Un mail anonyme adressé dimanche 11 février à la FFVoile et au Télégramme (également organisateur de course avec sa filiale OC Sport) dénonce un skipper qui aurait été routé sur le dernier Vendée Globe. Ce qui est formellement interdit. Un jury va être constitué pour étudier les éléments envoyés.
Jean-Luc Denechau, président de la FFVoile : ” J’ai reçu un mail anonyme dimanche après-midi concernant un skipper du dernier Vendée Globe, dans lequel nous pouvons penser qu’il y a une présomption de routage. Sous réserve de la véracité des éléments qui sont fournis dans ce mail, j’ai souhaité appliquer ce qui est prévu dans les Règles de Course à la Voile (RCV) de World Sailing, la fédération internationale de voile. Selon l’application de la règle 69, j’ai demandé au président du comité de course et à l’autorité organisatrice du dernier Vendée Globe de désigner un nouveau jury de course, ce qui sera fait prochainement. Ce jury pourra entendre les différentes parties prenantes et éventuellement en faire un rapport. Nous serons alors en mesure de décider si nous entamons des procédures disciplinaires. “
Le mail anonyme adressé au Télégramme et à la FFVoile, comprendrait des copies d’écrans de routage et de message entre un ou une skipper en mer et un ou une à terre. L’Equipe s’est également procuré les messages qui concernerait un routage autour du cap Horn et un autre à l’arrivée. Les deux personnes incriminées sont engagés sur le prochain Vendée Globe selon l’Equipe.
On peut se poser la question du procédé. Un mail anonyme, 3 ans après les faits. Il est lamentable. Mais surtout pourquoi maintenant ? et ce à quelques mois du départ du prochain Vendée Globe. S’agit-il d’éliminer un skipper concurrent ? de régler des comptes. C’est vraiment affligeant. Reste maintenant à vérifier les documents et les faits qui demanderont un peu de temps. La notion d’assistance et son encadrement est un sujet qui revient à chaque Vendée Globe. Ayant vu une copie d’écran de l’un de ces échanges, on est plus près du coach mental et du support psychologique qu’un véritable routage.
Alain Leboeuf, Président du Vendée Globe a réagit également dans la journée : ” Le Président de la Fédération Française de Voile m’a tenu informé de l’e-mail anonyme qu’il venait de recevoir, mettant en cause un skipper qui aurait bénéficié d’informations de routage lors du dernier Vendée Globe. La Fédération Française de Voile s’est saisie de l’affaire et a demandé au Comité de Course de désigner un Jury qui sera chargé d’analyser la véracité et le contenu des éléments en question. Je fais entièrement confiance à l’autorité sportive référente et j’attendrai les conclusions de son enquête a indiqué Alain Leboeuf, Président du Vendée Globe. “
La Classe IMOCA : ” Nous avons été informés de la publication d’un article faisant état de suspicion de routage dans le cadre du Vendée Globe 2020-2021. Cette situation est actuellement entre les mains des institutions compétentes, chargées de la régulation et de la surveillance des compétitions au sein de la Fédération Française de Voile. Nous exprimons notre confiance totale en leur capacité à mener des investigations impartiales et approfondies. L’utilisation de l’assistance météorologique personnalisée et du routage provenant de sources externes au bateau est interdite dans le contexte des compétitions IMOCA. Ces règles constituent un pilier fondamental de notre engagement envers l’équité et l’intégrité sportive. Dans cette optique, nous soulignons l’importance d’une procédure menée en bonne connaissance de nos courses et de leurs règlements, de manière sereine et exhaustive.”
François Gabart et son écurie MerConcept ont racheté l’Ocean Fifty d’Armel Tripon et avec 11th Hour Racing comme partenaire lance un programme pour favoriser la mixité dans la course au large. UpWind by MerConcept a pour vocation de recruter, former et accompagner une équipe de six navigatrices sur le circuit Ocean Fifty, en vue d’accompagner l’une d’entre elles sur la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026.
UpWind by MerConcept souhaite par ce biais transformer la course au large en rendant notamment la voile plus inclusive. Ce nouveau programme renforcera ainsi le vivier de talents féminins, permettant à terme, la composition d’équipages mixtes. François Gabart, fondateur de MerConcept, détaille : « Chez MerConcept, nous sommes convaincus que la pluralité est un facteur de performance dans les équipes. Notre mission avec UpWind est de soutenir et de donner aux navigatrices les moyens d’exceller dans la course au large en multicoque de compétition, et de faire tomber les barrières. Une première étape pour y parvenir est de favoriser leur détection et leur accompagnement en multicoque afin que toutes les équipes ayant des campagnes de records, comme le Trophée Jules Verne, puissent composer des équipages mixtes. En tant qu’entreprise à mission, nous devons changer le statu quo, et chez MerConcept, nous sommes ravis de faire partie de la solution », conclut-il.
