
Ce Grand Prix de New York ne restera pas dans les annales. L’épreuve a été marquée par un nouveau crash impliquant trois bateaux, ainsi que par une première journée qui n’a finalement pas été prise en compte. Les Français s’en sortent bien avec une 4e place. Ils devraient même remonter au classement général, les Américains risquant une lourde pénalité.
Alors que les conditions étaient bien plus maniables ce dimanche sur l’Hudson River, le départ de la troisième et dernière course en flotte a été le théâtre d’un nouveau spectaculaire accident. Les Italiens ont lofé sur la ligne de départ au contact du bateau américain, qui n’a pas suffisamment manœuvré pour s’écarter. Arrivés juste derrière, les Brésiliens n’ont pas pu éviter la collision avec les deux F50. Aucun blessé n’est à déplorer, mais le bateau américain a subi des dégâts. L’équipage américain, qui semblait bien parti pour se qualifier pour la finale, devrait désormais écoper d’une lourde pénalité. Ce qui devrait faire l’affaire des Français au classement général. Ces derniers terminent 4e au général et s’en sortent bien avec Enzo Balanger qui faisait ses débuts comme régleur d’aile avec seulement 10j pour se préparer. Les Français ont signé une journée solide avec une 4e place dans la première manche, une 8e place dans la deuxième puis une 6e place dans la dernière course, synonyme de 4e place au classement général de l’événement.
Quentin Delapierre, pilote – DS Automobiles SailGP Team France :
« C’est une très bonne opération pour l’équipe. Enzo a fait un excellent travail pour sa première participation à SailGP. Il a été très bien accompagné par tout le groupe, et il a su rapidement trouver ses marques. Cette 4e place à New York nous permet de rester bien positionnés au classement général et de continuer à construire pour la suite de la saison. Le week-end a encore été particulier. Hier, les conditions ont fortement perturbé les opérations et aujourd’hui encore, les prévisions ont évolué jusqu’au dernier moment. Mais c’est aussi ce qui fait la spécificité de SailGP : il faut savoir s’adapter en permanence. Malgré tout cela, nous avons réussi à délivrer une bonne journée de course et à ramener un résultat solide pour l’équipe. »
Enzo Balanger, régleur d’aile – DS Automobiles SailGP Team France : « Terminer 4e de mon premier Sail Grand Prix, j’aurais signé tout de suite. J’étais tellement concentré sur mon poste et sur le fonctionnement du bateau que je n’ai quasiment pas eu le temps de réaliser ce qui se passait autour. Le départ avec douze F50 lancés en même temps est quelque chose d’assez incroyable à vivre.
L’équipe a vraiment tout fait pour m’aider à m’adapter le plus rapidement possible et je les remercie pour leur confiance. Les conditions étaient plus sportives que prévu avec cette grande aile, mais nous avons réussi à faire une belle journée et je suis très heureux d’avoir pu contribuer à ce résultat. »
Cette 4e place à New York permet à DS Automobiles SailGP Team France de consolider sa position dans le Top 5 du championnat et de rester pleinement engagé dans la lutte pour les places qualificatives à la Grande Finale. La saison est encore longue, mais le collectif tricolore confirme une nouvelle fois sa capacité à rester dans le match face aux meilleures équipes du monde.

Une superbe finale
On retiendra de New York le très beau duel que se sont livrés les Australiens et les Anglais, les Canadiens ayant été distancés. Les deux équipes ont mené tour à tour, et c’est à la dernière bouée que tout s’est joué.
L’équipe BONDS Flying Roos de Tom Slingsby a remporté sa troisième victoire consécutive à New York, résistant à Emirates GBR lors d’une finale haletante sur l’Hudson. Les Australiens, qui abordaient le Mubadala New York Sail Grand Prix en tant que favoris du Rolex SailGP Championship, ont dû batailler ferme lors d’une dernière journée particulièrement difficile. Un vent instable et des changements constants ont transformé le parcours en un véritable casse-tête. Slingsby a admis que l’équipe avait été « en difficulté toute la journée » après avoir heurté des débris avant le départ, ce qui les a contraints à remplacer au dernier moment un safran cassé.
Ils ont ensuite terminé la première manche à une décevante neuvième place avant de réaliser une remontée spectaculaire, couronnée par une performance décisive lors de la dernière course, au moment le plus crucial. « C’est un sentiment incroyable », a-t-il déclaré. « On essayait juste de revenir dans la course, et cette dernière manche était palpitante. On a gagné de justesse ! »
La finale a offert un final haletant, les BONDS Flying Roos et Emirates GBR se livrant une lutte acharnée jusqu’à la ligne d’arrivée, avant que les arbitres ne donnent la victoire aux Australiens. « L’arrivée était un peu folle », a déclaré Slingsby. « Nous pensions avoir raison, ils pensaient avoir raison, et les arbitres ont tranché en notre faveur. Triples vainqueurs, nous sommes ravis ! » Slingsby a décrit les conditions comme « l’une des journées de navigation les plus difficiles » de sa vie et a rendu hommage à l’équipe en coulisses. « Je pensais que nous n’allions pas pouvoir participer à la course », a-t-il confié. « Nous avions tellement de matériel cassé et de problèmes, et l’équipe à terre nous a remis sur pied et nous a permis de reprendre la mer. Nous leur devons cette victoire. »

















