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Bruno Jourdren et Bernard Stamm en tête dans les petits airs

Bernard Stamm Cheminées Poujoulat
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" Le contournement de la Bretagne, ce n’est jamais simple " lâchait Arnaud Daval, co-skipper de Techneau, ce midi lors de la vacation. De fait, c’était la première grande difficulté de cette deuxième étape des 1000 Milles Brittany Ferries entre Plymouth en Santander. Cette nuit, les équipages ont donc dû faire des choix. Ainsi, les leaders, Chéminées Poujoulat (Bruno Jourdren et Bernard Stamm) et Les Conquérants de Normandie – Caen La Mer (Marc Lepesqueux et Jean-Charles Monnet) ont préféré passer dans le Chenal du Four tout comme Tzu Hand (Axel Strauss et Juerg Burger). Au bout du Monde avec Grassi Bateaux (Olivier Grassi et Eric Galmard) et Techneau (Benoît et Arnaud Daval) ont, pour leur part, choisi de s’attaquer au passage du Fromveur tandis que Zed 4 (Gérald Bibot et Didier Le Vourch’), Fantasy Forest – Domaine des Thomeaux (Pierre-Marie Bazin et Louis Duc) et Groupe Partouche (Christophe Coatnoan et Gildas Abgrall) ont pris le large en passant dans le rail d’Ouessant. Trois options mais finalement peu ou pas de chamboulements au pointage. Et pour cause, les bateaux passés entre la pointe Saint-Mathieu et l’île de Béniguet n’avaient pas le courant avec eux et ont été contraints de faire du rase-cailloux pour s’abriter. Ceux partis entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant ont bénéficié d’un peu plus de vent mais ont rallongé leur route. Idem, mais encore à plus grande échelle, pour ceux passés à l’ouest de île la plus occidentale de la Bretagne.

Concentrés à la barre et aux réglages
A présent, chacun cherche à se positionner au mieux par rapport à la bulle anticyclonique – la deuxième difficulté de l’étape – qui barre la route de Santander. Pour tous, le vent – toujours de face – a considérablement molli et les vitesses ne dépassent guère les 5 nœuds. " C’est très mou mais nous restons concentrés sur la bonne marche du bateau, appliqués à la barre et aux réglages car derrière nos adversaires s’accrochent ! " a commenté Bernard Stamm ce midi. De fait, son concurrent direct, Les Conquérants de Normandie – Caen La Mer n’est pointé qu’à une poignée de milles de son tableau arrière et espère prochainement profiter de son léger décalage dans l’est pour recoller tandis qu’en queue de flotte, les retardataires semblent bénéficier d’un peu plus de pression et grappillent doucement des milles. " Lorsque l’on passe une bulle anticyclonique, on ne sait jamais comment cela va se terminer " a ajouté Stamm. Ce qui est sûr en revanche, c’est que la bataille est encore longue jusqu’à la côte cantabrique. Car si ce midi, elle n’était distante que de 200 milles, au vu des conditions (près et vent très faible), les premiers duos ne sont pas attendus avant demain soir sur la ligne d’arrivée.

Pointage à 14 heures : 1. Cheminées Poujoulat (Bruno Jourdren et Bernard Stamm) à 631 milles de l’arrivée; 2. Les Conquérants de Normandie – Caen La Mer) à 645 m; 3. Techneau (Benoit et Arnaud Daval) à 657 m; 4. Tzu Hang (Axel Strauss et Juerg Burger) à 657 m; 5. Au bout du monde avec Grassi Bateau (Olivier Grassi et Eric Galmard) à 669 m; 6. Zed 4 (Gérald Bibot et Didier Le Vourc’h) à 672 m; 7. Groupe Partouche (Christophe Coatnoan et Gildas Abgrall) à 675 m; N.L. Fantasy Forest – Domaine des Thomeaux (Pierre-Marie Bazin et Louis Duc) à 677 m; 9. Ville de Guérande (Damien Seguin et Armel Tripon) à 691 m; NL. Groupe 5 (Patrice Carpentier et Rune Aasberg) à 716 m.

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Etape nocturne au ralenti vers Brest pour les 34 duos

Etape Perros Guirrec
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C’est à 19h30 que le départ de la troisième étape va être donné depuis le port de Perros Guirec. Les 34 équipages vont s’élancer pour 84 milles à destination de Brest en passant pas les sept îles, l’île de Batz et le fameux passage du chenal du Four. « On prépare le mouillage ! » prévient même Damien Cloarec, le jeune espoir Morlaisien. Si le vent n’est pas de la partie, les navigateurs devront être parés à accrocher leur voilier aux bas fonds pour éviter de reculer avec la marée… Et c’est peu de le dire. Loïc Ponceau, Directeur de course, estime que l’arrivée à Brest pourrait ne pas intervenir avant 15h00 mardi soit une durée d’étape de 19 heures à une vitesse moyenne de 4 à 5 noeuds : "Le départ va se faire dans un vent d’Est de plus en plus léger. Mais le vent de sud devrait se lever vers 2 ou 3 heures du matin. Avec un coefficient de 90 et la pleine lune, la nuit va être très intéressante."

