Sodebo croise ce dimanche matin à 1000 kilomètres sous l’Ile Stewart, cette petite île du bout du monde dans le Sud de la Nouvelle-Zélande où Yves Parlier avait joué les Robinson lors du Vendée Globe 2000/2001. Le skipper coupe aussi la longitude des îles Auckland, à 150 milles dans son Nord. Si les concurrents de la Barcelona viennent d’essuyer les violences du cyclone « ATU » avec plus de 50 nœuds de vent depuis bientôt 36 heures, Thomas navigue très au Sud et le phénomène se sera bien affaibli en rejoignant ces latitudes.
Pour l’heure, Sodebo bénéficie de belles conditions sportives et rapides. En avant d’un front actif, le vent souffle d’Ouest-Nord-Ouest de 25 à 30 nœuds avec toujours des rafales à 40 et 3 à 4 mètres de houles. Le trimaran déboule à près de 24 nœuds de moyenne depuis hier, sur une trajectoire au Sud-Est et le retard sur le détenteur est repassé sous les 1200 milles samedi soir.
Comme le dit l’expression, le skipper de Sodebo mange donc son pain blanc en entrant dans le Pacifique après avoir plutôt eu du pain bien noir vers Sainte-Hélène et relativement sombre dans l’Océan Indien. En restant avec ce train de dépression, Tom devrait continuer à dessiner cette trace optimale malgré une vie à bord toujours des plus stressantes. Reste également à gérer, la présence de glaces au milieu du Pacifique, repérées assez Nord par le 52e degrés Sud.
Retard à midi : 1144 milles par rapport à la progression de Francis Joyon









