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Ocean Race Europe. Départ de l’étape 4 Nice-Gênes

Biotherm, skippered by Paul Meilhat, with the rest of the IMOCA Fleet at the start of Leg 4 during The Ocean Race Europe 2025 in Nice, France on August 31, 2025. (Photo by Jean-Louis Carli / The Ocean Race Europe 2025)

Le départ de l’étape 4 a été donné ce dimanche. La flotte des sept IMOCA internationaux a quitté Nice pour la quatrième étape de cette course en cinq étapes qui verra les équipes contourner la Corse avant d’atteindre l’arrivée à Gênes, en Italie.

Les conditions dans la baie de Nice étaient clémentes au moment du départ, à 17h00 CEST, alors que les voiliers, arborant leurs immenses Code Zero, se disputaient les places sur la ligne de départ, avant de remonter au près dans un vent d’environ huit nœuds vers la première porte de pointage située à environ huit milles au large de Monaco.

Holcim – PRB (SUI), avec Nico Lunven remplaçant Rosalin Kuiper (NED) au poste de skipper, a pris le meilleur départ à l’extrémité de la ligne et a pu profiter de l’air dégagé pour se détacher du peloton dès les premières minutes. Le leader de la course, Biotherm (FRA), skippé par Paul Meilhat (FRA), a également pris un bon départ à l’extrémité au vent de la ligne. Team AMAALA (SUI / KSA) a été la seule équipe à prendre le départ bâbord amure, se séparant rapidement du peloton en se dirigeant initialement vers le large.
Le parcours de la quatrième étape emmène la flotte dans une boucle de 550 milles nautiques autour de la Corse. Les équipes devront négocier le détroit de Bonifacio, réputé pour être particulièrement difficile. Ce passage de 11 km entre la Corse et l’île italienne de Sardaigne est connu pour ses courants tourbillonnants et ses hauts-fonds, avant de mettre le cap au nord vers la ligne d’arrivée à Gênes , ville hôte de la grande finale de la première édition de The Ocean Race Europe en 2021.


Yoann Richomme (FRA), skipper de l’équipe Paprec Arkéa, qui revient à la tête de l’équipe après avoir manqué la troisième étape entre Carthagène, en Espagne, et Nice, s’attend à ce que les premières 24 heures soient déterminantes pour l’ordre d’arrivée de la flotte à Gênes.
« Tout d’abord, nous avons du vent ici à Nice pour nous permettre de passer la porte de pointage à Monaco, ce qui devrait être très agréable », a-t-il déclaré ce matin sur le quai. « Ensuite, nous mettrons le cap sur la Corse, où nous devrons traverser une zone de vent très faible cette nuit, avant de passer à un nouveau vent demain. »

La Corse, quatrième plus grande île de la Méditerranée, est réputée pour ses imposantes chaînes de montagnes, une caractéristique qui, selon Richomme, aura une incidence sur la distance à laquelle les équipages choisiront de s’en approcher.
« Naviguer autour de la Corse est toujours très délicat, car les montagnes de l’île sont imposantes et leurs ombres éoliennes sont énormes. La course s’annonce donc très intéressante jusqu’à Bonifacio, puis jusqu’à Gênes… Ouf, c’est une toute autre histoire. »

Le skipper français s’est dit ravi d’être de retour à bord et impatient de prendre le départ. Il a rendu hommage à la performance de l’équipage du Paprec Arkéa lors de la troisième étape, où, sous la houlette du co-skipper Corentin Horeau (FRA), l’équipe a terminé quatrième, ce qui lui permet de se classer deuxième ex æquo avec le bateau suisse Holcim – PRB.
« C’est agréable d’être de retour à bord, je suis en très bonne forme et très motivé », a-t-il déclaré. « Ils ont fait un excellent travail sur une étape difficile – cela a été dur pour eux – donc je serai très heureux si je peux nous ramener sur le podium lors de cette étape.
« Nous cherchons toujours à remporter l’une des étapes, mais nous savons que cela va être très difficile. C’est une étape délicate : jusqu’à Gênes, je pense que nous ne saurons pas qui va la remporter avant les derniers milles. »

Pip Hare (GBR), qui court à bord du Canada Ocean Racing – Be Water Positive de Scott Shawyer, a déclaré que les équipes n’avaient toujours pas une vue d’ensemble de l’évolution météorologique au-delà des premières 24 heures de l’étape.
« Nous attendons toujours de voir comment la situation va évoluer avec les prochaines prévisions, car pour l’instant, c’est encore assez incertain », a-t-elle déclaré. « Au large de la Corse, cela va être intéressant, que l’on arrive tôt ou tard : on pourrait être frappés de plein fouet par des vents violents, ou pas. Je pense ensuite que la fin de l’étape pourrait vraiment bouleverser la donne.

