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Trois équipes françaises qualifiées à Marstrand

Magnus Holmberg - Match Race Marstrand
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Les noms des deux autres équipes seront déterminés lors du repêchage ce mercredi. C’était donc une excellente journée pour les Français avec trois équipes déjà qualifiées. Le meilleur score a été celui de Mathieu Richard, qui ne s’est incliné que face à Philippe Presti lors de ses six duels, mais il est conscient que le chemin est encore long, "Nous sommes très contents d’avoir remporté le Round Robin, mais ce n’est qu’une partie de l’épreuve et il reste encore beaucoup à faire. Nous avons bien géré notre stratégie et la flexibilité a été la clé du succès. Nous avons bien fait avec un vent faible et nous avons réussi à nous adapter aux conditions lorsque il s’est renforcé. Cela ne va pas être évident d’avoir deux jours à attendre et les gars qui se qualifient au repêchage seront bien placés, ayant eu beaucoup plus d’expérience”.

Dans le Groupe A, Peter Gilmour a montré pourquoi il a déjà remporté cette épreuve six fois, ne perdant que ses duels face aux deux derniers vainqueurs de la Coupe de Suède de match racing, Bjorn Hansen et Mattias Rahm. Mais il est aussi conscient que c’est loin d’être terminé : "Le Round Robin n’est qu’un entraînement pour les quarts de finale et une fois là, nous verrons certaines personnes sous pression." Quinze ans après avoir créé cette épreuve Magnus Holmberg ne l’a toujours pas remportée, mais il s’est qualifié ce mardi pour les quarts de finale. Au début de cette semaine, lors de la cérémonie d’ouverture, les organisateurs ont rendu hommage aux deux vétérans, Holmberg et Gilmour, qui ce mardi ont montré qu’ils restaient aussi déterminés qu’il y a quinze ans.

Groupe A
Peter Gilmour, AUS, YANMAR Racing, 4-2
Damien Iehl, FRA, French Match Racing Racing Team, 4-2
Torvar Mirsky, AUS, Mirsky Racing, 4-2
Sébastien Col, FRA, French Match Racing Team/K-Challenge, 3-3
Mattias Rahm, SWE, Stena Bulk Sailing Team, 3-3
Bjorn Hansen, SWE, Team Onico, 2-4
Adam Minoprio, NZL, ETNZ/BlackMatch, 1-5

Groupe B
Mathieu Richard, FRA, French Match Racing Team, 5-1
Philippe Presti, FRA, French Match Racing Team, 4-2
Magnus Holmburg, SWE, Victory Challenge, 4-2
Ian Williams, GBR, Bahrain Team Pindar, 3-3
Peter Wibroe, DEN, Wibroe Racing Team, 3-3
Johnie Berntsson, SWE, Berntsson Sailing Team, 1-5
Francesco Bruni, Team Joe Fly Match Racing, 1-5

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Transat Jacques Vabre : du beau monde !

Transat Jacques Vabre - Départ des Monocoques Class 40
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La classe des Multi50 arrive à maturité et fait preuve de dynamisme. La 9ème édition de la Transat Jacques Vabre verra l’arrivée de nouvelles unités tout juste sorties de chantier. A commencer par un Crêpes Whaou ! flambant neuf pour Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux. Mais le leadership du Malouin pourrait être mis à mal par le trimaran Actual d’Yves Le Blévec ou le Légumes Prince de Bretagne d’Hervé Cléris, le skipper le plus titré dans cette série qui naviguera en duo avec Christophe Dietsch. A ces bateaux neufs, il faut ajouter celui de Lalou Roucayrol qui formera un duo détonnant, pur sud-ouest, avec l’ineffable Amaïur Alfaro ou encore celui du seul équipage mixte déjà inscrit, composé d’Alain Maignan et Nicole Harel, qui arrivent avec un nouveau partenaire dans la classe, sur un bateau qui a toujours connu d’excellents résultats sur le circuit. En effet, Fenêtre-A – Cardinal n’est autre que l’ancien Trilogic, vainqueur entre autre, de la Transat Anglaise 2004.

Les navigateurs de la classe Imoca ont fait parler d’eux lors du dernier Vendée Globe. Aujourd’hui, 16 d’entre eux sont attendus sur la Transat Jacques Vabre. Parmi eux, le marin le plus titré de sa génération, Michel Desjoyeaux, qui embarquera Jérémy Beyou à bord de Foncia.

