Enfin ! Après une nouvelle journée aussi chaude pour les nerfs que pour les peaux, les douze solitaires retrouvent une petite brise qui les aide à progresser vers Cienfuegos de Cuba. Le vent revient et Dominic Vittet aussi : le skipper d’Atao Audio System a réussi à lâcher le peloton, pour recoller à l’échappée. S’il a remporté un round, il n’a cependant pas encore mis ses adversaires K.O…”On va tous arriver carbonisés !”” L’image employée par Dominic Vittet (Atao Audio System) à la vacation de sécurité matinale est presque à prendre au premier degré. Imaginez plutôt : un Figaro planté sur une mer d’huile, écrasé par un soleil de plomb, barré par un skipper qui peine à gonfler les voiles. Que faire ? Sauna ou hammam ? Encaisser les rayons du soleil sur le pont en attendant qu’une risée vienne balayer les visages rougis, ou descendre à l’intérieur pour transpirer dans la moiteur d’un espace de vie impossible à aérer ? Et comment garder sa fraîcheur intellectuelle dans ces conditions ? On se le demande. Et l’on se demande aussi comment Dominic Vittet, déjà diminué par sa blessure au thorax, a pu réussir l’exploit de recoller au groupe de tête. En exploitant la moindre risée, le skipper d’Atao Audio System est parvenu à décrocher le peloton avec lequel il naviguait depuis 2 jours. Aquarelle.com, Banque Populaire, Gedimat, Total, Coutot Roehrig : il les a tous laissés sur place, pour rejoindre le groupe des leaders, et se placer à 6 petits milles du tableau arrière du Bostik de Charles Caudrelier. “”Après, je suis retombé dans une zone de calme””, raconte Dominic. “”J’en ai profité pour faire un check complet de la grand voile et de ses lattes. En revanche, je me suis fait mal au dos en la renvoyant””. “”Comment ça va à Cuba ?”” Lionel Péan, le directeur de course, n’aura pas le temps de répondre à Samantha Davies (Skandia). La liaison satellite est coupée. Comme les autres concurrents, on imagine que la blonde anglaise aura souffert de l’impitoyable soleil des Caraïbes. Et dans ce petit temps, les nerfs sont eux aussi mis à rude épreuve. Empanner ? Quand ? Quitter la route directe, et donc la rallonger, pour espérer trouver de l’air plus au large ? Patienter en se disant que les autres n’avancent guère plus vite ? Marc Emig (Total) résume l’état général de la flotte avant de raccrocher : “”je suis dans le coltar, je vais dormir””. Ce matin, Eole a décidé d’offrir un peu de répit aux douze aventuriers en route pour Cienfuegos de Cuba : le vent d’est – nord-est oscille désormais entre 10 et 15 noeuds. De l’air, enfin…”
Trophée BPE : chaud bouillant !
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