Hare a déjà couru à Gênes après avoir participé à la dernière étape de The Ocean Race Europe 2021 et « disputé de nombreuses courses Mini à partir de là ». Son verdict est qu’il faut s’attendre à l’inattendu :
« D’après mon expérience, il n’y a pas beaucoup de vent, mais des trombes marines et des orages – tout y passe. »
Pour Ambrogio Beccaria (ITA), skipper du voilier italien Allagrande Mapei Racing, il n’y a qu’un seul objectif : être le premier à franchir la ligne d’arrivée à Gênes, une ville qu’il considère comme sa deuxième maison, puisqu’il y a construit et mis à l’eau son voilier Class 40 en 2022. L’équipe n’a pas pu participer à la première étape de la course après une collision avec Holcim – PRB peu après le départ à Kiel, et occupe actuellement la cinquième place au classement général.

Néanmoins, Beccarria a déclaré que l’équipe allait tout faire pour être la première à franchir la porte de pointage de la quatrième étape à Monaco.
« Nous aimerions gagner quelques points là-bas, mais ce n’est pas quelque chose que nous recherchons particulièrement, car notre objectif est de remporter l’étape », a-t-il déclaré.
Trente minutes après le départ, alors que la flotte se dirigeait vers la porte de pointage de Monaco, aucune équipe n’avait pris un avantage décisif, cinq équipes se trouvant à moins d’un quart de mile les unes des autres.

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Ocean Race Europe. Bilan positif après les 3 premières étapes pour le Team AMAALA

Team AMAALA, skippered by Alan Roura finishes leg 3 during The Ocean Race Europe 2025 in Nice, France on August 29, 2025. (Photo by Vincent Curutchet / The Ocean Race Europe 2025)

Euphorie, formation et performance sont au cœur du projet mené par Alan Roura sur The Ocean Race Europe. Et le travail collectif porte déjà ses fruits, avec un bilan plus que positif après les trois premières étapes.

À chaque étape, son lot de satisfaction et d’apprentissage. L’Ocean Race Europe est un formidable laboratoire qui permet de révéler les talents, en proposant des étapes à la fois nerveuses et très différentes les unes des autres. Pour le Team AMAALA, cette grande première est une véritable Université de la mer où, à terre comme en mer, chaque instant passé aux côtés du triple finisher du Vendée Globe est une source d’inspiration pour les jeunes talents de la voile suisse. Euphorie, formation et performance, tels ont été les trois moteurs des étapes de cette première moitié de course. Et dire qu’il y a trois mois, cette équipe n’existait même pas. Quand on sait d’où l’on vient, il est plus facile de savoir où l’on va.

Après la folie douce du départ de Kiel, des surfs à plus de 25 nœuds et une première nuit qui restera dans la mémoire collective de tous les acteurs présents sur l’IMOCA, le deuxième round avait été plus corsé et varié. Entre Portsmouth et Carthagène, la grande leçon fut tirée de la capacité de résilience face aux éléments qui peuvent parfois être cruels. Un enchaînement météo défavorable, des écarts qui se creusent inexorablement avec des bateaux plus rapides, mais une volonté qui reste intacte. La trace méditerranéenne de Team AMAALA lors des deux derniers jours de la plus longue étape du parcours témoigne de cette force de caractère collective du groupe. De Gibraltar à l’arrivée à Carthagène, le dessin laissé sur la cartographie est propre. « Après quelques heures d’égarement dans la molle, nous nous sommes réunis pour nous re-mobiliser, expliquait Guillaume Rol à l’arrivée. Il était hors de question de se laisser aller et de ne pas tout donner jusqu’au bout. »