« La manche qui nous attend, entre Perros Guirec et Brest, est une manche de nuit. Ça change beaucoup de choses et ce sont les anciens qui vont revenir devant car l’expérience est importante » ajoute pour sa part Jean-Pierre Nicol (Gavottes). « Au niveau du parcours, la pointe de la Bretagne est un terrain de jeu particulier. Les coureurs qui sont à l’aise sur ce terrain sont des gens comme Gildas Mahé (Banque Populaire) ou encore François Gabart. Au passage du Four et à l’entrée de la rade de Brest, le vent se modifie toujours. » Cette troisième régate promet donc d’être encore une fois palpitante pour les marins comme pour les observateurs.

Au classement général, les écarts sont encore serrés. François Gabart et Jean-François Cuzon, vainqueurs des deux premières étapes sur Espoir Région Bretagne, disposent de 5 points d’avance sur Duthil et Lebourdais. « Cinq points, c’est comme si tu sortais avec une fille depuis 1 heure ! » plaisante le Briochin Fred Duthil (Bbox Bouygues Telecom). C’est dire si c’est peu significatif.

Du côté des bizuths, la course est, pour le moment, dominée par les deux premiers de cette catégorie lors de la Solitaire du Figaro. Paul Meilhat, l’équipier de Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) est heureux de jouer aussi pour ce classement. "Nous sommes 15 équipages ce qui représente la moitié des concurrents. Dans ce classement, nos premiers concurrents sont Joseph Brault et Antoine Koch (Samsung Mobile) ! Sur le podium, on retrouve aussi Damien Cloarec qui est troisième avec Guillaume Rivoalen. Ils sont très bons, mais ils ont moins d’expérience en Figaro."

Damien et Guillaume, ce sont les deux jeunes espoirs de la baie de Morlaix… Et peut-être les futurs Le Cléac’h et Troussel ! Issus pour l’un du dériveur Europe et du catamaran F18 pour l’autre, ils sont 14e du classement général provisoire et donc 3e des nouveaux venus sur le Tour de Bretagne. « On navigue bord à bord avec les très bons du circuit » explique Damien Cloarec (Espoirs Habitables Baie de Morlaix). « C’est donc qu’il y a moyen de faire un bon résultat ! En tout cas, on est content d’être là. On savait que c’était une super épreuve. C’est une course unique et c’est mythique. »

Douzièmes du classement général, Joseph Brault et Antoine Koch occupent la deuxième place du classement bizuth. Ils sont intercalés 11 points derrière Fabien Delahaye et Paul Meilhat et huit devant Damien Cloarec et Guillaume Rivoalen. « Cela fait un classement de plus qui reste intéressant » ajoute Joseph, un ancien planchiste de la région lorientaise maintenant préparateur du team Sopra de son équipier pour le Tour. Trentième pour sa première Solitaire du Figaro cet été, il y a terminé 3e du classement bizuth. Avant de quitter les pontons de Perros Guirec, il a pris le temps d’étudier la météo du parcours vers Brest : « Cela va être très mou pour le départ. Après, le vent sera orienté au Sud soufflant à une dizaine de nœuds jusqu’à mardi matin. Cela ne va pas être du vent très fort ! »

LES SAVOYARDS EN FORCE
Ils sont quatre savoyards à régater autour de la Bretagne et ils ne sont pas là pour faire de la figuration. Antoine Carraz, licencié à Annecy, court sur Ilidan. Au-delà d’être préparateur dans l’équipe du monocoque Foncia, Antoine est équipier sur le bateau Val Thorens qui a terminé 5ème du Tour de France à la Voile 2009. C’est d’ailleurs sur ce bateau qu’il côtoie un autre co-skipper du Tour de Bretagne, Alexis Littoz. Alexis est le skipper de Val Thorens et court le Tour de Bretagne à bord de Suzuki Automobiles avec Thierry Chabagny. Vincent Vachette, qui a grandi à Chambéry, court le tour de Bretagne en figariste averti sur HCI. Enfin Gérald Veniard, rochelais d’adoption dont la famille vit entre la vallée de la Tarentaise et Chambéry, fait équipe avec Eric Peron sur Skipper Macif. Leurs places au classement général provisoire après deux étapes : 10. Skipper Macif (Gerald Veniard) – 11. Suzuki Automobiles (Alexis Littoz) – 21. Ilidan (Antoine Carraz) – 34. HCI (Vincent Vachette)

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Gabart et Cuzon premiers à St Quay Portrieux

Victoire François Gabart et Jean-François Cuzon
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On annonçait du petit temps entre Saint Malo et Saint Quay Portrieux pour cette première étape du Tour de Bretagne à la voile 2009. Ce fut le cas, mais quelques dizaines de minutes seulement ; le temps de valider l’avantage pris par les deux premiers équipages au large du cap Fréhel. « Depuis Fréhel, on était en tête. Ensuite, c’est resté assez serré. C’est le Figaro ! Tout le monde arrive en paquet » explique Jean-François Cuzon, un ancien champion du monde de 470 qui participera à la Transat Jacques Vabre en novembre prochain avec Sébastien Josse (10e de l’étape à bord de Défi Mousquetaires). François Gabart, le skipper en titre et depuis deux ans du Figaro-Bénéteau aux couleurs de la Région Bretagne, y participera aussi, mais aux côtés de Kito de Pavant. Réunis en ce mois de septembre, les deux hommes entament la course par une belle victoire, une victoire symbolique pour François Gabart. « C’est ma dernière régate à bord d’Espoir Région Bretagne. Je vois par la même occasion le chemin parcouru depuis ma participation au Tour de Bretagne, il y a deux ans. Et en ce qui concerne le classement général, ce qui est pris est pris ! »