Roland Jourdain (Véolia) jouera la carte de la fidélité avec Jean-Luc Nélias, alors que Kito de Pavant, sur Groupe Bel, a choisi de s’associer avec l’Espoir Région Bretagne, François Gabart. Quant à Marc Thiercelin, il courra en tandem avec Christopher Pratt, à qui il cèdera la barre de DCNS pour la prochaine Route du Rhum – La Banque Postale… Tous n’ont pas réalisé un Vendée Globe à la hauteur de leurs espérances, en revanche, chacun d’entre eux aura à cœur, soit de confirmer sa domination, soit de mettre à mal celle de ses adversaires.

A noter que les 3 flottes prendront le départ du Havre, le 8 novembre prochain, pour rejoindre Puerto Limon au Costa Rica pour la première fois.

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Brest Grandes Ecoles remporte le parcours Dieppe-Saint Cast

Tour de France 2009 - Brest Grandes Ecoles
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Partie de Dieppe hier à midi, la flotte doit rejoindre Saint Cast, Côtes d’Armor. Le départ est donné devant les falaises normandes, dans 5 nœuds de vent de Nord Nord Est. Sous spis, les 23 Farr 30 enroulent en vingt minutes la bouée de dégagement. La flotte est alors menée par le bateau étudiant TU Delft suivi de Nantes Saint Nazaire. Les bateaux font déjà face au courant qui sera sans nul doute le grand acteur de ce parcours ! Deux heures plus tard, devant Fécamp, la flotte progresse à 9 noeuds. Vers minuit, comme annoncé par les prévisions météo, les bateaux sont littéralement stoppés au niveau du Raz de Barfleur : la mer est d’huile, le vent quasi nul et le courant, de face, est très fort (4,5 nœuds). De nuit, les feux de navigation s’allument et la VHF grésille. Les heures à venir s’annoncent particulièrement éreintantes pour les équipages contraint à une vigilance extrême.

Au matin, avec la renverse de marée, la flotte passe enfin la pointe Est du Cotentin. Le passage de la bouée de parcours CH1, dans trois à quatre nœuds de vent, est l’occasion d’un second pointage officiel. A 8h23, Brest Grandes Ecoles la passe en tête. Suivent Purflo Les Thermes Marins Saint Malo et Espoirs Ile de France. Courrier Dunkerque et Elcimaï Ville de Marseille talonnent ces équipages amateurs et étudiants. A 10h, toujours sous spi, les voiliers arrivent au niveau du Cap de la Hague, autre point de passage redouté des équipages. Le vent retombe complètement alors que, dans la brume, le Raz Blanchard se rapproche. Le courant mêlé au vent très faible semblent vouloir engluer la flotte.

« Le premier groupe est passé sans encombre, par contre les suivants ont du faire face à un courant contraire ce qui a crée de gros écarts. Puis la flotte est rentrée dans une zone de calmes. Ceux partis à droite vers l’île de Serq ont pris une meilleure option » analyse William Borel, directeur de course.

Mais la météo, qui dément la réputation des Raz de Barfleur et Blanchard, tant elle est calme depuis le départ, devient de moins en moins propice à la navigation. En conséquence, le comité de course annonce à l’ensemble des concurrents par VHF une réduction de parcours à la cardinale Ouest Banc Desormes, située dans le Nord Ouest de Jersey. Un pointage officiel y est effectué et fera donc office de classement final pour cette manche. De Dieppe au banc Desormes, la flotte a couvert 147 milles au lieu des 190 milles prévus, l’étape conserve toutefois son coefficient trois car plus des 2/3 de la route ont été parcourus. Brest Grandes Ecoles, décidemment impérial sur cette manche, est le premier bateau à se présenter à la marque correspondant maintenant l’arrivée. Rejoint pour cette course par l’équipier de Banque Populaire IV Sébastien Audigane, tout juste rentré d’un convoyage à New York, ce projet étudiant devance de 200 mètres les équipages professionnels de Courrier Dunkerque. Il s’offre une superbe victoire sur une manche qui rapporte gros et leur fait faire un bon de 11 places au classement général ! Ils sont désormais 6ème et s’empare ce soir du spi CSC du leader étudiant.

