Belle initiative. Le Défi Voile Solidaires En Peloton soutenu par son partenaire historique le Groupe DELANCHY franchit une étape dans son engagement sportif et humain en accueillant une équipe Espoir. Ce dispositif est dédié à l’accompagnement et à la formation de jeunes navigants motivés pour atteindre le haut niveau.
Créé en 2012, le Défi Voile Solidaires En Peloton a pour objectif d’accentuer la visibilité de la Fondation France Sclérose En Plaques et de porter haut son message “s’unir pour guérir” grâce à l’Ocean Fifty SOLIDAIRES EN PELOTON skippé par Thibaut VAUCHEL-CAMUS. Fort de ses 14 années d’expériences sur le Défi Voile, le marin soutient une équipe de jeunes talents de la région de Saint-Malo en ILCA (anciennement LASER).
“Cela fait quelques années que je m’interrogeais sur la manière de soutenir de jeunes régatiers passionnés dans une démarche de sport de haut niveau, comme j’aurais aimé le vivre dans mes débuts de compétiteur et comme je l’ai connu plus tard en F18 au sein du TEAM OCEAN porté par Yvan BOURGNON. Les skippers professionnels et leur projet ont aussi un rôle à jouer dans le partage avec la relève. Nous devons aller au-delà du simple fait de faire rêver les jeunes, nous devons savoir l’assumer ! Au risque qu’ils prennent un jour notre place ! C’est Gabriel JARRY (dont le père, Guillaume, est team-leader de l’équipe) et Titouane GOURMELON, le fils de Laurent, notre Boat Captain, qui sont venus nous présenter leur projet de constituer et développer une équipe de 6 à 7 jeunes régatiers, entraînée par le talentueux Damian MICHELIER (multiple champion de France et classé dans le top 10 mondial de match-racing). L’idée séduit Brigitte DELANCHY, elle-même très sensible à la motivation des nouvelles générations. Nous avons trouvé la démarche cohérente pour à la fois optimiser leurs moyens de progression et de performance, ainsi que pour les plonger dans une culture de pratique solidaire comme il nous tient à cœur” explique Thibaut VAUCHEL-CAMUS.
Baptisé « Défi Voile Espoir Solidaires En Peloton », ce nouveau projet a pu être lancé grâce au soutien du Groupe Delanchy, mécène du Défi Voile depuis de nombreuses années.
« Regarder vers l’avenir, être acteur de demain, soutenir les jeunes générations… nous avons ces valeurs dans l’ADN du Groupe DELANCHY. Dans les échanges que nous avons eu avec Thibaut et les personnes à l’origine de ce projet, il n’a donc pas fallu longtemps pour nous convaincre et nous engager dans cette nouvelle aventure. Parler d’avenir et d’espoir, mais aussi concrètement du présent pour permettre à ces jeunes champions d’avoir les moyens de progresser grâce à une structure, des équipements et avec toute l’expérience d’un grand skipper comme Thibaut ; sans oublier celles et ceux qui œuvrent en permanence au sein du Défi Voile pour que ce trimaran puisse naviguer. L’expérience sportive, l’expérience professionnelle, toutes les facettes du haut niveau que ces jeunes pourront appréhender et pas uniquement derrière la barre. C’est enfin une belle façon de continuer à transmettre les messages portés par l’association, avec toujours plus de visibilité et d’engagement » Brigitte Delanchy – Présidente du Groupe DELANCHY.
Pour cette première saison, le Défi Voile Espoir est composé de 6 coureurs, évoluant en ILCA (anciennement LASER), rattachés au CN Rennes-Saint-Suliac, club reconnu comme une structure de référence en matière de formation de jeunes régatiers et excellent vivier de recrutement.
Leur objectif principal est de décrocher une sélection au championnat de France espoir (CFE), avec l’ambition pour certains d’entre eux d’y figurer dans le top 10, voire le top 5.
Cette équipe ESPOIR du Défi Voile incarne pleinement l’ADN du Défi Voile Solidaires En Peloton et a pour vocation de détecter, former et accompagner de jeunes sportifs qui partagent les valeurs d’engagement, de solidarité et de performance portés par Thibaut VAUCHEL-CAMUS, le Défi Voile et le Groupe DELANCHY autour de la cause qui les animent : soutenir la recherche médicale sur la sclérose en plaques. Naviguer, progresser, s’engager !
Ambiance sur la Solo Maitre Coq 2025 - Les Sables d'Olonne le 05/05/2025
Le dernier vainqueur de la Solitaire du Figaro, le skipper irlandais Tom Dolan, skipper de Kingspan, a été victime d’un incident malheureux lors de la première course de la Solo Maître CoQ, disputée hier aux Sables d’Olonne. Le marin irlandais, qui s’alignait avec ambition sur cette épreuve de la Figaro Academy, a été touché à l’œil gauche après qu’un bout lui a violemment claqué au visage peu de temps après le départ. Malgré son courage et sa ténacité qui lui ont permis de terminer la régate à une belle troisième place, il doit se résoudre à abandonner, un fait extrêmement rare dans sa carrière de marin.
« L’incident s’est produit sur le premier bord de gennaker. On naviguait alors dans des conditions très instables, avec un vent oscillant entre 10 et 20 nœuds. Des conditions qui imposent de réguler les réglages en permanence et de jouer avec quatre ou cinq bouts en même temps. L’un d’entre eux a sauté et m’a fouetté au niveau de l’œil. Sur le coup, j’ai été choqué. J’ai hésité à faire demi-tour avant de finalement faire le choix de poursuivre la course », a expliqué le skipper.
Malgré la douleur, Tom Dolan est parvenu à boucler la régate à une jolie troisième place, preuve de sa détermination et de sa résilience. Toutefois, le marin a dû se rendre aux urgences à son retour à terre. Le médecin qui l’a ausculté lui a prescrit du repos et surtout, l’a incité à éviter les risques. « En 20 ans, jamais ce genre de chose ne m’était arrivé. C’est la faute à pas de chance et c’est vraiment dur pour moi, aujourd’hui, de me résigner à signer la feuille d’abandon », a-t-il confié, visiblement affecté par cette situation inédite dans sa carrière de marin. Grâce au soutien du Pôle Finistère au Large de Port-la-Forêt, Tom a pu obtenir un rendez-vous dès ce vendredi chez un ophtalmologue pour un contrôle plus approfondi. En attendant, il va rentrer en Bretagne en voiture, accompagné par Gildas Mahé, son préparateur et fidèle complice, tandis que son bateau sera rapatrié dans son port d’attache par un ami.