Le processus de candidature est ouvert, et les navigatrices du monde entier sont invitées à postuler en remplissant le formulaire sur le site web de UpWind by MerConcept avant le 20 mars 2024.Cécile Andrieu, Directrice du Département Racing chez MerConcept : « Nous sommes ravis de l’ouverture des inscriptions. Nous sommes ouverts à tous les profils, dont les étrangères. Sachant que l’esprit du projet revêt aussi bien un critère de performance que de diversité, nous cherchons des skippers avec une bonne expérience de la navigation, que ce soit au large, en dériveur, match-racing ou en série olympique, mais aussi et surtout, des personnes ayant le désir profond de participer à un projet différent. À la fin de la semaine de sélection en avril, l’idée est de former deux groupes : un premier, axé sur la performance, qui participera aux Grands Prix et aux épreuves transatlantiques, et un deuxième qui sera en charge des convoyages et des entraînements, en vue d’engranger de l’expérience. »
Fin 2023, MerConcept est devenue propriétaire de l’OceanFifty anciennement skippé par Armel Tripon. Actuellement au chaud dans le hangar de Concarneau, le bateau subit un chantier complet de rénovation avant sa mise à l’eau prévue pour la fin du mois de mars. Le programme de course 2024 du circuit Ocean Fifty recemment annoncé inclut quatre épreuves majeures entre juin et octobre, dont une transatlantique. Francesca Clapcich a été nommée à la barre de cette nouvelle équipe. Seule navigatrice Italienne à avoir remporté The Ocean Race à bord de l’Imoca 11th Hour Racing en 2022-23, elle dispose d’une solide expérience en course au large et dans la navigation en équipage.
« Francesca est la personne idéale pour UpWind by MerConcept », détaille François Gabart. « Son CV voile est très impressionnant, avec les Jeux Olympiques, la Coupe de l’America Féminine, la Solitaire du Figaro et bien sûr The Ocean Race à son palmarès. Elle est compétitive, motivée sur l’eau et très impliquée dans le développement de notre sport à tous les niveaux. Nous sommes vraiment heureux qu’elle soit à la tête de ce que nous espérons être une équipe internationale de navigatrices de tous horizons. » La navigatrice italienne confie : « L’OceanFifty est le support idéal pour UpWind. Le trimaran va nous permettre d’effectuer des rotations avec toute l’équipe au fur et à mesure des épreuves et d’avoir un réel partage d’expérience au sein de l’équipage. En régates, la classe Ocean Fifty propose aussi bien des parcours au large que des parcours côtiers. Nous devrons donc être capable de changer rapidement d’un mode à l’autre. Ce sera très enrichissant et j’ai hâte que la sélection ait lieu pour démarrer tout ça ! »
À l’issue de la phase de candidatures, une présélection de 12 candidates sera effectuée et annoncée. Ces navigatrices seront ensuite invitées à Concarneau pour une semaine de sélection dans le courant du mois d’avril, afin de choisir les six futures membres de l’équipe. 11th Hour Racing est désormais bien connu dans le monde de la course au large en France. Basée à Newport aux Etats-Unis, 11th Hour Racing est connue pour son engagement dans la santé des océans et a souhaité élargir son spectre afin d’inclure la diversité et l’accessibilité à la course au large. Cécile Andrieu, Directrice du Pôle Course au Large chez MerConcept :« Nous sommes ravis d’accueillir 11th Hour Racing dans cette aventure. Leur engagement en faveur de la durabilité, de la diversité et de l’innovation s’aligne parfaitement avec l’objectif de Mer Concept d’inscrire la course au large dans une performance durable. » Michelle Carnevale, présidente de 11th Hour Racing, explique : « L’accompagnement de MerConcept dans ce nouveau projet montre notre engagement à accroître la diversité dans la voile de haut niveau et à créer un exemple dans d’autres disciplines sportives. Depuis plus de dix ans, nos actions de partenariats ont été axées sur le sport, l’innovation stratégique et les technologies durables. UpWind by MerConcept marque une progression importante pour les femmes dans la voile, et nous sommes impatients d’être témoins de son influence positive dans l’avenir de la course au large. »
Banque image embarquée 2023 SODEBO Ultim 3
Skipper Thomas Coville
Photo Vincent Curutchet / Team Sodebo
Thomas Coville a franchi la longitude du cap Horn dans la nuit de dimanche à lundi, à 01h40. Parti le 7 janvier de Brest, le skipper de Sodebo Ultim 3 aura mis 35 jours 12 heures et 10 minutes pour retrouver l’Atlantique Sud, il aura passé 22 jours dans le Grand Sud entre les caps de Bonne-Espérance et le Horn, dont une escale technique d’un peu plus de deux jours à Hobart (Tasmanie). Place désormais au dernier grand tronçon de la course autour du monde en solitaire avec la remontée de l’Atlantique jusqu’à Brest.
