Ils ont dit :
Daniel Dupont ("Art Immobilier Construction") : " J’ai un problème de ballasts, le bateau est plein d’eau. Ce n’est pas grave mais c’est embêtant pour la marche du bateau. C’est la raison pour laquelle après une option Nord, je suis parti vers le Sud, une route que je pense plus sage compte-tenu de mon soucis. Reste que je vais entrer de plein fouet dans l’anticyclone. Je le surveille. En attendant je poursuis ma route, au près. C’est un peu pénible, très inconfortable car le bateau tape beaucoup mais globalement, je vais bien. "
Christian Bos ("Belle-Ile-en-Mer") : " J’approche de Madère. Le climat est plus clément mais les vents sont faibles. L’anticyclone se rapproche aussi, je fais donc route plus au Sud pour essayer de toucher un peu plus d’air. Je pense contourner Madère par le sud à environ 100 kilomètres de l’île et rester sur des pressions isobariques suffisantes. Je suis toujours dans le match malgré quelques difficultés notamment un problème de alba. Du coup la bôme ne tient plus très bien et ma grand-voile est mal réglée. "
Franck Le Gal ("Lenze") : " C’est une véritable ambiance Figaro avec des rotations de vent importantes. Résultat, je suis toujours à la barre ! Cette nuit, c’était délicat car j’étais décalé dans l’Ouest et ne suis pas passé loin de l’anticyclone. Je pense bientôt voir le bout du tunnel et me concentre maintenant sur ma trajectoire et la route à suivre. J’essaie de garder de la pression tout en pensant que l’option idéale est de passer au Sud de l’anticyclone. Je suis un peu déçu et peux faire une croix sur ma bonne position mais la route continue. Pour le coup, j’ai du faire la plus belle chute dans le classement ! Il y en a qui font un peu trop de milles à mon goût, je vais donc essayer de couper le fromage. "
Eric Peron (France Soir) : " J’ai eu beaucoup d’émotions ces dernières heures. Le choc avec le baril a été terrible. Ca m’a bien calmé. Heureusement, j’étais attaché. A présent, j’ai un nouveau safran et je repars à la chasse. J’en ai profité pour rattraper un peu de sommeil. J’ai eu également le temps de regarder la météo et tente maintenant d’affiner mes stratégies. J’ai pas mal de vent et le scénario est idéal pour moi car pour ceux qui sont devant, la situation est complexe. Ils jouent les éclaireurs pour moi. Il va y avoir des petits coups tactiques à faire. J’espère ainsi grapiller quelques milles et combler mon retard. "
Philippe Quéré ("Iles de la Région Guadeloupe") : " J’ai déchiré le génois il y a deux nuits et suis maintenant sous solent dans la pétole. A cause de ça, je suis resté collé pendant une bonne douzaine d’heures. J’ai perdu 60 milles par rapport à Amel Tripon mais j’ai réussi à repartir hier soir en me rapprochant de la dépression. J’ai viré en fin de nuit pour faire cap vers l’ouest. Je n’ai plus trop le choix de choisir entre le Nord ou le Sud. On fera les comptes après. "








