A chaque skipper du Vendée Globe, ses glaçons ! Jean-Pierre Dick, qui a passé ce matin l’antiméridien a vu les siens. Le skipper de Virbac-Paprec, soulagé depuis qu’il est parvenu à réparer son système de barre et son fleet (envoi et réception d’images et de fichiers météo par satellite), doit néanmoins redoubler de vigilance. Il pointe en effet l’étrave dans une zone grande comme la Méditerranée où de nombreux icebergs ont été repérés. Il en a lui-même croisé quatre depuis hier sur son chemin (voir photo). Et rappelons le, toujours en panne de générateur, il ne peut pas utiliser son radar. Avec l’arrivée d’un coup de vent annoncé, JP privilégie donc une route nord. Prudence d’abord !La voix claire, Jean-Pierre revient vite sur les deux réparations qui lui enlèvent une belle épine de son pied marin. Mais à bord de Virbac-Paprec, une difficulté en chasse une autre sur la longue route et au détour des latitudes hostiles. Après le bricolage, place donc à la navigation et à la stratégie… « les réparations sont une bonne chose de faite, c’est vrai. Je dois désormais anticiper l’arrivée d’un coup de vent de secteur nord. Il y a 35-40 nœuds sur les fichiers météo, soit beaucoup plus dans la réalité. Il sera plus fort dans le sud. Je n’ai vraiment pas envie d’aller là-dedans. Je ne le sens pas, confie-t-il. Je reste donc sur une route assez nord, cap au 85-87. Ce n’est pas la route optimale, mais c’est celle de la sécurité. D’autant que cela m’évite de plonger en plein dans les glaçons ». Toujours 6è, à 1800 milles du leader, Jean-Pierre a basculé à l’ouest au passage de l’antiméridien. Comme il a pu l’expliquer à son équipe technique, il fait preuve d’une vigilance de tous les instants depuis qu’il a croisé quatre icebergs. « Je sors souvent et j’essaye de dormir dehors sur le siège… Et tant pis, si ça caille ! Le plus important est de garder un œil toujours ouvert. Je n’ai pas de radar… »Source Windward
Accueil Dick : route nord, prudence d’abord !








