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Bataille sur les côtes anglaises

Depart de la 1ere etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Deauville et Cowes (UK) - @ Alexis Courcoux

Il y aura toutes les conditions météos sur cette première étape de la Solitaire où chaque skipper va pouvoir faire ses gammes. Sans surprise, les favoris sont aux avants-poste et dans un mouchoir de poche. Les conditions musclées rencontrées cette nuit et en début de matinée ont largement profité aux cadors de la flotte. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), malgré un parcours côtier pénalisant en baie de Seine, a rapidement pris les commandes, talonné par Thierry Chabagny (Gedimat) et Erwan Tabarly (Armor Lux). Rien n’est joué pour autant puisque seuls 3,3 milles séparent le leader de Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance), 10ème.
L’approche de l’Angleterre, comme annoncé par Meteo Consult, s’est révélée tonique avec des vents de 30, 35, voire 40 nœuds en rafales et une mer formée. Le gros du coup de vent est maintenant passé et les conditions deviennent plus navigables au sud de Torquay. Déjà le soleil a fait son apparition à Cowes sur l’île de Wight, où le village d’accueil de cette première étape, partie hier à 13h02 de Deauville, en est à ses derniers préparatifs. De son côté, le jeune bizuth Aymeric Decroocq, victime d’un démâtage, a pu rallier très vite le port d’arrivée.

« Stoppé net dans mon élan »
« C’est dur. Très dur. La déception est immense parce que forcément, un abandon sur ce premier round, cela signifie que le classement général est flingué, que le classement bizuth est flingué », confiait le navigateur de 23 ans à son arrivée à Cowes. « Je suis d’autant plus déçu j’étais en train de remonter après une traversée de la Manche pas forcément super bien réussie. Je me sentais bien sur le bateau, j’allais vite et j’étais dans les bons coups. J’ai été stoppé net dans mon élan. Je me serait bien passé d’une avarie de ce type, c’est sûr ».
Son équipe met les bouchées doubles pour expédier un espar de rechange sur l’île de Wight et lui permettre de prendre le départ, dimanche, de la deuxième étape en direction de Paimpol.
Problème de voile d’avant pour Justine Mettraux

Ce début course s’est aussi révélé difficile pour Justine Mettraux (TeamWork), qui déplore un problème de voile d’avant. Ce soir, la navigatrice helvète concède 17 milles sur la tête de flotte, tandis que le Franco-Turc, Tolga Ekrem Pamir (Renoval/1 Jour 1 Homme 1 Arbre) ferme la marche à 20 milles.
Wolf Rock à l’horizon des prochaines 24 heures

Les concurrents – désormais 38 – poursuivent leur progression au louvoyage dans des vents contraires qui ont perdu – et perdent encore – de leur vigueur. En cette fin d’après midi, le flux irrégulier d’ouest-sud-ouest souffle à 7-8 nœuds.

Les premiers solitaires qui tirent maintenant à la terre pour jouer au mieux avec le courant et les effets de site en approche de Star Point, sont attendus d’ici 24 heures à Wolf Rock au sud de Land’s End. Ils devront alors faire demi-tour le long des côtes anglaises pour rallier l’arrivée de ce premier round à travers la Manche.
Les dix premiers à 19h00 (heure française)
1 – Charlie Dalin (SKIPPER MACIF 2015), 298.5
2 – Erwan Tabarly (ARMOR LUX), 0.7
3 – Thierry Chabagny (GEDIMAT), 0.9
4 – Vincent Biarnes (GUYOT ENVIRONNEMENT), 1.7
5 – Alexis Loison (GROUPE FIVA), 1.8
6 – Xavier Macaire (CHEMINS D’OCEANS), 2.0
7 – Nicolas Lunven (GENERALI), 2.0
8 – Yoann Richomme (SKIPPER MACIF 2014), 2.1
9 – Corentin Douguet (SOFINTHER – UN MAILLOT POUR LA VIE), 2.5
10 – Sébastien Simon (BRETAGNE – CMB PERFORMANCE), 3.0

Charlie Dalin en tête

Les Figaros sur la Le Havre Allmer Cup 2016 - Course 4 - Le Havre le 26/05/2016

Grand favori de l’épreuve, Charlie Dalin est en tête de la première étape de la Solitaire du Figaro dont le départ a été donné hier de Deauville. Il devance Thierry Chabagny (Gedimat) et Erwan Tabarly (Armor Lux) au classement de 12h.

La flotte a traversé la Manche cette nuit et navigue actuellement le long des côtes anglaises en direction de Wolf Rock. « Il sera important d’enrouler Wolf Rock dans les premiers » explique Charlie. « Il y aura potentiellement des passages à niveau avec le courant et il faudra faire partie du bon wagon. Il peut y avoir deux schémas : soit ça resserre par derrière, soit ça part par devant ce qui peut impliquer plusieurs heures de retard à l’arrivée à Cowes à cause d’un mauvais timing de courant. »

Une chose est sûre, cette étape sera longue, éprouvante et fatigante, avec peu de plages de repos pour les marins solitaires. L’arrivée à Cowes, prévue jeudi, sera également assez technique, avec une ligne mouillée à quelques mètres du rivage : « C’est magique de passer cette ligne d’arrivée mythique du Royal Yacht Club Squadron, mais elle est aussi très compliquée car située très près de la digue. Il y aura aussi beaucoup de bateaux au mouillage et il faudra être frais et lucide pour bien terminer ! » conclut Yoann Richomme, l’autre skipper Macif, 8è actuellement.