Les 17 solitaires en lice ont disputé un parcours côtier de 35 milles dans la baie des Sables-d’Olonne. Une mise en jambe dynamique, marquée par des coups d’éclat et quelques rebondissements. C’est Jules Delpech (P’tit Duc) qui s’offre la première victoire du jour, avec une navigation fluide et efficace. « Je ne m’attendais pas à ce que le vent soit aussi instable. Il fallait aller à l’essentiel et faire simple. C’était ma première course avec ce bateau. Il y a encore plein de choses à optimiser, mais c’est de bon augure. »
Derrière lui, Tom Dolan impressionne. Touché à l’œil au moment du départ, le skipper irlandais réalise une remontée courageuse et décroche la troisième place, preuve d’une grande détermination. Entre les deux, le jeune Tom Goron (Figaro Libre), benjamin de la flotte, prend une solide deuxième place. « C’est une bonne entrée en matière. Le niveau est relevé, mais j’ai toujours été dans le bon paquet. C’est plus simple de jouer devant avec les bons repères. »
Paul Morvan (French Touch Ocean Club) a également signé une très belle course, après un départ raté. Parti du mauvais côté de la ligne et pénalisé par un envoi de spi manqué, il parvient à revenir dans le match et termine 5e : « Vu d’où je suis parti, ce n’est pas si mal, mais je dois faire mieux demain. Je n’ai plus le droit à l’erreur. » Marie Gendron (Kereis / SNCF Voyageurs) se classe 9e et première féminine. En mode progression, elle reste concentrée sur l’apprentissage : « Je suis là pour faire les manœuvres les plus propres possibles. C’est la découverte du circuit, et je suis assez contente de cette première journée. »
Hervé Aubry (Douze), 64 ans, doyen de l’épreuve et amoureux de la compétition, faisait aujourd’hui son retour en Figaro après plusieurs années d’absence. Il avait pris un excellent départ et virait en deuxième position à la première marque, avant une erreur de manœuvre. « J’ai fait une erreur, mon spi est tombé à l’eau. Il a fallu le ramener et renvoyer le petit spi, c’était dur. Je n’avais pas fait de monotypie depuis un moment et j’aime beaucoup ça. C’est très excitant ! Je suis quelqu’un qui aime les défis et c’est un beau challenge. »
Interviews
Jules Delpech (P’tit Duc) : Je ne m’attendais pas à ce que le vent soit aussi instable. Ce sont des conditions difficiles pour faire du solitaire. Sur les parcours techniques, il y a beaucoup de choses à faire, à anticiper et avec ce vent très instable, ça devient vite compliqué. J’ai fait les choses assez simplement, sans chercher la compléxité. C’était ma première course avec le bateau. C’est de bon augure, il y a plein de choses qu’on peut optimiser. Le bateau n’est pas encore à ma main et c’est chouette de pouvoir continuer à avancer.
Tom Goron (Figaro Libre) : « C’est une bonne entrée en matière après la Solo Guy Cotten. Il y a un peu moins de concurrence mais le niveau est relevé. Le parcours était assez fatigant, je suis bien fatigué. J’ai toujours été dans le bon paquet, c’est toujours plus simple de jouer devant. Tu sais que tu es avec les bons et tu as les bons repères. »
Yvon Larnicol (Coconut) : « Je n’imaginais pas commencer comme ça, c’était incroyable. J’ai bien démarré avec un super départ, j’étais en tête à la bouée de dégagement. J’ai perdu un peu de terrain ensuite mais ça c’est bien passé. C’était génial, je n’ai pas eu de pression mais j’ai bien vu que les autres faisaient tout un peu plus vite et réussissaient à revenir. Je suis super content. »
Paul Morvan (French Touch Ocean Club) : « J’ai pris le départ du mauvais côté et j’ai raté mon envoi de spi. Je prends donc un peu de retard mais je vais vite lors du bord de près, ce qui me permet de revenir. Vu d’où je suis parti, terminer 5ème, ça n’est pas si mal mais il faut que je fasse mieux demain. Je n’ai plus le droit à l’erreur. »
Arthur Meurisse (Kiloutou) : « C’est la reprise du solitaire. L’idée, c’est de se faire plaisir, de faire de belles manœuvres. J’ai vu en avant saison que je savais faire de belles choses et je veux être dans cette continuité, faire les bons choix et naviguer libéré. J’ai bien démarré aujourd’hui et j’ai rencontré des petits problèmes, notamment en électronique. Cela dit, il y a très peu d’écarts. Je suis dans le coup et la journée de demain doit être assez similaire. »
Marie Gendron (Kereis / SNCF Voyageurs) : « On a des supers conditions, c’est hyper cool. Je viens en mode « entraînement » pour faire les manœuvres les plus propres possibles. Je démarre tout juste en Figaro, c’est une des premières courses. C’est la découverte du circuit, je suis avec des gens qui savent tous naviguer. Je suis assez contente de ma journée même si j’ai fait de petites erreurs. J’espère avoir su les réparer ! Je suis assez contente du départ et des manœuvres. Je suis très contente de cette entrée en matière. »
Hervé Aubry (Douze) : « J’ai fait du Figaro 2 mais c’est ma première saison sur le Figaro 3. Je prends toujours autant de plaisir. Je n’avais pas fait de monotypie depuis un moment et j’aime beaucoup ça. C’est très excitant ! Je suis quelqu’un qui aime les défis et c’est un beau challenge. Aujourd’hui, j’ai pris un super départ. Je passe deuxième à la première marque, j’ai la bonne vitesse, la bonne tactique mais je fais une erreur et mon spi passe à l’eau. Il a fallu le ramener et renvoyer le petit spi, c’était dur. C’est bien car je sais que je vais vite mais il faut que je ne fasse plus ces erreurs de spi. Je ne me suis pas assez entraîné. En dehors de ça, j’ai la tactique et la vitesse. »
La baie des Sables d’Olonne va vibrer au rythme de la Solo Maître CoQ, l’un des premiers rendez-vous de la saison pour la flotte du circuit Figaro Beneteau. Entre marins aguerris et jeunes talents, l’édition 2025 s’annonce prometteuse, sous un ciel bleu et dans un vent médium idéal pour en découdre.
Après deux journées de régates côtières disputées dans la baie mardi et mercredi, les 18 skippers engagés prendront jeudi le départ de la grande course, un parcours hauturier au cœur du Golfe de Gascogne, avec une arrivée prévue samedi. Deux nuits en mer attendent les solitaires, qui devront composer avec un vent de nord-est stable mais exigeant et une gestion rigoureuse de leur sommeil et de leur alimentation.