Courrier Dunkerque est le deuxième bateau à franchir la bouée tandis que les amateurs de Purflo Les Thermes Marins Saint Malo, qui avaient embarqué Franck Yves Escoffier sur cette manche, complètent le podium. De jolies performances qui « payent cash » au général puisqu’ils sont ce soir respectivement 2ème et 3ème du classement général. Nouvelle Calédonie garde toutefois le spi rouge de leader grâce à sa cinquième place sur le parcours de ralliement vers Saint Cast. L’ensemble des bateaux a franchi la ligne dans les temps, deux heures séparaient Brest Grandes Ecoles du dernier de la manche, Supelec Dauphine.

Les bateaux étaient distants de 45 milles de Saint Cast après l’arrivée jugée au Nord Ouest de Jersey, ils devraient donc pouvoir accoster dans le tout nouveau port costarmoricain entre 21h00 et 23 heures ce soir.

Demain, la flotte s’élancera devant Saint Cast pour un ou plusieurs parcours banane. Le briefing skipper est à 10h00 pour un premier départ programmé à 11h30.

Résultats avant jury de la course 2.2

1 – Brest Grandes Ecoles (Loïc Le Garrec)
2 – Courrier Dunkerque (Daniel Souben)
3 – Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo (Pierre Hingant / François Le Bourdais / Quentin Gruau)

Rappel du classement général provisoire avant jury après la manche de ralliement entre Dieppe et Saint Cast :

1 Nouvelle-Calédonie DREANO Ronan 45
2 Courrier Dunkerque SOUBEN Daniel 62
3 Purflo Les Thermes Marins Saint Malo LEBOURDAIS François 77

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Forte impression des Sun Fast 3200 en course.

Jeanneau Sun Fast 3200
Jeanneau Sun Fast 3200

Le Sun Fast 3200 a été conçu par Daniel Andrieu sur un programme bien précis : la performance en équipage réduit et en course offshore. Cela se traduit par un certain nombre de caractéristiques qui le différencie de bons nombres de ses compétiteurs.
D’abord, c’est un bateau plus raide que la moyenne. En équipage réduit, il garde son génois jusqu’à 20 noeuds de vent ce qui lui procure une puissance que d’autres, moins raides, lui envient.
Sa largeur et ses deux safrans lui confèrent une stabilité de route inégalée, argument important lorsqu’il s’agit de tenir longtemps un spi au largue en préservant l’équipage et en maintenant une vitesse moyenne régulière.
Enfin, sa légèreté acquise grâce au mode de construction en sandwich-verre infusé lui permet de glisser plus vite dès que l’on choque les écoutes.

Comment profiter pleinement de ce parti-pris ?
D’une manière générale, et dès que la tactique de flotte le permet, l’objectif est « d’allonger » pour atteindre les vitesses cibles. Si le bateau est capable de faire sans difficulté les mêmes caps au près que ses concurrents, il exprime un potentiel supérieur en recherchant d’abord l’objectif vitesse … qui lui permettra, cette vitesse acquise, de faire du cap.
Facile à faire marcher, il reste très sensible dans ses réglages notamment de grand voile ; une règle de base : ne pas tendre les chutes quitte à monter le chariot de GV au vent et ne pas sur-border les voiles en général.

Très performant au delà de 10-12 noeuds de vent, le Sun Fast 3200 reste véloce dans le petit temps. Pour cela, une règle finalement très classique, décoller la voute arrière de l’eau et créer de la gite pour réduire la surface mouillée. La victoire de la 2ème manche par 2 à 5 noeuds de vent du Sun Fast « Mallet Immobilier » devant des concurrents taillés pour les petits airs, montre bien, au delà du talent de son équipage, le potentiel du bateau dans le vent très faible.

Au final, les Sun Fast 3200 ont su démontrer leur potentiel : sur 7 manches courues lors de la Solo Duo, dans des vents variant de 0 à 20 noeuds, les Sun Fast 3200 ont cumulé 3 places de premier, 3 places de second et 4 places de troisième sur plus de 50 bateaux en course : la preuve d’un concept performant. Il est à parier que le Sun Fast 3200 sera fortement représenté à la Solo Duo 2010 compte tenu de la forte impression qu’il a laissé cette année aux équipages présents.

Source : Jeanneau
www.jeanneau.com

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Nouvelles batteries AGM SlimLine de Mastervolt.

