Dans la Route de l’Equateur et à l’approche du détroit de Gibraltar qu’il devrait logiquement être le premier à dépasser dans la journée, l’équipage de Sébastien Josse (ABN-AMRO) ne comptait plus respectivement aujourd’hui à 5 heures du matin que 36 et 40 milles d’avance sur ses deux plus proches poursuivants : Rodolphe Jacq (Brest Nautic) et Bertrand de Broc (Tokio). Comme prévu, les vents de secteur Est ont molli la nuit dernière. Avant de retrouver l’Atlantique nord qu’il affectionne, Josse, qui réalisait des pointes de vitesse de plus de 20 nœuds hier, ne progressait plus ce matin qu’à 7 nœuds. Philippe Monnet (Nouvelle Espérance), positionné le plus au sud de la flotte – bénéficiant d’un vent plus frais – était le plus rapide avec 10,3 nœuds (en vitesse instantanée ce matin). Comme on pouvait s’y attendre hier, Jean-François Durand (Le défi Vendéen) a prudemment levé le pied pour préserver le mât de son petit 50 pieds IMOCA, privé de deux de ses haubans (double rupture hier midi). Si Durand et ses deux équipiers conservent leur vitesse moyenne actuelle de 6 nœuds, ils ne sont pas attendus dans le port andalou de Algezira avant la nuit prochaine où ils ont décidé de remédier rapidement à cette avarie très handicapante avant de reprendre la course.
Jojo à approche de Gibraltar
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