Rupture de mât pour Aymeric Decroocq

Arrivée d'Aymericq DECROOCQ à Cowes - © DR

Si le départ de la première étape de la Solitaire s’est déroulée dans des petits airs devant Deauville, la nuit a été plus qu’agitée avec 30 noeuds et une mer chaotique. A 3h34, Aymeric Decroocq a contacté la Direction de course pour annoncer la rupture de la partie haute de son mât. Le skipper Espoir de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – CMB venait d’enrouler la bouée Owers. Il a rejoint l’île de Wight au moteur où il est arrivé sur les coups de 7h30.

Aymeric, que ressentez-vous ?
« C’est dur. Très dur. La déception est immense parce que forcément, un abandon, cela signifie que le classement général est flingué, que le classement bizuth est flingué… Je suis d’autant plus déçu j’étais en train de remonter après une traversée de la Manche pas forcément super bien réussie. Je me sentais bien sur le bateau, j’allais vite et j’étais dans les bons coups. J’ai été stoppé net dans mon élan. Je me serais bien passé d’une avarie de ce type, c’est sûr ».

Comment cela s’est-il passé ?
« J’avais enroulé la bouée d’Owers peu de temps auparavant et j’avais tout bien préparé. Je venais de passer sous solent et de prendre un ris dans la grand-voile car ça soufflait jusqu’à 35 nœuds dans les rafales. La mer était relativement formée mais ça allait encore. Je partais, comme les autres, au près en direction de Wolf Rock. J’ai effectué un premier virement de bord puis un deuxième pour passer la pointe Sainte-Catherine et dans la manœuvre, je me suis aperçu que ma barre de flèche bâbord amure était cassée. J’ai choqué mes voiles mais cela n’a pas suffit le mât à cassé. J’ai appelé la Direction de course pour signaler mon avarie et que je rejoignais Cowes par mes propres moyens.».

Vous avez donc pris directement le chemin de Cowes…
« Oui. J’étais tout près et c’était, de toutes les façons, la seule solution. Ça a tout de même été compliqué car les câbles passant dans le mât, je me suis retrouvé privé d’électronique et de VHF. Heureusement, j’ai pu compter sur l’aide de Marine Derrien et d’une préparatrice du team Artemis à mon arrivée sur place. Elles vont également m’épauler aujourd’hui pour gérer la dépose du mât qui ne s’annonce pas si simple, puis commencer à préparer l’arrivée du nouvel espar. Goulven Le Cléch (son préparateur) et l’équipe du Pôle Finistère Course au Large mettent tout en œuvre pour équiper et acheminer le nouveau mât dans les temps avant le départ de la deuxième étape »

Départ de la 1ere étape

Depart de la 1ere etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Deauville et Cowes (UK) - Deauville @ Alexis Courcoux

Les 39 skippers de la Solitaire sont partis de Deauville à 13h02 pour la première étape. Avec un vent très faible rendant l’envoi des spis hasardeux et difficile, Vincent Biarnès (Guyot Environnement) a pris la tête suivi par Benjamin Dutreux (Team Vendée).

Joint en direct à la VHF, moins d’une petite heure après le coup d’envoi, Gildas Morvan (Cercle Vert) plantait le décor, encalminé comme ses 38 concurrents : « La brise n’a pas répondu à l’appel. C’est mou, très mou. Il va falloir patienter, mais on sait qu’après quelques heures très lentes, le vent de sud-ouest doit rentrer. Ce soir, ce sera plus facile, on va pouvoir aller plus vite sous spi en route directe vers la bouée Owers et l’île de Wight. »

Un 360° pour Charlie Dalin

Après les honneurs de la ligne, revenus à Corentin Douguet (Sofinther-Un Maillot pour la Vie), parti lancé en bâbord amures, Vincent Biarnes, suivi par Benjamin Dutreux (Team Vendée) et Erwan Tabarly (Armor Lux), était le plus inspiré pour enrouler en tête la bouée de dégagement avant que le vent ne s’écroule. Le grand favori Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) faisait alors les frais de ces conditions délicates et touchait la bouée ce qui l’obligeait à réaliser un tour de pénalité. Rageant et surtout pénalisant dans un contexte où la moindre erreur se paye cash.

Vincent Biarnès file à l’Anglaise

Toujours à son affaire dans ces tout petits airs, Vincent Biarnès creusait alors de précieux écarts avec la meute de poursuivants, lâchée à … moins de 3 nœuds ! Leader à la bouée Radio France, le skipper gardait la tête froide : « Cela reste assez aléatoire, donc pour l’instant on prend ce qu’on a, et on verra quand le vent va rentrer » expliquait-il après deux heures de course. Il devançait alors Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM) et Thierry Chabagny (Gedimat). De son côté, Gildas Morvan, payait cher une erreur de positionnement de la bouée SpeedCast dans son logiciel de navigation, et se retrouvait à fermer la marche avec le jeune Benjamin Dutreux. Dans les prochaines heures, les 39 concurrents auront oublié ce départ au ralenti. « En soirée, les marins toucheront un nouveau vent de secteur sud-ouest. Ce vent se renforcera assez rapidement en s’orientant sud-sud-ouest de l’ordre de 15 nœuds. Les skippers retrouveront donc de la vitesse en direction des côtes anglaises » analyse Cyrille Duchesne, prévisionniste chez Météo Consult.

