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    Raison réussit à glisser vers le sud

    Team Work Evolution David Raison
    Team Work Evolution David Raison

    Le petit répit météo avant un nouvel épisode d’instabilité orageuse annoncé au niveau de l’équateur permet ce matin au trio de tête des Protos d’allonger la foulée et d’effectuer un tri des plus sélectifs. Trois hommes sont aussi au coude en coude côté Série et tentent dans une zone encore météorologiquement compliquée de faire eux aussi le "trou" avec leurs poursuivants. La bonne nouvelle du matin est de retrouver, au terme de 24 heures avouons le bien angoissantes, tous les concurrents en route logique vers le Brésil, même à petite vitesse. La flotte n’en a certes pas terminé avec les caprices d’un pot au noir au profil bien peu orthodoxe, dans cette Charente Maritime/Bahia Transat 6,50 depuis le départ de Charente Maritime confrontée à des schémas météos inhabituels et quelque peu déroutants.

    David Raison (TeamWork Evolution) réussit son pari ; longtemps bloqué par ce régime de vent de sud tendance sud ouest, il est malgré tout parvenu à glisser dans le sud et vient s’intercaler ce matin entre ses adversaires et la marque. En prenant un peu d’est cette nuit, le vent permet à son surprenant Proto de reprendre de la vitesse à une allure qu’il affectionne particulièrement. Ses deux adversaires les plus menaçants se retrouvent désormais sous son vent, avec des écarts qui n’ont fait qu’augmenter avec ce beau recentrage du leader. Thomas Normand (Financière de l’Echiquier) pointe ainsi à plus de 15 milles tandis que Bertrand Delesne (Zone Large) est à plus de …45 miles. Bien décalé dans l’ouest, Antoine Rioux (Festival des pains) assoit sa position au 4ème rang de la flotte. Derrière, les chiffres parlent d’eux même. Lucas Montagne (ONG Conseil) lui aussi sur une route très occidentale, accuse plus de 120 milles de retard et l’Allemand Jorg Riechers,(Mare.de) 6ème et prétendant au podium Bahianais, déplore ce matin un déficit au leader de plus de 143 milles. Si le trio de tête va encore accentuer son avance aujourd’hui, il n’est pas encore totalement tiré d’affaires. L’alizé de sud est n’est pas encore en place et le passage de l’équateur ne s’annonce pas des plus clairs. Les leaders connaissent donc une phase d’accélération momentanée, et un effet d’accordéon peut encore ramener le peloton.

    Benoit Mariette (Odalys Vacances) continue de ciseler sa transat à petites touches. Il se sait "chassé" par deux redoutables traqueurs, Vincent Kerbouriou (CGGVeritas) et Clément Bouyssou (Douet Distribution). L’émulation est à son comble pour ses trois hommes qui non contents de se scruter, doivent aussi considérer leur placement sur un plan d’eau désordonné et dans l’attente de l’arrivée si attendue des prémices de l’alizé. Ils ont chemin faisant quelque peu décramponné Davy Beaudart (Innovea Environnement) relégué à plus de 32 milles. C’est Jean Marie Oger (Brazil Forest – E.Leclerc) qui occupe le fauteuil de 4ème à la faveur d’une course au plus près de la route directe. Loin dans l’est, l’option suivie par le groupe Fabrice Sorin (Cartoffset), Pierre Brasseur (Voile Océan), Nicolas Groux (Couvac) et Eric Llul (Noble Cocoa)l ressemble de plus en plus à une impasse.