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Ultim. Pierre-Jean Golven nouveau Délégué général de la Classe ULTIM

Les cinq membres de la Class Ultim – Sodebo, Actual, Gitana, SVR-Lazartigue et Banque Populaire ont nommé Pierre-Jean Golven en qualité de Délégué Général de la Classe en remplacement de Stéphane Guilbaud.

Âgé de 59 ans, originaire des Côtes d’Armor, diplômé d’un master en communication, passionné de sport, Pierre-Jean Golven devra désormais se mesurer à un nouveau challenge : aux côtés du Conseil d’administration de la Classe ULTIM et de l’ensemble des armateurs adhérents, il aura pour mission de construire et de mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour dessiner les prochains défis des ULTIM. En collaboration avec les membres des différentes commissions, sa mission reposera également sur la coordination des travaux en cours au sein des différentes commissions (jauge, communication, RSE, sport et sécurité).

Patricia Brochard, Présidente de la Classe ULTIM : « Les membres de la Classe ULTIM sont heureux d’accueillir Pierre-Jean Golven nommé Délégué Général de notre association. Il sera à nos côtés pour développer la sphère d’influence et la visibilité des ULTIM au sein de l’écosystème de la course au large et plus largement de l’univers du sport. Après une Route du Rhum-Destination Guadeloupe, une Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre accomplies par tous les ULTIM engagés et l’Arkea Ultim Challenge-Brest où 90% de la flotte est à l’arrivée, c’est un nouveau chapitre de l’histoire des maxi-multicoques de course que Pierre-Jean accompagnera avec pour objectif un rayonnement plus large de notre discipline et de ses valeurs. »

Pierre-Jean Golven, Délégué Général de la Classe ULTIM : « Je suis très heureux de m’associer à l’un des projets les plus inspirants dans l’univers de la course au large. Je vais mettre toute mon expérience et mon énergie au service du programme de développement d’un collectif d’armateurs et de skippers engagés dont les initiatives sont constamment guidées par la quête d’audace et d’innovation. »

Pierre-Jean Golven a réalisé l’ensemble de son parcours professionnel dans l’univers du sport, au service d’annonceurs, d’institutions, d’agences de communication et d’organisateurs d’événements. Il a notamment occupé les postes de Directeur du Marketing de Roland-Garros, de Directeur de la Communication de la Fédération Française de Football ou plus récemment de Directeur du Marketing et de la Communication de la Ligue Nationale de Handball. Habitué aux grands événements sportifs (Roland-Garros, Euro 2016, Tour de France Cycliste, 24 Heures du Mans, Open de France de Golf…), l’adrénaline de l’échéance est un de ses moteurs.

Le programme de la Classe pour les prochaines années sera dévoilé dans les prochains mois. En attendant, Gitana, SVR-Lazartigue et Sodebo devraient repartir sur un tour du Monde en équipage cet hiver pour tenter de battre à nouveau le record du Trophée Jules Verne.

Ocean Fifty. Sébastien Rogues s’impose à domicile

Vincent_Olivaud

Le Baulois Sébastien Rogue a franchi en tête la ligne d’arrivée de la grande course de 200 milles devant l’île des Évens, une poignée de secondes devant le deuxième Koesio et le troisième Solidaires en Peloton. Les 10 Ocean Fifty n’ont fait qu’une bouchée de ce parcours offshore initialement prévu sur 24 h : 12 h de course à toute vitesse le long des côtes ligériennes avec un niveau de jeu global qui ne fait que progresser ! Cet Act 2 à Pornichet-La Baule voit donc la victoire de Seb Rogues et ses hommes d’équipage dans leur jardin : la cerise sur le gâteau d’un Act parfaitement réussi et partagé avec un public venu en nombre autour du stade nautique de la baie du Pouliguen.

Six courses et un offshore, le programme de l’Act 2 du championnat Ocean Fifty Series 2024 fut dense et intense avec des conditions météo exceptionnelles, voire toniques. Les deux journées d’inshore entre quatre bouées dans la baie ont vu la progression fulgurante depuis l’Act 1 à Saint-Malo des 4 équipages nouveaux venus dans la classe : Viabilis Océans, Inter Invest, Upwind By MerConcept et Mon Bonnet Rose. « Nous avons beaucoup progressé depuis Saint-Malo notamment dans les phases de départ et la fluidité des manœuvres. Les régates sont intenses, le plaisir est omniprésent parce qu’il y a du match non-stop sur chacune des courses » confirme Laurent Bourguès, skipper de Mon Bonnet Rose. Erwan Le Roux (Koesio), grand habitué de l’Ocean Fifty confie même son étonnement de voir une flotte de plus en plus homogène : « Sur cet Act 2 à Pornichet-La Baule, j’ai été surpris du niveau de chacun dans la maîtrise de son bateau ».

Realites rate le coche, Primonial persiste et signe
Au milieu de la nuit, après une course effrénée, le vent faiblissait à 8 milles de la ligne d’arrivée. Regroupement général ! Realites, en tête de flotte, devait logiquement l’emporter, mais Fabrice Cahierc et ses hommes d’équipage se perdaient dans la nuit noire offrant sur un plateau la victoire à ses poursuivants, non moins méritants : « Il y a eu beaucoup d‘intensité pour tout le monde. Nous avons eu de la réussite sur la fin, ça nous tombe dessus, on prend ! » souriait à l’arrivée Matthieu Souben, équipier sur Primonial.

En une heure, la flotte entière en terminait avec ce grand offshore que Christopher Pratt et ses hommes sur Wind Of Trust – Fondation pour l’Enfance parvenaient à boucler largement dans les temps. Une petite victoire aussi pour les Marseillais ! « C’est une belle réussite d’avoir 10 bateaux avec des écarts qui se resserrent au fil des Acts, chaque équipage dispose d’un sacré potentiel. Cet Act 2 fut sportivement intéressant et on voit que ce format de stadium ici en baie du Pouliguen, avec du public sur les gradins, convient à la classe Ocean Fifty. Un grand merci à la région Pays de Loire, aux villes de Pornichet et de La baule, et aux marins locaux qui nous bien aidés : Sébastien Rogues, Matthieu Perraut et Fabrice Cahierc. » concluait ce dimanche Emmanuel Versace, l’organisateur de l’évènement.

Prochain rendez-vous, et non des moindres : La Route des Terre-Neuvas. L’Act 3 du Championnat des Ocean Fifty partira de Saint-Pierre et Miquelon le 17 août prochain pour une transat express à 3 équipiers, cap sur la baie de Saint-Brieuc et Saint-Quay-Portrieux.