Ils ont dit avant de quitter Deauville :

Vincent Biarnès (Guyot Environnement) : « Ce n’était pas simple, on n’avait pas beaucoup de vent et il est tombé complètement sur le premier bord de portant. Les spis avaient vraiment du mal à se gonfler. La plupart des bateaux sont repassés sous génois. Et puis, il y a une petite risée qui est arrivée et qui m’a permis de conserver l’avantage que j’avais à la première marque. C’est du tout petit temps et ce n’est pas fini, parce que le vent mollit régulièrement. J’ai misé un peu sur le courant plus fort en sortie de l’estuaire de la Seine. Il y a un petit groupe qui est parti assez radicalement sur la gauche du plan d’eau après le petit parcours. On va voir ce que ça donne dans une heure ou deux. Cela reste assez aléatoire, donc pour l’instant on prend ce qu’on a, et on verra quand le vent va rentrer. »
Corentin Douguet (Sofinther-Un Maillot pour la Vie) : « La météo qui n’est pas limpide nous oblige encore à réfléchir aux différents schémas possibles. Le premier enjeu sera de réussir à sortir de la baie de Seine pour trouver le vent de sud-ouest qui nous emmènera en Angleterre et cela ne s’annonce pas simple. Le premier écueil se situe sur le parcours de départ qui peut créer de premiers écarts. Ensuite, la route est super longue, c’est mieux de partir avec le bon paquet, mais si ce n’est pas le cas, il ne faudra surtout pas se démobiliser puisqu’il peut se passer énormément de choses avec de nombreux retournements de situation. Cette étape, c’est un beau morceau de trois-quatre jours de mer… Du costaud ! »

Sébastien Simon (Bretagne-CMB Performance) : « Je me sens plutôt bien. Cela fait deux semaines quasiment qu’on est là, j’ai vraiment hâte de partir. Au départ, ce sont des conditions de petit temps que j’aime bien, mais cela ne va pas durer, on va prendre beaucoup de vent quand on arrivera en Angleterre. Cela fera forcément un peu le tri, même si cela va redevenir mou avec des adversaires qui vont recoller. Cela promet d’être intéressant et dur pour les nerfs ! On aura peu de moments de repos. Je connais bien le bateau, je vais vite avec et j’ai le couteau entre les dents pour bien faire. »
Sophie Faguet (Région Normandie) : « Les conditions annoncées sont très variables : petit temps d’abord et vent fort après. Il faudra donc être patient au début, attaquer ensuite sans être trop gourmand pour préserver un peu le matériel quand on arrivera à Cowes dans du vent plutôt fort. Il ne faudra pas casser au début, manœuvrer sereinement, pour rester encore plus d’attaque le long de la côte anglaise. Par rapport à l’année dernière qui était ma première, je me sens plus à l’aise dans la maîtrise du bateau, en préparation météo et du bateau. J’espère que cela me permettra de mieux performer. Mais je ne me mets pas de pression particulière. L’idée reste de se faire plaisir et de donner le max ! »

Martin Le Pape (Bellocq Paysages) : « J’ai hâte d’y aller, même si c’est toujours un peu stressant. La tension des départs, on commence à savoir à ce que c’est, mais dès qu’on sort, c’est parti, on est dans le match. C’est un peu une sorte de trac lié à l’envie de bien faire. C’est une course que je prépare au Pôle Finistère Course au Large depuis le début de la saison, c’était un peu le chemin de croix pour y être. Prendre le départ, c’est déjà une petite victoire ! »

Alan Roberts (Alan Roberts Racing) : « C’est intéressant de pouvoir mesurer en compétition tout ce que j’ai appris cette année. Je suis très motivé, même si je sais que la première nuit va être difficile. Je ne suis pas sûr que le fait de régater le long des côtes anglaises soit une avantage, beaucoup de concurrents français ont beaucoup plus d’expérience que moi en navigation, mais c’est chouette de rejoindre son jardin, cela me donnera de l’énergie et la niaque. »

Tolga Pamir (Renoval/1 Jour 1 Homme 1 Arbre) : « Je suis plus excité que l’an dernier, c’est bizarre, j’ai un peu mal au ventre. Mais je suis plus prêt aussi, c’est parti pour une deuxième tentative ! Je suis content de partir naviguer. Ca va être sympa, on va mettre les spis rapidement, la traversée de la Manche sera rapide. Owers ce sera tôt demain matin. Je pense que ce sera long jusqu’à Wolf Rock. On va mettre presque 36 heures au près. C’est la pire allure en Mini, mais en Figaro c’est plus confortable ! Il va falloir être dessus tout le temps. Je vais tout faire pour faire mieux que l’an dernier. »

Arthur Prat (Les Perles de St Barth) : « Cette nuit, je me suis réveillé tous les quarts d’heure à partir de 5h du matin ! Mais ça va. Les conditions vont tout de même être compliquées au départ, car le vent va mettre du temps à rentrer. Nous allons avoir du vent fort dans la nuit, et puis après ce sera du près. Il faudra faire attention, je mettrai la performance au second plan pour rester safe. Je ne sais pas bien où je me situe par rapport aux autres. En tout cas, je suis en pleine forme, mon bateau est prêt, je suis impatient de partir. »