Dans ce sprint final mené par Charles Caudrelier en tête à 2100 milles du skipper de Sodebo Ultim 3, Thomas Coville va tenter de revenir sur Armel Le Cléac’h qui a passé le Horn dimanche matin et qui le devance d’environ 230 milles.
Ecoutez la réaction de Thomas Coville : ici
Le « cap de Bonne Délivrance »
Passé au cap de Bonne-Espérance après 13 jours et 13 heures de mer, au cap Leeuwin au bout de 21 jours et 12 heures, Thomas Coville aura donc mis 35 jours et 12 heures pour arrondir le cap Horn, synonyme de sortie de l’océan Pacifique, qu’il qualifie « d’océan papier de verre » parce qu’il use marins et bateaux. « J’ai longé la Patagonie toute la nuit dernière et ce matin, il y avait trop de nuages pour que je puisse apercevoir les montagnes enneigées, me voilà maintenant au cap Horn, la pointe extrême de l’Amérique du Sud, la Terre de Feu. C’est un endroit assez fantastique, pour moi le plus fascinant de la planète en tant que marin, a-t-il raconté dans une note vocale envoyée à son équipe. Je l’ai passé plusieurs fois, en solitaire, en équipage, en multicoque, en monocoque, certains disaient qu’on avait le droit à une boucle d’oreille, j‘aurais l’air malin avec dix boucles d’oreille ! »
Et le skipper de Sodebo Ultim 3 d’ajouter, à propos de ce passage symbolique, toujours très attendu des « tourdumondistes » : « Que ce soit en compétition ou en record, en équipage ou en solitaire, c’est forcément très fort. Vous avez fait beaucoup d’est depuis des semaines et des semaines, et là, vous commencez à remonter vers le nord. C’est un virage à 90 degrés, qu’on ne passe pas souvent, je l’ai souvent surnommé le « cap de Bonne Délivrance ». C’est un soulagement de rentrer maintenant dans des zones où il y a un peu plus de trafic, c’est un peu moins la panique que quand on est loin de tout. On retrouve des endroits plus « classiques », qu’on connaît mieux. »
Un Grand Sud marquant
Le Grand Sud est désormais dans le sillage de Sodebo Ultim 3 qui n’aura guère été épargné par les océans australs, avec des conditions de vent et de mer difficiles, des soucis techniques et une escale de 50 heures à Hobart pour réparer (système de descente de foil, balcon et filet avant arrachés…). Autant d’événements qui font dire à Thomas Coville : « Le passage du Horn, c’est aussi le moment de regarder comment on a réagi à tous ces faits de course et à ces rebondissements. J’ai réussi à le faire, mais pas tout seul, grâce à une équipe et des gens qui m’ont soutenu et m’ont dit qu’on allait trouver des solutions. Ce qui a été le cas, ces petites victoires sont de grandes victoires, parce que ça a demandé beaucoup d’engagement physique, technique et collectif pour rester dans la course. Aujourd’hui, je peux m’autoriser à me dire que je suis un bon marin, je repasse le cap Horn en ayant vécu quelque chose de complètement différent par rapport aux fois précédentes. »
Une compétition sur l’Atlantique
Thomas Coville et son équipe de routage sont désormais tournés vers la remontée de l’Atlantique Sud, souvent très complexe en raison d’une météo particulièrement instable le long de l’Amérique du Sud. Le skipper de Sodebo Ultim 3 fait désormais route « dans le bon sens », cap vers le nord et Brest. Il a une motivation supplémentaire pour faire avancer son bateau le plus vite possible : celle d’avoir dans son viseur Armel Le Cléac’h, qui a franchi le Horn une vingtaine d’heures avant lui, dimanche matin.
« J’avais envie de cette course et de cette compétition, je voulais être en confrontation, et non plus en record, et là, je me retrouve avec Armel Le Cléac’h, qui est entre 250 et 450 milles devant moi. On a fait tout le Pacifique en se tirant la bourre, c’est un privilège et une vraie satisfaction de me bagarrer avec Armel, vainqueur du Vendée Globe (2016). J’apprécie et je respecte tous les coureurs, mais Armel est pour moi une référence. On est un peu dans la même course, avec nos déboires techniques qui nous ont coupé les ailes sportivement à plusieurs moments, mais avec aussi la hargne et l’envie d’en découdre. »
L’équipage italien “Translated 9” en tête de la course a signalé vendredi un dommage sur la coque de son Swan 65. Deux fissures se sont développées dans les sections arrière de l’ancien de la Whitbread, précédemment connu sous le nom d’ADC Accutrac. Il a rejoint les îles Malouine pour tenter de réparer.
