Arnaud Boissières (Akena Vérandas) :
"J’étais dehors car j’avais l’impression qu’un car de japonais prenait des photos ! En fait il y a des éclairs partout, c’est incroyable. Je sens que demain on va être en première page de Voici avec tous ces flashs de tous les côtés ! On a eu du vent et d’ailleurs il y en a encore, en fait je suis parti sous gennak’ tranquille, j’ai changé de voile tranquillement, j’ai remis la trinquette, j’ai remis un ris… Ca va plutôt bien ! Moi je suis loin des 45 nœuds ! Je n’ai eu pas plus de 30 nœuds ! Si Armel dit ça, c’est qu’il a un avion… moi avec ma Véranda, on profite du paysage ! Tous les temps sont bons pour la Véranda. Hier soir j’ai vu Cervin EnR, car il est allé cherché la porte. Juste avant j’avais fait des calculs savant, et j’en étais arrivée à l’idée qu’il était entré dans le jardin de la Vérandas, je suis sorti… et qui j’ai vu juste derrière moi ? Cervin ! J’ai essayé de rentrer en contact VHF avec lui mais il n’a pas du m’entendre. Ah ben merde ! Les autres disent qu’il fait froid ?? Non non, moi dans ma véranda il fait encore bien bon. Je fais cap exactement au 279° et toujours au débridé !"
Armel Le Cleac’h (Britair) :
"On s’en est sorti de cette zone dépressionnaire ! C’est déjà pas mal. Maintenant on a un grand ciel étoilé avec une magnifique nuit. Le vent s’est un peu calmé et on a un peu moins de mer. On a eu une vingtaine d’heures assez difficiles avec du vent assez fort jusqu’à 45 nœuds. La mer était vraiment très hachée dans tous les sens. Ca a été assez instable en force, en fait on eu plusieurs petits systèmes de dépression. Hier j’ai vraiment navigué « safe » car je n’ai pas de joker ! Je dois vraiment arriver à Boston… donc j’ai perdu pas mal de milles, mais ce n’est pas très grave, je dois vraiment préserver le bateau, et rester dans ma philosophie. Depuis deux ou trois heures, je suis reparti en mode régate, j’ai repris la course à 100% avec les voiles qu’il faut et les réglages qu’il faut. On est au près serré donc on est à un peu plus de 10 nœuds de moyenne babord amure, et ça va être comme ça à peu près jusqu’à l’arrivée. Ca ne va pas être facile de revenir sur Loïck, je vais essayer de naviguer le mieux possible jusqu’à Boston, en faisant route directe. On va arriver dans des zones de traffic intense, donc je vais essayer d’être vigilant, mais on n’est pas à l’abri d’un problème dans les derniers milles. C’est vraiment ambiance Figaro ! Je suis agréablement surpris par l’état actuel du bateau, ensuite c’est à l’arrivée qu’on analysera en démontant le bateau et qu’on détectera ou non des petits soucis. Mais là au premier abord, il me paraît vraiment en bon état ! La nouveauté des dernières heures, c’est le froid qui s’est installé ! On est rentré dans le courant du Labrador. C’est ambiance chaussette/bonnet !"
Loïck Peyron (Gitana Eighty) :
"Nous avons eu des conditions semi clémentes, on n’est pas malheureux mais il fait très froid par contre. C’est la pleine lune et le ciel est complètement dégagé ! Ca y est c’est le grand nord ! On a eu d’abord plus de vent que prévu. J’ai plutôt fait du sud, route directe ! Il y a 17 nœuds de vent et j’avance à une dizaine de nœuds… je n’avance pas très très vite. Vincent ronfle comme un bébé, il organise le sauvetage de son bateau au fur et à mesure. Son équipe technique a quitté Halifax sur un remorqueur de haute mer. On fait enfin du près. On est à 150 milles du sud de la Nouvelle Ecosse. On n’a pas encore rencontré de bateau, on croise très peu de monde. Je laisse bosser le radar à ce sujet. Je lui fais confiance !"