Benoît Hochart (Presqu’île de Rhuys – Miramar) : « Je me sens bien, j’ai vraiment envie d’y aller maintenant. Je m’attends à une vraie étape de Solitaire, assez longue, variée. Il va falloir réfléchir, j’aime bien ce genre de parcours. J’ai hâte d’aller découvrir ce qui nous attend. On sait que l’on va avoir du vent, il faut arriver au sud de l’Angleterre bien préparé, il faut se mettre dans la course vite et bien, mais ne pas prendre de risques sur le départ. »

Les dix premiers à la bouée Radio France

1- Vincent Biarnès (Guyot Environnement)
2- Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM)
3- Thierry Chabagny (Gedimat)
4- Erwan Tabarly (Armor Lux)
5- Corentin Douguet (Sofinther-Un Maillot pour la Vie)
6- Sébastien Simon (Bretagne-CMB Performance)
7- Aymeric Decroocq (Bretagne-CMB Espoir)
8- Christopher Pratt (Sourire à la vie)
9- Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire)
10- Xavier Macaire (Chemins d’Océans)

Départ du Record SNSM

C’est parti pour le grand rendez-vous annuel de la SNSM avec 31 bateaux qui ont pris le départ ce dimanche ! Le coup de canon libérateur du Record SNSM 2016 a été donné à 16h30 précises, sous un ciel gris, avec un vent de secteur ouest d’environ 12 nœuds. Après un départ au près, les 31 bateaux, escortés par les canots SNSM, ont tiré des bords pour s’extirper du chenal. Ils devraient aller vite, très vite, pour boucler l’un des quatre parcours sur lesquels ils sont respectivement engagés (430, 290, 185, 130 milles). Le retour de la flotte, au complet, est prévu pour demain. Les premiers devraient rallier l’arrivée dans l’après-midi et les derniers en début de nuit. Les 130 participants au Record in-shore se sont eux aussi élancés en même temps. Actuellement en train d’en découdre dans la baie de Saint-Nazaire, ils seront célébrés en fin de journée sous la grande tente événementielle du village.

Yves Le Blévec, Actual (Ultim) : “Jusqu’à la tombée de la nuit on va rencontrer des conditions de navigation plutôt calmes. Ça devrait se renforcer dans la nuit, puisqu’on va aller vers l’ouest. Même si ce n’est pas une tempête, on sera sûrement un peu mouillés, il va falloir sortir les bottes, réduire la voilure et réaliser quelques manœuvres. Le bateau et l’équipage sont prêts, c’est une bonne répétition générale. Le but est d’aller vite et de se faire plaisir, mais nous sommes des compétiteurs, donc quand on prend le départ d’une course c’est pour la gagner !”

Arnaud Boissières, La Mie Câline (IMOCA) : “Le Record SNSM c’est avant tout un esprit festif. Il y a du monde sur le village, de nombreux plaisanciers, des gros bateaux, des plus petits, tous réunis pour les sauveteurs. C’est essentiel qu’on soit là pour eux. Et puis on n’est pas loin des Sables d’Olonne (ndr : son port d’attache), on navigue en Bretagne, autour des îles comme Groix ou Belle-Île, c’est vraiment chouette. C’est sympa aussi de se mesurer aux deux autres IMOCA (ndr : Le Souffle du Nord et Un Vendée pour la Suisse). On va essayer de les griller (rires) !”

Charlie Capelle, Acapella-Soreal (Multi 2000) : “On aurait aimé faire plus de route, mais il faut penser aux petits bateaux pour que tout le monde rentre en même temps demain. La météo est parfaite. On va essentiellement avoir du vent de travers sur la descente comme sur la remontée. Ça risque d’être humide, mais ça promet d’être sympa ! On a une machine pour rivaliser avec les cinq autres bateaux. Il va falloir choisir les bonnes options, notamment au niveau de Belle-Île. La contourner sous le vent ou au vent, c’est la question. Tout va se décider dans la nuit.”

Patrick Losq, Axar (Class40) : “Il y a encore une belle ambiance ici. L’année dernière, j’ai eu la chance de participer avec Jean Galfione. Cette année, c’est avec encore plus de joie que je viens avec mon bateau pour rendre hommage à la SNSM. Je l’ai acquis juste après la Route du Rhum 2014. J’ai pour ambition de m’aligner au départ de l’édition 2018 et le Record SNSM est une bonne occasion de me tester. Avec deux « ministes » à bord et un marin de haute mer, nos chances de bien figurer sont grandes. On va tout donner en tout cas. Les sauveteurs méritent bien ça !”

Patrick Héroux, Voyages-sncf.com Destinéo (Osiris 1) : “Le bateau est prêt, les équipiers aussi, donc on est assez serein. Je navigue avec des collègues de travail, avec qui on a créé un collectif. On a une dizaine de courses à notre programme chaque année et le Record SNSM est un événement incontournable pour nous. Personnellement, c’est ma huitième participation. Ça me tient à cœur d’être présent pour les sauveteurs, c’est ma façon de contribuer à cette belle association. Bien sûr, j’espère ne jamais avoir à faire aux sauveteurs ! Je leur tire en tout cas mon chapeau.”

Australiens ou Francais : qui sera champion du monde ?

Demain l’équipage de Harry Price, de Will Dargaville, de Robin Follin ou de Cyril Fortin sera champion du Monde !!!

Les deux premiers viennent d’Australie, de grands clubs: le Crusing Yacht Club of Australia et le Royal Prince Albert Yacht Club. Le troisième vient de France métropolitaine et le palmarès de son équipage est élogieux : champion du monde de SB 20 en 2015, champion de France Universitaire 2016.Le 4ème est un outsider: trois marins du Cercle Nautique Calédonien qui rejoignent l’élite mondiale et qui ont démontré depuis 4 jours qu’il fallait compter sur eux. Alors, qui levera la coupe et deviendra champion du Monde Jeune de Match Racing ?Réponse demain en début d’après midi.