Peu après le premier contact, la décision a été prise de déclarer un code orange, et les centres de coordination de sauvetage maritime concernés ont été informés et ont surveillé la situation. Le capitaine n’a demandé aucune assistance. Deux vidéos montrant les dommages ont été envoyées à l’OGR et transmises aux ingénieurs de l’équipe à terre pour inspection. Après une évaluation minutieuse des dommages, le capitaine a décidé de se mettre à l’abri aux îles Malouines, mais aucune décision n’a encore été prise concernant la nécessité d’une assistance externe pour les réparations à bord. Si une assistance externe s’avère nécessaire, “Translated 9” sera retiré du classement OGR pour la troisième étape de la course.
Le stratifié de la coque est déchiré et fléchit. Il a été suggéré qu’une tension supplémentaire sur la coque pourrait agrandir la fissure, ce qui pourrait empêcher de stopper l’entrée d’eau et risquer de faire couler le bateau. Une réparation temporaire est actuellement tentée. L’équipage gère l’entrée d’eau pour le moment. Aucune assistance n’est nécessaire et le capitaine a le contrôle de la situation. Les communications par satellite sont bonnes, et tout l’équipement de sécurité est opérationnel. L’équipage a envoyé une vidéo des dommages à l’OGR CONTROL et aux ingénieurs à terre pour obtenir des conseils. Le bateau est à quai à Falkland. Pendant ce temps-là Pen Duik VI se rapproche de l’arrivée en Uruguay à 370 mn.
Armel Le Cléac’h, skipper du Maxi Banque Populaire XI a passé le cap Horn ce dimanche matin, à 6 h 01 50 sec (heure française), après 34 jours, 16 heures, 31 minutes et 50 secondes de course. Soit quelques 4 jours et 12 heures après Charles Caudrelier sur le maxi Edmond de Rothschild qui est à 1834 mn.
« Il fait nuit, je n’ai pas pu vraiment admirer le paysage ! Forcément, ce n’est pas la même émotion : j’aurais aimé le passer de jour pour en profiter un peu. Ce sera pour tout à l’heure au passage des îles des États (à la pointe Sud-Est de la terre de feu NDRL). Mais je sens qu’on sort des mers du Sud, qu’on sort des conditions parfois difficiles que j’ai eu pendant plusieurs jours. Malheureusement, la transition ne va pas se faire tout de suite parce qu’il va y avoir à nouveau du mauvais temps pendant quelques jours encore. Mais ça fait du bien de retrouver un peu la civilisation, la terre… Je sais qu’on va naviguer dans une zone où on est proche des secours, de la logistique possible autour de nos bateaux… C’est rassurant. »
Les conditions du moment « On finit la traversée des mers du Sud à 56° Sud. Il fait froid et c’est humide avant la grande remontée vers le Nord. J’avance au près, avec une vingtaine de nœuds de vent. Ce qui est surprenant, c’est que la mer est relativement calme. Ça fait du bien. Il y a quelques bateaux : je suis passé à côté d’un cargo au moment du passage du cap Horn. Ça change des derniers jours où il n’y avait personne autour de nous ! »
Les particularités de ce franchissement du cap Horn « Il est particulier pour moi parce que je le franchis en multicoque. On est les 2e à réussir à le dépasser à bord d’un bateau volant. C’était un de mes objectifs de le passer avec le Maxi Banque Populaire XI. Ça n’a pas été de tout repos mais on a réussi, grâce à tout le Team Banque Populaire aussi pour que je puisse utiliser au mieux le bateau et qu’on réponde présent afin de passer ce cap en bonne position. Je l’avais franchi trois fois en monocoque, c’est donc mon temps le plus rapide… Ça change un peu la donne ! »
Son bilan des mers du Sud « L’océan Indien a été très compliqué, difficile, notamment après l’Australie où il a fallu faire le grand tour au Nord de la Nouvelle-Zélande… Ça a été assez épique, fastidieux, engagé… La traversée du Pacifique en revanche a été plutôt classique, à l’avant d’une dépression. On a eu des bonnes moyennes, des journées à parcourir 700 à 800 milles. C’est passé assez vite et tant mieux ! »
La suite de l’aventure « Je suis content de revenir vers le Nord et vers la maison. Il faudra d’abord gérer un premier passage compliqué pendant 2 à 3 jours avec une grosse dépression qui se creuse. Le vent va rentrer en fin de journée, on va essayer de trouver des conditions adaptées sans trop tirer sur la machine. L’idée, c’est de prendre une route « safe » alors qu’il y a des zones à 35, 45 nœuds de vent au portant avec de la mer formée. À nous de trouver la route la plus simple et d’être prudent. Ensuite, je pourrais profiter de conditions plus faciles et aussi plus ensoleillées ! »
Anthony Marchand en escale en Nouvelle-Zélande a été rejoint par les deux membres de son équipe technique présents sur place Ils sont parvenus, avec l’appui de l’ensemble du team Actual à distance, à réparer le dispositif permettant au foil tribord du maxi trimaran de rester en position basse. Le skipper d’Actual Ultim 3 est plus déterminé que jamais à boucler son tour du monde. Il a repris sa course ce dimanche 11 février à 6h12 (heure de Paris), après un stop de 27 heures et 24 minutes.
