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Accueil Orange II dans l´océan Indien

    Orange II dans l´océan Indien

    Bruno Peyron et ses 13 hommes du maxi catamaran Orange 2 sont entrés hier soir de façon tonitruante dans l’Océan Indien. Depuis 4 jours, une impressionnante cavalcade sous les quarantièmes degrés de latitude sud les a propulsés en 14 jours et 8 heures au-delà du cap de Bonne Espérance, fracassant deux records « intermédiaires » au passage, Ouessant-Bonne Espérance et Equateur-Bonne Espérance. « Et ça continue ! » annonce Bruno Peyron ce matin. Problématique du jour, trouver le mode intermédiaire entre les vitesses « surréalistes », 30/35 noeuds de ces derniers jours, et la nécessaire préservation des hommes et du matériel. Orange 2 évolue dans les contrées maritimes les plus inhospitalières de la planète. La mer est difficile, et même si le « bulldozer » orange comme le surnomme affectueusement Bruno, s’accommode sans broncher de 5 à 6 mètres de houle, le niveau de vigilance et de concentration doit rester optimum. Peyron y veille, quitte à lever un brin le pied, le temps pour chaque homme d’équipage de récupérer des efforts d’un week-end de folie. « Nous sommes sous deux ris trinquette » explique le skipper, « Un peu sous toilé et le bateau file ses 25 noeuds. Le vent va monter, il faut savoir anticiper.» Au quinzième jour de mer, Orange 2 baigne dans les dures et magnifiques réalités du grand Sud ; les hommes s’émerveillent aux albatros et aux froides luminosités de l’Indien. A l’horizon déjà s’annoncent les îles du Prince Edward, Crozet… Les radars sont allumés. Orange 2 fonce vers les cinquantièmes.

    Bruno Peyron : « Il est de ma responsabilité d’être vigilant aux hommes et au matériel. On ne sollicite pas impunément les organismes comme nous venons de le faire 4 jours durant. Il faut savoir lever le pied le temps de remonter le niveau de fatigue des uns et des autres. Une fatigue que je commence à lire dans certains regards. C’est une question d’attention et d’anticipation. Notre parcours est jusqu’à présent satisfaisant. Il y avait un coup à jouer en Atlantique Sud et nous l’avons joué à plein, sans jamais ressentir le moindre sentiment d’insécurité, malgré une mer difficile et ce long bord de reaching de folie. Nous sommes en bonne position pour la suite. Le jeu consiste à bien respecter notre stratégie météo, avec un maximum de concentration. La veille radar est de mise, mais nous n’irons pas nous frotter aux glaces. »

    (Source Orange II)