Ne jamais se tromper d’objectif
Car chaque minute compte lorsqu’on à la chance d’être sur un IMOCA. Sensible à la démarche de projet formateur lancé par Alan Roura, Simon Koster et Elodie Mettraux, le public et la flotte ne s’y trompaient pas lorsqu’ils réservaient un accueil royal à Team AMAALA lors son accostage en Espagne. Il faut parfois savoir regarder au-delà de l’horizon du résultat brut pour mesurer les progrès accomplis. « Notre objectif initial est d’être une meilleure équipe lorsque nous arriverons à Kotor pour l’arrivée de la dernière étape, rappelle régulièrement Alan Roura. On se place dans une perspective sur le long terme et dans cette optique, nous sommes super contents des choix faits jusque-là. »
Il suffit de voir les sourires des unes, des uns, et des autres sur les images envoyées par les reporters embarqués. Il y a chez Team AMAALA une joie d’apprendre communicative qui confirme que la sélection de l’équipage a été des plus judicieuses. « On ne s’est vraiment pas trompés et c’est génial de constater que tout le monde s’intègre aussi sur le plan humain dans l’équipe, savoure le capitaine du projet. Les binômes ont super bien fonctionné jusqu’à présent et même lorsque l’on fait tourner complètement les effectifs, l’harmonie persiste. »

Un numéro d’équilibriste

Harmonie et performance ont été au cœur du troisième round de The Ocean Race Europe entre Carthagène et Nice. Pour cette étape agitée, quatre nouveaux compagnons ont rejoint Alan Roura, qui a fait un point d’honneur à ne pas quitter son navire pour mieux montrer l’exemple. Avec Conrad Colman comme co-skipper, une petite touche anglo-saxonne rafraîchissante s’est invitée dans le cockpit du bel IMOCA. Le Kiwi est comme Alan, qui n’est pas son ami pour rien. « Il aime quand ça bourrine et qu’il faut mettre du charbon ». Même attitude pour les rookies Rebecca Gmuer et Mathis Bourgnon qui se sont mis au diapason. Et que dire d’Adrien Cordier qui a repris la caméra des mains de Coline Béal pour saisir des instants rares. Le numéro d’équilibriste saisissant d’Alan Roura, sur le pont, dans 70 noeuds au plus fort d’un coup de vent mémorable, restera une des images fortes de cette troisième étape de l’épreuve.
Une étape qui a aussi apporté la confirmation que formation peut rimer avec ambition. Quand il n’y a pas de passage à niveau, que le vent ne permet pas aux foilers les plus récents de s’envoler sans laisser d’adresse,Team AMAALA est capable de tirer son épingle du jeu dans les combats rapprochés. « Naviguer au contact, jusqu’au bout, c’est quand même super plaisant, admet Alan Roura. C’est aussi une autre façon de valider nos progrès. »

Un grain de folie

Embarqué pour la première fois, Mathis Bourgnon se souviendra lui aussi de cette première en mer sur un foiler de 60 pieds. Le jeune homme est bien dans la lignée familiale de son papa Yvan et de son oncle Laurent. Il aime quand ça va vite et quand les conditions sont extrêmes. Il fallait donc bien que tombe sur lui ce grain de folie, d’une violence folle, au large des Baléares. « Au-delà de 20 nœuds, ces bateaux tapent comme jamais, dit-il. En Mini, je suis habitué à être secoué mais là… J’étais allongé pour dormir ou me reposer et je faisais des bonds en l’air au-dessus de la bannette à chaque fois que le bateau tapait. Les dernières 24 heures ont été très musclées et jusqu’au bout on a espéré pouvoir passer les Canadiens. »

Avec à peine une heure de retard sur la ligne à Nice, Team AMAALA a réalisé sa performance pure la plus aboutie. « Nous avons été très propres dans nos manœuvres dès le départ, poursuit Mathis. Et ce qui est vraiment cool, c’est que nous avons su rester au contact, même à des allures comme le près qui ne sont pas censées être les meilleures pour le bateau. On est dans une courbe de progression exponentielle et j’ai vraiment hâte de repartir sur la prochaine étape pour poursuivre sur cette lancée. »
De Nice à Gênes, il n’y aura que du plaisir. Et un seul changement à bord, avec le retour de Lucie de Gennes (présente sur l’étape 1) en lieu et place de Rebecca Gmuer.

Source CP

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Globe40. Report du départ du Prologue

Le départ du Prologue de la GLOBE40 qui devait avoir lieu à Lorient demain dimanche 31 août est reporté au vu des conditions météo très défavorables prévues pour le week-end et le début de semaine prochaine sur l’Atlantique et en particulier au passage du Cap Finisterre
Cette situation est due au trajet final de l’ex ouragan Erin et du second ouragan Fernand vers les côtes européennes générant une suite de dépressions fortes avec des vents jusqu’à 50 noeuds et une mer pouvant dépasser les 5 m de creux et avec une période courte.
Un nouveau point de situation sera tenu lundi1er septembre dans la matinée.