Mastervolt - Batteries AGM SlimLine
Mastervolt - Batteries AGM SlimLine

Les batteries SlimLine de Mastervolt prennent 30% moins de place et pèsent 15% moins que les batteries classiques plomb-acide. Leur taux de décharge élevé et leur faible résistance interne en font la batterie multifonctions idéale, surtout pour le service, le démarrage moteur ou applications hybrides.  

Conçues pour résister à des années d’utilisation intensive dans des conditions marines difficiles, les batteries SlimLine ne nécessitent aucun entretien, et grâce à leur boîtier complètement étanche, elles peuvent être installées dans n’importe quel sens.  

Les batteries AGM SlimLine utilisent la technologie plomb-acide avec valve régulée (VRLA), et sont constituées de plaques compressées et séparateurs AGM. Elles permettent d’obtenir une plus grande capacité dans un minimum de place. Les cosses, M6,  sont protégées et filetées, elles peuvent donc facilement être reliées entre elles ou placées dans des bacs batteries.

"Lorsqu’il s’agit de batteries, les principales questions de nos clients concernent l’encombrement et le poids," indique Marc Persoon, responsable marketing de Mastervolt International BV. "La nouvelle gamme SlimLine répond à ces questions, offrant une bien plus grande capacité de batterie par centimètre carré. Ce développement montre encore une fois à quel point Mastervolt s’intéresse à ses clients."

Les batteries SlimLine de Mastervolt sont des unités en 12V, et disponibles en 115, 150 et 185 Ampères Heure. Elles sont très étroites, avec des dimensions de 560 mm en longueur et 110-126 mm en largeur. La plus haute mesure 280mm.  Elles pèsent entre 35.6 et 54 kg.

Et comme tous les produits Mastervolt, chaque batterie est garantie deux ans.
 
Spécifications techniques :

AGM-SL 12/115
Tension : 12V
Capacité : 115Ah
Démarrage à froid : 1190A
Poids : 35.6kg
Longueu r: 560mm
Largeur : 110mm
Hauteur : 233mm

AGM-SL 12/150
Tension : 12V
Capacité : 150Ah
Démarrage à froid : 1480A
Poids : 40.5kg
Longueur : 560mm
Largeur : 110mm
Hauteur : 280mm

AGM-SL 12/185
Tension : 12V
Capacité : 185Ah
Démarrage à froid : 1830A
Poids : 54kg
Longueur : 560mm
Largeur : 126mm
Hauteur : 280mm

Source : Mastervolt
www.mastervolt.fr

 

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Bordeaux 60 : victoire autour de Wight.

Bordeaux 60
Bordeaux 60

Belle aventure opur l’un des voiliers semi-custom Bordeaux 60 : une superbe victoire du Bordeaux 60 Osprey of Hamble dans la JP Morgan Round Island Race 2009 !

Ce Tour de l’Ile de Wight est une grande classique britannique qui réunit chaque année plus de 1500 concurrents répartis en plusieurs flottes.
Arrivé depuis peu en Grande Bretagne, Osprey of Hamble, le Bordeaux 60 de Nick Imregi s’alignait le 21 juin en division 4A (plus de 50 bateaux), dans une flotte de 360 bateaux.

Coup d’essai transformé en coup de maître, puisqu’Osprey of Hamble s’octroie la première place en temps compensé dans sa classe (2ème en temps réel) et dans la flotte !

Pour en savoir plus sur ce voilier, un site média dédié vous attend :
http://www.bordeauxyachts.com/media/catalogue.php

Source : CNB

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Nouvelle Calédonie conforte son leadership

Tour de France à la Voile 2009
DR

Très petits airs aujourd’hui à Dieppe, pour le seul jour de régate en baie prévu sur le plan d’eau normand. Des conditions si légères  que  le comité a du décaler à plusieurs reprises le départ de la manche qui sera finalement la seule banane de la  journée. La manche devait initialement se courir devant le village de Bourville.  Mais la direction du vent n’est pas stable et il est très difficile pour le comité de course de mouiller le parcours. Après plusieurs heures d’attente en plein soleil et dans une « pétole » (vent très faible) totale, la flotte fait cap au 50° vers une nouvelle zone de course, à 1,5 milles. Le vent semble en effet plus installé au large.

