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Accueil Wavre au coeur de la tempête

    Wavre au coeur de la tempête

    Au petit matin, l´Australien Nick Moloney à bord de Skandia aux prises
    la nuit passée avec le plus fort de la dépression, évoquait les
    conditions les plus difficiles rencontrées dans sa vie de marin.
    Rattrapé par une violente dépression, le trio Temenos, Virbac-Paprec,
    Skandia a dû faire le dos rond dans des vents de 60 noeuds et une mer
    démontée. Sous grand-voile réduite à 4 ris, le skipper de Temenos,
    Dominique Wavre a passé une nuit pénible dans des vents oscillants
    entre 50 et 60 noeuds.

    « Dans ce type de conditions, on reste en bas de la descente, près des
    écoutes. On garde les yeux grands ouverts rivés sur la vitesse du
    bateau. Les portes sont fermées pour éviter que les vagues qui
    remplissent régulièrement le cockpit ne rentrent à l´intérieur du
    bateau. On se cramponne en regardant les instruments du bateau et en se
    disant, l´étape suivante si jamais ça grimpe encore une ou deux fois
    au-delà de 60 noeuds, ce sera d´aller sur le pont affaler complètement
    la grand-voile. Et dans le même temps on réfléchit, on se met en
    condition, on refait la manoeuvre dans sa tête, si jamais. On
    s´accroupit un peu dans la descente et on essaye de fermer l´oeil, mais
    le vacarme des bourrasques et les secousses du bateau sont tels qu´ils
    nous empêchent de dormir profondément. On fait des micro-siestes de 5
    minutes, pas plu… De temps en temps, il y a un petit rayon de soleil
    qui rend la mer étincelante. C´est superbe, sauvage et violent à la
    fois !"