« La Solo Maître CoQ a le statut de Figaro Academie. C’est une vraie opportunité pour les jeunes marins de progresser, grâce notamment aux sessions pédagogiques animées par Christian Dumard », explique Denis Hugues, directeur de course. « On retrouve ici un beau mélange de profils : des coureurs issus de l’olympisme, du Mini, et des habitués du circuit. »
Parmi les favoris, Tom Dolan (Kingspan), vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro, fait figure de référence. « J’ai envie de naviguer, et j’aime bien les Sables ! La météo semble fidèle aux éditions précédentes, avec du thermique l’après-midi. Et les jeunes ont l’air bien remontés, ça va être sympa. »
Justement, la nouvelle génération est bien présente : Tiphaine Ragueneau (Orcom), Eliaz Morineau (Demain sans HPV) ou encore Yvon Larnicol, qui s’apprête à vivre sa toute première course en solo après un parcours de préparateur, abordent cette épreuve avec enthousiasme et détermination. « C’est ma première course en solitaire, ça va être une découverte, un vrai test », explique ce dernier. « J’ai envie de voir si je suis capable de tenir la cadence en solo. Les conditions sont parfaites pour commencer. »
Pour Tiphaine Ragueneau, cette deuxième course qualificative pour La Solitaire est un marqueur important : « L’objectif, c’est de mesurer les progrès depuis la Solo Guy Cotten. C’est ma première saison complète, et c’est un vrai plaisir de gérer son projet. »
Autres prétendants à suivre : Jules Delpech (P’tit Duc), qui entame sa cinquième participation, ou encore Paul Morvan (French Touch Ocean Club), qui retrouve la navigation en solo pour la première fois depuis l’automne dernier. « Il faut y aller pas à pas, faire les choses simplement. On va faire du vrai large dans le golfe de Gascogne ! »
Denis Hugues, directeur de course : « La Solo Maitre CoQ a le statut de Figaro Academie. On a beaucoup de jeunes qui découvrent cette classe Figaro. Donc on a un volet pédagogique organisé par Christian Dumard qui permet d’apporter quelque chose en plus aux concurrents. Il y a des parcours construits mardi et mercredi et la grande course le jeudi avec une arrivée samedi. Il y a des marins chevronnés à l’image de Tom Dolan qui a gagné la solitaire l’année dernière. Il y a aussi des coureurs qui sortent la voile olympique, d’autres qui viennent du Mini. C’est assez ouvert. Ça mélange des parcours de quelques heures et un début de course au large avec deux nuits en mer où ils doivent gérer leur sommeil et leur nourriture. »
Paul Morvan (French Touch Ocean Club) : « On est gâtés en termes de conditions météo. Il y a du vent de nord-est, qui vient de la terre et ce sont souvent des conditions sympas. En plus, les nuits commencent à se raccourcir donc ça offre des conditions sympas pour naviguer en course au large. Ça va être ma première course de la saison en solitaire. Je n’ai pas navigué en solo depuis la dernière Solitaire du Figaro. Il va falloir retrouver ses marques, y aller petit à petit, faire des choses simples et aller de l’avant. Le parcours offshore va être dans le milieu du golfe, on va faire du vrai large.
Tiphaine Ragueneau (Orcom) : « C’est la deuxième course en solo de la saison. Ça représente la deuxième course qualificative pour La Solitaire. C’est important. L’objectif c’est de voir comment on a progressé depuis la Solo Guy Cotten. C’est ma première saison en Figaro. J’avais fait du en 2022 dernière mais c’est ma première saison complète en solo et en gérant mon propre projet. C’est vraiment chouette d’être en solo, ce n’est pas le même défi même si j’aime beaucoup l’équipage et le double. »
Tom Dolan (Kingspan) : « J’ai voulu participer à cette Solo Maitre Coq car j’ai envie de naviguer et de régater en Figaro. Et j’aime bien les Sables d’Olonne ! J’ai l’impression que la météo est a peu près pareil tous les ans avec du Nord Est toute la semaine et du thermique dans l’après-midi. Ça va être une course intéressante. Et il y des jeunes qui sont bien énervés, ça va être sympa. »
Jules Delpech (P’tit Duc) : « Il reste de petites bricoles mais on est prêts. Le bateau est rangé, on a tout vérifié, on a fait les contrôles. Tout est prêt ! Je connais un peu cette course, c’est ma cinquième participation et c’est toujours un peu différent. On va faire de belles régates dans la baie, ça va être sympa. Pour moi, c’est la première course en solo de l’année. Je vais pouvoir retrouver des têtes que je n’ai pas trop vues et me mettre dans le bain de la course en solitaire. »
Eliaz Morineau (Demain sans HPV) : « C’est ma première saison en Figaro et c’est ma deuxième course en solitaire. J’ai eu quelques semaines pour me préparer et j’espère utiliser tout ce que j’ai appris. L’objectif premier est de me faire plaisir. Les conditions sont sympas et les concurrents sont cools donc je ne mets aucune pression. »
Yvon Larnicol (Coconut Solo Sailor) : « C’est ma première course en solitaire. Ça va être une découverte. J’ai fait un peu de double, pas mal d’équipage et c’est la première fois en solitaire. Je connais bien ce bateau car j’ai été préparateur pour plusieurs skippers, c’est très formateur. J’ai hâte de voir ce que ça donne. J’ai envie de voir si je suis capable de tenir la cadence en solo. Les conditions sont parfaites pour commencer. »
Les inscrits : -Aubry Hervé (Douze) -Bothorel Léo (Secours Populaire 17) -Bucau Gaby / Julia Colombe (Cap Horn) -Delpech Jules (P’tit Duc) -Dolan Tom (Kingspan) -Gendron Marie (SNCF Voyageurs – Kereis) -Golbery Edouard (Seastemik) -Goron Tom (Figaro Libre) -Larnicol Yvon (Coconut Solo Sailor) -Le Clech Hugo (Mieux) -Lush Erica (Hope) -Marilley Titouan (Action Enfance) -Mathieu Victor (Elitys) -Meurisse Arthur (Kiloutou) -Morineau Eliaz (Demain sans HPV) -Morvan Paul (French Touch Ocean Club) -Ragueneau Tiphaine (Orcom) -Takasi Lomano (Réauté Chocolat)
Le programme : -5 mai : Briefing météo et stratégie -6 mai : Parcours côtier -7 mai : Parcours côtier -8 mai : Départ de la Grand Course -10 mai : Arrivée de la Grande Course -11 mai : remise des prix
Plusieurs équipes du circuit SailGP se sont entrainer cette semaine à Quiberon à l’ENVSN (28 avril – 2 Mai) à bord des catamarans à foils ETF26. Le Grand Prix de Rio étant annulé et les bateaux regroupés à Quiberon, les équipes française, danoise (Rockwool) et Italienne (RedBull) ont pu rapidement mettre en place ce camp d’entrainement.
Au total, six bateaux (deux par équipe) ont enchaîné pendant quatre jours des procédures de départs et des parcours tactiques orchestrés par Philippe Presti, le coach français de l’équipe italienne. Pour piloter ces véritables “Formule 1 des mers”, on retrouvait notamment Quentin Delapierre et Camille Lecointre pour l’équipe française, Nicolai Sehested et Tom Johnson côté danois, ainsi que Ruggero Tita et Kyle Langford pour l’équipe italienne.