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Ocean Race Europe. Paprec Arkéa, 2e au général à mi-course !

Julien Champolion / PolaRyse

Paprec Arkéa continue de faire preuve de constance au fil de ce tour d’Europe dont le niveau est si relevé. En achevant l’étape arrivant à Nice au 4e rang, l’équipage mené sur cette leg par Corentin Horeau est ex aequo au classement général avec le Team Holcim-PRB. La course reprendra dès ce dimanche avec le retour de Yoann Richomme et de Pascal Bidégorry, bien décidés à tout faire pour donner le meilleur sur la Leg 4 Nice – Gênes.

Ils ont bataillé jusqu’au bout, jusqu’à cette ligne d’arrivée dressée devant la baie de Nice. Au fil de cette étape particulièrement éprouvante, la faute aux conditions changeantes et à la chaleur, les skippers savaient que rien n’était acquis. L’équipage de Paprec Arkéa – avec Corentin Horeau, Mariana Lobato, Yann Eliès et Gaston Morvan – s’est d’ailleurs employé pour résister au retour de Team Malizia. « On avait une dizaine de milles d’avance sur eux et ils sont revenus à un mille, confie Corentin Horeau. Heureusement, on a su être un peu plus rapide, on s’en sort bien ! »

À l’arrivée, Paprec Arkéa termine 4e et obtient donc 5 points (4 points pour la leg 3 + 1 point pour la scoring gate) sur cette étape d’environ 650 milles entre Carthagène et Nice. Toujours devancés par Biotherm (34 points) au classement général provisoire, ils sont désormais à égalité avec Team Holcim-PRB (23 points). « Il y a forcément une pointe de déception parce qu’on a toujours été sur le podium des étapes jusqu’à présent, reconnaît Yann Eliès, qui l’explique notamment par les conditions rencontrées. Elles n’étaient pas faciles avec du vent variable, parfois des orages et surtout énormément d’incertitude ».

Corentin évoque aussi « de nombreuses manœuvres, comme d’habitude en Méditerranée ».

La flotte a également dû faire beaucoup de près dans des zones de vent faibles. Or, « ce ne sont pas les allures où le bateau est le plus performant », rappelle le skipper. Alors, il a fallu tenir coûte que coûte malgré la difficulté et la chaleur. « Mentalement, ce n’était pas facile », reconnaît Corentin. Pendant la course, l’équipage a dû faire face à un problème de J0, tombé à l’eau, qui les a retardés une demi-heure. Mais cette « erreur d’inattention » selon Corentin ne fait pas oublier l’investissement de chacun à bord. Il tient d’ailleurs à « féliciter l’équipage qui s’est bien adapté et a fait un super boulot ».

C’était la première fois que Corentin remplaçait Yoann Richomme, mis au repos, pendant l’étape. « J’ai essayé de ne pas faire de différence, que ça soit identique comme équipier ou comme skipper. Je voulais vraiment que ça se déroule dans la continuité. »
« On savait que Corentin était un bon meneur et je trouve qu’il a bien réussi à gérer la pression », confie Gaston Morvan.

Aux côtés des expérimentés Mariana Lobato et Yann Eliès, Gaston Morvan lui se lançait dans le grand bain. « Pour moi, c’était une découverte des courses IMOCA, de la Méditerranée, de The Ocean Race Europe et c’était chouette, s’enthousiasme-t-il. Il y a beaucoup de stratégie, de coups tactiques, de réglages… Et on a bien bagarré, il y a eu du match jusqu’au bout ! »

La compétition reprendra dès ce dimanche. La flotte quittera Nice pour Gênes, où les bateaux sont attendus dès mercredi. Pour relever le défi de ce sprint, aussi court qu’intense, Paprec Arkéa pourra compter sur le retour de Yoann Richomme et de Pascal Bidégorry. « Ils ont pu se reposer et vont pouvoir revenir en pleine forme », sourit Corentin qui leur cédera la place avec Gaston Morvan. Il peut encore se passer beaucoup de choses d’ici l’arrivée donc on ne va pas relâcher la pression. Il va falloir se battre pour conserver cette 2e place ex aequo avec Team Holcim – PRB ! »

IMOCA Paprec Arkéa – 4ème sur l’étape 3
Temps de course : 2 jours 18h 21 min 19 sec
Heure d’arrivée : 9 h 21 min (heure française)

L’équipage sur l’étape 4 Cartagena (Espagne) – Nice (France) :

  • Yoann Richomme
  • Mariana Lobato
  • Pascal Bidégorry
  • Gaston Morvan
  • Julien Champolion (OBR)
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Ocean Race Europe. L’équipe Biotherm s’impose à Nice pour la 3e fois !