Classement général de l’Act2 – Pornichet-La Baule
1 – Primonial (Sébastien Rogues) : 88 pts
2 – Koesio (Erwan Le Roux) : 81 points
3 – Solidaires En Peloton (Thibault Vauchel-Camus) : 79 pts
4 – Realites (Fabrice Cahierc) : 71 pts
5 – Le Rire Médecin – Lamotte (Luke Berry) : 56 pts
6 – Viabilis Océans (Baptiste Hulin) : 53 pts
7 – Inter Invest (Matthieu Perraut) : 51 pts
8 – Upwind by MerConcept (F. Clapcich) : 38 pts
9 – Mon Bonnet Rose (Laurent Bourguès) : 38 pts
10 – Wind of Trust – Fondation pour l’Enfance (Christopher Pratt) : 26 pts

Les mots des marins

Sébastien Rogues, skipper Primonial
« C’était vraiment un bel offshore ! Tout le monde a été au coude à coude durant toute la course, avec peu d’écart jusqu’à l’arrivée. Nous sommes super contents de cet Act2, cela concrétise quatre jours où nous sommes bien montés en puissance. Ces bateaux sont dingues, ils vont deux fois plus vite que le vent. On avait envie de bien faire ici à Pornichet-La Baule. »

Erwan Le Roux, skipper Koesio
« Ce fut rapide et humide ! Tout a été super vite, nous avons fait des pointes à 33-34 nœuds et il y a eu du match tout le temps, dès le départ. Nous terminons deuxièmes en opportunistes car Realites a raté la ligne d’arrivée. C’est vraiment dommage pour eux, mais c’est la règle. »

Pierre Quiroga, équipier Le Rire Médecin-Lamotte
« C’était vraiment une régate au contact avec les récents et les anciens bateaux. On a fait un super bord de portant, parfois plus rapide que Realites. Il y a eu une intensité de tous les instants, des manœuvres très physiques, des choix tactiques au passage des îles et une arrivée un peu farfelue… On a un goût de trop peu ! Je crois que tout le monde avait envie de continuer à glisser à 30 nœuds le long de superbes paysages ».

Fabrice Cahierc, skipper Realites
« On perd sur une erreur de rentrée de way-point, c’est comme ça. Mais vraiment, on s’est régalé, on s’est battus, on était au taquet tout le temps. Cette place au pied du podium de l’offshore n’est pas méritée ! On a beau le dire mais c’est vrai qu’il ne faut jamais rien lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée. C’était un Act réussi. Je trouve que le format ici était parfait avec des régates visibles depuis la terre ».

Tom Laperche, équipier Solidaires En Peloton
« Il y a eu des jolis bords, de belles conditions météo avec un beau passage de l’île d’Yeu et des choix tactiques différents. Au final, tout le monde s’est regroupé dans le vent faible à 8 milles de l’arrivée. A trois sur le bateau, c’était du bonheur de régater sur ce grand offshore. Nous sommes un peu déçus de ne pas gagner comme à Saint-Malo, mais faire 3e avec un niveau de jeu qui monte, ce n’est pas si mal. »

Laurent Bourguès, Mon Bonnet Rose
« Nous nous sommes régalés avec des conditions de vent très variées. Nous avons expérimenté des choses, j’ai appris qu’il fallait relever la dérive au reaching. Nous avons cassé un bout et une écoute juste avant le départ, mais cela ne nous a pas empêché de bien naviguer. Depuis Saint-Malo, nous avons beaucoup progressé. Il faut maintenant tenir le rythme sur la durée, mais ça va venir ! »

Vendée Globe. Aucune règle enfreinte par Oliver Heer sur The Transat

Le skipper suisse de l’IMOCA, Oliver Heer, 36 ans, a exprimé son soulagement hier après-midi, dimanche 23 juin, après que le jury international de la Transat CIC a rejeté les allégations d’assistance extérieure. Ses chances de participer au prochain Vendée Globe restent intactes. Il est le mieux placé pour obtenir la wild card de la SAEM Vendée, la dernière des 40 places. La décision sera connue le 2 juillet.

Les allégations découlent d’un appel entre Ollie et son entraîneur mental de longue date, Wolfgang Jenewein, qui s’est produit lors de la Transat CIC, une course transatlantique en solitaire de 3 500 milles nautiques entre Lorient et New York le mois dernier. Plusieurs jours après le début de la course, Ollie a subi un renversement important entraînant des dommages considérables à son bateau et des blessures mineures à lui-même.

Ollie a finalement terminé la course en 25e position, en 18 jours et 10 heures, bien dans le temps limite de la fermeture de la ligne d’arrivée.

En rejetant les allégations, le jury international a conclu qu’aucune règle n’avait été enfreinte et que l’aide reçue du Dr Jenewein était autorisée en vertu de la règle 21 de l’avis de course. La décision finale est qu’aucune autre mesure ne sera prise par le jury international.

 Ollie commente : « La décision du jury international est un grand soulagement. L’intégrité et le fair-play sont des valeurs auxquelles j’accorde une grande importance, et les allégations m’ont affecté personnellement. Cette enquête étant terminée, je peux maintenant me concentrer sur ma préparation et celle du bateau pour le prochain défi qui m’attend : le Vendée Globe 2024.

TourVoile. Ils seront 15 équipages au départ

Tour Voile 2023, Départ offshore, Quiberon - Pornichet, le 10 juillet 2023, Photo © F Van Malleghem / LIOT Images

La 45e édition du Tour Voile débutera mercredi 26 juin à Dunkerque. 15 équipages, d’une moyenne d’âge d’environ 23 ans, disposent encore d’une semaine pour parfaire leur préparation. Au total, 103 marins, dont 36 femmes, âgés de 16 à 52 ans, se disputeront la victoire pendant 18 jours de compétition, jusqu’à Saint-Cast Le Guildo.
Cette année promet donc une diversité générationnelle, mais aussi culturelle, avec une dizaine de nationalités représentées, incluant la Belgique, la Suisse, l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne et les Etats-Unis.

Une compétition bien établie
Ce rendez-vous estival, devenu incontournable au fil des ans, attire de nouveau de nombreux habitués. Parmi eux, Mady Fobert, cheville ouvrière de Bel-Yachting, permet à des jeunes et moins jeunes de se lancer dans la course au large. Cette année encore, grâce à son énergie débordante, l’association alignera un bateau bruxellois au Tour Voile.
Depuis près de trente ans, Mady fait découvrir cette compétition itinérante à des amateurs passionnés. Et compte désormais les jours qui la séparent du lancement de cette 45e édition pendant que l’équipage s’active aux derniers préparatifs : « J’ai l’habitude de dire que ma première victoire est de pouvoir franchir la ligne de départ, confie Mady, et ma deuxième sera de réussir à terminer le Tour. Nous avons décroché notre budget très tardivement, il y a une quinzaine de jours seulement. Nous avons l’habitude de partir sur le fil, mais cette année, nous sommes vraiment sur le bout du fil. C’est aussi ce qui fait la magie du Tour Voile. »

Parmi les six équipiers présents cette année à bord de Région de Bruxelles-Capitale, quatre concouraient déjà ensemble l’année dernière, dont le skipper, Timothée Deplasse, 34 ans, Winnie Berteloot, 52 ans, et Aline Pierrard, 24 ans. Leur ancienne rivale, Alix Schouller, 26 ans, rejoint l’équipe belge aux côtés de deux nouveaux membres, Éric Delamare, 25 ans et Géraldine Claes, 23 ans.
« C’est une équipe assez jeune, appuie Mady. La parité est assurée entre hommes et femmes, conformément au règlement qui impose d’embarquer quatre équipiers, dont deux âgés de 16 à 26 ans, et au minimum une femme lors de chaque navigation. »

En 2023, après 15 jours de compétition, les Belges décrochaient la huitième place du classement général, avec notamment une honorable 3e place à l’issue de la course de ralliement entre Pornichet et La Rochelle. « Nous espérons de nouveaux petits coups d’éclat, poursuit Mady, tout en sachant que nous allons nous battre contre des navigateurs expérimentés. Il y a du beau monde à côté de nous, notre objectif est donc d’emmagasiner de l’expérience. »

Les six équipiers retrouveront plusieurs anciens concurrents, à commencer par Paul Morvan, qui remet son titre en jeu, mais à bord de Dunkerque Voile cette année, avec le skipper Arthur Meurisse, qui avait terminé sur la deuxième marche du podium en 2023. Colombe Julia (Mer Entreprendre / SNBSM), Valentin Gautier (CER Offshore – Ville de Genève), Albane Dubois (Mars’Elles) ou encore Romen Richard (Les Etoiles Filantes), sont autant de visages repérés en 2023 que l’on retrouvera sur les pontons des six villes-étapes.

