La Route du Rhum est une belle occasion pour François Gabart de parachever avec éclat quatre ans de réussite sur son 60 pieds Macif avant de vivre une nouvelle aventure, en multicoque. Pour le vainqueur du dernier Vendée Globe, “ce serait exceptionnel juste après le Vendée Globe de gagner la Route du Rhum.” Le jeune skipper est néanmoins conscient que le défi sera important avec un niveau très relevé en IMOCA. “Il y a quelques bateaux de très grande qualité, qui n’ont pas arrêté de naviguer depuis le Vendée Globe. Je dirais même, en me comptant, qu’on a les trois vainqueurs des trois grandes dernières courses avec également Vincent (Riou, sur la Transat Jacques Vabre 2013), Jérémie (Beyou, sur la Solitaire du Figaro 2014).”
S’il avait un avantage par rapport à la concurrence avec Macif lors du dernier Vendée Globe, les autres monocoques évoluent depuis. “Des éléments de notre bateau, qui avait un petit avantage technique avant le tour du monde, ont pu être copiés. Il faut donc réinventer pour essayer de garder cette petite avance. Nous avons atteint un degré de fiabilité très important après le Vendée Globe. Nous avons basculé progressivement vers plus de performances. Après, cela se jouera sur l’intensité humaine, la façon de gérer le bateau et les manœuvres.” Pour conclure, François Gabart passe en revue ses futurs adversaires après avoir pu s’étalonner lors des entraînements récents à Port-la-Forêt. “Sur le papier, quatre bateaux et quatre marins d’expérience sur cette Route du Rhum s’élanceront avec un petit avantage (sur une flotte IMOCA de huit bateaux). Un bateau a bien progressé : celui de Vincent (Riou)…”









