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    Ils ont dit…

    Déclarations lors de la vacation radio avec les skippers du Vendée Globe :Vincent Riou (PRB) : « Je suis au près et fais du saut de vagues dans un vent assez soutenu. Mon quotidien, c’est de surveiller le bateau et de faire tout ce que je peux pour le faire avancer. Mais avant tout, je surveille la météo, c’est la priorité du moment. On rentre dans des zones où la mer n’est pas propre. Ce matin, j’ai rencontré un objet flottant non identifié… Comme quoi, rien n’est jamais fini. Le choc s’est passé à l’avant, à bâbord, sous le vent. Je n’ai rien vu, je ne sais pas ce que c’était. Plus l’arrivée approche, plus le stress mécanique augmente. Ce serait dommage que cela s’arrête là. Jusque là, on a bien tiré sur les bateaux. »Jean Le Cam (Bonduelle) : « Le vent est plus régulier qu’hier et, de ce fait, c’est plus agréable. Je ne sais pas vraiment si mon standard F marche. Hier j’ai essayé et cela ne marchait pas. Quand j’arrive à le choper ce satellite, j’en profite ! Mais ce n’est pas un gros handicap pour moi. Je ne vais même plus voir les classements, je me contente des fichiers vent. J’ai croisé un cargo hier. Il venait d’Italie et allait au Brésil. Nous avons même parlé ensemble. C’était sympa… Autrement, il y a plein de petits poissons volants. Ils ont dû faire des petits depuis la dernière fois que je suis passé ! ».Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) : « Les journées passent très vite. J’ai 21 nœuds de vent et je me prépare à envoyer mon grand gennaker pour la première fois depuis très longtemps. J’ai fait tout le sud sous trinquette et ORC. J’ai fait des économies jusque là et il me reste quelques voiles de portant et là, je le sens bien ! Je n’ai jamais eu la possibilité de m’exprimer vraiment comme je le voulais et dans le Sud, il y a avait des moments où mes camarades allaient plus vite car ils avaient la bonne toile. Hier, j’ai passé les 40e et la transition est magique depuis trois jours ».Dominique Wavre (Temenos) : « J’ai un oiseau qui me suit depuis un moment. Il attend que l’étrave passe dans des bancs de poissons volants et plonge alors dans la mer. La nuit était magnifique avec une superbe lune et un ciel entièrement étoilé. Avec Sébastien (VMI), on se parle deux fois par jour depuis les Malouines. Entre ses handicaps et les miens, on ne sait plus trop exactement si cela est de la régate ou pas. Dans des conditions, il est mieux, dans d’autres, c’est moi…»Karen Leibovici (Benefic) : « J’ai lu mes bouquins, une bonne dizaine, mais j’espère surtout que le vent va revenir au plus tard ce soir. Pour ce qui est de ma voie d’eau, je ne vois pas ce que c’est. La coque est nickel ! J’écope régulièrement mais depuis qu’il n’y a plus d’eau qui recouvre en permanence le pont, j’ai moins d’eau à l’intérieur… C’est peut-être une infiltration par les cadènes…».Nick Moloney (Skandia) : « C’est très difficile. Du vent léger toute la nuit. Je croise les doigts pour que la brise de nord de 10 nœuds que j’ai actuellement tienne. J’ai parlé avec Bruce Schwab, avec Alex Thomson et puis aussi Dominique Wavre qui m’a appelé quant il a su que j’avais des problèmes, un vrai gentleman ! Pour le moment, j’ai des bateaux de pêcheurs autour de moi, c’est assez sympa ! Je suis assez prêt des côtes brésiliennes mais pas assez pour en entendre la musique ! ».