Biotherm, skippered by Paul Meilhat celebrates with his crew winning Leg 3 during The Ocean Race Europe 2025 in Nice, France on August 29, 2025. (Photo by Vincent Curutchet / The Ocean Race Europe 2025)

Déjà vainqueur des deux précédentes étapes, l’équipage de Paul Meilhat s’impose à nouveau ce vendredi à Nice après 2 jours et 16 heures de course devant l’équipage de Nicolas Lunven et d’Ambrogio Becaria (Allagrande Mapei Racing) qui complète le podium. Paprec Arkéa est 4e, Team Malizia (5e).

« C’était la Méditerranée dans toute sa splendeur, sourit Paul Meilhat. On a eu du mal à se reposer, on a eu 35 à 40°, on a beaucoup manœuvré… Le rythme était très intense ». « La Méditerranée nous a réservé des conditions très changeantes avec parfois beaucoup de vents, de vagues, des orages, raconte Franck Cammas équipier de Nicolas Lunven. C’était probablement l’étape la plus intense. »

« Souvent, les fichiers météos disent l’inverse de la réalité, poursuit Nicolas Lunven. Tu as l’impression de jouer plus aux échecs que d’étudier la météo » « Tu as l’impression que tu ne sais jamais ce qu’il va se passer, abonde Amélie Grassi. C’était super dur de caler une stratégie là-dessus. » Les organismes ont souffert, les bateaux aussi. Pour la première fois depuis le début de la course, Biotherm a dû faire face à la casse d’un taquet et d’un boîtier de lattes. « Ça montre que les étapes sont engagées et qu’on est parti depuis longtemps déjà », confie Paul Meilhat.

Biotherm vainqueur des trois étapes, des trois « scoring gate », du « fly-by » de Porto, a obtenu le maximum de points possibles. Le e team renforce un peu plus son hégémonie sur la course. « On a renforcé notre ascendant psychologique, confie Paul Meilhat. Pour comprendre cette réussite, il évoque « l’importance des Scoring Gate » et la préparation minutieuse de chaque étape. « On a une bonne énergie à bord, un peu de réussite c’est sûr mais on la provoque », sourit Amélie Grassi.

L’équipe et le bateau (un plan Verdier de 2022) n’en finissent plus d’impressionner sur les pontons. « Pour l’instant, Paul et son équipe rendent une copie parfaite, explique Thomas Ruyant (Allagrande Mapei Racing). Ils ont un bateau très polyvalent et parfaitement adapté à ce parcours ». « Ils méritent d’être à leur place, assure Franck Cammas. Ils font les bons choix, réalisent les bons réglages et sont toujours un peu plus rapides dans chaque transition ». « Ils sont en totale maîtrise de leur sujet », abonde Nicolas Lunven.

« Finalement, nos bateaux sont un peu de la même famille, ils sont cousins, sourit Nicolas Lunven. On a eu un bon petit mano-à-mano mais ils sont un peu plus faciles que nous, notamment dans les zones de transition ». Allagrande Mapei Racing est arrivé un peu plus tard, complétant le podium de cette étape française. L’Italien s’est en effet réjouit de la progression des siens. « On a terminé 4e de l’étape précédente, 3e ici… Cette évolution, on la ressent dans l’équipage et on espère que cela va continuer ! »

Derrière, Paprec Arkéa (4e) et Team Malizia (5e) ont bataillé jusqu’au bout pour les places d’honneur. « C’était compliqué, mentalement dur mais on a tenu bon », confie Corentin Horeau. Paprec Arkéa a dû faire face à un problème de J0 qui les a retardés. Loïs Berrehar voulait insister sur le positif après la 5e place de Team Malizia : « ce n’était pas facile mais on a fait une vraie régate, proche et intense, c’était cool » .