Dans chacune des deux 1/2 finale, les Australiens ont pris l’avantage, en remportant le 1er match. Trois victoires sont nécessaires pour se qualifier pour la finale. Les matchs débutent demain sous le vent de l’Ilot Maître. Aujourd’hui se sont courus les 1/4 de finale, dans un vent entre 15 et 22 noeuds. Neozélandais, Américains et Japonais n’ont pas su s’imposer face aux marins australiens et français.

Résultats en live: www.matchracingresults.com
Facebook: New Caledonia Match Race
Twiter : https://twitter.com/NcMatch
Organisateur : http://www.cnc.asso.nc

Classement du 5ème au 10ème
5 > Les Japonais de Ryo Leonard Takahashi
6 > Les Néo-Zelandais de Matthew Hughes / Royal New Zealand Yacht Squadron (RNZYS)
7 > Les Néo-Zelandais de Oakley Marsh / RPNYC Wellington Youth Sailing Scheme
8 > Les Américains de Christophe Killian
9 > Les Américains de Charlie Lalumiere
10 > Les Danois de Lars-Peter Rosendahl / KDY – Royal Danish Yacht Club

64e édition de la Giraglia Rolex Cup : Marine française vs Marine italienne

Mercredi 15 juin 2016, a eu lieu le départ de la 64ème Giraglia Rolex Cup depuis la rade de Saint-Tropez. La Marine Nationale participe à cet événement pour la troisième année consécutive: huit marins forment l'équipage du Cappricio II, voilier de type First 36.7. Le patrouilleur Adroit était dans la rade de Saint-Tropez lors du départ de la régate, en présence du vice-amiral d’escadre Béraud (amiral commandant la force d’action navale) et des différents mécènes.

Mercredi 15 juin, le départ de la 64ème édition de la Giraglia Rolex Cup a été donné en baie de Saint-Tropez, à bord du patrouilleur hauturier L’Adroit, en présence du vice-amiral d’escadre Denis Béraud, commandant la force d’action navale, et des mécènes du Trophée des deux Marines.
Créée en 1952, la Giraglia Rolex Cup est une compétition franco-italienne à renommée internationale. Organisée conjointement par le Yacht Club de France par l’amiral Lagane (2S), le Yacht Club Italiano, la Société Nautique de Saint-Tropez et le Yacht Club de San Remo, cette course de haute mer rejoindra Gênes via le rocher de la Giraglia.

La Marine nationale est actuellement engagée dans la course grâce à un équipage composé de 9 marins et d’un ancien médecin du Service de Santé des Armées à bord du voilier Capriccio II. L’équipage, qui s’est entrainé tout au long de l’année et notamment lors de la « semaine de Porquerolles », était plus que jamais prêt à challenger le voilier italien Deneb.

L’esprit d’équipe et la recherche de la performance ont animé les marins français désireux de remporter le trophée des deux marines remis en jeu pour la troisième année consécutive. La pratique de la voile, qui développe le sens marin, est vivement encouragée dans la Marine. Elle est, avec le rugby, l’un des deux sports officiels de la Marine nationale.

Ligue Nationale de voile, les brestois devant

C’est ce matin à 10h30 que le Comité a lancé la première course dans un vent léger, soufflant autour de 7/8 nœuds. Comme la brise, qui s’est musclée au cours de la journée jusqu’à 17/18 nœuds en fin de journée, les courses, rapides et intenses, se sont succédées à un train d’enfer jusqu’à 18h. Ce sont donc 15 courses, soit 5 rotations, qui ont été disputées par les 17 équipages engagés sur la flotte de Longtze mise à disposition par l’organisation. Pour ce premier jour de régate, la Société des Régates de Brest, avec quatre victoires, domine la flotte.

Les 17 clubs engagés sur la compétition se disputent la qualification pour la finale de la Sailing Champions League à Porto Cervo, en Italie, du 23 au 25 septembre. La Sailing Champions League, créée sur le modèle de l’UEFA Champions League et présente déjà dans 14 pays européens, a pour vocation de devenir la compétition européenne des clubs de référence. Côté Français, s’il s’agit bien de la première édition de la Ligue Nationale de Voile, les clubs du territoire ont répondu présents.

Les Brestois ont l’avantage
Les écarts restent encore très faibles et tout reste à faire, mais déjà les Brestois ont fait parler la poudre. Sur leurs cinq courses disputées aujourd’hui, ils en remportent quatre et occupent donc légitimement la première place du général provisoire. Camille Lecointre, membre de la Société des Régates de Brest, revient sur sa journée :« C’est un peu la découverte comme nous ne connaissons le bateau que depuis hier. Certains n’ont pas forcément fait beaucoup d’habitable avant, puisqu’on a tous les niveaux à bord. Nous avons décidé de commencer tranquillement en faisant des choses simples parce qu’au niveau des manœuvres nous n’étions pas très sereins. Nous avons eu une manche catastrophe en ratant le départ, nous avons donc voulu assurer pour la suite en faisant de bons départs. En tout cas, l’ambiance est très sympa ! »

