Depuis jeudi, Sir Robin Knox-Johnston confronte une mer forte, qui rend difficile l’utilisation de son système satellitaire et complique ses communications. Avec un vent de nord-est, il se retrouve au près serré depuis le départ de Norfolk, mais c’est surtout la mystérieuse fuite d’eau qui le gêne, car n’ayant toujours pas identifié la cause, il faut encore pomper une centaine de fois toutes les deux heures afin d’évacuer l’eau de sa soute à voiles. La bataille est rude avec Unai Basurko, qui lui aussi a eu quelques coups de frayeur au départ des côtes américaines. En sortant du port de Norfolk, il a croisé un bateau énorme, qui l’a obligé à prendre des mesures d’urgence. A un moment il s’est retrouvé avec seulement 6 mètres d’eau sous sa ligne de flottaison et puisque la quille et le bulbe de son Open 60 nécessitent un peu plus de 4 mètres de profondeur, il courait le risque de se retrouver échoué sur un banc. Suite à cette frayeur, il a dû faire face aussi à une mer croisée et des vents de face de plus de 40 nœuds, ce qui a été très épuisant comme départ pour une transat, mais après un peu de repos et un bon repas, il a expliqué samedi après-midi qu’il avait retrouvé toutes ses forces. Après 75 heures de mer, il a été crédité d’une petite douzaine de milles d’avance sur le navigateur britannique.
Accueil Belle bagarre en perspective entre Sir Robin et Unai