Dès dimanche, tous reprendront la compétition et mettront le cap vers Gênes. Une étape qui annonce une sacrée bataille, aussi intense que la précédente. « C’est ce qu’on vient chercher en participant à The Ocean Race Europe, assure Franck Cammas. On veut de la bagarre, du haut niveau et des équipages qui donnent tout ! »

Le classement de l’étape Carthagène-Nice :
1- Biotherm en 2 jours, 16 heures, 12 minutes
2- Team Holcim-PRB en 2 jours, 16 heures, 39 minutes
3- Allangrande Mapei Racing en 2 jours, 17 heures, 32 minutes
4- Paprec Arkéa en 2 jours, 18 heures, 21 minutes
5- Team Malizia en 2 jours, 18 heures, 42 minutes
6- Canada Ocean Racing – Water Positive en 2 jours, 21 heures, 55 minutes
7- Team AMAALA en 2 jours, 23 heures, 0 minutes

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Class30. Premier championnat national C30 à démarrer à Cherbourg

La Class30 Association est fière d’annoncer la première édition du championnat national C30, qui réunira une impressionnante flotte de 15 Sun Fast 30 One Designs identiques venus du monde entier. Avec des concurrents représentant 5 pays et 4 continents, cet événement unique en son genre met en avant l’esprit véritablement international de la classe.

Le Sun Fast 30 One Design s’est rapidement imposé comme une plateforme de course au large moderne et accessible. Conçu pour rendre la navigation hauturière de haut niveau plus inclusive et durable, ce bateau et sa classe en pleine expansion attirent déjà des marins d’horizons et de régions diverses.

Le championnat national C30 sera organisé à Cherbourg sous la direction sportive du Yacht Club de Cherbourg, avec le soutien de la Class30 Association.

Le projet Class30 est soutenu par ses « pères fondateurs », trois des clubs nautiques les plus prestigieux au monde :

  • Le Yacht Club de France (YCF)
  • Le Royal Ocean Racing Club (RORC)
  • Le Storm Trysail Club (STC)

Ensemble, ces clubs contribuent à ouvrir la course au large à un public plus large, tout en renforçant la portée internationale et le prestige de cette discipline.

Cette première édition du National C30 marque une étape importante : un nouveau championnat dynamique dans une nouvelle classe dynamique, conçu pour inspirer une nouvelle génération de navigateurs au large.

Perspectives d’avenir : le marathon de voile à Cowes

Plus tard en septembre, le calendrier Class30 se déplacera à Cowes (Royaume-Uni) pour un autre temps fort de la saison : le marathon de voile (championnat du monde en double mixte – #ODHWC2025).

Unique par son format, cette course d’endurance au large verra les équipes repousser leurs limites dans des défis de longue distance sans escale à bord du Sun Fast 30 One Design. Tout comme un marathon sur terre, elle exige de l’endurance, de la stratégie et de la résilience – un véritable test des compétences en course au large.

Avec Cherbourg qui accueille le tout premier championnat national C30 et Cowes qui organise le Sailing Marathon 2025, la Class30 affiche déjà ses ambitions internationales : rapprocher la voile au large des marins et des fans du monde entier.

Faits marquants de l’événement :

  • 15 Sun Fast 30 One Design sur la ligne de départ
  • 5 nations, 4 continents représentés
  • Organisé à Cherbourg sous la direction du YCC
  • Soutenu par les clubs fondateurs de la Class30 : YCF, RORC, STC

Source CP

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Globe40. Un beau défi autour du monde pour Ian Lipinski sur son Class40 Crédit Mutuel

Ian Lipinski, skipper Class40 Credit Mutuel, training off Groix . : Jean-Marie Liot / Crédit Mutuelisland, on July 8, 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / Credit Mutuel

C’est un défi hors norme vers lequel avancent Ian Lipinski et le Class40 Crédit Mutuel, parés à prendre la mer ce dimanche 31 août pour le prologue de la Globe 40 La Grande Route, direction Cadix en Espagne. Première destination de cette deuxième édition de ce tour du monde en Class40, en double et avec escales. C’est un nouveau monde qui s’ouvre au skipper lorientais et à ses coéquipiers, à bord de son fidèle partenaire de courses au large.

L’espace et le temps, voilà le luxe selon Ian Lipinski, comme bon nombre de marins. Avec Antoine Carpentier une partie du temps, puis avec Amélie Grassi, Ian Lipinski fait route vers un tour du monde long de huit mois, séquencés par six étapes, destinations et découvertes dans le même temps, toutes aussi attirantes les unes que les autres : Cadix (Espagne), Mindelo (Cap-Vert), La Réunion, Sydney (Australie), Valparaiso (Chili) et Recife (Brésil) avant un retour à Lorient, où sera consacré le vainqueur.

