On peut réaliser un tour de force sur l’eau et rester fidèle à ses convictions. Francis Joyon le démontre chaque jour en continuant sa sarabande. Sans pour autant oublier, à l’heure de Noël, de s’adresser à ceux qui tiendront bientôt entre leurs mains l’avenir du monde, les enfants.
A l’approche de Noël, c’est souvent le grand blues qui accompagne les navigateurs solitaires des mers du Sud : loin de la famille, des proches, la tentation est grande, à l’heure d’ouvrir les quelques paquets cadeaux, du repli sur soi. Visiblement Francis Joyon n’est pas fait de ce bois-là. En témoigne encore son message envoyé cette nuit à l’attention des enfants : « En mer il n y a pas de limites aux rêves et pour ce jour de Noël , permettez moi de partager le mien avec tous les enfants qui le voudront bien : à faire le tour du monde poussé par les vents, je me rends compte que la planète n est pas si grande que ça …Les générations passées la croyaient illimitée et ont puisé dans ses ressources, mais nous sommes arrivés à une période charnière : toute la beauté du monde existe encore, mais pour la première fois, les hommes peuvent y mettre fin si on n’y prend garde. Je crois que les enfants comprennent cela mieux que les adultes, souvent endormis dans leur quotidien. Seuls les enfants arriveront à les réveiller , leur faire comprendre que l’essentiel est de permettre aux oiseaux de voler dans les forêts, aux ours blancs d’errer sur la banquise, aux dauphins de surfer sur les vagues des océans et au final, à l’homme de vivre en harmonie sur sa planète. » Une manière de rappeler la volonté du navigateur de Locmariaquer : son tour du monde a été conçu en cohérence avec des convictions profondes… Démontrer que l’on peut faire le tour de la planète sans faire appel aux énergies fossiles, ne pas rejeter de déchets à la mer, utiliser les énergies renouvelables (éolien et solaire). La belle page maritime qu’écrit Francis Joyon vaut aussi pour l’avenir de la planète mer.