Juste derrière, le CV St Quentin, avec deux victoires de manches, est bien placé dans la course. Le capitaine de l’équipage David Bourdgourd s’estime satisfait : « Une bonne journée pour nous. Au niveau interne à l’équipage, on a un peu tout testé et au fur à mesure ça allait mieux sur les manœuvres même si c’était un peu plus compliqué sur spi. Nous avons quand même gagné quelques manches donc nous sommes plutôt contents. »

Le club CV St Aubin Lès Elbeuf est quant à lui sur la troisième marche du podium provisoire. Cédric Château, capitaine de l’équipage normand, a passé une super journée sur l’eau : “Pour une première journée c’était top, nous nous connaissons tous mais nous n’avions jamais navigué ensemble. Il a fallu que nous apprenions à fonctionner ensemble et ça a bien marché vu que nous ne faisons pas de grosses erreurs. Sur l’eau c’est très court mais très intensif. Le bateau est particulièrement physique puisqu’on est tous en rappel, on est à fond tout le temps.”

Les Rochelais, qui jouent à domicile, sont également bien entrés dans le jeu avec une bonne première journée. Ils occupent la quatrième place provisoire du classement général, à égalité de points avec les troisièmes. Charles Dorange, membre de l’équipage de la Société des Régates Rochelaises, est très heureux de cette entrée en matière: « Nous avons réalisé une bonne première journée avec des manches où nous finissons dans les deux premiers. Nous ne nous étions pas beaucoup entraîné donc c’était un peu compliqué de s’adapter mais nous avons assez vite trouvé nos marques et nous nous en sommes bien sortis. L’organisation est vraiment très bien, tout comme le format, nous n’avons pas beaucoup d’attente puisque les courses sont rapides (15 minutes) et pendant les temps d’attente on peut échanger avec les autres équipes, c’est très sympa. »

Demain, les coureurs ont rendez-vous à 9h pour le briefing avant de s’élancer pour une nouvelle journée de régates dès 10h.

Le classement provisoire :
1er- SR Brest
2ème – CV St Quentin
3ème – CV St Aubin Lès Elbeuf

Record SNSM c’est parti

Le village du Record SNSM 2016 a ouvert ses portes ce matin à Saint-Nazaire, autour du bassin de la Ville-Port, bien garni par les 31 bateaux inscrits au départ de la course, qui sera donné ce dimanche. Comme chaque année, ce sont les élèves des écoles primaires qui ont déferlé les premiers dans les allées. Leurs sourires radieux ont contrasté avec un ciel pluvieux dans la matinée. Une fois le soleil de retour en début d’après-midi, ils ont pu assister à la mise à l’eau des bateaux en bois construits par les « Boat Builders ». Pas de doute, les festivités de la douzième édition de l’événement dédié aux sauveteurs en mer sont bel et bien lancées !

Les élèves de Saint-Nazaire à bonne école avec la SNSM
Près de 400 enfants de 17 classes différentes ont participé toute la journée à des ateliers, dont la plupart a tourné autour de la sécurité en mer. Brice, sauveteur depuis six ans dans la région du Calvados, a animé l’un d’eux. Il a présenté l’IRB (inflatable rescue boat) 385, une nouvelle embarcation pneumatique développée par la SNSM, en collaboration avec le chantier naval français Sillinger. “Elle est spécifiquement adaptée à notre activité de sauvetage en mer, notamment pour les interventions côtières”, explique-t-il. Plus petit, plus léger (79 kg), plus puissant et plus stable que les semi-rigides destinés à la plaisance, l’IRB 385 est particulièrement utile dans les fortes conditions de vent, étant très maniable dans les grosses vagues. “Conçu avec un plancher en mousse qui limite les chocs, il est aussi plus confortable et donc plus rassurant pour la victime”, poursuit Brice. Propulsé par un moteur de 25 CV, l’IRB 385 permet d’atteindre une vitesse de 21 nœuds. Une puissance appréciée pour les interventions, souvent urgentes. Les questions des enfants fusent aussi vite ! “Ils sont très intéressés”, confirme Frédérique Gayaud, la maîtresse de cette classe de CM2 de l’école Jules Simon. L’enseignante souligne que la prévention aux gestes qui sauvent est inscrite au programme scolaire. “Des personnes du service de réanimation cardiaque de l’hôpital de Saint-Nazaire les ont déjà sensibilisés en cours d’année, indique-t-elle. Et puis ils ont suivi un cycle voile en début d’année en partenariat avec la mairie. Ils étaient donc fin prêts pour cette journée.” Placée sous le signe de la pédagogie…

Etudiants et professionnels de la construction navale à l’œuvre avec le concours Boat Builder

Ils ont été 24, étudiants en construction navale et professionnels, à participer ce vendredi à la quatrième édition du concours Boat Builder, imaginé pour “faire se rencontrer des étudiants en construction navale et des professionnels autour d’un challenge ludique”, explique Yves Casari, enseignant à l’IUT de Saint-Nazaire et organisateur. Ils ont défendu les couleurs des lycées Aristide Briand et Brossaud Blancho de Saint-Nazaire, du collège Pierre Norange de la même ville, du CFAI de Lorient ou du réseau Neopolia, qui fédère plus de 200 entreprises industrielles de la région Pays de la Loire. Même plan et même outillage pour tous. Et surtout un objectif commun : voir leur embarcation en bois flotter à l’heure de la mise à l’eau, pour espérer remporter une régate pour le moins originale. Mission finalement accomplie avec succès pour les six bateaux mis à l’eau !

