Au 11ème jour de course, le trimaran CapGemini/Scheider Electric était à 750 milles de San Fransisco à 11 heures (française) ce matin. Si Geronimo progresse toujours vers son but malgré les conditions pénibles, l’atterrissage semble laborieux. «Par chance, Geronimo est un bateau complet, qui, même dans le petit temps avance bien, nous marchons à 9/10 nœuds quand il y a 7 nœuds de vent. Et il nous faut sortir le plus vite possible de cette zone qui est incontournable. Si nous voulions l’éviter, il faudrait, que ce soit au nord ou au sud, parcourir 1000 milles pour rejoindre un point alimenté. Donc, nous sommes obligés de passer dedans. C’est comme une tache sur l’océan qu’il nous faut traverser absolument. Combien de temps allons nous mettre ? Je l’ignore, dans une douzaine d’heures, nous en saurons plus ».
«Cette traversée du Pacifique était comme un long tunnel de brume et de pluie. C’est tordu et les prévisions varient vite. A bord, tout le monde à envie que ça se termine. L’équipage reste appliqué, ils sont habitués à tourner ensemble depuis longtemps, mais c’est un métier dans lequel il faut être prêt à tout, au meilleur comme au pire, on dira que nous ne sommes pas dans ce qu’il y a de meilleur».
Message du bord
« Avec Didier (Ragot), nous nous remémorons les horreurs que nous avons connues dans le genre : les Acores/Brest une semaine et cela en début avril, on se dit qu’il faut avoir des nerfs pour faire ce métier, se forcer à penser que tout va aller mieux etc… et ça marche parfois ! Nous n’avons vraiment pas envie de subir encore ce vent qui s’essouffle, nous avons eu notre dose depuis Yokohama."