Partis au nord, à la sortie du chenal de St Malo, François Gabart et Jean-François Cuzon se sont imposés de 31 secondes sur leurs compagnons de route au large du cap Fréhel. Fair-play, le Méditerranéen Laurent Pellecuer équipier sur le Tour à bord de Luisina félicite les vainqueurs. « Espoir Région Bretagne qui avait navigué comme nous, et même un petit peu mieux que nous, a alors gardé son avance. Même si, avec le fort courant sur la fin du parcours, on ne sait jamais comment cela peut se terminer… Gabart et Cuzon n’ont pas volé leur victoire. Ils ont tenu leur idée et c’est ce qui comptait aujourd’hui. Eric Drouglazet et moi, on est content de commencer la course comme cela. En plus, c’était une belle journée de bateau ! »

Pour le reste de la flotte, la course a aussi été très serrée. Le premier bateau du peloton de chasse derrière les deux échappées de Fréhel a dû jouer les bascules pour terminer dans leur sillage. À ce jeu, c’est Bbox Bouygues Telecom mené par le 3e de la Solitaire du Figaro, le Briochin Fred Duthil et le Malouin François Lebourdais, deuxième du Tour de France 2009 en catégorie amateurs, qui a le mieux joué pour prendre la troisième place de l’étape. « On était vingtièmes au départ de St Malo. On est passé un coup à terre puis un coup au large, puis un coup à terre puis un coup au large, et un coup entre les autres. C’était une régate pour nous ! » Ils terminent finalement à 71 secondes des vainqueurs.

Le départ de la seconde étape à destination de Perros-Guirec sera donné dimanche matin à 9 heures.

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Guillermo Altadill remporte la première étape à Nice

Victoire Guillermo Altadil
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On les savait en forme et forcément très expérimentés, mais Guillermo Altadill et ses acolytes auront confirmé entre Istanbul et Nice qu’au-delà de ces qualités avérées, ils sont à compter parmi les hommes forts de cette première édition de l’Istanbul Europa Race. A la lutte dès les premiers bords dans le Bosphore, 1876 a d’entrée de jeu figuré au rang des grands animateurs de la flotte. Toujours bien placés, les Espagnols ont enchaîné les choix judicieux et entamé dès les premiers milles les confrontations mano à mano avec la concurrence. Cette navigation à vue, quasi systématique avec Veolia Environnement d’abord, puis Foncia et Groupe Bel aura forcément été une belle source de motivation et d’étalonnage pour Altadill. A la barre de l’ancien monocoque Imoca de Loïck Peyron, le vainqueur du jour a enchaîné les milles depuis la prise en mains de son destrier et tire cette nuit les bénéfices de son travail. Dans un finish à couteaux tirés, il aura fallu attendre les derniers milles et un décalage au vent de la flotte pour jouer les oscillations avant de voir le sourire envahir le visage des Espagnols. A l’arrivée, le bonheur est bel et bien là pour l’équipage de 1876 qui remporte ici sa première victoire à la barre de sa nouvelle monture. A 48 heures du départ de la deuxième étape dont l’arrivée sera jugée à Barcelone, port d’attache du vainqueur à Nice, la pression ne devrait pas manquer de venir pimenter le jeu sur la suite de l’épreuve…

Réactions de Guilermo Altadill à l’arrivée à Nice :
 « C’a été une régate très compliquée. Je suis heureux de gagner cette étape vraiment incroyable marquée par beaucoup de changements dans le classement et des adversaires toujours proches. Il a toujours fallu travailler. C’est la première fois que je viens à Nice et même s’il fait nuit, c’est agréable de le faire en vainqueur. Entre Michel Desjoyeaux et moi, cela s’est joué à peu de choses, à ma décision de naviguer de côté pour profiter de l’oscillation du vent. C’est une décision que nous avons prise quand, au nord de la Sardaigne, nous comptions un retard de 15 milles sur Foncia et nous avons eu de la réussite. Nous avons passé Foncia sur sa droite en profitant d’une ligne de vent et lui était arrêté. Cela s’est joué en quatre milles samedi à 20h. Michel Desjoyeaux est une légende de la voile et c’est énorme de battre une légende.
C’est la première régate que je faisais avec ce bateau (l’ancien Gitana 80 de Loïck Peyron), un bateau très bien préparé. Première régate et première victoire. Je n’avais pas navigué en équipage depuis la Barcelona World Race en 2007 et si je n’avais pas beaucoup d’expérience dans cette classe Imoca, je pense avoir pris les bonnes décisions dans les moments clé et face aux meilleurs skippers de cette classe. Je suis très heureux d’avoir gagné mais cela me met de la pression avant la deuxième étape. A Barcelone, je dois absolument faire un bon résultat. »