Comme le souligne Pierre Picot, Directeur du Chantier des ETF26 : « C’est la première fois que plusieurs équipes du circuit SailGP organisent un tel stage en ETF26. Cela démontre bien leur intérêt pour ce support qui leur permet de se perfectionner à l’utilisation des foils, de travailler la communication à bord et de multiplier les situations tactiques. C’est un gros avantage pour se préparer au circuit SailGP. L’équipe danoise Rockwool a intégré le circuit ETF26 l’année dernière, les Français ont suivi cette année et on espère bien que les Italiens vont y prendre goût pour venir nous rejoindre sur les prochaines épreuves ETF26 SERIES. »
Pour l’équipe SailGp Italienne Redbull, cette semaine est également une belle opportunité de se familiariser avec ce support, comme l’indique Andrea Tesei, contrôleur de vol : « C’est génial de pouvoir naviguer sur un des bateaux les plus proches par rapport à ceux sur lesquels on a l’habitude de naviguer, c’était très marrant. Première journée sur le bateau donc pas mal de choses à apprendre et à comprendre, mais les conditions étaient parfaites pour s’affronter avec les collègues de SailGP ! » Ruggero Tita, driver de l’équipe italienne, complète en mettant l’accent sur la proximité des formats : « Le format des courses est vraiment similaire à ce qu’on a l’habitude de faire sur SailGP, donc c’est vraiment plaisant d’être ici pour pratiquer nos reaching starts ! » Camille Lecointre, membre de l’équipe française, apprécie particulièrement l’occasion d’évoluer avec un groupe d’équipages de haut niveau : « On a décidé de participer au circuit avec un équipage féminin ou mixte, on a participé au premier grand prix en avril. On continue à engranger de l’expérience sur ces bateaux volants, on essaye de trouver des moyens de s’entraîner ! Cette semaine, c’est génial car on a d’autres équipages de SailGP qui sont présents, donc il y a 6 bateaux avec un très bon niveau sur l’eau ! »
Ce stage intensif en ETF26 s’inscrit donc comme une étape clé pour ces équipes dans leur préparation aux prochaines échéances du circuit SailGP et confirme l’intérêt grandissant des catamarans ETF26 comme plateforme d’entraînement et de compétition de haut niveau.
Présentée il y a un mois lors de l’Assemblée Générale de la FIN, la première édition du Paris Nautic Show se tiendra du 26 au 30 novembre 2025 au Parc des Expositions du Bourget. Sa commercialisation est désormais lancée, avec une date limite de remise des demandes de participation fixée au 4 juillet.
Le Paris Nautic Show se tiendra dans les halls 3 et 4 du Parc des Expositions du Bourget, sur une superficie de 40 000 m². Cet événement rassemblera l’ensemble des acteurs du secteur : constructeurs, équipementiers, loueurs, sociétés de services, destinations et professionnels de la plaisance, qui seront pleinement intégrés à l’expérience visiteurs. Près de 350 exposants et entre 300 et 400 bateaux sont attendus pour cette première édition.
Ce nouveau rendez-vous nautique parisien a pour ambition de : • recréer une véritable place de marché pour le secteur nautique en facilitant les rencontres avec un public ciblé, • encourager les échanges entre professionnels et pratiquants, qu’ils soient expérimentés ou débutants, • offrir une vitrine médiatique de premier plan, • proposer un parcours visiteurs clair et optimisé.
Tarification exposants :
Stand avec espace bateau (minimum 20 m²) : 155 € HT/m²
Stand équipé de 9 m² : 202 € HT/m²
Pack stand de 12 m² : 399 € HT
Frais de participation et de communication : 490 € HT
À titre de comparaison, lors du Nautic 2019, les tarifs étaient légèrement inférieurs : 148 € HT/m² pour un espace bateau, 193 € HT pour un stand équipé de 9 m², 352 € HT pour le pack 12 m², et 465 € HT pour les frais fixes – une évolution en ligne avec l’inflation.
Les Sables d’Olonne compte s’embraser à nouveau pour les skippers du Vendée Globe de l’édition 2024 lors d’une soirée spectaculaire placée sous le signe de l’émotion et de la fête.
Dès 18h30, le mythique chenal s’animera au rythme d’une grande parade nautique : un véritable spectacle son et lumière sur l’eau, où 64 embarcations, parées de musique et de lumière, défileront dans une atmosphère envoûtante. Au centre de cette procession, les 40 marins de l’épreuve seront acclamés comme les héros d’une aventure hors du commun, entourés d’une flotte d’embarcations emblématiques qui rappellent l’âme maritime du territoire. Tout au long de la soirée, une programmation artistique viendra électriser l’ambiance : percussions enflammées, performances chorégraphiques, DJ set et spectacles visuels feront vibrer le public.
À 22h30, la magie atteindra son apogée avec un show aérien d’exception : un millier de drones illumineront le ciel dans un ballet lumineux hypnotique, avant de laisser place à un feu d’artifice monumental. Cette soirée grandiose viendra célébrer toute la force symbolique du Vendée Globe : une odyssée humaine et maritime extraordinaire, où se conjuguent dépassement de soi, esprit d’aventure et passion infinie pour les océans.
Pour marquer cette 10ᵉ édition anniversaire du Vendée Globe, c’est donc une parade nautique inédite orchestrée par les équipes de Maindron Production, qui prendra vie dans le chenal des Sables d’Olonne. Véritable spectacle vivant sur l’eau, elle invitera le public à revivre les grandes heures de cette aventure humaine et maritime hors du commun. Dix scènes flottantes se succéderont, telles des chapitres en mouvement d’un récit épique, mêlant émotions, exploits, découvertes et retrouvailles. De la mémoire des premières éditions aux moments les plus intenses de la course, en passant par l’universalité du défi, la solitude des mers, la richesse des horizons traversés et le retour triomphal des marins, chaque tableau portera une part de la légende. Sons, lumières, musiques et ambiances scéniques viendront sublimer cette procession artistique, en offrant une expérience sensorielle immersive au cœur de l’univers du Vendée Globe.
Un hommage sur l’eau et dans les airs Les quarante skippers de l’édition 2024 seront mis à l’honneur au cœur d’une flottille évocatrice, composée de bateaux traditionnels vendéens, de voiliers de l’école de voile des Sables d’Olonne, de vedettes de la SNSM et des semi-rigides de la course. Le tout accompagné par des performances festives et spectaculaires portées par DJ Fanou, Et Vogue la Galère, Kris Too Queen et ses artistes, Les Bidons de l’An Fer et Banda Couak On Joue : un véritable tourbillon de sons, de rythmes et de lumières. À 22h30, le ciel s’illuminera à son tour grâce à un ballet aérien de 1 000 drones, retraçant les temps forts des dix premières éditions, suivi à 23 heures d’un feu d’artifice monumental orchestré par Jacques Couturier, visible depuis la Grande Plage. Le Prieuré Saint-Nicolas, quant à lui, s’embrasera dans une mise en lumière spectaculaire, ultime clin d’œil à cette odyssée collective. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amoureux du large, un moment de communion entre le public et les marins, où l’esprit du Vendée Globe s’exprimera dans toute sa puissance : entre aventure et dépassement, solitude et fraternité, tradition et modernité.