La MAIF solidaire de la SNSM

Dans la foulée d’une table ronde organisée par la Carène et ayant pour thème “Les apports de la technologie numérique à la sûreté/sécurité en mer”, la soirée des équipages réunira l’ensemble des participants au Record SNSM 2016, ainsi que les partenaires de l’événement : la ville de Saint-Nazaire, la région Pays de la Loire ou encore la MAIF, qui remettra à cette occasion un chèque à la Société Nationale de Sauvetage en Mer et son Président, Monsieur Xavier de la Gorce. Un beau geste solidaire au cœur d’un moment convivial à deux jours du grand départ.

PROGRAMME DES ANIMATIONS DU SAMEDI 18 JUIN :

10h00 : ouverture du village
Toute la journée, animations sur le village et sur le bassin : stands SNSM, initiation aux gestes qui sauvent (sur inscription), stands commerciaux, relais en kayak, baptêmes de navigation…
14h-17h : démonstrations de sauvetage en mer
18h30 : briefing skippers en public
19h00 : soirée événementielle et musicale (chants de marin et DJ)
23h00 : parade nautique dans le bassin et feu d’artifice

A 24h du départ

Prologue de la Solitaire Bompard Le Figaro 2016 - Deauville. @ Alexis Courcoux

Le départ se rapproche pour les skippers de la 48è édition de la Solitaire qui se préparent activement. Nombre d’entre eux peuvent prétendre la gagner cette année.
Entre Charlie Dalin et Yoann Richomme en grande forme, Xavier Macaire affamé, Thierry Chabagny et Erwan Tabarly forts de leur victoire sur la Transat AG2R LA MONDIALE, Gildas Morvan et ses 20 participations, Nicolas Lunven, seul ancien vainqueur de La Solitaire Bompard Le Figaro, Alexis Loison très régulier, Anthony Marchand, premier de la Solo Maître CoQ 2016, ou le Britannique Alan Roberts, vainqueur du Prologue Bompard… les grands favoris se bousculent. Sans compter plusieurs outsiders qui risquent de corser le jeu. Bref, le plus grand des suspenses se passera sur l’eau durant trois semaines et 1525 milles parcourus, bien loin des stades… Avis aux supporters ! L’un des plus célèbres d’entre eux, Armel Le Cléac’h (double vainqueur) se risque même à un tiercé Tabarly, Dalin, Macaire, dans le désordre : « Erwan Tabarly car je l’aime bien, il revient cette année, il a le bateau de Yann Eliès et c’est un bateau qui connaît la route. Je pense aussi à Xavier Macaire, car il a un esprit de revanche, et Charlie Dalin. » Trois noms qui reviennent dans bon nombre de bouches mais qui ne sont pas les seuls.

Un marathon à rebondissements

« Le principe de la course, c’est que tout le monde peut gagner. Nous avons tous le même bateau, on sait tous le faire marcher, on a tous les mêmes logiciels de routage. La différence va se faire sur la motivation, la préparation, l’envie, la prise de risque. » résume parfaitement Thierry Chabagny, le skipper de Gedimat. Et d’ajouter « qu’une quinzaine de mecs sont susceptibles de gagner cette année. »

De Dalin à Roberts, faites vos jeux !

Vainqueur des deux dernières courses d’avant-saison (Solo Concarneau – Guy Cotten et Le Havre Allmer Cup), dauphin de Yann Eliès sur La Solitaire Bompard Le Figaro 2015, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), 32 ans, est incontestablement LE skipper sur lequel il faut mettre des billes. Son acolyte Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) a cette année les armes pour faire quelque chose de grand, puisqu’il termine deux fois deuxième derrière Charlie sur les courses d’avant saison. « J’ai envie de gagner cette course comme jamais ! » confie Richomme en grande forme. Impossible de ne pas compter sur Xavier Macaire (Chemins d’Océans), champion de France Elite de Course au Large en Solitaire 2015, dont la victoire sur La Solitaire Bompard Le Figaro l’an passé lui a échappé sur tapis vert. Toujours dans les bons coups, vainqueur de la Generali Solo 2015, de la Normandie Solo 2016, le Cherbourgeois Alexis Loison (Groupe Fiva) mérite une bonne mise, d’autant que les deux premières étapes auront lieu dans son jardin. Avec respectivement 14 et 13 participations, Thierry Chabagny (Gedimat) et Erwan Tabarly (Armor Lux) semblent surfer sur la bonne vague : celle du succès et de la maturité. Il faudra compter également sur un Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire) revenu comme une balle sur le circuit et un Nicolas Lunven (Generali) totalement décomplexé après deux années d’absence et une place de deuxième sur la dernière Transat AG2R LA MONDIALE… Quant à Gildas Morvan (Cercle Vert), il se pourrait bien que cette fois-ci soit la bonne… après 20 ans consécutifs à batailler pour le graal. Et si un Britannique l’emportait ? Alan Roberts (Alan Roberts Racing), du haut de ses 26 ans a prouvé en terminant 9eme de la 46e édition qu’il était très proche des ténors du circuit. Son début de saison en dit long sur ces capacités à bousculer les frenchies : 3eme de la Solo Normandie et 6eme de la Solo Maître Coq… Jérémie Beyou avoue même dans le dernier Tip & Shaft qu’il mettrait bien une pièce sur lui !