 Temps de course de 1876 : 7 jours 17 heures 2 minutes et 45 secondes à la vitesse moyenne de 7,45 nouds

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Dans les petits airs vers Santander

Bernard Stamm Cheminées Poujoulat
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La première étape entre Saint-Malo et Plymouth, qualifiée de "tonique", "musclée" ou encore "mouvementée" par les concurrents, aura laissé des traces. Outre les trois abandons signalés hier, ce que l’on retiendra surtout ce sont les écarts importants à l’arrivée dans le port du sud-ouest de l’Angleterre. Si Zed 4 de Gérald Bibot et Didier Le Vourc’h a franchi la ligne d’arrivée à 17h08, heure française, Groupe 5 de Patrice Carpentier et Rune Assberg, handicapé par un problème de fuite de ballast, est arrivé à 00h11, soit plus de sept heures après ! " Il n’y avait quasiment plus de vent lorsqu’il est arrivé, explique Patrick Celton, Directeur de la course. Pour eux, comme pour les autres, le pit-stop obligatoire de six heures à Plymouth n’aura donc pas été de trop ! ". Un bon repas chaud, une douche, une sieste et la remise en ordre du bateau : tel aura été le programme pour chacun des duos lors de cette escale.

Zed 4 pénalisé, Cheminées Poujoulat pas réveillé
Si Zed 4 a été le premier arrivé en Angleterre, il n’a pas été le premier à mettre le cap sur Santander, terme de la deuxième étape. En effet, le tandem Bibot – Le Vourc’h a écopé d’une pénalité de quatre heures pour ne pas avoir respecté la marque de parcours des Minquiers, au sud-ouest des îles Anglo-normandes. Au lieu de six heures, il a donc été contraint d’attendre dix heures avant de repartir. A 23h31, c’était donc Cheminées Poujoulat (Bruno Jourdren et Bernard Stamm) qui devait s’élancer le premier vers l’Espagne mais une "panne de réveil" l’a fait décoller en troisième position derrière Les Conquérents de Normandie – Ville de Caen (Marc Lespesqueux et Jean-Charles Monnet) et Tzu Hang (Axel Strauss et Juerg Burger). " La preuve que la première étape a été dure " s’amuse Patrick Clerton. Jourdren et Stamm étaient cependant pointés en tête à 14 heures.

Changement de décor
Ce dimanche, les Class 40 évoluent dans 10 à 15 noeuds de vent et une mer relativement calme. Seul point commun avec la veille, une navigation au près. Si les conditions sont plutôt jugées "agréables" par une large majorité de la flotte, d’autres difficultés pointent d’ores et déjà le bout de leurs nez à l’horizon. Dans les prochaines heures, probablement en début de soirée, les duos devront négocier la pointe Bretagne. Ils auront alors le choix de passer dans le chenal du Four – le chenal maritime qui relie la mer d’Iroise à la Manche – ou le rail d’Ouessant – un dispositif de séparation du trafic maritime au large de l’île d’Ouessant. " Des écarts importants risquent de se creuser à ce moment-là car les courants sont relativement forts. Ceux qui passeront avec la bonne marée auront l’avantage ", prévient Celton. Reste que le passage de la pointe Bretagne ne sera pas le seul point délicat à négocier. Dès l’entrée dans le golfe de Gascogne, les Class 40 vont devoir contourner un bulle anticyclonique actuellement plantée au milieu de leur route. De quoi garantir du suspense !

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Coup double pour François Gabart

gabart 09
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« Je vous présente Jean-François Cuzon ! Il n’a jamais été battu en Figaro : deux régates et deux victoires ! » s’exclame François Gabart, le jeune skipper d’Espoir Région Bretagne après avoir franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de l’étape Saint Quay Portrieux – Perros Guirec. La côte nord sourit à l’ancien champion du monde de 470 qui n’avait jamais régaté en Figaro Bénéteau avant de prendre part au Tour de Bretagne avec l’égérie du Centre d’entraînement de Port-La-Forêt.
 
Tout s’est joué à mi-parcours lors du passage exceptionnel de la flotte dans le dédale de Bréhat. Depuis le départ de Perros Guirec, Gérald Véniard et Eric Péron (Skipper Macif) étaient en tête. « Juste après un empannage, on a regardé si on n’avait pas d’algues dans les safrans et on a oublié de surveiller à l’intérieur de la route. C’est alors que l’on a été passé par Espoir Région Bretagne » explique Gérald Véniard, finalement cinquième de l’étape.
 
« Ce passage entre Bréhat et la côte, c’était sport » complète le vainqueur de l’étape. « C’était assez chaud. On a envoyé le spi, on a affalé le spi, puis on l’a renvoyé. On était alors juste derrière Skipper Macif qui menait depuis le départ. On a été les premiers à empanner dans les Héaux de Bréhat… » puis à prendre les commandes de la course jusqu’au tour d’honneur autour de l’île de Tomé.
 
