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    Sur la route de Cuba, Tripon à fond !

    Les moyennes flirtent toujours avec les 10 nœuds et ça ne mollit pas. La flotte profite d’un vent d’est sud-est de 18 à 20 nœuds pour filer sous spi. Le quatuor de tête de ce Trophée BPE Saint-Nazaire – Cienfuegos de Cuba n’a pas évolué dans la nuit : Charles Caudrelier (Bostik) mène toujours la danse devant Gildas Morvan (Cercle Vert) à 18 milles, Eric Drouglazet (Credit Maritime-Zerotwo) à  23 et Yannick Bestaven (Aquarelle.com) à 44 milles. La nuit semble avoir été moins favorable que la journée d’hier aux deux sudistes Dominic Vittet (Atao Audio System) et Armel Tripon (Gedimat) qui ont concédé quelques petits milles aux partisans de la route directe, même si à 3h30, c’était toujours Gedimat le plus rapide sur 24 heures avec 236,7 milles contre 235,4 pour Bostik.A la vacation de sécurité de ce matin, Armel confirmait « ça glisse bien » et racontait avoir vu d’un peu trop près à son goût « un énorme bateau… nous étions presque bord à bord, en plein milieu de l’Atlantique ! » David Raison (Coutot Roehrig) a eu la chance d’apercevoir une baleine. Yannig Livory (Entreprendre au Pays de Lorient) était tout « content d’avoir enfin trouvé comment ce bateau marche sous spi ». Samantha Davies (Skandia) se disait ravie de constater « mon bateau chante encore », effet d’une vitesse qui lui faisait enregistrer une des plus belles progressions sur 24 heures (235,2 milles). Yannick Bestaven (Aquarelle.com) goûtait une fois de plus aux joies du spi asymétrique. Dans la roue du Rochelais, Marc Emig, le skipper de Total résumait la situation : « il s’agit de fuir la bulle anticyclonique qui nous rattrape par l’arrière ». Tous heureux de leur sort ou presque. Car pour Antonio Pedro da Cruz – qui était jusqu’ici très motivé et parfaitement dans le match – les problèmes électroniques s’accumulent. « J’ai été handicapé depuis le départ avec un tas de soucis électriques et électroniques qui m’empêchent de faire fonctionner efficacement mon pilote. » Des problèmes tels qu’Antonio n’a plus confiance du tout dans son pilote automatique. « Du coup j’ai passé beaucoup de temps à tenter de réparer et je ne peux pas du tout me reposer l’esprit tranquille », confiait-il hier soir, très déçu. Tôt ce matin il confirmait : « ça craint. Je sais que sans pilote, je ne suis plus vraiment dans la course, mais je continue pour tous ceux qui m’ont soutenu ». Parole de marin. Source Trophée BPE

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