A 15 heures 35, la procédure est enfin lancée dans 6 à 7 nœuds de vent de Nord Est. Rappels individuels pour Ile de France, encore sous spi au moment du départ, et Ville du Port – Région Réunion, qui réparent. La flotte se répartit de façon assez homogène. Nouvelle Calédonie, qui a pris un très bon départ, passe en tête la première bouée au vent, située à un mille au 75°. L’équipage skippé par Ronan Dréano envoie le spi rouge Honda du leader, qu’il peut arborer après avoir pris hier la tête du classement général à l’issue de l’étape de ralliement entre Dunkerque et Dieppe.

A la porte sous le vent, le vent tombe, les voiliers se frôlent et le ton monte entre les équipages. Le courant, très fort, porte au Nord Est, et l’organisation craint un dernier bord de spi contre le courant dans un vent très faible. En conséquence, une réduction de parcours et une arrivée à la seconde bouée au vent sont annoncées.

Comme l’an dernier dans cette même ville normande, c’est Nouvelle Calédonie qui remporte la manche. Il est suivi d’Elcimaï – Ville de Marseille.  Ce petit temps propre au lac Léman a d’ailleurs profité aux équipages suisses : Ville de Genève – Carrefour Prévention se classe troisième et les amateurs de Bienne Voile boucle cette manche en quatrième position. Il faut aussi souligner la belle remontée de Courrier Dunkerque, 12ème à la première bouée au vent et 6ème à l’arrivée qui est donc ce soir à la 7ème place du classement général.

Les professionnels de Nouvelle Calédonie se maintiennent donc en tête du classement général Honda. BRED, 4ème au général, reste premier du classement amateur Malongo. Et c’est Normale Sup – Lagardère, 9ème au général, qui mène désormais le classement étudiant CSC.

Demain, les 23 Farr 30 quitteront Dieppe pour Saint-Cast, Côtes d’Armor. Ce deuxième ralliement, long de 180 milles, promet d’être de nouveau éprouvant et tactique. Du petit temps est effectivement annoncé pour cette étape, avec dix à douze nœuds de vent au départ.  L’équipage de Nouvelle Calédonie ne va donc pas traîner pour fêter sa victoire. « Là, nous allons boire une petite bière et vite rentrer pour nous reposer avant le deuxième parcours de ralliement de demain qui s’annonce encore éprouvant ! » racontait Ronan à son arrivée au ponton.     
 
 
Rappel du programme sportif de demain :
10h30 : Briefing skippers
11h00 : départ pontons
12h00 : Départ de la manche de ralliement vers Saint Cast Côtes d’Armor

Focus sur le bateau Nouvelle-Calédonie
Nombre de participations : 4
Skippers : Ronan DREANO / Vincent PORTUGAL
Général
Troisième en 2008, cet équipage a poursuivi sur sa lancée comme en témoigne sa 2ème place début juin lors de la Semaine de Deauville, dernière épreuve test avant le Tour de France à la Voile. Rodé, il compte quatre participations à l’épreuve, Nouvelle-Calédonie monte régulièrement en puissance. Vincent Portugal, qui skippera le bateau en Méditerranée et Ronan Dreano, spécialiste du 470 et skipper du bateau en Manche et Atlantique, visent plus que jamais la première place. Notons d’ailleurs que Ronan a déjà remporté le Tour de France à la Voile dans la catégorie étudiant en 2007 avec l’équipage INSA.Vincent et Ronan comptent sur un équipage expérimenté où on relève la présence à la barre de Bernard Mallaret, un des grands spécialistes de l’épreuve. Mais Nouvelle-Calédonie n’est pas seulement un beau projet sportif : il met en avant chaque année une île qui vibre ainsi tous les mois de juillet aux performances de « son » bateau.

Interview de Ronan Dréano, skipper de Nouvelle Calédonie :
«  Il n’y avait pas beaucoup de vent aujourd’hui mais on s’en est bien sorti ! On va tout faire pour que ça continue. Il y a eu beaucoup d’attente, nous espérions vraiment que le vent se lève. Dans ces moments là, on en profite pour naviguer dès que l’on aperçoit du vent avant le coup d’envoi de la procédure. Nous avons pris un super départ, nous avons été tout de suite dans le bon paquet avec une bonne vitesse. Nous avions déjà pris le spi rouge l’année dernière à Dieppe. On espére cette année, l’avoir encore au bon moment, c’est-à-dire à l’arrivée ! Là, nous allons boire une petite bière pour fêter cela et vite rentrer pour nous reposer avant le deuxième parcours de ralliement de demain qui s’annonce encore éprouvant !  »
  