Des horizons éloignés des engagements habituels du team skipper Crédit Mutuel avec la Class40. Mais pour Daniel Baal, président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale : « C’est bien connu…Ensemble, on va plus loin et nous comptons bien sur Ian, Amélie et Antoine pour nous le rappeler. Ce tour du Monde est une occasion unique dans la vie d’un marin. Et je ne doute pas qu’à l’issue de cette aventure humaine et sportive, nous retrouverons un équipage ayant une vision différente du monde sur lequel nous vivons tous. Quelle fierté de les voir porter nos couleurs ainsi, tout autour du monde ».

À 43 ans, Ian Lipinski offre une nouvelle séquence de son histoire d’amour avec l’océan et le vent. Habitué des transatlantiques et des régates européennes, il aborde la Globe 40 comme un changement d’échelle radical : « Ce qui me stimule le plus, c’est de faire un voyage, de vivre les étapes, de voir d’autres endroits tout en me donnant à fond dans une compétition, une expérience que je n’ai jamais vécue », confie le skipper aux douze podiums en vingt et une courses en Class40.

D’autant plus que Ian ajoutera une mission supplémentaire à son objectif sportif. Comme le rappelle Eric Petitgand, directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale : « Ian aime partager et faire vivre ses aventures sportives avec tous les collaborateurs, élus et sociétaires de Crédit Mutuel. Cette course autour du Monde sera pour lui une opportunité d’élargir ce cercle et de convier bon nombre de jeunes à partager leur vision de la mer et des océans. Parrain du prochain concours de dessins Eurojeunes, Ian aura à cœur de donner un coup de projecteur personnel sur différentes réalités qui placent les océans au cœur des enjeux sociétaux de notre monde. C’est une dimension supplémentaire qu’il nous fera vivre au gré des différentes étapes et des rencontres faites sur place ou en mer. Nous avons tous hâte de vivre cette course avec lui et avec toute son équipe ».

Pour transformer son Class40 pensé pour les traversées transatlantiques en coureur de tour du monde, Ian Lipinski et son équipe ont renforcé la structure, deux cloisons étanches ayant été ajoutées.

Le matériel embarqué est également plus fourni : « Déjà, il y a un amendement de sécurité qui est à rajouter par rapport au matériel obligatoire des courses habituelles des transatlantiques. On embarque un deuxième radeau de survie, une deuxième balise de détresse, on a installé un chauffage, obligatoire pour les mers du sud, et une nouvelle petite voile de gros temps. Ensuite, tout le matériel qui permet de réparer en mer a été augmenté. On a de quoi faire plus de composite, de quoi plus réparer les voiles ».

L’autonomie énergétique constitue également un enjeu majeur. Ont été rajoutés deux hydrogénérateurs pour sécuriser la fourniture d’énergie, et une attention particulière a été portée à la production d’eau douce, les étapes étant plus longues. « On essaie de ne pas s’alourdir en emportant trop d’eau, mais en même temps d’avoir un bon degré de fiabilité pour produire de l’eau douce », résume le skipper.

Une aventure humaine à trois voix

L’originalité de cette Globe 40 réside dans sa formule en double avec la possibilité de changer un coéquipier à chaque escale. Ian Lipinski s’est entouré d’Antoine Carpentier, 50 ans, navigateur morbihannais au palmarès imposant (cinq victoires sur la Rolex Fastnet Race, trois sur la Transat Jacques Vabre) avec qui il fait équipe depuis 2023, et d’Amélie Grassi, 31 ans, qui a notamment participé à The Ocean Race et sur The Ocean Race Europe sur l’Imoca de Paul Meilhat, brillant depuis le départ de ce tour de l’Europe.

« Dans ce contexte, explique Ian Lipinski, nous avons cherché à créer un système équilibré en ménageant pour moi une phase de récupération. Je ne voulais pas tout faire, parce que cela aurait fait beaucoup, sur huit mois. Il est important que chacun de nous garde de l’énergie et de l’envie. Antoine avait très envie de passer le cap Horn. Même pour moi, c’était un peu compliqué de ne pas vivre ce moment-là ! »

Pour Amélie Grassi, l’enthousiasme est total : « