Jean-Pierre Dick vient de vivre une nuit cataclysmique. Il n´avait jamais rencontré depuis le départ du Vendée Globe, ni auparavent de conditions aussi difficiles. Virbac-Paprec a passé la nuit sous voilure très réduite dans une mer démontée avec des vagues de 8 à 9 mètres et un vent violent soufflant jusqu´à 70 noeuds. La voix du skipper niçois était très fatiguée ce matin. Il est resté éveillé toute la nuit car les pilotes automatiques (en mode économique) avaient du mal à contrôler le bateau dans les longs surfs. La puissance des vagues a couché plusieurs fois le bateau sur l´eau, exigeant la présence de JP sur le pont de son monocoque. Jean-Pierre Dick : "Ce matin, j´ai beaucoup de mal à me réchauffer. J´ai passé beaucoup de temps cette nuit sur le pont pour redresser le bateau ou corriger les erreurs du pilote automatique. Je suis trempé et avec le froid, c´est vraiment difficile. Je n´avais jamais vu cela. La mer était énorme et les vagues déferlaient. Quand elles venaient percuter le bateau, j´avais l´impression que tout allait ´péter´ à bord. J´ai passé la nuit sous trinquette seule (petite voile d´avant de 25m2) car le vent soufflait entre 60 et 70 nœuds. C´était dantesque. Malgré la fatigue, il a quand même fallu barrer au lever du jour car il n´y avait plus d´énergie à bord et l´anémomètre était encore bloqué à 50 noeuds. En ce moment, la barre est amarrée car il faut absolument que j´aille manger, me reposer et surtout que les batteries rechargent pour pouvoir naviguer normalement."
(Source : Jean-Pierre Dick)
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