Si à l’aube certains skippers donnaient l’impression que cela allait être tout droit vers la pointe sud du sous-continent indien et que l’on parlait même d’une navigation ennuyeuse, Charles Caudrelier et ses hommes sur Dongfeng ne sont pas d’accord et pourtant ils gardent leur petite avance en tête de la flotte. Le reporter du bateau franco-chinois souligne dans son message du jour que les effets locaux sont importants dans cette zone très au large de Goa et que si les écarts varient depuis une douzaine d’heures, ce n’est pas la conséquence directe des réglages ou du travail effectué à bord des VOR65 mais plutôt des petites variations dans les conditions sur l’eau.
Si Brunel a réduit l’écart à deux milles à l’aube (heure française), c’est en grande partie dû au positionnement du bateau néerlandais à l’est du peloton (et ainsi plus près de l’arrivée), car Bouwe Bekking et ses hommes ont décidé de traverser la zone de vents faibles, tandis que les autres restaient plus à l’ouest pendant la nuit. Autre point important ; si l’on a l’impression que le sud de l’Inde est juste devant les étraves, il faut bien comprendre qu’il reste encore 650 milles avant d’y arriver (soit la distance de la Fastnet Race !) et 850 milles avant de longer les côtes de Sr Lanka. Ce midi en tout cas, Dongfeng, le plus au sud de la flotte est suivi par Abu Dhabi à une quinzaine de milles, tandis que Brunel se trouvent à une douzaine de milles à l’est d’Abu Dhabi. Sur trois heures, le bateau franco-chinois est le plus rapide, mais pour les leaders, les vitesses commencent à se stabiliser de nouveau autour de 8 noeuds.