RESULTATS :   

Leaders des trois classements avant jury après la course 1.5 :

 Classement général Honda : Nouvelle Calédonie (Ronan Dreano / Vincent Portugal)
 Classement amateur Malongo : BRED (Eric Drouglazet)
 Classement étudiant CSC : Normale Sup – Lagardère

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Ericsson : la victoire de toute une équipe

T. Grael
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Pour les responsables de l’équipe, la clé de la victoire d’Ericsson 4 se trouve dans sa solide préparation.  En s’inscrivant à la course trois mois seulement après la dernière édition, Ericsson avait ainsi la possibilité de choisir son architecte (Juan K) et son constructeur (Killian Bushe) et de sélectionner les meilleurs marins du monde.  Rapidement la décision avait été prise de construire les bateaux à Kista à côté du siège d’Ericsson et d’établir une base d’entraînement aux Canaries.   Mais hissée au rang de grands favoris, la pression montait sur l’équipage international.  Ce week-end lors de l’arrivée à Saint Pétersbourg, Torben Graël était clair sur cette question, mais tenait également à souligner le rôle de tous ceux impliqués dans le projet, « Je suis heureux maintenant, car on n’a plus cette énorme pression sur nous.  Il a fallu beaucoup d’efforts, une bonne organisation et un travail d’équipe.  Nous avons une fabuleuse équipe.  Je ne parle pas seulement des onze gars, qui ont gagné la course, car c’est toute une équipe qui a gagné. »   Pour le chef de quart, Stu Bannatyne, « C’est la préparation qui compte le plus.  Tout a bien fonctionné parce qu’Ericsson s’est engagé très tôt.  Ils ont choisi les bonnes personnes et ensuite les décisions ont été les bonnes.  Nous avions à nos côtés des gens expérimentés et un bon programme. »

Quant au second bateau d’Ericsson mené par Magnus Olsson, qui a terminé quatrième, l’objectif avait été de réunir de jeunes marins nordiques afin de leur permettre de développer leurs talents en vue de l’avenir. Seulement deux des onze membres de l’équipage pouvaient se vanter d’une riche expérience dans des courses au large.  Les neuf autres étaient des novices dans ce genre de courses, venant plutôt de la Coupe de l’America ou des disciplines olympiques.  A chaque arrivée d’étape, leur joie était contagieuse et les autres équipes n’ont pas hésité à les applaudir et à les féliciter des progrès réalisés.  Le vétéran, Olsson se disait fier de ses gars, « C’est un peu décevant de terminer quatrième, car on a toujours envie d’être sur le podium, mais nous avons fait de très bonnes étapes et avons eu des succès dans cette épreuve.  Maintenant on peut dire que ces gars sont solides. »  Cette solidarité était très évidente lors que l’équipage a dû confronter des creux de sept mètres dans un bateau qui prenait de l’eau au large de Taïwan.  Avec la menace de voir leur course se terminer en Asie, l’équipe technique a réussi à réparer les dégâts à la coque en douze jours.  Même face à ces soucis la bonne humeur était de rigueur dans l’équipe nordique.  Lors de la peinture du bateau, Olsson a obligé l’équipe à dessiner une paire de ciseaux et une ligne indiquant la partie réparée.  Leur bataille contre la montre a été gagnée de justesse, car 90 minutes après son arrivée en Chine, l’équipage a dû enchaîner avec le départ de la longue étape vers le Brésil.  Certes Ericsson 4 a remporté la Volvo Ocean Race 2008-2009, mais pour sa détermination, sa persévérance et sa joie de vivre cette course, Ericsson 3 a lui aussi suscité le respect de tout le monde.

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Cap sur la Bretagne Nord

Tour de France 2009
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A 12h05 précises, les 23 Farr 30 du Tour de France à la Voile 2009 ont quitté Dieppe pour un ralliement de 190 milles qui les mènera à Saint-Cast, Côtes d’Armor. Les spécificités de ce parcours bien connues des navigateurs du Tour de France à la Voile combinées à la météo vont rendre cette deuxième étape particulièrement tactique. La flotte devrait en effet effectuer une bonne partie de la course au portant, mais dans du vent faible et variable de Nord-Nord Est. Dans ces conditions, les passages de la Pointe Est du Cotentin puis du raz Blanchard s’annoncent délicats avec certainement des zones sans vent à gérer. Le courant sera le deuxième piège à éviter d’autant qu’il pourrait y atteindre les 6 nœuds ! Tout l’enjeu sera donc de se faufiler avant la renverse. Il y a fort à parier que dès cette première transition, les écarts se dessineront… Le passage des îles Anglo-Normandes s’annonce aussi comme un passage à niveau important. Pas question donc pour les équipages de relâcher l’attention avant l’arrivée dans le tout nouveau port à flot de Saint-Cast, Côtes d’Armor qui sera inauguré avec le passage de la flotte du TFV.

