Le règlement du Vendée Globe n’autorise l’assistance extérieur qu’au port de départ, Les Sables d’Olonne. Ensuite, chaque concurrent doit réparer par lui-même sans faire escale s’il veut rester en course. Delta Dore ne peut donc pas s’amarrer dans un port, mais peut mouiller à l’abri d’une côte. Ce qu’avait réalisé Yves Parlier lors du Vendée Globe 2000-2001 en réparant seul son mât dans un mouillage d’une île néo-zélandaise.
Sodeb’O ralenti par une zone perturbée
« C´était comme un pot au noir avant l´heure » confiait cet après-midi Christian Dumard ancien navigateur qui fait partie de l´équipe de routage de ce tour du monde en solitaire et en multicoque. Si le passage des Iles du Cap-Vert s´est déroulé comme prévu, c´est à dire facilement avec une navigation entre les îles sans jamais être déventé, la suite a été surprenante.
Thomas Coville a en effet rapidement rencontré une zone de grains imprévue caractérisée par des amas de nuages très actifs. « Le vent passait de 5 à 28 noeuds oscillant en direction jusqu´à 90 degrés à tel point que le bateau s´est retrouvé bout au vent ! » confiait Christian Dumard. « Cette zone a littéralement tué ponctuellement l´alizé qui offrait à Thomas une descente tranquille sous gennaker » renchérissait Thierry Douillard fin régatier et « performer » au sein de la cellule routage pour le tour du monde.
La conséquence de ces quelques heures perturbées ? Une cinquième journée moins parfaite que les autres. Dimanche soir, Sodeb’o avait 117 milles de retard sur la route d’IDEC. Parti mardi dernier de Brest, Thomas a parcouru la bagatelle de plus 2300 milles en 5 jours soit un peu plus de 450 milles par jour. Les 48 heures à venir sont annoncées perturbées mais avec des grains sans doute moins violents. Le « vrai » pot au noir, installé entre 5 et 7 degrés Nord, n´est aujourd´hui pas très marqué et les conditions devraient permettre au maxi trimaran Sodeb´O d´arriver comme prévu, mardi à l´Equateur.
Les leaders sortent du pot au noir
Loïck Peyron et les neuf concurrents accrochés dans sa roue sont bel et bien sortis de la zone de convergence. Cette nuit, ils ont bordé les voiles et progressent entre 10 et 13 nœuds dans un vent d´est-sud-est, à 190 milles de l´équateur. Dès lors, il s´agit et pour plusieurs jours, d´une course de vitesse au près océanique au beau milieu de l´Atlantique, entre les côtes africaines et sud-américaines. Au sein de ce groupe homogène, les écarts restent dérisoires à l´échelle d´un tour du monde (72 milles en tout). En dehors des ultras réguliers Peyron et Josse qui monopolisent depuis plus d´une semaine le haut du tableau, chaque classement pourrait donner une nouvelle hiérarchie, à l´instar de celui de ce vendredi matin.
A l´aube du 12e jour de course, le tenant du titre Vincent Riou (PRB) fait son entrée sur le podium virtuel, une place jusque-là occupée par Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2). Derrière eux, Roland Jourdain (Veolia Environnement) et Jérémie Beyou (Delta Dore) ont gagné chacun une place, au détriment de Mike Golding, relégué en 9e position et désormais à portée de fusil de Jean Le Cam (VM Matériaux).
100 milles plus au nord, Dominique Wavre (Temenos II) emmène sa troupe à l´entrée du pot au noir. Mais ni le skipper suisse, ni ses plus proches adversaires Thompson, Davies et plus loin Guillemot, ne semblent souffrir pour l´instant du moindre ralentissement. Leurs vitesses moyennes sont en effet comparables à celles des leaders.
Le troisième groupe de chasseurs, Dee Caffari (Aviva) en tête, n´est plus très loin lui non plus de la zone de convergence intertropicale. La navigatrice anglaise est sans nul doute la prochaine « cible » de Michel Desjoyeaux qui a doublé dans la nuit Steve White (Toe in the Water) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas).
Pour le suspense et l´intensité de la régate, un scénario avec plusieurs groupes séparés par moins de 100 milles dans les alizés de l´hémisphère sud, serait idéal !
1 Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 20896 milles de l´arrivée
2 Sébastien Josse (BT) à 16,1 milles
3 Vincent Riou (PRB) à 26,9 milles
4 Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 27,4 milles
5 Armel Le Cléac´h (Brit´Air) à 40,3 milles


















