Scotché, englué, prisonnier, « Seb » a du tirer des bords « carrés » au ralenti pendant de logues heures – un coup vers l’ouest dans la pénombre puis ce matin en empruntant un cap au sud – pour tenter de se dépêtrer de ce piège éprouvant. Au classement de 17 heures, ABN-AMRO avait retrouvé un peu de vent « frais et progressait à 9,5 nœuds. Toutefois, ce long arrêt au stand de Neptune et Jupiter a profité aux poursuivants de Sébastien. A commencer par son dauphin actuel Bertrand de Broc ; « On subit les effets d’une petite dépression locale qui nous perturbe un peu. On a été freiné dans de nuit » confiait le skipper de Tokio pendant la vacation radio quotidienne tout en précisant ; « qu’un vent plus favorable est revenu avant le lever du jour. Cette brise pourrait nous permettre de recoller à Josse. On devrait se rapprocher de lui aujourd’hui dans la journée en retrouvant du vent d’Ouest. Il faut savoir que nous sommes intrinsèquement moins rapide que lui. Nous n’avons donc pas d’autre choix que de prendre des options différentes pour nous rapprocher que lui. La nuit dernière, tout le monde était sur le pont pour manœuvrer dans cesse car le vent a tourné de 30 à 40° ». Une abnégation payante. Au pointage de la fin de matinée, Tokio dévalait l’Atlantique nord à 9,3 noeuds (toujours en vitesse instantanée), soit pratiquement huit fois plus vite que ABN-AMRO à la même heure. Avant de se retrouver à son tour « scotché » en fin d’après-midi…
Seb scotché, De Broc à l’affût …
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