Des noms du Championnat de France Elite de Course au Large présents
Romen Richard, qui s’était hissé sur la troisième marche du podium naviguera cette année avec Quentin Vlaminck, vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre en Ocean Fifty. Récemment arrivé sur le circuit Figaro Beneteau sous les couleurs de l’association Les Étoiles Filantes, le Tour Voile sera pour Quentin l’occasion de continuer à découvrir ce support.
Une transmission dans les deux sens, car ce marin chevronné permettra à son équipe – dont le plus jeune est âgé d’à peine 16 ans – d’en apprendre davantage sur la navigation hauturière. « Avec Romen, nous ferons presque toutes les étapes ensemble, s’enthousiasme Quentin. L’idée est que nous soyons tous les jours sur le bateau et que nous complétions ensuite avec deux jeunes. Nous allons pas mal switcher entre le large et l’inshore pour que chacun se sente à l’aise. Ils découvriront une compétition sur le long terme, passeront leur première nuit en mer, c’est génial. »

La transmission est également la priorité de Romain Le Gall, qui participera à la course de ralliement entre Blankenberge et Dieppe, notamment pour apporter son expérience à Léo Bothorel, skipper du Figaro Centre Excellence Voile – Secours Populaire 17.
« Dans l’équipage, nous avons des gens qui viennent d’un peu partout, souligne-t-il, comme Pernelle Michon, 29 ans, qui arrive de la voile olympique ou Louis Taylor et Guem Mardon, tous deux âgés de 21 ans, qui naviguent sans vraiment connaître la course au large. Mon but sera également d’accompagner Léo Bothorel, lors de la première grande étape offshore, afin de l’aider à se préparer à la saison prochaine sur le circuit Figaro Beneteau. À 30 ans, il sera donc le skipper principal du bateau durant le Tour Voile. »

Quentin Vlaminck mise également sur ces quelques jours de compétition pour enchaîner les départs et les régates, et tenter de battre Basile Bourgnon ou Pep Costa, chacun à bord d’Auray Quiberon By Orlabay. Les deux navigateurs participent également au Championnat de France Elite de Course au Large.
« C’est toujours plus sympa de se confronter sur l’eau plutôt que de se retrouver avec une pause d’un mois et demi, précise Quentin. Dès le début, je ne voulais pas que mon projet soit centré uniquement autour de la Solitaire du Figaro. L’idée c’était aussi de pouvoir participer au Tour Voile. J’ai besoin de me rassurer sur l’utilisation du bateau et d’avoir confiance. Si ça ne marche pas un jour, je sais que je pourrai recommencer le lendemain. »

Source CP

Vendée Globe. François Guiffant croit en ses chances d’être au départ !

Portrait de François Guiffant, skipper de l'IMOCA Partage, à Lorient, par Jean-Louis Carli.

Le skipper François Guiffant espère obtenir la wild card délivrée par l’organisation, le précieux sésame pour être au départ du prochain Vendée Globe. Il est en lice avec Oliver Heer et James Harayda.

” À ce jour, toutes les courses qualificatives pour le Vendée Globe sont terminées. Depuis trois ans, le projet PARTAGE a joué avec enthousiasme et détermination le jeu des qualifications et participé à 4 courses majeures qualificatives, toutes terminées, dans les temps, dans le match des bateaux à dérives, et en laissant toujours quelques compétiteurs dans le sillage. Il cumule pour la période un nombre de milles réellement parcourus, conséquent et sans casse. Il reste le projet à l’empreinte carbone la plus faible de la flotte.

Nous nous battons avec nos armes, sur un projet modeste, à échelle humaine, et respecterons quelle qu’elle soit la décision prise par la SAEM Vendée quant à notre participation au Vendée Globe 2024.
Cependant nous avons démontré que le couple skipper bateau est fiable et en capacité de faire le tour du monde.

Clarifions un point parfois mal compris : l’IMOCA PARTAGE dispose d’un certificat de jauge valide au même titre que n’importe quel concurrent. Le règlement précise que les bateaux participant au Vendée Globe 2024 doivent être construits après le 1er janvier 2005. L’IMOCA PARTAGE est six mois trop ancien pour satisfaire à cette règle. Nous bénéficions sur ce point d’une dérogation votée par le bureau de la classe IMOCA.
Notre bateau est donc 100% en mesure de prendre le départ du prochain Vendée Globe.

Le travail et l’énergie mis en œuvre sur les trois dernières années pour fédérer des partenaires autour des valeurs de PARTAGE nous permettent d’envisager d’être sur la ligne de départ en novembre prochain.

Nous croyons donc vraiment en nos chances d’obtenir la wild card délivrée par l’organisation, ou mieux encore que la SAEM Vendée reconnaisse les efforts et l’investissement des 42 équipes qui prétendent aujourd’hui être au départ aux Sables d’Olonne et permette à chacun de réaliser son rêve.

François Guiffant et l’équipe PARTAGE

Ocean Fifty Series. Début de l’Act 2 à Pornichet-La Baule avec 10 bateaux !

ACT 1 - SAINT MALO, le 24 Mai 2024. OCEAN FIFTY SERIES

Après Saint-Malo au mois de mai qui recevait l’Act 1 du Championnat Ocean Fifty Series 2024, la totalité de la flotte des trimarans de 15 m se retrouve en Région Pays de la Loire, prête à des échauffourées de toute beauté pour l’Act 2, du 20 au 23 juin. Car c’est précisément dans la baie du Pouliguen que les régates courtes (inshore) vont s’enchaîner avant un grand parcours de 24h à sillonner les côtes ligériennes et le grand large. Sans compter un stade nautique visible depuis la terre : « Chaque centimètre de la plage sera un siège, chaque restaurant sera une loge » confie poétiquement Sébastien Rogues, skipper de Primonial, local de l’étape, pas peu fier de recevoir ses camarades de jeu en son pays. 10 équipages, soit plus de 50 marins, s’apprêtent dès jeudi 20 juin à repousser leurs limites pour briller à Pornichet-La Baule.