« Surmonter les difficultés et les problèmes, ce n’est pas si facile. Ils produisent, de fait, un grand impact émotionnel, mais je garde en tête que c’est aussi dans la douleur que surgit l’opportunité », a commenté Anthony Marchand la nuit dernière, peu avant de quitter le port de Dunedin, au sud de la Nouvelle-Zélande. « Sur le moment, ça a été une énorme déception et je n’ai pas pu retenir mes larmes », a avoué le skipper d’Actual Ultim 3. « Depuis le début de la course, je me bats constamment. La phrase de Michel Desjoyeaux « Un tour du monde, c’est une emmerde par jour » est définitivement vraie. Cela impose une énergie folle pour les gérer. Malgré tout, je n’ai qu’une envie : tout faire pour arriver à Brest et conserver ma quatrième place », a relaté Anthony qui a appris à s’épanouir malgré l’adversité.
Team Actual sailed by Anthony Marchand is forced to stop in Dunedin for repairs. 11/2/2024.
« Je suis heureux d’être de nouveau en mer et de retrouver ma petite vie à bord. Je suis plus déterminé que jamais à boucler ce tour du monde. Je sais malgré tout que ça va continuer d’être une lutte permanente, à la fois physiquement et mentalement. L’engagement impose d’être total et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne fait pas ça tous les ans. On ne ressort assurément pas indemne de ce genre d’exercice mais on en ressort forcément grandi. C’est exigeant, très dur même, mais on en retire plein de choses. Ça reste une aventure absolument géniale, totalement hors-normes. Je mesure la chance que j’ai de pouvoir la vivre et c’est pour cette raison que j’y mets toute mon énergie. Il y a peu de moments dans la vie de tous les jours où l’on est poussé à ce point à se dépasser, et ce, sur tous les plans », a ajouté le Costarmoricain à qui il reste, à date, encore plus de 11 000 milles à parcourir pour boucler la boucle.
L’importance d’être serein « Je ne change pas de « mode ». Cela fait quelques temps déjà que je sais que ce sera compliqué de rattraper les copains de devant même si rien n’est encore écrit. De plus, il reste une bataille à livrer avec Éric Péron. Mon but est de rester devant lui », a détaillé le skipper d’Actual Ultim 3, particulièrement combatif, mais conscient que le Pacifique et la longue remontée de l’Atlantique leur réservent, à lui et aux autres, encore bien des surprises. « Il va encore se passer des tas de choses. Je sais que ce qui m’attend ne va pas être de tout repos. Je suis prêt et bien reboosté au niveau du moral. C’était super motivant de voir l’ensemble de l’équipe à fond lors de l’escale, entièrement résolue à trouver des solutions afin que je puisse repartir au plus vite et surtout dans les meilleures conditions possibles », a commenté le marin. Et pour cause, alors qu’il s’apprête à entrer dans l’infernal « tunnel » du Grand Sud dont la sortie sera marquée par le passage du cap Horn, il est impératif pour lui d’avoir confiance en sa machine. « Il était important de faire les choses bien pour que je puisse être serein sur l’eau. A terre, bricoler prend déjà un temps considérable. En mer, seul, c’est, a minima, puissance 10 et c’est autrement plus compliqué ! », a rappelé Anthony Marchand qui se dirige à présent vers le fameux point Némo, le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée sur la planète. « Étonnamment, je n’y pense pas trop. Je me focalise avant tout sur le cap Horn. Je vois qu’il est plus proche que jamais et ça me stimule beaucoup même si une dépression monstrueuse semble m’y attendre ».
Sodebo Ultim 3 - Thomas Coville - Ambiance à bord lors de l'ARKEA ULTIM CHALLENGE-Brest - le 08/01/2024
Après plus d’un mois de course, Thomas Coville navigue toujours sur le Pacifique et pointe les étraves de Sodebo Ultim 3 vers le Cap Horn, où les conditions météo sur zone sont particulièrement musclées. Accrochez-vous ce matin ! Le skipper de Sodebo Ultim 3 raconte comment, dans un enfournement du bateau, il s’est fait projeter dans son cockpit hier. C’était très violent, mais plus de peur de mal. L’équipe médicale a pu le rassurer sur son épaule et tout est rentré dans l’ordre.
Anthony Marchand a momentanément arrêté sa course la nuit dernière à 2h43 heure francaise. L’Actual Ultim 3 est amarré à Dunedin, port d’escale bien connu des marins, sur la côte sud-Est de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande.