Infos pratiques : Où se placer ?
Pour la parade nautique : privilégiez les quais du chenal côté La Chaume ou Les Sables (jetées fermées pour des raisons de sécurité).
Pour le spectacle nocturne : installez-vous sur la Grande Plage, entre les Atlantes et la rue Travot. C’est la zone idéale pour profiter pleinement du son et de la vue sur les drones et les feux.
Dans moins de cinq jours, le dénouement de la Transat Paprec sera connu. Mais alors qu’il reste un peu plus de 500 milles nautiques (800 km) à parcourir, le suspense est total. La flotte se resserre, les écarts se réduisent et l’incertitude est grande : les premiers du moment peuvent terminer derniers et les derniers prendre la place des premiers. La grande zone sans vent a rebattu les cartes et garantit déjà une fin de course haletante. Décryptage des enjeux avec Yann Chateau, adjoint à la direction de course.
La longue zone sans vent qui arrête net les alizés fait désormais face aux skippers. La situation est d’autant plus compliquée qu’elle est difficile à modéliser puisque les données météos sont bien moins importantes à cet endroit de l’Atlantique qu’à terre. « On ne connaît pas avec exactitude les mouvements de masses d’air, explique ainsi Yann Chateau. Des modèles proposent un scénario météo mais ça ne correspond pas toujours à ce que ressentent les marins ». Par ailleurs, les grains sont de plus en plus nombreux, ce qui brouille davantage les pistes. Cela provoque parfois des différences de vitesse particulièrement conséquentes entre les concurrents. Un bateau peut filer à vive allure avec un vent d’une trentaine de nœuds puis se retrouver complètement empétolé. L’image idyllique de la carte postale avec des alizés constants sous le soleil a forcément du plomb dans l’aile. « Ça joue sur les nerfs et ça crispe », confiait Thomas André (Cap St Barth) hier. Mais ça a aussi l’avantage de bousculer la hiérarchie et d’augmenter le suspense.
La situation tactique Le week-end dernier a été propice à faire des choix. Les leaders, Wings of the Ocean (Alexis Thomas et Pauline Courtois), Skipper Macif (Charlotte Yven et Hugo Dhallenne, 2es) et Cap St Barth (Cindy Brin et Thomas André, 3es), talonnés par Les Étoiles Filantes (Quentin Vlamynck et Audrey Ogereau, 4es) ont opté pour une route très Nord. En somme, ils assument de faire une route plus longue mais espèrent être plus rapides en étant en bordure de la zone sans vent. « C’est un décalage intéressant parce qu’il permet d’exploiter de la pression le plus longtemps possible, c’est le placement le plus sécuritaire », précise Yann Chateau. De leur côté, leurs poursuivants, dont DEMAIN (Martin Le Pape et Mathilde Géron, 5es), Romain Bouillard et Irina Gracheva (Décrochons la lune, 6es) et Région Bretagne – CMB Espoir (Victor Le Pape, Estelle Greck, 7es) ont choisi une route plus Sud. Ils optent pour une route plus directe, s’assurant ainsi de faire moins de milles mais prennent davantage le risque d’être empétolé.
Qui aura le dernier mot ? Pour l’instant, les deux modèles météos (européen et américain) ne s’accordent pas. Ce qui signifie que l’un voit les Nordistes l’emporter, l’autre voit les Sudistes remporter la mise. « La situation météo est très incertaine donc le scénario de la course l’est tout autant », précise Yann Chateau. Seule certitude : les écarts vont continuer à se resserrer car la tête de course bute sur la zone sans vent avant le reste de la flotte. À titre d’exemple ce lundi matin, Solan Ocean Racing (Maggie Adamson et Calanach Finlayson) était 3 à 4 nœuds plus rapide que Wings of the Ocean (Alexis Thomas et Pauline Courtois) et Skipper Macif (Charlotte Yven et Hugo Dhallenne). « Ça signifie qu’ils gagnent 3 milles par heure sur la tête de course donc qu’ils peuvent reprendre une trentaine de milles dans la journée ! »
Le déroulé des prochains jours « Actuellement, la flotte a une approche assez nord avec un flux de vent global de sud-est », ajoute-t-il. Les bateaux auront donc beaucoup de bâbord amure à faire, « au moins 90% » dixit Yann. « Ça ne va pas se jouer sur des empannages mais sur la manière de s’adapter à la situation. Il va falloir choisir soit de glisser un peu pour faire du nord, soit de traverser la zone de molle plus rapidement. Tout leur talent réside dans leur capacité à faire preuve d’audace et d’opportunisme ».
Les heures estimées d’arrivée (ETA) L’incertitude à propos de la situation météo et du scénario de la course se répercute aussi sur les heures estimées d’arrivée (ETA). Là encore, les modèles de prévisions européens et américains ne s’accordent pas : 7 heures séparent leurs prévisions. Si les deux font état d’une arrivée le jeudi 8 mai prochain, l’un évoque une arrivée à 3 heures du matin (heure locale, 9 heures en métropole), l’autre à 10 heures (heure locale, 16 heures heure française). En revanche, le fait que la flotte se resserre, ce qui est déjà observable actuellement, le sera encore plus à l’arrivée. Yann Chateau confirme : « selon les routages, les 15 premiers pourraient franchir la ligne d’arrivée avec moins de 5 heures d’écart ! » De quoi promettre un sacré dénouement et une belle fête à l’arrivée de la Transat Paprec à Saint-Barthélemy !
1 May 2025 - 52 SUPER SERIES SAINT-TROPEZ SAILING WEEK
Après deux jours off, pétole oblige, les 11 teams ont disputé deux courses dimanche dans respectivement 7 et 12 nœuds de vent. Après quatre courses et avec 12 points au compteur, l’équipage britannique Gladiator, Champion du Monde en titre, s’impose à Saint-Tropez. Sled (USA, 13 points) et American Magic Quantum Racing (USA, 18 points) complètent le podium, Paprec (FRA, 23,5 points) termine quant à lui 5e, derrière Alpha + (HKG, 21,5 points).
Si les caprices d’Éole n’ont permis de valider que quatre courses cette semaine soit le plus petit nombre de courses de l’histoire des 52 Sailing Series, les équipages ont pu tout de même se livrer une belle bataille sur les eaux bleues de Saint-Tropez. Auteur d’une belle entrée en matière mercredi avec une 1ère et une 2e place, Gladiator (Tony Langley) a signé une 6e et une 3e place sur le fil ce dimanche. Des résultats suffisant pour rafler la victoire sur la 52 Super Series Saint-Tropez Sailing Week aux dépends de Sled (Takashi Okura), en tête du classement général provisoire avant la dernière course. A noter qu’après avoir laissé la barre de Gladiator à Guillermo Parada il y a deux ans à Saint-Tropez, Tony Langley a repris les commandes cette année.