Ne rien lâcher

Pour certains, cette étape sera le retour vers des eaux plus familières, l’envie de bien figurer sera donc très forte. C’est le cas des Costarmoricains, 8ème du général, et menés par Stéphane Letertre qui analyse avec lucidité le « retour à la maison ».  « A la fin, on aura la connaissance du plan d’eau c’est peut être un atout mais il faut que ça le reste. Il ne faut pas qu’on s’endorme car il peut y avoir des changements de situation assez vite et je pense que les petits copains à côté seront comme nous, ils ne lâcheront rien ! » raconte le skipper originaire de Saint Quay Portrieux. Notons que certains équipages ont fait le choix de l’expérience en embarquant, pour cette étape importante, des skippers au palmarès bien étoffé. Les étudiants de Brest Grandes Ecoles, 17ème du classement général, ont choisi Sébastien Audigane. L’équipier du maxi multicoque Banque Populaire est arrivé hier à Dieppe après avoir participé au convoyage du bateau de Pascal Bidégorry à New York. Franck Yves Escoffier, malouin et skipper du multicoque de 50’ Crèpes Whaouh sera quant à lui aux côtés de l’équipage amateur de Purflo – Les Thermes Marins Saint Malo, actuellement 11ème du général. Le figariste François Gabard est venu renforcer l’équipage professionnel de TPM – COYCH, 3ème du général. 
Ce n’est probablement que dans la soirée, voire dans la nuit de mardi à mercredi que l’on connaîtra le vainqueur de cette manche qui marque le début d’une semaine importante pour les marins. L’arrivée en Côtes d’Armor rapprochera en effet les équipages d’une autre échéance sportive importante à savoir l’étape la plus longue et certainement aussi la plus stratégique de cette édition 2009, le Tour de Bretagne entre Saint Quay Portrieux et La Trinité sur Mer. Le départ de cette quatrième étape de ralliement sera donné le 4 juillet. « Pour l’instant, le classement général est mené par Nouvelle Calédonie. Ils ont une certaine avance, ils sont bien partis. C’est sûr que s’ils s’imposaient une nouvelle fois, ça commencerait à être intéressant d’autant qu’eux aussi ont de mauvais résultats à enlever. Cette course est la première transition pour le classement général. Ensuite, en enchaînant avec l’étape Saint Quay – La Trinité, qui est aussi une étape de coefficient trois, c’est sûr que l’on verra plus clair sur le trio de tête ou le quatuor… ou le duo. Nous rentrons dans une semaine décisive pour le classement général » analyse William Borel, directeur de course.      

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Résumé du départ de la deuxième étape de ralliement entre Dieppe et Saint Cast Côtes d’Armor : 
Le départ a été donné à 12h05 devant la grande plage de Dieppe. Tous les bateaux ont pris un bon départ sauf Ville du Port La Réunion, contraint de réparer après un rappel individuel. Le vent soufflait du 45° pour 6 nœuds au moment de franchir la ligne. La flotte partie au portant a mis 20 minutes à rejoindre la bouée de dégagement distante de 1 mille. Le courant marqué n’a pas facilité la progression des Farr 30. Pour cette première marque, ce sont les étudiants TU Delft, visiblement plutôt à l’aise sur les départs qui sont passés en tête suivi de Nantes Saint Nazaire – Centrale Nantes. Val Thorens était troisième. Le bateau CSC – HEC – Ecole Navale fermait la marche d’une flotte encore très groupée. 

