Après la traversée de la Méditerranée en 2002 , celle du Pacifique en 2003, Raphaela Le Gouvello se lance dans une nouvelle aventure extrême, la traversée de l´Océan Indien en planche à voile. La championne olympique Faustine Merret a baptisé la planche de l´aventurière morbihannaise très entourée. « Certains ou certaines partent faire un sommet, une randonnée, un séminaire, d´autres choisissent de s´inscrire à un cours de théâtre, d´apprendre le chinois ou le violon » explique doucement Raphaela Le Gouvello. A chacun son cheminement sur terre ou les océans. La tasse de thé de Raphaela, ce sont les longues traversées en solitaire suspendue à un wishbone.
En 2006, la Morbihannaise se lance dans un nouveau Défi, la traversée de l´Océan Indien en planche à voile entre Exmouth sur la côte Nord- Ouest de l´Australie et la Réunion. Un périple d´environ 3 400 milles nautiques qui devrait durer entre 70 et 75 jours. Le départ est prévu début avril 2006 afin de bénéficier d´ une météo aussi favorable que possible.
« La fenêtre est relativement étroite : partir trop tôt signifie s´exposer aux risques de cyclones se développant vers l´Indonésie et balayant la côte Nord Ouest de l´Australie. Mais il ne faut pas s´élancer trop tard car plus on avance dans la saison froide du côté de la Réunion et plus les alizés et les conditions de mer ont tendance à se renforcer ce qui deviendrait ingérable ». La complexité du système météorologique et océanographique nécessitera un routage assez précis qui sera assuré par Pierre Lasnier.
Faustine Merret, la championne olympique de planche a dit toute son admiration pour son aînée et baptisé la planche de 6,80m . Sur ce flotteur conçu par le Lorientais Guy Saillard, Raphaela a déjà vaincu le Pacifique et elle se sent en confiance pour se lancer dans ce nouveau challenge. Le fait que cet océan se soit exprimé de manière si violente et dramatique fin décembre ne l´a pas fait reculer : « Bien au contraire, ce projet est profondément ancré en moi. J´ai compris que mon chemin personnel passe par cette traversée prochaine de l´Océan Indien ».
Gilbert Dréan (Le Télégramme)