La nuit dernière, alors qu’il se trouvait très au nord de la route directe, proche de la Nouvelle- Zélande, une escale s’est imposée avant d’entamer cette longue traversée du désert jusqu’au Cap Horn.
Le Team Actual avait anticipé cette possible escale. Deux membres du team sont à pied d’œuvre pour intervenir aux côtés d’Anthony à Dunedin et entamer une nouvelle course contre la montre de 24 heures (*).
Cette situation est très difficile à vivre pour Anthony Marchand, qui fait une escale technique pour la 2è fois sur cette course autour du monde, après Cap Town en Afrique du sud les 26 et 27 janvier. Le skipper d’Actual Ultim 3 reste très combatif et attend avec impatience de reprendre le cours de cette course autour du monde. Il a envie, plus que tout, de boucler son premier tour du monde en solitaire.
(*) L’escale doit durer au moins 24 heures, comme indiqué dans le règlement de la course.
PARIS, FRANCE - FEBRUARY 6 : Skippers and officials are pictured during the press conference of the solo sailing race Vendee Globe, at UNESCO headquarters in Paris, France, on February 6, 2024. (photo by Jean-Marie Liot / Alea / Vendee Globe)
Dans la perspective de sa 10e édition , le Vendée Globe affirme ses engagements environnementaux. 10 engagements présentés par Alain Le Boeuf son président à l’occasion de la conférence de presse tenue à Paris à l’UNESCO.
Au-delà des causes soutenues par les skippers, l’organisation, elle aussi, s’engage. La démarche s’inscrit dans une perspective de long terme et s’articule autour de 10 engagements, répartis en quatre axes forts : Anticiper, Réduire – tant l’impact du village que celui des visiteurs ou encore des bateaux – Inspirer et Bâtir un héritage positif en créant le Fonds de Dotation « Vendée Globe Foundation » afin de notamment financer la coordination des sciences participatives des skippers autour du monde en partenariat avec l’UNESCO.
ANTICIPER, la phase fondatrice
Le Vendée Globe a collaboré avec Carbone 4 et Toovalu, experts reconnus, pour définir une méthodologie pionnière des événements nautiques. L’organisation a ainsi appliqué la méthode du bilan carbone prospectif pour identifier les principaux impacts du Vendée Globe 2024 et définir des leviers de réduction. Un bilan carbone réel (au scope 3) de l’événement sera par la suite établi pour valider définitivement la méthodologie et mesurer les résultats des actions mises en place. RÉDUIRE, 3 leviers majeurs • L’impact du village : engager l’écosystème Tout d’abord, en impliquant l’écosystème : depuis déjà plusieurs éditions, l’organisation du Vendée Globe intègre des clauses environnementales dans ses appels d’offres afin de s’entourer, autant que possible, de prestataires engagés. Aussi, la charte exposants a fortement augmenté son degré d’exigence pour 2024. L’ensemble de la gestion du village est impacté à court et moyen terme, car « nous sommes pleinement conscients de la nécessité d’améliorer continuellement nos pratiques pour minimiser notre empreinte, d’édition en édition » explique Alain Leboeuf, président du Vendée Globe et du Département de la Vendée. • L’impact des déplacements : engager les fans Le levier majeur de réduction se situe au niveau des déplacements des visiteurs, qui représentent aujourd’hui 63% des émissions. Le Vendée Globe, conscient qu’un tel défi ne se relève pas seul, a réuni les acteurs publics et privés, le Département de la Vendée, la Ville et l’agglomération des Sables d’Olonne, la Région des Pays de la Loire, le Groupe SNCF, En Vendée, le SyDEV, et l’ADEME notamment afin de mettre en place un dispositif complet de solutions de mobilités à faible empreinte carbone. La SNCF va par exemple déployer plus de TGV pour se rendre au village, la Région va reconduire son offre de TER à 5€ depuis tout le territoire et la ville va mettre au service des visiteurs toute son offre de transports décarbonés : navettes au gaz naturel vert, bus à hydrogène, bus de mer électriques, vélos en libre-service… Autant de solutions mises en avant au travers d’une campagne de communication commune placée sous le signe de l’aventure collective pour se rendre au départ de la plus grande course en solitaire. • L’impact des bateaux : engager les skippers Les bateaux du Vendée Globe sont de véritables laboratoires d’innovation qui influencent toute une filière nautique. Dans la continuité des travaux initiés et votés par les skippers de la Classe IMOCA, le Vendée Globe encadrera l’innovation afin de réduire l’impact des bateaux de course. Le règlement 2028 prendra en compte un Cap Carbone, véritable plafond pour limiter les émissions de CO2 dans la construction des nouveaux IMOCA.