En réalisant ce qui s’est avéré être la manœuvre décisive lors de la dernière manche de la deuxième et dernière course d’aujourd’hui, le Britannique Tony Langley et son équipage champion du monde ont remporté la victoire au classement général de la première régate de la saison 2025 des 52 SUPER SERIES, la 52 SUPER SERIES Saint Tropez Sailing Week. En raison de vents faibles et d’une mer calme, seules quatre des dix courses prévues ont pu être disputées. Gladiator s’est imposé avec un seul point d’avance sur Sled, le bateau de Takashi Okura, champion du monde et du circuit 2021. Doug DeVos et son équipage américain Magic Quantum Racing ont pris la troisième place du classement général en remportant la dernière course.
Cette victoire est d’autant plus spéciale pour Langley qu’il s’agit de la première régate 52 SUPER SERIES qu’il remporte à la barre du Gladiator, désormais épaulé par le tacticien Guille Parada, qui a mené l’équipe à la victoire lors du championnat du monde Rolex à Newport, aux États-Unis, l’année dernière, l’une des deux régates remportées par l’équipe britannique en 2024. Avec l’arrivée dans l’équipe du Néo-Zélandais Ray Davies, vainqueur de la Coupe de l’America, en tant que stratège, Gladiator a démontré toute sa puissance lors de la dernière course, passant de la deuxième place au classement général à la victoire en dépassant Sled dans la dernière ligne droite. L’équipe de Langley abordait les deux dernières courses de la journée avec trois points d’avance après avoir terminé premier et deuxième jeudi. « C’est très spécial pour moi dans un endroit très spécial. Je n’ai pas encore réalisé. C’est ma première victoire en tant que barreur dans les SUPER SERIES en 15 ans et pour Guille, c’est sa première victoire en tant que tacticien. L’échange de rôles semble très bien fonctionner jusqu’à présent, c’est vraiment très spécial. Dans la dernière manche, Guille et moi avons échangé quelques mots. Sled avait trois ou quatre longueurs d’avance, et je lui ai dit : « Tu te rends compte que nous sommes à égalité de points avec ces gars pour la régate ? Il faut faire quelque chose. On ne va pas gagner si on les suit. » Et il m’a répondu : « Oui, je m’en occupe. » Et ça a marché. Saint-Tropez est un endroit spécial pour nous, j’adore cet endroit. »
Le tacticien Parada, qui a rejoint l’équipe victorieuse à Saint-Tropez il y a deux ans, s’est réjoui de cette victoire après avoir changé de rôle : « C’est un sentiment formidable, car c’est la première fois que je navigue en tant que tacticien dans la Super Series, et même si c’est un travail que je sais parfaitement faire, je n’avais jamais eu l’occasion de le faire auparavant. Débuter par une victoire est quelque chose d’inattendu, mais en même temps, cela nous rend très heureux. En réalité, mon travail a été facilité par Ray Davies, qui est un géant de ce sport, et par Bruno (Zirilli, le navigateur) ; nous nous connaissons depuis toujours, nous nous regardons et nous savons ce que l’autre pense. L’équipage, les régleurs qui ont rendu le bateau très rapide, les grinders qui ont poussé les derniers empannages dans le dernier vent arrière, ont fait toute la différence. Et une mention spéciale pour Tony (Langley), qui a relevé le défi de reprendre la barre, il l’a pris très au sérieux, il a fait un très bon travail et nous a donné la possibilité de nous battre pour les premières places. Je suis donc heureux, et nous espérons continuer sur cette voie. »
La deuxième place a un goût doux-amer pour Okura’s Sled, qui avait le titre de la régate en poche depuis 2021 avant de se faire dépasser par Gladiator. L’as italien Francesco Bruni, tacticien, a déclaré : « Nous avons eu de bons moments et de mauvais moments, et malheureusement, nous avons commis quelques erreurs et Gladiator a remporté une belle victoire qu’il mérite vraiment. Nous devons régler quelques détails. Nous n’avons pas fait de mauvaises courses au final, mais nous aurions pu remporter la régate. Gladiator était le meilleur bateau cette semaine. Sur cette course, nous aurions pu égaler leur premier empannage, ce qui aurait été mieux, mais nous avons non seulement commis quelques erreurs mécaniques dans les manœuvres, en ne choisissant pas les bons angles, mais nous devons aussi tirer les leçons de cette expérience pour la prochaine épreuve. »
La victoire finale a permis à l’équipe American Magic de terminer troisième au classement général, un bon résultat compte tenu des changements importants intervenus dans la composition de son équipage. Le tacticien Terry Hutchinson a déclaré : « Ce fut une très bonne journée. La semaine a été difficile, très difficile pour le comité de course, difficile pour toutes les équipes, mais c’est bien pour nous d’avoir terminé en force et de remporter cette dernière course. J’en suis très heureux, c’est certain. Mais il y a encore beaucoup de progrès à faire, c’est ce qui est le plus positif. Nous devons améliorer la communication à bord, nous avons beaucoup de travail pour nous améliorer sur le terrain. »
Moins performant que mercredi, Paprec (Jean-Luc Petithuguenin), 7e et 8,5e des courses du jour se classe 5e à Saint-Tropez. Un résultat cohérent avec l’objectif de l’unique team français engagé dans le Championnat. « Nous sommes très contents de nos nouvelles voiles, de nos bons départs et de la première journée où nous avons terminé 3e et 4e. Nous le sommes moins de notre vitesse aujourd’hui et du fait d’avoir été parfois un peu déventé par les autres sur le plan d’eau. Nous n’avons pas été assez rapides et tout s’est enchaîné. Mais globalement, c’est bien de terminer 5e pour commencer la saison », commente Jérôme Naquet, runner à bord de Paprec.
La Sandberg PalmaVela s’est achevé ce dimanche où l’on attendait de voir les performances du nouveau maxi Magic Carpet E de Sir Lindsay Owen-Jones. Hélas celui-ci a du se retirer de la course après une collision avec Spirit of Lorina.
La Palmavela était initialement appelé la Maxi Race Week lors de sa première édition organisée par le Real Club Nautico de Palma en 2004, marquant traditionnellement le début de la saison des courses de maxi yachts en Méditerranée. Depuis, il s’est développé pour inclure d’autres classes et a été rebaptisé PalmaVela. En 2001, le RCNP y a ajouté une course au large, La Larga. Sandberg PalmaVela fait partie du Mediterranean Maxi Inshore Challenge (MMIC) de l’International Maxi Association depuis sa création, tandis que La Larga est traditionnellement la deuxième épreuve du Mediterranean Maxi Offshore Challenge (MMOC) de l’IMA, après la Rolex Middle Sea Race qui se déroule à l’automne.