Solidaires En Peloton (skipper Thibaut Vauchel-Camus) et Realites (skipper Fabrice Cahierc), respectivement 1er et 2nd à égalité de points au classement général provisoire, sentent déjà le souffle chaud de leurs adversaires déterminés à tout donner sur le plan d’eau de la baie du Pouliguen.
Désormais bien en jambes, excepté peut être le Méditerranéen Wind Of Trust – Fondation pour l’enfance (skipper Christopher Pratt) qui démarre la saison sur cet Act 2 mais pourrait bien faire des lumières, les équipages ont bien en tête le rythme effréné des petits parcours, conjuguant maîtrise totale des manœuvres, tactique de haute volée, vitesse max. « A Pornichet-La Baule, le rythme sera tout aussi intense qu’à Saint-Malo, et c’est ce que l’on aime : on repousse nos limites et le mental prend le dessus. » confirme Elodie-Jane Mettraux, équipière sur l’équipage 100% féminin du trimaran Upwind by MerConcept.

Après un tour de chauffe, mercredi 19 juin, les parcours inshore se succéderont dès 14h jeudi 20 et vendredi 21 juin avec des invités à bord (spécificité de la classe Ocean Fifty : régater et partager les régates). Greg Boyer-Gibaud, le directeur de course de l’épreuve, annonce d’emblée les enjeux : « Les parcours en baie seront relativement courts avec beaucoup de paramètres à prendre compte, notamment le courant de chaque côté de l’île des Evens et les effets de site selon la direction du vent. La course offshore de 24h longera toutes les côtes ligériennes de la Vilaine aux Sables d’Olonne, en passant par l’île d’Yeu et Noirmoutier. Nous positionnerons un way-point au large, ajustable en fonction de la météo. »

Le retour des « grands bateaux » à Pornichet-La Baule
« Ce sera le renouveau de quelque chose avec l’arrivée de 10 gros bateaux. Il n’y en a pas eu depuis la course La Baule-Dakar (dernière édition en 1991). Le Yacht Club de La Baule nous a beaucoup aidé en ce sens et il est enthousiaste à l’idée de revoir des multicoques de course au large » annonce Manu Versace, organisateur du championnat Ocean Fifty Series 2024. Avec la possibilité pour tous d’admirer les régates depuis la plage ou les gradins en bout de digue, de découvrir les paddocks de chacune des écuries de courses au large, de rencontrer les skippers et leurs équipiers ultra expérimentés (Yann Eliès, Tom Laperche, Pierre Leboucher, Audrey Ogereau et tant d’autres), de voir de près ces incroyables machines propulsées par le vent, l’Act 2 à Pornichet-La Baule promet d’être un événement exceptionnel…

Programme de l’Act 2 à Pornichet-La Baule

Mercredi 19 juin : 10h Point Presse (Espace Partenaires), 11h30 Table ronde sur le thème de la mixité organisée par UPWIND by MerConcept, 13h début des départs pontons pour entraînements.
Jeudi 20 juin : 13h départ pontons, 14h premier départ, plusieurs courses à suivre
Vendredi 21 juin : 13h départ pontons, 14h premier départ, plusieurs courses à suivre
Samedi 22 juin : 13h départ ponton, 14h départ de la course offshore de 24h
Dimanche 23 juin : à partir de 14h arrivées des équipages

Les 10 Ocean Fifty en lice à Pornichet-La Baule

Le Rire Médecin – Lamotte
Skipper : Luke Berry, équipage : Antoine Joubert, Jean-Baptiste Daramy, Grégoire Potot, Matthieu Salomon
Mon Bonnet Rose
Skipper : Laurent Bourguès, équipage : Gildas Le Peutrec, Hugo Mahieu, Arnaud Vasseur, Jay Thompson
Realites
Skipper : Fabrice Cahierc, équipage : Aymeric Chappellier, Pierre Brasseur, Gwen Riou, Lucas Valenza Troubat
Viabilis Océans
Skipper : Baptiste Hulin, équipage : Yann Eliès, Philippe Legros, Léonard Legrand, Justin Baradat, Elliot Ledem
Upwind by MerConcept
Skipper : Francesca Clapcich, équipage : Anne-Claire Le Berre, Elodie-Jane Mettraux, Tiphaine Ragueneau, Ariane van den Loosdrecht
Koesio
Skipper : Erwan Le Roux, équipage : Audrey Ogereau, Devan Le Bihan, Steven Liorzou, Pablo Santurde Del Arco
Primonial
Skipper : Sébastien Rogues, équipage : Jean-Baptiste Gellee, Florian Guezennec, Matthieu Souben, Pierre Leboucher
Inter Invest
Skipper : Matthieu Perraut, équipage : Vincent Lancien, Mathilde Géron, Kévin Bloch, Alan Pennaneach
Solidaires En Peloton
Skipper : Thibaut Vauchel-Camus, équipage : Tom Laperche, Axelle Pillain, Laurent Gourmelon, Pierre-Antoine Morvan.
Wind of Trust – Fondation pour l’Enfance
Skipper : Christopher Pratt, équipage : Nicolas Salvage, Calixte Benoît, Antony Munoz, Xavier Revil, Simon Troel

Classement général provisoire des Ocean Fifty Series avant l’Act 2
1 – Solidaires En Peloton : 11 points
2 – Realites : 10 points
3 – Koesio : 9 points
4 – Primonial : 8 points
5 – Viabilis Océans : 7 points
6 – Le Rire Médecin – Lamotte : 6 points
7 – Inter Invest : 5 points
8 – Mon Bonnet Rose : 4 points
9 – Upwind by MerConcept : 3 points
10 – Wind of Trust – Fondation pour l’Enfance : 0

Les mots des marins

Matthieu Perraut, skipper d’Inter Invest
« Nous abordons l’Act 2 avec l’intention de continuer à prendre nos repères et apprendre encore. L’équipage sera le même, ce qui est une bonne chose pour travailler les détails, et nous allons expérimenter l’offshore de 24h qui sera un nouveau format pour nous. J’habite à Pornichet, je suis donc super heureux d’accueillir les copains pour de belles régates dans la baie. A dix bateaux, cela va être incroyable ! ».

Chris Pratt, Wind of Trust – Fondation pour l’Enfance
« Je suis content de retrouver les copains ! A Marseille, on est un peu loin de la compétition en Ocean Fifty et surtout, nous sommes très concentrés sur la recherche de partenaires. Le gros morceau est déjà d’amener le bateau à Pornichet-La Baule et la victoire sera d’être au départ jeudi du premier inshore de l’Act 2. Nous arrivons avec beaucoup d’humilité et notre ambition sportive est de faire du mieux que l’on peut ».

Elodie Jane-Mettraux, Upwind by MerConcept
« Nous venons de recevoir nos nouvelles voiles et nous savons qu’il y a encore des choses à améliorer pour cet Act 2. Dans l’ensemble, nous avons fait beaucoup de choses bien à Saint-Malo, comme les manœuvres, la gestion du bateau, l’apprentissage de la communication à bord. La sauce va prendre, il faut être patientes, ne pas se sentir frustrées. La flotte va s’homogénéiser au fur et à mesure, cependant, rien n’empêche de naviguer au mieux, de prendre des super départs ».

