Il a tremblé jusqu’au dernier moment mais Eric Péron sera finalement sur la ligne de départ dimanche. Grâce au soutien d’un sponsor qui a refusé que le régatier de Pont-L’Abbé reste à quai. Grâce aussi à l’aide des copains bigoudens qui ont su se mobiliser.
Il y a un mois, il lui manquait 35.000 euros. Puis les copains "voileux" sont passés par là : "Vincent Riou, Jérémie Beyou et Antoine Koch m’ont aidé en me prêtant du matériel". Ici un pilote automatique, là un Iridium ou encore un bon jeu de voiles négocié à prix d’ami.
Puis c’est le quotidien national France Soir qui a pointé le bout de son nez, offrant un espace publicitaire à hauteur de 40.000 euros. Avant-hier, c’est la compagnie maritime Marfret qui lui a offert gratuitement le retour par cargo de son Figaro. Malgré tous ces soutiens, jeudi soir, il manquait toujours 10.000 euros dans la caisse du bord : "Je me suis dit qu’il fallait que je me montre pendant le prologue". Ce qu’il fit, terminant à la 8e place. "Du coup, l’espace publicitaire a été acheté et je peux donc partir". Son Figaro portera les couleurs de "France Soir – Eric Péron". "Jusqu’à vendredi soir, j’avais l’estomac noué. Là, ça va mieux même si je ressens encore un peu de stress. Heureusement, j’ai une deuxième fournée de copains (ndlr : parmi lesquels le lasériste Thomas Le Breton) qui débarquent sur l’île pour m’aider dans les dernie préparatifs".
Pour sa première transat en solo, Eric Péron (26 ans) va essayer de terminer dans le top ten. "Et surtout donner envie à un partenaire d’embarquer à mes côtés sur le long terme". Belle détermination.
P.E