La Larga a débuté le 26 avril, mais le manque de vent a entraîné un report du départ de quatre heures. Parmi une flotte de 35 bateaux, les trois Maxis régatant sous IRC ont parcouru un parcours de 235 milles autour d’Ibiza et de Formentera avant de revenir à Palma via une marque au large de Porto Colon. Dans des vents atteignant 15 nœuds, le VO70 L4 Trifork, lourdement turbopropulsé et skippé par Joern Larsen, a franchi la ligne d’arrivée en tête, 7 heures et 38 minutes devant le Botin 65 Spirit of Lorina de Jean-Pierre Barjon, vainqueur de l’IMA MMOC 2021-22. Mais en IRC, c’est le Polonais Robert Szustkowski et son Mylius 60 FD R6 (ex-Sud) qui ont terminé deuxièmes.
La compétition Maxi inshore/côtière de la 21e PalmaVela a débuté le jeudi 1er mai, un jour avant les autres classes. Dans cette catégorie, le Spirit of Lorina et le R6 ont été rejoints par le Mills Vismara 68 Pelotari Project d’Andres Varela et le Wally 80 Rose de Svan Wackerhagen. Ces dernières années, PalmaVela a été une compétition majeure pour les maxis de 100 pieds, mais à cette occasion, certains, dont le triple vainqueur et champion en titre Galateia, revenaient des Caraïbes. Les 100 pieds étaient représentés par le tout nouveau Magic Carpet E de Sir Lindsay Owen-Jones et le Tilakkhana II (anciennement Magic Carpet Cubed) de Pascale Decaux.
Conçu par Guillaume Verdier, le nouveau Magic Carpet E, construit par Persico, avait un cahier des charges similaire à celui des précédents Magic Carpets : optimisé pour la course côtière et hauturière sous IRC dans des vents de 8 à 12 nœuds en Méditerranée, avec un intérieur complet lui permettant de naviguer au croisière. Cependant, le Magic Carpet E, long de 100 pieds, intègre les dernières technologies et ne pèse que 37 tonnes (10 de moins que le Magic Carpet Cubed). Il est équipé d’un canard inclinable et orientable à l’avant, d’une quille de 7,1 m qui peut non seulement s’incliner, mais aussi être inclinée vers l’arrière de 60°, ce qui lui permet de tirer seulement 4,6 m (pour accoster à Saint-Tropez), et de deux safrans dont les pales se rétractent dans des tambours rotatifs. Il est important de noter que ses nombreux treuils électriques et ses systèmes hydrauliques sont alimentés par des batteries plutôt que par un moteur, ce qui lui permet de naviguer pendant la journée sans faire tourner le moteur. Quant à ses performances, son IRC TCC est de 1,825, contre 1,784 pour son prédécesseur.
La formation intensive et le temps consacré au développement par l’équipe au printemps ont porté leurs fruits dès le premier jour de la Sandberg PalmaVela, lorsque les maxis ont terminé deux courses. Il a remporté la première course, qui a débuté avec un vent fort puis faiblissant, avec 3 minutes 49 secondes d’avance sur Tilakkhana II et 1 minute 57 secondes sur Rose en IRC. Il a également remporté la deuxième course, cette fois avec 3 minutes 38 secondes d’avance et 4 minutes 39 secondes en IRC sur Tilakkhana II.
Le deuxième jour, un incident sur la ligne de départ entre Magic Carpet E et Spirit of Lorina a malheureusement endommagé le gréement monobloc Aero 6 du premier, tandis que le Botin 65 de Jean-Pierre Barjon a subi des dommages à son quart arrière tribord. Les deux bateaux ont abandonné et ont été disqualifiés. Les gréements ont été touchés. L’équipage de “Magic Carpet e” a dû par la suite tirer son mât pour le faire vérifier – ce qui n’est pas une mince affaire pour un nouveau yacht de cent pieds. Parallèlement, pas moins de quatre protestations ont été déposées : une de l’association de classe IMA contre “Magic Carpet e”, deux de “Spirit of Lorina” contre “Magic Carpet e” et une de “Magic Carpet e” contre “Spirit of Lorina”.
Les deux bateaux impliqués dans la collision ont finalement été disqualifiés. Le jury a fait référence à toute une série de règles qui avaient été enfreintes par l’une ou l’autre des parties : RR 11, 14(a), 36(b), 60.3 (a), 60.4(a), 61.4(a) et 63.2(b). Samedi soir, aucune décision n’avait encore été prise concernant la demande de réouverture de l’audience formulée par l’équipe de “Spirit of Lorina”.
Magic Carpet e” ne participera plus à d’autres courses. L’équipe a abandonné la série et se concentre sur les réparations. Avant la journée finale, le Wally 80 “Rose” de Sven Wackerhagen du Kieler Yacht-Club a conservé la tête de la classe Maxi devant le Wally Cento “Tilakkhana II”. Samedi, Spirit of Lorina était de retour sur le parcours, mais, dans des vents faibles, Rose a remporté une large victoire, avec plus de 20 minutes d’avance sur Tilakkhana II, laissant les deux bateaux en tête à l’aube de la dernière journée, à égalité de points.
Dimanche, la dernière course côtière aurait dû revenir à Spirit of Lorina, spécialiste de la navigation au large, avec des rafales de vent atteignant 25 nœuds. Malheureusement, il a manqué une marque et, malgré ses efforts pour revenir sur ses pas, il a perdu de seulement 8 secondes face à Tilakkhana II. Avec Pelotari Project à seulement 16 secondes derrière en IRC, la régate s’est terminée sur un finish ultra serré.
Pascale Decaux était ravie de la victoire de son équipe, d’autant plus que tous les membres de son équipage, à l’exception d’un seul, sont nouveaux. L’équipe de course, dirigée par le tacticien Laurent Pagès, a dû partir de zéro. « Nous avons tellement de choses à mettre en place et notre courbe d’apprentissage reste énorme, donc cette victoire est assez inattendue… », a-t-il commenté. Outre Pascale Decaux, l’équipage comprend huit femmes, dont la spécialiste du tour du monde Dee Caffari, ainsi que trois autres membres du Famous Project (la campagne 100 % féminine d’Alexia Barrier pour le Trophée Jules Verne).
À propos de la dernière course, Laurent Pagès a déclaré : « Nous avions 15 nœuds avec des rafales à 22 nœuds, mais la mer était calme, donc c’était très agréable. Le bateau était vraiment agréable à naviguer au vent arrière avec cette brise. Nous avons simplement navigué proprement et simplement. »
Cependant, les conditions difficiles n’étaient pas du goût de Rose et ils ont explosé leur spinnaker, comme l’a expliqué le tacticien Diego Fructuoso : « Aujourd’hui, nous aurions certainement pu faire mieux – les performances du bateau sont bien meilleures avec moins de 15 nœuds, mais nous sommes vraiment contents. Cette semaine, trois bateaux se sont battus à chaque marque – une compétition acharnée avec Pelotari Project et Spirit of Lorina. C’était incroyable. »
Les champions de la 21e édition de la Sandberg PalmaVela sont : Tilakkhana II (Maxi), Vudu (ORC 0), Ran (ORC 1), Katara (ORC 2), Meerblick (ORC 3), Just the Job (ORC 4-5), Smerit (ORC A2 0-3), Kyo VI (ORC A2 4-5), Kanguru (ORC Sportboat), Little Thila (Spirit of Tradition) et Momo (6 mètres).