Yann Eliès, équipier sur Viabilis Océans
« Baptiste Hulin cherchait à s’entourer de personnes d’expérience pour sa première année sur le championnat, et j’avais vraiment envie de naviguer en Ocean Fifty. C’est une classe que je connais bien et que j’apprécie pour la simplicité des bateaux, la belle ambiance qui règne, le partage des navigations avec les invités. Les équipes affichent un excellent niveau, le jeu de la régate est très intense. J’aime aussi ce format, mélange de courses inshore à cinq et d’offshore qui demandent aux trois équipiers d’être très complets. »

Sébastien Rogues, skipper de Primonial
« Je suis trop heureux de pouvoir faire une course en Ocean Fifty dans la baie. Bateaux magiques et baie superbe : le combo est magistral ! Sur Primonial, nous avons clairement envie de performer à la maison. Nous avons réalisé un gros bloc d’entraînement avec l’équipage d’Inter Invest pour essayer de s’affiner au maximum. Nous ne sommes pas peu fiers de ramener de belles unités comme les Ocean Fifty en baie de La Baule qui est un incroyable stade nautique. Tout le monde pourra voir les régates de partout ! »

Source CP

Giraglia. Victoire de Lann Ael 3 de Didier Gaudoux

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Didier Gaudoux rafle tout en IRC avec son prototype optimisé pour la navigation océanique avec un équipage réduit et présenté dans Course Au Large. Avec son co-skipper Erwan Tabarly ils ont bouclé le parcours de 241 milles Saint-Tropez-Giraglia-Gênes en 24h49m17s, surfant sur les grosses vagues de cette édition mémorable. Lann Ael 3 est un prototype conçu par Sam Manuard et Bernard Nivelt, d’où le nom du modèle NM35. Le bateau intègre certaines caractéristiques du Class40 et a toujours démontré une excellente vitesse.

A cela s’ajoutait le talent des marins à bord : Didier Gaudoux, qui, en plus d’être un marin d’exception, est également vice-président du Yacht Club de France, club fondateur de la Giraglia en 1953 avec le YCI, et qui avec le précédent Lann Ael 2 s’est également imposé au classement général de la course Fastnet en 2017. Quant à son co-skipper, Erwan Tabarly, on ne présente plus son patronyme : fils de Patrick, lui-même frère d’Eric Tabarly, et donc cousin de Marie… Un Navigateur océanique français avec une grande expérience du Figaro.

Le bateau est un projet du duo Manuard-Nivelt ; le NM 35 est un bateau unique, d’un peu moins de 11 mètres de long, doté d’une étrave semi-scow spécialement conçue pour être naviguée en double. Sa carène est typique de la navigation au portant, large et à bouchain. Dans les conditions du Loro Piana Giraglia 2024, il a trouvé la situation idéale pour donner le meilleur de lui-même, en courant derrière des bateaux beaucoup plus grands. Il convient également de noter l’excellent sens marin, une prouesse sportive et technique de grande valeur, pour avoir piloté le bateau en double dans des conditions difficiles.



En Maxi, Jean-Pierre Barjon a déjà connu beaucoup de succès avec son Botin 65 Spirit of Lorina après avoir remporté le Mediterranean Maxi Offshore Challenge de l’International Maxi Association en 2021-22. Cependant, cette semaine, son Botin 65 a été le meilleur maxi de toute la flotte IRC dans la finale au large du Loro Piana Giraglia de Saint-Tropez à Gênes. Spirit of Lorina a également confortablement dominé le Maxi B dans les résultats combinant les quatre jours de course côtière au large de Saint-Tropez et la course au large. Spirit of Lorina était également troisième à Gênes sur l’eau derrière Black Jack et My Song. Son temps écoulé de 19 heures 37 minutes 42 secondes était nettement plus rapide que les 43 heures 36 minutes 35 secondes qu’elle a pris pour terminer le parcours en 2022.

Avec des bateaux IRC One revendiquant la majorité des premières places de la flotte IRC de la course au large Loro Piana Giraglia, Spirit of Lorina a été le seul maxi IRC 0 à atteindre le top 10 dans cette course, terminant huitième.

L’événement a été organisé par le Yacht Club Italiano en collaboration avec la Société Nautique de Saint-Tropez. La finale au large de Loro Piana Giraglia est la cinquième des sept épreuves du Mediterranean Maxi Offshore Challenge 2023-24 de l’International Maxi Association.

« C’était une course incroyable et c’était la première fois que nous pouvions découvrir le bateau dans ces conditions », commentait Barjon, ravi. « Nous avons enregistré notre vitesse la plus élevée jamais enregistrée pour le bateau – 29 nœuds – et j’ai réalisé mon propre record personnel de 27,7. » Barjon a rendu un hommage particulier à son capitaine Benjamin Enon ainsi qu’au vainqueur de la Solitaire du Figaro 2021, Pierre Quiroga, leur tacticien. “Nous avons une vieille équipe et ils sont tous fidèles. Benjamin a fait un excellent travail avec la préparation. Pierre était tacticien et navigateur pour cette course pour la première fois et c’est incroyable de naviguer avec lui. Je suis très heureux d’être ici avec ce bateau et d’être troisième sur la ligne.

Le régleur Antoine Joubert, qui comme Quiroga navigue désormais professionnellement dans la classe des trimarans Ocean Fifty, a ajouté à propos de leur course : « La partie amusante était de L’Escalier à la Giraglia : il n’y a pas eu d’empannage et un seul empannage à la Giraglia. Le vent le plus fort que nous avons vu était près de la Corse, où il a atteint 30 nœuds. Nous avons eu de bons surfs. Je pense que nous avons essayé toutes les voiles parce que le vent tournait, surtout à la fin. En fait, les prévisions étaient vraiment bonnes et correspondaient exactement à ce que nous attendions. Nous nous sommes arrêtés entre Giraglia et Gênes mais pas pour longtemps, seulement 40 minutes.”

Avec Black Jack deuxième maxi sous le temps corrigé IRC, le Mylius 60 Lady First III de Jean-Pierre Dreau a terminé troisième, prenant toujours moins d’une journée pour terminer le parcours de 241 milles. « C’était assez beau mais difficile à cause de la mer », raconte Dreau. “La mer n’était pas agitée, mais courte et de différentes directions, donc ce n’était pas facile. C’est la première Giraglia que j’ai courue avec du vent du début à la fin. L’arrivée à Gênes est généralement difficile car même s’il y a un coup de vent dehors, généralement au large de Gênes c’est calme. Cette fois, nous n’avons pas cessé d’entrer.”

Sur Lady First III, le vent le plus fort qu’ils ont vu était d’environ 30 nœuds, ce qui, selon Dreau, a rendu la barre excitante. Ils ont bénéficié d’avoir beaucoup d’offshoLes milles marins sous leur quille, y compris les transatlantiques, mais aussi les compétences tactiques du pro français Christopher Pratt, un autre skipper du trimaran Ocean 50.

“Je n’ai jamais terminé une Giraglia un jeudi auparavant ! Nous arrivons généralement en même temps… mais le vendredi ! dit Pratt. “Pendant la course, nous avons eu des dommages au sommet et à la grand-flèche. Nous avions vraiment besoin du foc pour les huit heures autour de la Giraglia. La vitesse moyenne du vent était d’environ 25-28 nœuds, donc un peu moins que prévu, mais pas tant que ça. Je pense que tout le monde a été un peu prudent – prendre des ris très tôt et ne pas trop pousser, mais je pense que les bateaux qui poussaient normalement ont fait ce qu’il fallait… »

Quatrième maxi de la flotte IRC, l’Atalanta II de Carlo Puri Negri, fraîchement victorieuse au classement général de la catégorie maxi dans la 151 Miglia-Trofeo Cetilar. Le 70 pieds fête ses 20 ans cette année.