INSPIRER, au-delà du sport et de l’aventure
Le Vendée Globe captive de nombreux fans à travers le Globe, offrant l’opportunité de sensibiliser le public : « Nos larges audiences nous obligent, notamment envers les jeunes générations. Pour cette 10e édition, nous allons renforcer notre programme pédagogique Vendée Globe Junior, et le rendre accessible aux enfants du monde entier » indique Alain Leboeuf, président du Vendée Globe et du Département de la Vendée.
La course a également conclu des partenariats de contenus pour permettre au grand public de mieux connaître et comprendre l’Océan en vue de le protéger. Ces collaborations permettront au public de découvrir le rôle primordial de l’Océan lors du village départ, mais aussi tout au long du parcours, sur les supports de communication de l’événement. Durant tout le tour du monde, l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises), Polar Journal (média en ligne dédié aux zones polaires) et Océans Connectés (média en ligne entièrement dédié aux sciences de la mer) produiront de nombreux contenus mis à disposition sur les plateformes de communication de la course.
BÂTIR UN HÉRITAGE POSITIF avec le Vendée Globe Foundation
Le Vendée Globe aspire à inscrire ses actions dans la durée. Ainsi, la SAEM Vendée et le Département de la Vendée, ont souhaité créer conjointement le fonds de dotation « Vendée Globe Foundation » en faisant appel à trois membres fondateurs : la Caisse Régionale du Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée, la Caisse Fédérale du Crédit Mutuel Océan et la Banque Populaire Grand Ouest. Ce fonds vise à apporter un soutien financier à des projets de recherche concrets tournés vers la préservation des écosystèmes marins, en lien avec le parcours des skippers autour du monde. Sodebo, partenaire historique de la course en est le premier mécène.
Il soutient dès à présent 3 projets : • 1. Share The Ocean Afin de délimiter des zones de protection de la biodiversité sur le parcours de la course dès 2024, le Vendée Globe va s’appuyer sur un consortium scientifique transdisciplinaire. Il s’agit de minimiser les risques de collisions entre les IMOCA et la mégafaune marine. • 2. La Mission William de l’association Over the Swell La Mission William a pour objectif d’apprendre à mieux comprendre les routes migratoires du requin-baleine – plus grand poisson du monde en voie d’extinction – pour mieux le protéger. Cette mission est portée par l’Association Over the Swell qui œuvre pour la défense de l’océan par l’émerveillement, l’éducation et l’organisation de missions océanographiques. • 3. Un partenariat fort avec l’UNESCO Depuis près de 10 ans, de nombreux skippers du Vendée Globe soutiennent la science participative en embarquant ou déployant divers capteurs scientifiques. Cette démarche contribue significativement à enrichir les bases de données scientifiques, dans les zones peu fréquentées des mers du Grand Sud, sur le parcours du Vendée Globe.
L’organisation souhaite passer un cap dès 2024, en s’alliant à l’UNESCO pour coordonner de manière globale et internationale l’embarquement d’instruments de mesure océanographiques sur sa course, en lien avec différents acteurs : la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI/UNESCO) le GOOS, OceanOPS et la Classe IMOCA. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030), coordonnée par la COI/UNESCO. « Nous tenons à assumer pleinement notre rôle dans ce projet et à nous inscrire dans une perspective de long terme. Notre engagement auprès de l’UNESCO permettra une avancée significative dans ce projet de science participative » explique Alain Leboeuf, président du Vendée Globe et du Département de la Vendée.
À partir de 2028, l’ensemble des concurrents au Vendée Globe seront équipés d’instruments scientifiques pour une collecte de données sans précédent dans le Grand Sud.
Les 10 engagements en bref :
Comprendre pour agir : un bilan carbone prospectif
Embarquer l’écosystème de la course en imposant un cadre responsable
Minimiser l’empreinte du village événementiel
Inciter les visiteurs à choisir les mobilités douces pour rejoindre le village
Limiter l’impact des bateaux IMOCA
Sensibiliser le public à la préservation de l’océan en vulgarisant la science de l’océan
Bâtir un héritage positif grâce au fonds de dotation Vendée Globe Foundation
Protéger la biodiversité sur le parcours de la course avec Share The Ocean
Comprendre la mégafaune marine pour mieux la protéger avec la Mission William – d’Over the Swell
Charles Caudrelier a passé le cap Horn en tête à 18 h 08 min 20 sec ce mardi, après 30 jours, 4 heures, 38 minutes et 20 secondes de compétition. Le skipper du Maxi Edmond de Rothschild l’aura mérité après 3 jours compliqué à attendre la bonne fenêtre.
Charles Caudrelier a dû prendre son mal en patience avant de s’offrir le franchissement mythique du cap Horn. Le skipper du Maxi Edmond de Rothschild avait décidé vendredi dernier de « mettre sa course sur pause », la faute à la virulence des éléments durant toute la fin de semaine. Il est finalement reparti dimanche soir pour refaire de l’Est et arriver au cap Horn ce mardi soir, heure française. Si ce passage symbolique est particulièrement fort et riche en symbole pour toutes les générations de marins, ce n’est pas une fin en soi. La route est encore longue pour Charles Caudrelier. Il reste en effet 7 000 milles à parcourir jusqu’à l’arrivée à Brest afin de conclure ce tour du monde.