Vudu domine l’ORC 0 Après deux courses au vent, le Vudu de Mauro Gestri a clairement dominé cette 21e édition, s’assurant mathématiquement le titre Sandberg PalmaVela avec une course d’avance.
Le vainqueur étant déjà connu, la bataille dans la dernière course s’est concentrée sur la lutte pour les deuxième et troisième places. L’Irlandais Searcher a remporté la dernière course, gagnant une place pour s’assurer la deuxième place au classement général, reléguant Blue Carbon – Aproperties, skippé par Toni Guiu et représentant le RCN de Barcelone, à la troisième place.
Aifos a manqué de peu le podium après avoir cassé son mât lors de la deuxième course de la journée, ce qui l’a contraint à abandonner.
Ran triomphe en ORC 1 Le suédois Ran, propriété de Niklas Zennström qui le barre, a connu un début de régate modeste avec une neuvième place, mais il a rebondi avec trois victoires consécutives. Avec l’élimination du plus mauvais résultat aujourd’hui, Ran s’est hissé directement en tête du classement avec un score parfait.
HM Hospitales-Hyatt, propriété d’Oscar Chaves, et X-Odessa, de Vladimir Kushnir, ont échangé leurs places pour terminer respectivement deuxième et troisième.
Surprise en ORC 2 Après avoir mené tout au long de l’épreuve, le Windwhisper 44 polonais a connu sa pire journée, ce qui lui a coûté le titre. Une septième place suivie d’un départ prématuré dans la dernière course, bien que disqualifié, n’a pas suffi pour devancer l’argentin Katara. Skippé par Julián Somodi, Katara a réalisé une régate régulière et a scellé sa victoire en remportant la dernière course. L’Immens, skippé par Nicolás González, a terminé troisième.
Meerblick imparable en ORC 3 L’allemand Meerblick, skippé et propriétaire Gaby Pohlmann, a confirmé sa place de leader provisoire avec deux nouvelles victoires aujourd’hui. L’italien Sarchiapone Fuoriserie a terminé deuxième, tandis que Falapouco, propriété d’Andrés Manresa, complète le podium de l’ORC 3.
Just the Job remporte sa cinquième victoire à PalmaVela En ORC 4-5, Just the Job n’a laissé aucune chance à ses adversaires, remportant une deuxième et une première place dans les deux courses au vent et sous le vent disputées aujourd’hui. Le bateau de Scott Beattie, représentant le CVP Andratx, a remporté sa cinquième victoire à la Sandberg PalmaVela, devant El Travieso, propriété d’Ángel Blázquez, et Tres Mares, skippé par María Antonia Campins, qui ont terminé deuxième et troisième.
Smerit fait le grand chelem en ORC A2 0-3 Le Swan 45 Smerit, propriété de Tito Moure, a remporté une victoire sans faute dans la troisième et dernière course côtière du programme, s’assurant ainsi la victoire au classement général avec un score parfait. Modul, de Félix Comas, et Bip Bip, d’Andreas Hoehn, ont terminé à égalité en deuxième et troisième position, le départage revenant à Comas, bien qu’il n’ait pas terminé la course d’aujourd’hui.
Dans la catégorie ORC A2 4-5, Kyo VI, skippé par Guillermo Durán, a créé la surprise en remportant la victoire au classement général, à égalité de points avec Minimon, l’ancien leader, et en s’imposant au nombre de points.
Kanguru remporte l’or Dans la catégorie Sportboat, les vents violents ont fait pencher la balance en faveur du J70 australien Kanguru, propriété de Kristyn Gills. Des rafales de 20 nœuds lors de la dernière course ont provoqué la rupture du mât du Team Balearia, skippé par María Bover, qui a chuté à la deuxième place du classement général. L’équipe de Gills a remporté les deux courses d’aujourd’hui et s’est assuré le titre. Sal, skippé par Cati Darder, complète le podium à la troisième place.
Little Thila en tête du classement Spirit of Tradition Il n’y a pas eu de changement en tête du classement Spirit of Tradition. Le Wally Nano MKII Little Thila, propriété de Marcus Schiermann, a remporté le titre en terminant deuxième aujourd’hui. Juste un point derrière, on retrouve Happy Forever, propriété de Christian Oldendorff, qui a remporté la course côtière d’aujourd’hui. Celeste di Mare, d’Amador Magraner, s’est classé troisième au classement général.
Victoire suisse dans la catégorie 6 mètres Momo, propriété de Dieter Schoen, a remporté sa première victoire Sandberg PalmaVela dans la catégorie 6 mètres. La classe a disputé une course aujourd’hui, mais n’a pas pu terminer la deuxième, qui a été annulée en raison d’un vent trop fort pour ce type de bateau.
Le skipper normand de 25 ans est arrivé en tête des bateaux de série et en 5ème position au scratch. Le skipper de AFP-Groupe Biocombustibles (981-Maxi 6.50) aura mis 1 jour 17 heures 36 minutes 51 secondes à la vitesse moyenne de 7,21 nœuds pour parcourir les 300 milles d’une boucle entre Pornichet, l’île de Groix, les Sables d’Olonne et retour à Pornichet, qui aura demandé une attention de tous les instants. Paul Cousin participait pour la deuxième fois à LA Pornichet Select (2ème en série en 2024).
Retenez bien le nom de ce jeune issu de la filière Optimist et champion de France Espoirs en 420 en 2017 ! Après quatre années sur le circuit Mini, Paul Cousin affiche une belle courbe de progression, lui qui rêve de devenir skipper professionnel. Récent vainqueur de la Plastimo Lorient Mini avec Marie Zugolara (deuxième victoire consécutive), le skipper du Maxi 6.50 AFP-Groupe Biocombustibles (plan David Raison, construit chez IDB Marine) se donne tous les moyens pour réussir la prochaine Mini Transat en investissant sur la préparation mentale et en visant l’excellence. Le travail et la régularité finissent par payer : preuve en est avec cette belle première place en catégorie Série sur LA Pornichet Select !
Paul Cousin : « Je suis super content, c’était hyper engagé, les conditions sont rentrées assez fort, il faisait froid, il y avait du vent. J’ai bien géré ma vitesse. J’ai eu du mal à me mettre dedans sur le parcours en baie du Pouliguen, j’ai perdu un petit coup avant Quiberon : à la Teignouse, j’étais un peu à l’envers. Après j’ai eu la bonne vitesse, j’ai pu repartir. Les petits copains n’étaient jamais loin. C’était super ! Je me sens fatigué, il n’y a pas eu beaucoup de sommeil. La fin était dure pour le moral. A Yeu, j’avais l’impression d’être arrivé, mais en fait pas du tout, il fallait encore faire l’aller et retour au Birvideaux dans 30 nœuds de vent ! L’air était froid donc très dense, c’était très rafaleux. Mais je suis super content ! »