« Nous avons très bien commencé, mais c’était très difficile, surtout la première partie », a déclaré Puri Negri. Comme tant de bateaux dans des conditions relativement grandes cette année, Atalanta II, malgré son âge, a signé un nouveau record de vitesse. « 26,4 nœuds, mais ce n’était qu’une seconde ! », a raconté Puri Negri, qui a savouré la barre même si son bateau n’est pas une machine à poupe plate comme la nouvelle opposition. “C’était amusant mais ce bateau n’est pas vraiment conçu pour cela. Quand le vent se lève, les bateaux les plus récents commencent à planer avant nous et ils maintiennent une bonne moyenne. Notre bateau ne surfe pas aussi bien, donc notre vitesse moyenne n’est pas aussi bonne.”

Pendant la course, les maxis ont généralement vu le vent maximum en passant le rocher de la Giraglia. Le bon timing des empannages ici était crucial. Photo : Loro Piana / Studio Borlenghi

Avec un vent dépassant les 31 nœuds, pendant la course, ils ont régulièrement changé de barreur et, en plus de Puri Negri, le champion du monde de Melges 32, Claudio Recchi, et le tacticien et multiple champion du monde Gabriele Benussi. Leurs chances de terminer plus haut dans le classement ont été sabordées par le fait d’être calmés à l’approche de Gênes. Finalement, l’Atalanta II a terminé à 11h25 après avoir été à moins de cinq miles de l’arrivée depuis 09h00.

« Je tiens à féliciter Carlo », a déclaré Benussi, qui navigue à bord d’Atalanta II depuis 12 ans. « Ce n’était pas facile de courir dans ces conditions. Carlo adore diriger le bateau et il a gouverné pendant de nombreuses heures. C’est un plaisir de naviguer avec lui.

JO. Le Maxi Banque Populaire XI amarré à Pointe-à-Pitre après la traversée de la flamme olympique

Relais de la Flamme Olympique, Paris 2024 Arrivéet Maxi Trimaran BP XI Pointe à Pitre le 15 juin 2024 Photo - Vincent Curutchet / BPCE

Mission accomplie pour Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse avec leur équipage de choc. Le Maxi Banque Populaire XI s’est amarré à Pointe-à-Pitre après plus de 7 jours en mer devant une foule venue en nombre. Le Relais des Océans a été à la hauteur de ses ambitions, de l’effusion de joie à Brest au départ le 7 juin à l’accueil mémorable des Guadeloupéens ce samedi matin. Dans une ambiance de fête, l’équipage longuement applaudi, a eu le droit à un accueil inoubliable et riche en émotions. Il a contribué à amener la Flamme Olympique de Paris 2024 aux Antilles tout en portant un message fort en matière de préservation des milieux aquatiques.

Cette traversée a également permis de mettre en valeur l’excellence à la française à travers quatre personnalités : Marie-José Pérec, Marine Lorphelin, Alexis Michalik et Hugo Roellinger. Aux côtés des marins Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse et du mediaman Tanguy Conq, ils ont participé à rapprocher les territoires, à sensibiliser sur la préservation des océans et à promouvoir les valeurs de l’olympisme. Ils ont veillé sur la Flamme Olympique de Paris 2024 et partager leur aventure avec le plus grand nombre dont nombre d’écoliers. Ces équipiers à part racontent une aventure qui restera gravée à jamais.

Marie-José Pérec : « au-delà d’un rêve éveillé »
Triple médaillée d’or aux Jeux Olympiques
« Cette traversée a été une grande aventure humaine, un challenge unique avec beaucoup de partage et d’émotion. Il y a eu la découverte des autres équipiers, de la navigation et de tous les petits plaisirs du bord. Armel (Le Cléac’h) et Sébastien (Josse) ont été très pédagogues, ils ont su nous emmener dans leur univers. On a tous appris énormément. Ce n’est même pas un rêve éveillé, ça va au-delà de ça. Il n’y a pas de mot pour exprimer à quel point c’est extraordinaire. C’est un honneur de pouvoir amener un morceau des Jeux Olympiques en Guadeloupe sur ce territoire où tant de champions et championnes ont grandi. J’ai un pincement au cœur parce que mes parents et ma grand-mère qui m’ont tant aidé à devenir qui je suis, ne sont plus là pour vivre ce moment. Il y a donc forcément quelques larmes et de la fierté à revenir à la maison avec un tel symbole. »

Marine Lorphelin : « une aventure qui avait beaucoup de sens »
Médecin, ex-Miss France
« Ça a été une aventure extraordinaire, réussie, enrichissante à tous les points de vue. On a beaucoup appris sur l’océan, sur le milieu de voile et sur nous-mêmes. Au départ, il y a eu ce cocktail d’émotions très fort avant de partir vers l’inconnu. Ce n’était pas évident à gérer émotionnellement et physiquement, d’autant que j’ai eu le mal de mer. J’ai essayé de m’accrocher, de lutter, j’avais envie de participer à la vie à bord. Après 36 heures difficiles, j’ai commencé à aller mieux, j’ai profité davantage et ça a rendu mon aventure encore plus belle. Cette traversée avait beaucoup de sens en faisant le lien entre les territoires, en respectant l’environnement mais aussi à travers la communication vers le grand public et les écoliers qui nous ont suivi. Ces moments de partage et de transmission étaient vraiment très chouettes ! »

Alexis Michalik : « on a vécu une histoire de science-fiction »
Dramaturge, metteur en scène
« C’était extraordinaire. J’étais parti avec des appréhensions, l’idée que ça allait être dur. Mais au bout de deux jours, j’ai eu l’impression d’être ailleurs. J’ai découvert que j’avais le pied marin, que j’étais comme un poisson dans l’eau. L’équipage était drôle, intéressant, passionnant et la mayonnaise a rapidement pris entre nous. J’ai l’impression d’avoir vécu une distorsion du temps à bord de ce bateau qui ressemble à un vaisseau spatial volant au-dessous de l’eau. À plein d’égard, on a vécu une histoire de science-fiction, une semaine dans un espace qui s’appelait l’océan. C’est une expérience dont je me souviendrai toute ma vie. »

Hugo Roellinger : « nous étions en lévitation »
Chef doublement étoilé
« Cette aventure, c’est un rêve qui se réalise. On a vécu quelque chose d’incroyable, l’impression d’être sur un tapis volant pendant sept jours. Nous étions en lévitation à la fois physiquement et mentalement aussi : on a l’impression de s’être élevé, de s’être détaché de nos vies à terre. C’était une expérience très forte avec des moments de contemplation et des moments de grâce. On est au milieu de cette nature, on garde les images des nuages, de la mer, des couchers de soleil… Ça restera gravé toute notre vie. Ce voyage permet de replacer les curseurs sur notre vision de la vie, la manière d’en profiter, le respect de la nature. On est encore plus éveillé à la protection de cet élément, ça donne envie d’en prendre plus soin. Et puis ça aide à relativiser aussi : on n’est rien de plus qu’un poisson-volant »