À noter que les deux poursuivants de Charles Caudrelier, Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI, 2e) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3, 3e) sont attendus au cap Horn ce week-end.
Quatrième Horn de sa carrière, il s’agit néanmoins du premier en solitaire. C’est également la première fois de l’histoire qu’un maxi-trimaran volant double ce mythique passage. Ému et heureux d’en finir avec les mers australes – l’un des surnoms non usurpés du Horn est aussi le cap Dur ou cap de la délivrance – le marin du Gitana Team dédiait ce troisième et dernier cap à ses armateurs et à son équipe.
Leader de l’Arkea Ultim Challenge depuis le 17 janvier dernier, Charles Caudrelier signe à ce jour un sans-faute. Après Bonne-Espérance et Leeuwin, le Horn est désormais dans le tableau de chasse du Gitana Team. Ce mardi 6 février, le Maxi Edmond de Rothschild a franchi la longitude du cap Horn, situé à l’extrémité sud de l’île Horn dans la partie chilienne de l’archipel de la Terre de Feu, à 18 heures 8 minutes et 40 secondes (heure française) après 30 jours 4 heures 38 minutes et 40 secondes de course. Il s’agit du 4e temps de l’histoire des tours du monde et du 2e en solitaire. En effet, alors que le record de l’Ocean Indien est accroché au palmarès de Gitana 17 depuis le 28 janvier avec un nouveau chrono de 8 jours 8 heures 20 minutes et 36 secondes, celui du Pacifique lui échappe. François Gabart avait mis 29 jours 03 heures et 15 minutes entre Ouessant et le cap Horn lors de son Trophée Saint-Exupéry victorieux en 2017.
Le skipper du Maxi Edmond de Rothschild est de retour en Atlantique après plus de 18 jours de navigation dans les mers du Sud. Du cap des Aiguilles, point de passage référence en Afrique du Sud qui matérialise l’entrée dans l’Indien et les mers australes, au mythique et légendaire cap Horn ce mardi, le géant aux cinq flèches a parcouru plus de 11 900 milles, à la vitesse moyenne de 28 nœuds. Un chiffre d’autant plus significatif que la traversée du Pacifique a été marquée par 48 heures de « pause », entre le jeudi 1er et le samedi 3 février, à progresser à faible allure pour laisser passer un vaste système dépressionnaire qui lui barrait la porte de sortie vers le Horn.
Charles Caudrelier, mardi 6 février, à son passage du Horn
« Pour moi, ce cap il représente beaucoup beaucoup de choses. C’est mon quatrième mais celui-là il est historique ! Historique pour moi ; mon premier en solitaire. Historique pour ce bateau, pour le Gitana Team mais aussi pour la voile car c’est le premier maxi-trimaran volant à passer le cap Horn. On a réussi ! En 2017, le Gitana Team mettait à l’eau ce bateau révolutionnaire, imaginé trois ans avant avec les équipes de Guillaume Verdier. Sept ans après, la vision de cette équipe, de ses armateurs – Ariane et Benjamin de Rothschild – se traduit par un passage du cap Horn en tête et c’est mérité. Ça restera dans la légende et c’est magique. Pour moi, c’est forcément magique aussi. En solitaire, quelle émotion de passer le cap Horn. J’en ai rêvé depuis que je suis gamin et je ne l’avais jamais fait. On m’a donné une opportunité, je ne l’ai pas ratée et j’en suis fier pour moi et pour toute l’équipe. C’est un point de passage, la course est encore longue mais même si je ne la gagnais pas, j’aurais passé le cap Horn en tête et ça c’est important. C’est gravé dans ma mémoire. C’est une étape importante mais il reste du travail. Mon bateau est en bon état, il n’est pas parfait mais j’ai un bateau qui peut s’exprimer quasiment à 100 % de son potentiel. Mon objectif c’est maintenant de gérer l’avance que nous avons et de finir. Je peux gagner cette course. Je le sais et les autres aussi. »
Les premiers jours de la remontée de l’Atlantique
« La suite n’est pas simple. J’ai encore 4-5 jours un peu compliqués mais dès que j’aurai attrapé l’alizé au large de Rio cela ira car à partir de là on connaît la route et c’est tout droit au moins jusqu’aux Açores. Après, ce que va nous réserver la fin je ne le sais pas. L’objectif est d’arriver à amener ce bateau le plus vite possible dans l’alizé car il y a encore du vent fort, des transitions. Mais l’avance est énorme et je vais essayer de la gérer. »