Les algues, omniprésentes sur le parcours ont joué un mauvais tour à l’équipage de Skipper Macif. « C’est un paramètre important à prendre en compte ici » souligne pour sa part Nicolas Lunven. Associé à Jean Le Cam, le jeune Vannetais, vainqueur de la Solitaire du Figaro cet été, est parvenu à s’imposer sur la deuxième marche du podium à l’issue d’un bord de près final lors duquel les voiliers ont enchaîné les virements de bords. « On n’a fait que grappiller des places. C’était difficile car le niveau est élevé mais on a passé une super journée et le résultat est là ! »
 
« On est arrivé deuxième à Tomé pour finir troisième de l’étape » ajoute Gildas Mahé, le remplaçant de Jeanne Grégoire cette saison au rôle de skipper titre du Figaro-Bénéteau Banque Populaire. « Ça distribuait depuis le départ avec la renverse du courant et les effets de site. Il n’y avait pas de quoi s’embêter ! Ensuite, il fallait faire attention et rester concentré. »
 
Au classement général, Espoir Région Bretagne, vainqueur des deux premières étapes est leader avec deux points. François Gabart et Jean-François Cuzon devancent de cinq points Fred Duthil et François Lebourdais (Bbox Bouygues Telecom), quatrièmes à Perros Guirec. Les premiers bizuths de l’étape sont Fabien Delahaye et Paul Meilhat (Port de Caen Ouistreham).
 
Le départ de la troisième étape à destination de Brest sera donné à 19 heures 30 lundi 7 septembre. Les premiers sont attendus en début de matinée mardi dans le port finistérien.

Bréhat : une première par l’intérieur !
 Pour la première fois cette année, les Figaro Bénéteau sont passés par l’intérieur entre l’île de Bréhat la pointe de l’Arcouest située au nord-ouest de Paimpol. François Gabart : « Il fallait y aller pour le spectacle et, en plus, on avait les conditions idéales pour le faire ! » Il y a quatre ans, le manque de vent avait imposé un passage au moteur. Lors de la précédente édition, il y a deux ans, les voiliers étaient passés à l’extérieur. Cette année, les voiliers sont arrivés sous spinnaker pour contourner les îlots, roches émergeantes et phares et ainsi passer entre la côte de granite rose et l’île habitée la plus au Nord de la région. « Pour le passage de Bréhat, j’avais le local de l’étape à bord, (ndr : Vincent Biarnès) alors c’était bien. Mais c’était chaud car il y a des cailloux partout. Mais c’est le jeu ! » ajoute le Brestois Gildas Mahé.

CLASSEMENT 2E ETAPE ST QUAY PORTRIEUX – PERROS GUIREC, avant jury
1 : ESPOIR REGION BRETAGNE (François Gabart, Jean-François Cuzon) à 16h23:33
2 : CGPI (Nicolas Lunven, Jean Le Cam)
3 : BANQUE POPULAIRE (Gildas Mahé, Vincent Biarnès)
4 : BBOX BOUYGUES TELECOM (Frédéric Duthil, François Lebourdais)
5 : SKIPPER MACIF (Eric Péron, Gérald Veniard)
6 : DEFI MOUSQUETAIRES (Thomas Rouxel, Sébastien Josse)
7 : LUISINA (Eric Drouglazet, Laurent Pellecuer)
8 : GAVOTTES (Jean-Pierre Nicol, Frédéric Rivet)
9 : PORT DE CAEN OUISTREHAM (Fabien Delahaye, Paul Meilhat)
10 : SAMSUNG MOBILE (Joseph Brault, Antoine Koch)
11 : RENAULT ARCADIE (Ronan Treussart, Thibault Vauchel)
12 : SENOBLE (Arnaud Godart-Philippe, Yannick Le clech)
13 : SUZUKI AUTOMOBILES (Thierry Chabagny, Alexis Littoz)
14 : TRIER C’EST PRESERVER (Laurent Gouezigoux, Etienne Svilarich)
15 : ESPOIRS HABITABLES BAIE DE MORLAIX (Damien Cloarec, Guillaume Rivoalen)
16 : AGIR RECOUVREMENT (Adrien Hardy, Dominique Hardy)
17 : ALL MER – INEO GDF SUEZ (Alexis Loison, Jérome Aubert)
18 : ALHYANGE Acoustique (Vianney Jacquier, Pierre Dombre)
19 : AUDITION SANTE (Rolf Toulorge, Bruno James)
20 : ILIDAN (Antoine Carraz, Johan Barbarin)
21 : GRANDEUR NATURE (Sébastien Thétiot, Laurent Mermod)
22 : ITO MARINE (Gwenole Bernard, Vincent Fresnais)
23 : SYNERGIE (Isabelle Joschke, Tanguy Leglatin)
24 : OPERA EN PLEIN AIR (Jérôme Samuel, Jean-François Robin)
25 : Groupe SNEF (Jean-Paul Mouren, Elise Garçin)
26 : YAKA (Clément Machetel, François Coudray)
27 : MARCO POLO (Frédéric Espagnon, Gaël Ledoux)
28 : GENERALI (Philippe Laot, Jean-Baptiste Epron)
29 : SONIC BOOM II (Simon Brady, ANDY Greenwood)
30 : COTES D’ARMOR (Oswenn Le Foll, Tual Le Guillerm)
31 : ARTEMIS OCEAN RACING (Jonny Malbon, Nick bubb)
32 : ENTREPRENDRE (Lafont Presse) (Matthieu Girolet, Alexandre Toulorge)
33 : HCI (Vincent Vachette, Sébastien Debeaupté)
34 : MARINE POOL (Louis-Maurice Tannyeres, Hugues Bousquet)

