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    Michel Kerhoas et la ligue Bretagne

    Sans surprise, Michel Kerhoas a été réélu président de la Ligue de Bretagne, aujourd´hui à Morlaix. Malgré un premier mandat largement positif, le président a affirmé son intention de veiller au grain. Car, entre l´érosion des licences jeunes, la mise en place d´un calendrier sportif adapté, l´urgence du changement de supports, l´attente du public, les chantiers d´avenir ne manquent pas.
    Bon vent, belle mer : c´est ce qu´on peut retenir de l´AG de la Ligue de Bretagne qui s´est déroulée, aujourd´hui à Langolvas (Morlaix). En effet, la réélection de Michel Kerhoas n´a posé aucun problème. Quatre ans après sa nomination, le skipper du “bateau voile”” continue de faire l´unanimité dans le paysage nautique breton.

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    De l´or mais…
    Financièrement et sportivement parlant, tous les voyants sont au vert. En 2004, les comptes sont bons. Et même si la Ligue ne roule pas sur l´or, ce sont ses athlètes qui en ramènent, des Jeux Olympiques d´Athènes, bien sûr, avec Faustine Merret, mais aussi des épreuves nationales et internationales. En voile légère et en course au large.
    Pour autant, Michel Kerhoas a compris que, si le mouvement sportif ne se montre pas vigileant, demain, les vents peuvent tourner. Dans le sens contraire. En témoigne cette inquiétante baisse de licences jeunes amorcée en 2003. Même si l´érosion semble contrôlée en 2004, notamment en Finistère et en Ille-et-Vilaine, le problème ne doit pas être pris à la légère. “”Nous devons garder et renforcer notre statut de première Ligue de France, affime le président. Et cela passe par une réécriture de notre schéma sportif””.

    Revenir à la voile plaisir
    En clair, ce qui marchait hier, ne fonctionne plus forcément aujoud´hui et risque de devenir carrément obsolète demain. Première certitude, les supports doivent changer : en planche à voile, l´Aloha et la Mistral ont disparu (sans perte de licenciés), mais il faudra, un jour ou l´autre, songer à remplacer l´Optimist, le 420, le 470, l´Europe, l´Equipe… Et ne parlons même pas du Yngling et du Star !
    D´un point de vue plus sportif, le président préconise une modification du calendrier : “”Pourquoi ne pas calquée la saison sportive sur l´année civile, dit-il. Que je sache, il est toujours plus agréable de naviguer en été qu´en hiver. Peut-être aussi devons nous proposer des entraînements plus décontractés, des régates plus conviviales, voire demander aux entraîneurs de mettre moins de pression sur les coureurs””.
    Bref, revenir à de la voile plaisir. En compétition comme en loisir, même si ce mot en irrite encore quelques-uns.

    Projets ambitieux
    Car, si la “”fille aînée de la FFV”” a démontré son savoir-faire en matière de formation d´athlètes de haut niveau en voile légère, elle a peut-être oublié de combler le fossé qui, au fil des ans, s´est creusé entre l´élite et la masse. Quel jeune rêve aujourd´hui de devenir champion du monde de Star ? En 470, combien sont-ils à s´engager dans une préparation olympique pour les JO de Pékin ?
    “”Depuis sa création, la pratique du plus grand nombre est un des engagements fondateurs de la Ligue”” a rappelé Michel Kerhoas, qui avec son équipe, entend mener à bien ces projets ambitieux.
    Pour y parvenir, un plan de bataille a été établi, à savoir : prise en compte des attentes du public, renouvellement du matériel, redynamisation des structures avec les “”nouvelles écoles françaises de voile””. Tout un programme…

    Philippe Eliès / Le Télégramme”