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    Mise à l´eau du maxi-catamaran Orange II

    La mise à l´eau d´Orange II, le maxi-catamaran de Bruno Peyron, mardi à Lorient, marque le départ d´une nouvelle campagne du navigateur baulois contre le trophée Jules-Verne à la voile, propriété du Français Olivier de Kersauson et le record autour du monde, propriété de l´Américain Steve Fossett.
    Mis à l´eau une première fois il y a un peu plus d´un an, Orange II, comme tous les bateaux sortant de chantier, a demandé de la mise au point. "Le bateau avait des petits défauts de jeunesse, a expliqué Bruno Peyron dans un entretien avec l´AFP. Nous savions que nous étions sur la bonne voie, avec le record des 24 heures, celui de la Méditerranée et la traversée de l´Atlantique même si nous n´avons pas battu le record." Après cette campagne estivale, un léger chantier était prévu et une mise en veille de départ avait été annoncée pour début décembre 2004.

    Finalement, le bateau a été remis à l´eau avec pratiquement un mois de retard. "Nous avons décidé de changer tout le gréement dormant -les étais, les haubans et tout ce qui sert à la fixation du mât-, c´est fabriqué aux Etats-Unis et les délais de livraison ont été un peu plus longs", a poursuivi le navigateur.

    "Nous aurons aussi quelques voiles neuves, a ajouté le Baulois. Notre principal travail a été de fiabiliser les safrans. Avec les anciens, nous n´avions pas beaucoup de contrôle du bateau. De plus, ils induisaient des vibrations. Les nouveaux sont beaucoup plus perfectionnés, ils sont toujours à l´arrière et nous ne pouvons pas les changer en cas d´avarie. Les nôtres sont très lourds, environ 250 kg, cela ne nous laissait pas beaucoup de choix."
    Bruno Peyron a comme à son habitude cherché à tendre vers le risque zéro.

    "Nos objectifs sont clairs: récupérer le Jules-Verne, battre le record autour du monde du WSSRC (ndlr: world speed sailing record council) pour, comme on dit en boxe, réunifier le titre. Nous serons 13 ou 14 à bord, ce n´est pas encore décidé. Il y aura trois quarts de quatre hommes. Le skippeur et le navigateur, s´il y en a un, seront hors quart."

    La liste ne sera faite qu´après les deux navigations d´ici à la fin 2004. "Cette fois-ci, je veux avoir deux bons barreurs dans chaque quart. Entre un excellent barreur et un bon, sur ces grands bateaux, c´est 3 à 5 noeuds à l´heure plus vite. Sur un tour du monde cela fait une différence énorme", a conclu le navigateur.

    Les temps de référence sur le tour du monde absolu sont pour Fossett, 58 jours, 9 heures, 32 minutes et 45 secondes, le 5 avril 2004, et pour Kersauson, 63 jours 13 heures 59 minutes 46 secondes, le 29 avril 2004.

    (Source AFP)