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Deux Français en quarts de finale à Saint-Moritz

St Moritz
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On peut noter surtout l’élimination de Mathieu Richard mis sous pression dans ses dernières rencontres face à Torvar Mirsky et Adam Minoprio.  Certes les conditions n’étaient pas des plus faciles ce vendredi et deux des ténors du circuit, Ian Williams et Sébastien Col ont même échoué au passage de la marque sous le vent pendant leur duel.  Williams a réussi à s’en sortir plus rapidement que son adversaire pour remporter ce match.   La bagarre entre Philippe Presti et Adam Minoprio a été également âprement disputée et malgré les efforts du Français, c’était le Néo-Zélandais qui a pris l’avantage et a remporté le duel. 
Petite consolation pour le Suisse Eric Monnin, car après une semaine décevante il a réussi à battre le numéro un mondial Adam Minoprio.  Suite au round robin, les organisateurs ont annoncé le départ des quarts de finale.  Franceso Bruni a choisi de se confronter à Philippe Presti, pendant que le Britannique Ian Williams a opté pour Sébastien Col, ce qui signifiait que Peter Gilmour allait se retrouver face à Adam Minoprio. Presti et Col ont montré aux adversaires qu’ils avaient mal choisi, et le vétéran australien, Peter Gilmour s’est incliné face au jeune Néo-Zélandais Minoprio. 
Suite des quarts de finales ce samedi dès 11 heures.

Classement à la fin du round robin
– 1: Torvar Mirsky, AUS, Mirsky Racing Team; 8
– 2: Francesco Bruni, ITA, Team Joe Fly Match Race; 8
– 3 : Ian Williams, GBR, Team Pindar; 7,5
– 4: Philippe Presti, FRA, French Match Racing Team; 7
– 5: Sébastien Col, FRA, French Match Racing Team; 6
– 6: Peter Gilmour, AUS, YANMAR Racing; 6
– 7: Adam Minoprio, NZL, ETNZ/BlackMatch; 5
– 8: Matthieu Richard, FRA, French Match Racing Team; 5
– 9: Johnie Berntsson, SWE, Berntsson Sailing Team; 4
– 10: Björn Hansen, SWE, Onboard Sailing Team; 3
– 11: Alvaro Marinho, POR, Seth Sailing Team; 3
– 12 : Éric Monnin, SUI. Swiss Match Race Team; 2

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Les Voiles de Saint-Tropez, un rendez-vous attendu

les voiles de saint tropez
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Du 27 septembre au 4 octobre, Saint-Tropez redeviendra La Mecque du Yachting. Avec des voiliers plus que centenaires, des lignes d’une autre époque, des membrures éprouvées, la classe des voiliers classiques est un véritable livre d’histoire ouvert. La grande majorité de ces bateaux participera au « Trophée Rolex ». La baie de Saint-Tropez devrait réserver aux concurrents des conditions météorologiques changeantes : de la pétole au coup de Mistral en passant par des régimes de vents assez modérés.

Le Trophée Rolex

Durant 4 jours, les yachts classiques de plus de 16 mètres régateront pour les Voiles de Saint-Tropez mais également pour le Trophée Rolex. Chaque régate sera l’occasion pour ces participants de briller sur l’eau pour accumuler le moins de points possible. Dimanche 4 octobre, journée de la remise des prix, Rolex récompensera donc un équipage qui aura fait preuve de régularité et de performance à l’image des précédents vainqueurs.

Les précédents vainqueurs du Trophée Rolex

Rowdy, vainqueur du Trophée Rolex en 2008
Dessiné par Nathanael Herreshoff, Rowdy est l’un des derniers voiliers de la Class 40 du New York Yacht Club, voulu et réalisé par le magicien de Bristol. Construit en 1916, Rowdy a bénéficié d’une restauration complète, comme la plupart de ces unités presque centenaires. C’est dans le Maine que Rowdy a retrouvé une deuxième jeunesse. Herreshoff réalisait des voiliers performants en prenant garde d’allier confort, espace, luxe intérieur et prouesse technique pour des régates entre trois bouées.

Agneta, vainqueur du Trophée Rolex en 2007
Construit en 1951, ce très beau monocoque de 25,10 mètres est immanquable sur l’eau avec sa coque en acajou et sa voilure pourpre majestueuse. Propriété de Giovanni Agnelli pendant 30 ans, ce voilier est mondialement connu depuis la parution d’une photo du célèbre fondateur de Fiat plongeant de son bateau dans les eaux tropéziennes.