De sérieux outsiders

Parce qu’ils ont déjà de l’expérience dans les bottes et les mains calleuses d’avoir tirés sur les bouts de leur Figaro Bénéteau, ceux-là sont capables de rapporter gros. Ils sont au nombre de six. Corentin Douguet (Sofinther-Un Maillot pour la Vie) s’est déjà offert un podium en 2010, et après une belle préparation se dit prêt à réitérer et à faire mieux ! Sébastien Simon (Bretagne – Crédit Mutuel Performance), jeune prodige avec une victoire d’étape l’an passé, pourrait faire parler la poudre. Martin Le Pape (Bellocq Paysages) fait également partie des trublions, tout comme Christopher Pratt (Sourire à la Vie), trois participations et 6e en 2008. Enfin, on sait que Vincent Biarnès (Guyot Environnement) est capable de tout. Pour sa huitième participation, et après une belle victoire d’étape sur la dernière Generali Solo, le Lorientais ne se laissera pas faire…

Ils ont dit sur les pontons de Deauville

Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) : « Le statut de favori, c’est comme le sondages en politique, ce n’est pas ça qui fait gagner. Et je ne suis pas le seul ! Je n’y fais pas attention d’autant que le démâtage sur la Transat AG2R LA MONDIALE m’a douloureusement rappelé que la voile reste un sport mécanique. Cette course reste l’une des plus dures à gagner. C’est vrai que j’ai toujours progressé tout au long des mes quatre précédentes participations passant de 23eme place la première année à la deuxième en 2015. Si je continue sur cette lancée et si je peux compter sur un bon alignement des astres pour avoir de la réussite, la logique veut effectivement que je termine premier. »

Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) : « Plus que de compter parmi les prétendants à la victoire, ce qui me rend confiant, c’est les résultats de la AllMer Cup au Havre (2eme derrière Charlie Dalin). Je suis content d’avoir retrouvé mon niveau et les sensations de 2013. Cela m’a demandé un peu de temps de reconstruire ce niveau. Je suis heureux de naviguer à la bonne vitesse. Cela fait un an que je sens que ça revient. Mentalement, forcément, ça va bien et on sait que cela compte énormément pour engranger de la réussite. Je n’ai jamais été aussi combatif, je suis au taquet. Je suis parvenu à combler les lacunes que je pouvais avoir dans mon jeu. J’ai envie de gagner cette course comme jamais ! »

Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire) : « C’est ma sixième participation et je suis super motivé pour faire du mieux possible, mais plutôt que de me fixer un objectif, je préfère me dire que je serai très déçu si je ne termine pas dans les dix et que je ne serai pas fou de joie si je finis pas entre cinq et dix. Il est vrai que le niveau global augmente dans la mesure où il y a de plus en plus de concurrents qui sont très bons. Je me sens d’attaque et je suis vraiment très heureux de retrouver le circuit et de naviguer. »

Gildas Morvan (Cercle Vert): « On sait que la concurrence est là, on a du beau monde, du Macaire, du Tabarly, du Chabagny, du Dalin, du Richomme et beaucoup d’autres ! Forcément, on regarde Tabarly et Chabagny qui ont gagné la Transat AG2R LA MONDIALE, Dalin et Richomme la course Le Havre Allmer Cup, Alexis Loison une régate d’avant saison, Anthony Marchand La Solo Maître CoQ. La flotte s’est un peu dispatchée en entraînement, du coup nous ne nous sommes beaucoup confrontés tous ensemble. Cette Solitaire, ça va être un peu le bilan ! On me met toujours en archi favori, mais il faut que j’arrive à me concentrer sur moi, le danger vient de partout, l’idée n’est pas forcément de regarder les autres. »

Thierry Chabagny (Gedimat) : « Le principe de la course, c’est que tout le monde peut gagner. Nous avons tous le même bateau, on sait tous le faire marcher, on a tous les mêmes logiciels de routage. La différence va se faire sur la motivation, la préparation, l’envie, la prise de risque. Globalement il y a une quinzaine de mecs susceptibles de la gagner. Nous avons gagné la Transat AG2R LA MONDIALE avec Erwan (Tabarly), mais La Solitaire est un exercice très différent. C’est de l’observation, de la gestion du sommeil, des coups tactiques. Je me suis préservé depuis la transat pour être frais et dispo sur La Solitaire. L’année dernière, j’ai gagné une étape, mais je suis passé un peu coté du général parce que je termine 7eme. Je vais me donner les moyens d’aller chercher la gagne. »

Alexis Loison (Groupe Fiva) : « Le jeu va être très ouvert cette année ! Il y a la quantité de coureurs et la qualité. Il y a un Xavier Macaire mort de faim, le grand retour de Nicolas Lunven et deux Skippers Macif qui ont l’air en grande forme. Beaucoup d’autres peuvent créer la surprise. J’ai envie de bien faire sur cette Solitaire Bompard Le Figaro. Ma victoire sur la Generali Solo 2015 m’a rassuré et le début de saison 2016 a prouvé que j’étais dans les clous. Il faudra être dans le match dès la première étape qui risque d’être complexe avec beaucoup de passages à niveau. »

Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie) : « Ca faisait longtemps que je n’avais pas été aussi bien préparé. J’ai participé à tous les stages du pôle Finistère et les trois courses d’avant saison. J’ai de grandes ambitions sur cette édition, ce sera ma 8eme Solitaire et j’espère remonter sur le podium final comme en 2010. Je ne suis pas le plus favori mais ça me va bien, disons que je suis dans la catégorie des « sérieux oustiders ».

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