Ils ont dit




William Borel sur la deuxième étape de ralliement entre Dieppe et Saint Cast Côtes d’Armor :
 « La difficulté sera le passage à la Pointe Est du Cotentin puis le passage du Raz Blanchard. Les courants seront importants, on est en coefficient de marée de 66 au départ qui vont décroître jusqu’à 50. Dans le Raz, même avec ces coefficients, on peut avoir 6 noeuds de courant. Les bateaux qui vont pouvoir s’échapper juste avant la renverse prendront un avantage décisif pour gagner l’étape. La grosse difficulté, c’est de voir si il va y avoir des bulles d’air au milieu car c’est un vent de secteur Nord Nord Est pas très bien établi. S’il y a des bulles d’air et du courant, au niveau de la stratégie, ce sera assez compliqué à gérer pour les navigateurs. Mais ce sera un jeu intéressant. Les écarts peuvent être assez importants à cause du courant.

Stéphane Letertre, skipper de Côtes d’Armor : 
« A priori, ça va être un peu orageux, il va falloir être dessus tout le temps. On veut faire une navigation propre. Au début, les adversaires, on les oublie un peu. Il faut faire ce qui est prévu et ne pas changer d’avis au denier moment parce qu’il y a un coup de fatigue ou parce que les autres font autre chose. »  


Franck-Yves Escoffier, navigateur de Purflo, Les Thermes Marins Saint Malo : 
«Le parcours est presque direct car on a la bouée des Ormes dans le Nord Ouest de Jersey qui est obligatoire donc on ne peut pas s’amuser à passer près des côtes du Cotentin ou carrément dans l’Ouest. Et c’est là où il ne va pas y avoir de vent et peut être de la pluie. Donc ça va être compliqué ! »

Rappel des leaders au départ de Dieppe : 


Leader du classement général Honda : Nouvelle Calédonie (Ronan Dréano)

Leader du classement amateur Malongo : BRED (Eric Drouglazet)

Leader du classement étudiant CSC : Normale Sup Lagardère (Eric Brézellec)

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Greenalgh et Hamlin titillent les Australiens

Mark Foy Trophy 2009 Carnac
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Disputé à Carnac entre le 28 juin et le 4 juillet, le Mark Foy Troph réunit un plateau très relevé d’anciens et actuels champions de 18 pieds australiens. Un concentré d’excellence vélique qui s’est exprimé dès le premier départ de cette deuxième journée de régate. Sur la ligne, les places se sont vendues très cher et l’arrivée à la première bouée du Dog Leg a été tout aussi serrée. Grant Rollerson s’est montré le plus rapide à rejoindre la marque, avec dans son sillage deux compatriotes aux dents longues : John Winning Junior et Jonathan Whitty. Les Anglais d’Investec, emmenés par Mason Woodworth, sont parvenus à se glisser entre les deux jeunes équipages. Légers et inspirés, ces derniers ont réussi cependant à se maintenir aux avant-postes pendant que Mason et ses hommes, plus lourds, perdaient progressivement du terrain. Leur redoutable compatriote Robert Greenhalgh, sur Benny, a débuté de son côté une lente mais régulière remontée pour finir en 4ème position, juste devant l’Américain Howie Hamlin (Macquirie).

Un départ tout aussi serré pour la deuxième manche qui a vu la disqualification de Grant Rollerson, légèrement au dessus de la ligne au coup de canon. Ses compatriotes d’Asko, skippé par Dan Wilson en a profité pour prendre les commandes et passer la première marque en tête, devant Howie Hamlin et les hommes de Pindar, actuels champions d’Europe. Andy Richards a perdu cependant progressivement du terrain aux dépens de son compatriote Greenalgh qui finissait même par prendre le dessus sur la flotte, à mesure que le vent montait. Un impressionnant écart se creusait même sur ses poursuivants directs : Howie Hamlin et l’Australien Dan Wilsdon. L’équipier de Puma tout juste débarqué de la Volvo Ocean Race a remporté facilement la manche, prouvant s’il en était besoin son statut de surdoué de la chose vélique.
Venu sans autre prétention que celle de « bien figurer », le skipper anglais se présente d’ores et déjà comme l’homme à battre de la compétition tant son aisance est déconcertante. Reste que la partie est loin d’être gagnée car les manches ont été pour l’instant disputées dans  des conditions légères qui ont largement pénalisé les équipages lourds. Tous n’ont pas pu vraiment s’exprimer et il faut souhaiter que la brise thermique se lève enfin décemment pour donner à chaque équipage sa chance…et pouvoir admirer le spectacle magnifique de ces skiffs déboulant à grande vitesse au portant…

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