So Fong, vainqueur du Trophée Rolex en 2006
Dessiné par les célèbres architectes Sparkman & Stephens, So Fong a été construit à Hong Kong en 1937. Ce monocoque de 26 mètres, battant pavillon espagnol, appartient, depuis 5 ans, à Bruno Entrecanales.

Programme des Voiles de Saint-Tropez 2009

Voiliers de tradition
Dimanche 27 et lundi 28 septembre : accueil et contrôles. Dimanche 27 septembre : arrivée de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France, en provenance de Cannes. Mardi 29 septembre, mercredi 30 septembre, jeudi 1er octobre (Journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup). Vendredi 2 et samedi 3 octobre : parcours côtiers, 1er départ 12h. Dimanche 4 octobre : 12h remise des prix.

Voiliers modernes
Samedi 26 et dimanche 27 septembre : accueil et contrôles. Lundi 28, mardi 29 septembre, mercredi 30 septembre, jeudi 1er octobre (journée J. Laurain, Journée des défis). Vendredi 2 et samedi 3 octobre : parcours côtiers, 1er départ 11h30. Dimanche 4 octobre : 12h remise des prix.

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34 Figaro-Bénéteau à St Malo

Tour de Bretagne
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C’est à 11 heures samedi matin que les 34 Figaro Bénéteau vont s’élancer pour la première étape du tour de Bretagne 2009. Ils vont rejoindre dans la journée Saint Quay Portrieux en passant par le Cap Fréhel, soit trente-trois milles d’échauffement pour huit jours de course jusqu’à La Trinité-sur-Mer où sera jugée l’arrivée finale samedi 12 septembre prochain. Après les vents forts de vendredi, changement d’ambiance samedi matin. Les marins vont naviguer dans 5 à 10 nœuds de vent d’ouest et tirer des bords pour rejoindre les Côtes d’Armor en fin d’après-midi.

Un classement bizuth pour nouveauté

La nouveauté de l’édition 2009 vient de la création d’un classement bizuth tout comme cela existe sur la Solitaire du Figaro. Il s’agit de récompenser les équipages dont aucun des deux skippers n’a déjà participé à la course. Ce sera le cas, par exemple, de l’équipage de Port de Caen Ouistreham. Il est composé par les deux premiers du classement bizuth de la Solitaire. Les deux marins, après s’être affrontés en août, se retrouvent à bord du même bateau en septembre. « C’est mon premier Tour de Bretagne et j’y participe avec Paul Meilhat » précise Fabien Delahaye. « Lors du salon nautique 2008, je lui ai proposé d’être mon équipier sur le Tour de Bretagne. Cet été, sur la Solitaire du Figaro, on a régaté l’un contre l’autre pendant un mois et cette fois-ci, on va régater contre les autres ! »

Côté bizuth, il n’y a pas que des petits jeunes car on retrouve aussi le Marseillais Jean-Paul Mouren. « Je suis le plus expérimenté des bizuths » rappelle le skipper de Groupe SNEF qui n’a pas moins de 23 Solitaire du Figaro à son actif. « Je participe au tour de Bretagne pour remplacer la course Cap Istanbul qui a été supprimée du calendrier. C’est donc l’occasion de finir la saison de façon agréable. J’y participe avec Elise Garcin avec qui j’ai déjà participé à deux Cap Istanbul en double. » Pour Elise, une des deux jeunes femmes engagées, ce sera aussi la première participation.

L’autre femme de la course est la Franco-Allemande Isabelle Joschke. Son équiper, Tanguy Leglatin l’entraîne régulièrement à Lorient. « Isabelle m’a proposé de faire le Tour alors j’y vais en tant qu’équipier » précise Tanguy. « Cela va me permettre de voir ce que c’est qu’un Figaro Bénéteau 2 en course. Je n’y vais pas pour faire de l’entraînement avec Isabelle. Du coup, je vais apprendre beaucoup parce que le parcours est génial. Le format se prête bien pour parfaire sa connaissance du bateau. On va voir les autres tout le temps, on va rester au contact et on recommence la partie plusieurs fois. On peut alors se permettre de se remettre en cause et de progresser sur le bateau. »

Pour d’autres bizuths comme le spécialiste du catamaran F18 Thibault Vauchel-Camus (Renault Arcadie), c’est l’occasion de découvrir le circuit avant de prendre part à la Solitaire, si possible dès l’année prochaine. « C’est ma première vraie course en Figaro-Bénteau même si j’ai déjà participé à un National de la série avec Fred Duthil. Je viens naviguer sur ce circuit car j’ai envie de faire la Solitaire du Figaro l’année prochaine et pour cela, il faut naviguer ! J’ai la chance de participer au Tour de Bretagne avec Ronan Treussart. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience et c’est l’occasion d’apprendre. »

Des Normands autour de la Bretagne

« Nous sommes deux équipages 100% normands avec celui de Rolf Toulorge et Bruno James » prévient Alexis Loison, le skipper d’All Mer Inéo GDF Suez. « En plus de nous deux, il y a Alexandre Toulorge qui navigue avec le Sudiste Matthieu Girolet et Fabien Delahaye qui navigue avec Paul Meilhat. » Autour de la Bretagne, il n’y a donc pas que des Bretons ! Il y a quelques Sudistes avec le Marseillais Mouren en chef de fil. Et il y aussi un petit détachement de Normands, venus en voisins défier les Bretons.