Armel Le Cléac’h : « humainement, ça a été génial »
Skipper Banque Populaire
« Le bilan de cette aventure est très positif. Notre premier objectif, c’était de ramener la Flamme olympique dans les temps. C’était un pari, avec un timing à respecter mais nous avons eu la chance d’avoir une météo plutôt favorable jusqu’au bout. Le bateau a répondu présent aussi en n’ayant aucun problème technique ce qui nous a permis d’arriver sans stress en Guadeloupe. Humainement, ça a été génial. On a eu un super équipage, tout le monde a réussi à trouver ses repères. Nous avons l’habitude de mener le bateau à fond, de chercher les options météos pour la gagne. Mais finalement, on est allé assez vite (moins de 7 jours avant d’être en stand-by pour arriver ce samedi matin), ce qui est un super temps pour une transat. L’ambiance a été excellente, on a vécu quelque chose de fort. On va tous avoir un petit pincement au cœur à l’idée que l’aventure soit finie ».

Sébastien Josse : « que de la joie et des sourires ! »
Co- skipper Banque Populaire
« Au début, il y avait forcément un peu d’appréhension à partir avec des personnes qui n’étaient pas amarinées. Mais rapidement, tout s’est bien articulé : les timings à respecter, la météo, la fiabilité du bateau, l’ambiance à bord… Il n’y avait que de la joie et des sourires sur les visages ! Le facteur météo compte beaucoup, nous n’avons pas eu plus de 20 nœuds de vent et ça compte pour permettre à chacun de prendre du plaisir à bord. L’objectif, c’était aussi de partager notre rapport à l’océan. On a tenté d’atténuer le côté rugueux du multicoque pour qu’ils puissent profiter. Rapidement, tout l’équipage a ses petites habitudes et sent bien les mouvements du bateau. Avec Armel, nous sommes des compétiteurs, nous aimons être sur le fil mais c’est agréable de prendre le temps, de profiter différemment du bateau. »

Tanguy Conq : « j’ai pu observer un groupe se former »
Mediaman et vidéaste
« C’était vraiment une aventure exceptionnelle à plus d’un titre. Tu te rends compte que ça va être hors du commun quand tout le monde t’en parle avant et pourtant tu arrives quand même à être surpris. Humainement, c’était très fort avec deux cadors de la voile et des novices. J’ai pu observer ce groupe bien se former entre personnalités qui se sont avérés complémentaires. Ils ont tous fait preuve de beaucoup d’empathie, ce qui est primordial sur un bateau de course. Ça a été inspirant de les voir s’entraider de bout en bout. C’était ma première transat, un challenge dont je rêvais depuis longtemps. Mais sur un Ultim, ce n’était pas envisageable et ça restera comme un très grand souvenir. »

Source CP

Bol d’or. Victoire de Sails of Change 8 en TF35

Sails of Change a remporté sa cinquième victoire de l’emblématique Bol d’Or Mirabaud sur le lac Léman à l’issue d’une édition aux conditions météos idéales.

Yann Guichard — co-fondateur avec Dona Bertarelli de Sails of Change — et son équipage à bord de Sails of Change 8 n’ont cessé de se disputer la tête de course, tandis que l’expérimenté Duncan Späth, fils de Dona Bertarelli, a contribué à écrire l’histoire familiale pour sa première participation en tant que skipper de Sails of Change 10 sur le Bol d’Or Mirabaud.
Nous sommes absolument ravis d’avoir remporté notre cinquième Bol d’Or Mirabaud“, a déclaré un Yann Guichard souriant. “L’équipage a fait un travail incroyable — naviguer sur ces bateaux pendant plus de six heures est intense.
“Les conditions étaient fantastiques aujourd’hui pendant la majeure partie du temps, et c’était la meilleure prévision que nous ayons vue depuis peut-être les 10 dernières années. Il y avait un facteur chance car nous étions au bon endroit au bon moment autour d’Évian et avons touché la brise de sud-ouest en premier.
“La compétition dans la flotte TF35 est féroce. Le Bol d’Or Mirabaud est une course très spéciale et je suis tellement content pour l’équipe que nous ayons pu réussir une fois de plus dans cet endroit remarquable lors d’un événement incroyable.”

Dona Bertarelli et Yann Guichard avaient remporté le Bol d’Or Mirabaud à quatre reprises, en 2010 sous le nom de Ladycat, et en 2014, 2016 et 2019 sous le nom de Ladycat powered by Spindrift Racing. Engager deux bateaux cette année faisait donc sens pour l’équipe.
“Nous sommes fiers de notre histoire au Bol d’Or Mirabaud, c’était notre 17e participation en tant qu’équipe”, a déclaré Dona Bertarelli, qui compte deux victoires à son actif. “Yann et son équipage ont une fois de plus réalisé une performance remarquable, et c’était bien sûr un moment très mémorable d’avoir Duncan qui participait en tant que skipper après tant de courses comme équipier.”

Les deux catamarans volants TF35 de 10 mètres se sont alignés avec plus de 400 bateaux au départ d’une course longue de 123 km sur le lac Léman. Contrairement aux conditions ultra-légères qui avaient dominé les dernières années, les prévisions pour la 85e édition du Bol d’Or Mirabaud promettaient de la brise d’un bout à l’autre du lac, avec potentiellement la possibilité de battre le record de 5 heures, 01 minute et 50 secondes établi en 1994.

Cependant, comme l’a observé Yann Guichard avant le départ, “tout peut arriver”, et c’est ce qui s’est passé. Après un départ en trombe et des pointes de vitesse à 30 nœuds en direction de l’extrémité est du lac, le vent s’est calmé près de la marque de passage au Bouveret, transformant une course à grande vitesse en un jeu du chat et de la souris alors que les TF35 recherchaient la brise.
Une fois le vent de retour, ce fut une course effrénée jusqu’à la ligne d’arrivée avec Sails of Change 8 et Realteam Sailing se disputant la tête à plusieurs reprises, Yann Guichard franchissant finalement la ligne avec 1 minute et 20 secondes d’avance, avec un temps de 6 heures 22 minutes et 33 secondes. Plus tôt dans la course, Sails of Change 10, skippé par Duncan Späth, était resté en contact avec le groupe de tête. Cependant, après plus de six heures de régate acharnée, l’équipage de Sails of Change 10 a été contraint d’abandonner pour raisons médicales.

Yann Guichard et son équipage à bord de Sails of Change 8 – Noé Delpech, François Morvan, Bruno Mourniac, Adrien Mestre et Solune Robert – se sont alignés au départ du Bol d’Or Mirabaud après avoir remporté l’événement d’ouverture de la saison TF35, la Nyon Cup, devant Realteam Sailing.

Lors de l’événement suivant, la TF35 Mies Cup, le classement s’est inversé. L’équipage de Sails of Change 10 de Duncan Späth – Yann Jauvin, Xavier Revil, Pieter Tack, Jules Bidegaray et Thibault Julien – remportant leur première victoire de manche pour se hisser à la quatrième place du classement général.
Puis, lors de la Genève-Rolle-Genève le week-end dernier, Yann Guichard et ses hommes ont de nouveau dominé la classe après une décision tactique du skipper leur permettant de remporter la victoire dans les derniers instants de la course et de terminer seulement une minute devant Realteam, après 4 heures et 41 minutes de course. Ce fut un grand moment de la 60e édition de cet événement classique, souvent considéré comme un prologue du Bol d’Or Mirabaud.

