L’assemblage de toutes les pièces du gigantesque puzzle du trimaran Macif se termine au chantier CDK Keroman de Lorient, tandis que les premiers éléments de décoration apparaissent. Début juin, seront installées deux pièces innovantes et essentielles pour la sécurité et le confort de François Gabart : la cabane et la casquette. Le chantier franchit sa dernière ligne droite avec la finalisation de l’assemblage des principaux éléments de structure. Reste le flotteur tribord à greffer aux bras de liaison. Parallèlement, la pose de l’accastillage a commencé. François Gabart se réjouit de voir la plateforme quasiment achevée : « Elle ressemble désormais vraiment à un bateau. Si je me mets dans le cockpit et que je ferme les yeux, je commence à visualiser les manœuvres, alors que jusqu’ici, cela restait très abstrait. »
Une des nombreuses innovations du trimaran MACIF réside dans ce que l’équipe technique appelle « la cabane », à savoir la cellule de vie et de navigation du skipper. Celle-ci sera installée début juin sur le pont et se situera à l’arrière du bateau, sur la coque centrale et non pas à l’intérieur, comme de coutume sur les grands trimarans. « L’idée est partie du cockpit, explique Antoine Gautier, responsable du bureau d’études. Nous avons souhaité optimiser le bateau pour le solitaire en regroupant toutes les manœuvres au même endroit. L’objectif est que François ne soit pas obligé de courir dix mètres entre les winches et la barre. Nous avons donc installé les cinq winches côte à côte, au centre de la coque, derrière le bras de liaison arrière, entre les deux postes de barre à roue qui ont été recentrés. Et pour faciliter davantage la circulation, nous avons ’installé la cabane à l’arrière, dans le prolongement. Cela permet d’avoir un cockpit et une cellule de vie de plain-pied. C’est comme si nous avions posé une caravane sur le bateau ! » Une porte étanche séparera les deux espaces, la cabane abritera la bannette, les ordinateurs et les éléments d’électronique, mais aussi la cuisine.
Cockpit et cabane seront par ailleurs intégralement recouverts par une casquette d’une surface totale de 12m², protégeant le skipper de la mer et du vent. « Dans la première configuration, les postes de barre sont derrière des protections mais pas sous la casquette, explique François. Nous verrons ensuite si c’est pertinent de les couvrir également. »