« Nous étions sept Figaros normands sur la Solitaire » rappelle Fabien Delahaye. « Cela fait un beau collectif de coureurs bas-normands sur la filière Figaro. Mais moi qui suis issu de Caen comme mes partenaires, je m’entraîne depuis janvier au centre d’entraînement de Port-La-Forêt. » Il connaît donc parfaitement ses adversaires dont la majorité naviguent en Finistère Sud tout au long de l’année.

Chez ces normands, le père et le fils Toulorge, deux habitués du circuit Figaro sont présents mais à bord de bateaux différents. Rolf, le père d’Alexandre, vient sur le Tour pour le plaisir. « Nous sommes deux amateurs ! Notre objectif est de nous amuser tout en faisant de notre mieux. » Et cela « sans se prendre le chou » prévient-il.

Ils ont dit aussi…

– Fabien Delahaye – Port de Caen Ouistreham : « Paul Meilhat et moi nous sommes tous les deux issus de la filière dériveur. Lui du 49er et du Laser et moi du 470. On se connaît aussi du Tour de France à la Voile. Pour nous, c’est la dernière course de la saison. C’est une belle course et on va naviguer dans des coins sympas. Cela va être une belle bagarre en double pour terminer la saison Figaro-Bénéteau. En plus, c’est pratique de pouvoir confronter les points de vue à bord. »

– Alexis Loison – Allmer Inéo Gdf Suez : « Ce sera mon troisième Tour de Bretagne. J’y avais participé, il y a quatre ans avec Alexandre Toulorge et il y a deux ans avec, déjà, mon équipier Jérôme Aubert.Par rapport à ce que l’on connaît en Normandie, on ne sera pas dépaysé car nous naviguons aussi chez nous le long des côtes avec beaucoup de courant. En tout cas, cette épreuve est super belle et on va essayer de placer plein de Bretons derrière nous. »

– Tanguy Leglatin – Synergie : « C’est mon premier Tour de Bretagne et ma première course en Figaro 2. Je n’ai pas beaucoup navigué cette année : J’ai fait le Record SNSM sur le JPK 998 et deux jours de Tour de France à la voile. Les Figaro, je les connais bien de l’extérieur parce que je les entraîne à l’année à Lorient. »

– Rolf Toulorge – Bandit Manchot : « Je participe au Tour de Bretagne avec le même équipier qu’il y a deux ans. On va essayer de faire mieux qu’il y a deux ans. Nous avions terminé dix-huitièmes. Mais sans se prendre le chou ! Le reste de l’année, je navigue à Cherbourg. Je participe au Tour des Ports de la Manche en Class 10 et aux entraînements d’hiver et bien sûr un peu de Figaro. »

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A l’assaut des 1000 milles Brittany Ferries

1000 Milles Brittany Ferries
DR

Un vent de 25 nœuds de secteur Nord-Ouest assez soutenu accompagnera la flotte jusqu’en milieu de nuit pour mollir progressivement jusqu’à 10 nœuds aux abords des côtes anglaises. Comme toujours le passage des îles Anglo-Normandes sera à négocier avec précaution et il faudra jouer avec les courants, forts en cette période de vives-eaux. L’allure phare de la course devrait être le près, ça risque de taper et d’être éprouvant pour les équipages ainsi que pour les bateaux.

Armel Tripon, le co-skipper de Damien Seguin sur Ville de Guérande est plutôt impatient de quitter le port de Saint-Malo. « Nous allons partir sous le soleil avec du vent, c’est parfait. Tout ça s’annonce plutôt bien. Après le plateau des Minquiers, on va devoir louvoyer, ce qui présage pas mal de manœuvres. Je suis content de partir sur 40 pieds, ça change du Figaro, c’est plus rapide, il y a plus de combinaisons de voiles et les sensations de vitesse sont vraiment sympa. Avec Damien, ça devrait bien se passer, on a fait les courses d’avitaillement ensemble et il n’y a pas eu d’engueulade, alors je suis confiant ».

Louis Duc, le co-skipper de REV 86, qui confiait qu’il est toujours content de partir, mais aussi toujours content de rentrer, s’est concentré sur la préparation de la traversée de la Manche. « Jusqu’au plateau des Minquiers, ça va être le bord rigolo. On va débrider le bateau et ça va mouiller sur le pont. Après cela, ce sera sympa aussi mais pour d’autres raisons : à partir du moment où il y a du louvoyage, il y a de la tactique et des coups à faire. Voilà pour la première partie de course, et pour le reste on verra plus tard. Nous allons vivre une belle course, il y a un beau plateau et plusieurs bateaux différents, Pogo, Akilaria ancienne et nouvelle génération, JPK ou encore le plan Roger de Bruno Jourdren, ce sera l’occasion de faire des comparaisons ».

L’arrivée à Plymouth est prévue dans la matinée de demain. Les navigateurs auront alors, six heures pour se restaurer, se reposer et goûter au charme anglais avant de reprendre la mer en direction de la côte Cantabrique.

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