Ocean Fifty. Un volant éléctronique augmenté à bord de Koesio !

Erwan Le Roux skipper de l’Ocean Fifty se dit « Littéralement bluffé par le système de volant électronique augmenté » mis en place sur son bateau. Si des modifications importantes ont été apportées sur l’Ocean Fifty Koesio cet hiver – pose de bâches aérodynamiques, installation d’un nouveau mât ou encore suppression de quelques kilos superflus – une évolution majeure a été réalisée en parallèle : la mise en place d’un nouveau pilote automatique associée à un système de volant électronique augmenté. Testé et validé pour la première fois en course lors de l’Acte 1 des Ocean Fifty Series le mois dernier à Saint-Malo par Erwan Le Roux, ce dispositif, développé par les équipes de MerConcept en collaboration avec les sociétés Mobius France et Madintec sur le trimaran SVR-Lazartigue et le catamaran Sky City Foiler, offre des subtilités de pilotage hors-normes. Des subtilités qui ouvrent une voie et un potentiel de développement formidables pour les futurs bateaux de course bien sûr, mais également de plaisance.

En quête perpétuelle d’efficacité et de performance, avec un goût certain pour l’innovation, Erwan Le Roux s’est rapproché de MerConcept pour installer un pilote automatique fiable et concurrentiel ainsi qu’un système de volant électronique augmenté. Les mêmes qui ont été développés pour le trimaran SVR-Lazartigue, en 2023. « La genèse du projet était de gagner du poids pour éviter de transmettre tout le système de barre à l’extérieur lorsque nous avons fait le choix d’amener la barre au niveau du cockpit en l’écartant, ce de fait, des safrans. L’impact a été considérable sur la structure mais le plus gros avantage de ce système est qu’il permet de placer le poste de barre vraiment où l’on veut », explique Clément Thivin, ingénieur au sein du bureau d’études de l’écurie de course au large fondée par François Gabart. « Pour l’Ocean Fifty Koesio, nous n’avons pas changé l’idée de base. Nous sommes véritablement restés dans la même philosophie, même si quelques petites adaptations ont été réalisées pour gagner en fiabilité mais aussi répondre aux règles de la classe », précise le technicien. Ainsi, les pièces qui avaient été initialement créés pour l’Ultim ont été remplacées par de l’aluminium anodisé tandis que les boitiers qui avaient été réalisés en carbone ont été conçus dans un autre matériau. « Le principal challenge s’est situé davantage sur le plan électronique que sur le plan mécanique », assure Clément Thivin qui a travaillé main dans la main avec les équipes de Mobius France et de Madintec.

Un travail commun

« Chacun a donné le meilleur de ce qu’il sait faire. MerConcept s’est ainsi concentré sur la mise en œuvre de la mécanique tandis que l’entreprise de Paul-Louis Defrétière a présenté son vérin de pilote automatique nouvelle génération baptisé Mobius L300-700 et que de notre côté nous avons apporté notre connaissances logiciel et électronique », a confirmé Matthieu Robert, le Président de la société Madintec qui s’est imposée en quelques années comme un acteur incontournable sur le marché des pilotes automatiques dans la course au large. « Notre entreprise collabore avec Erwan Le Roux depuis de très nombreuses années. Il connait nos produits et nos solutions de centrales de navigation et de pilotages. Il croit, comme nous, à ce système de volant électronique augmenté. Un système qui apporte plusieurs avantages aux marins et que nous ambitionnons de déployer demain sur les bateaux de plaisance », avance le Rochelais qui, fort de son succès depuis 2012 mais également de son expertise acquise sur les nouvelles générations de bateaux volants à foils, est aujourd’hui capable de piloter un bateau de façon extrêmement précise. Aussi bien voire mieux qu’un marin lui-même dans certaines conditions. « On sait, en termes de logiciel, comprendre l’environnement d’un bateau et le modéliser. Les skippers peuvent apporter un plus en termes de pilotage mais ils se retrouvent sur des grosses unités où ils ont moins de sensations que sur des plus petites à la barre. Une barre, par ailleurs, pas toujours bien positionnée. Ce que procure Madintec grâce notamment au travail de Benoît Piquemal et Mathilde Tréhin, c’est précisément le sentiment d’avoir dans le volant les sensations que l’on peut avoir sur un petit bateau : celui de barrer en direct grâce à un retour haptique, une technologie que l’on retrouve déjà sur les avions par exemple ».

Des sensations démultipliées

A la clé pour le navigateur : des indications précises sur le comportement de son bateau, tantôt ardent, tantôt plus mou, et ce, notamment grâce à une latence très courte entre le mouvement du volant et la réalité du temps de déplacement du safran permis par un vérin de pilote automatique nouvelle génération, le Mobius L300-700. Imaginé par un ingénieur passionné de voile puis conçu et assemblé en France, ce dernier possède des particularités très appréciées par François Gabart et Tom Laperche à bord de SVR-Lazartigue, mais aussi, désormais, par Erwan Le Roux sur Koesio. « Jusqu’ici les clients avaient le choix entre un vérin électrique rapide mais pas très costaud et un vérin hydraulique costaud mais très lent et énergivore. Nous avons développé un actionneur électrique deux fois et demi plus rapide que la solution électrique de référence et deux fois plus costaud que le vérin hydraulique le plus commun du marché, le tout dans une enveloppe de masse intermédiaire entre les deux solutions », révèle Paul-Louis Defrétière.

L’avenir de la voile moderne

« Grace à ce système, le barreur ne ressent plus aucune friction, l’actionneur en fait son affaire. C’est clairement un nouveau chapitre qui s’ouvre pour les bateaux de la course au large et, plus largement, pour tous les nouveaux bateaux », assure le patron de Mobius France, alors rejoint par Erwan Le Roux, littéralement épaté par l’ensemble à présent installé à bord son trimaran, et pour la première fois à bord d’un Ocean Fifty. « Je suis bluffé par la précision de pilotage que l’on atteint avec ce système de volant électronique augmenté. Plus le bateau va vite, plus cela est vrai. Cela impose cependant à réapprendre à barrer et cela demande de la concentration. Les sensations très différentes et surtout extrêmement fines, exactement comme si on barrait avec un joystick ou une télécommande, filaire ou non. La position à la barre est, elle, totalement nouvelle puisque l’on se retrouve dans le sens de la marche, mais elle est très intéressante car très confortable », assure le double vainqueur de la Route du Rhum qui voit, lui, aussi, tout le potentiel de ce nouvel outil, déjà très haut en termes de performance. « J’y vois un avenir prometteur pour tous les bateaux, de course mais aussi de grande plaisance. Pour des bateaux de croisière rapides, ce système représenterait un vrai plus comme il le fait sur notre machine à nous. Cela va, à mon sens, faciliter l’accès à notre discipline et ouvrir des perspectives absolument énormes », atteste le skipper de Koesio.

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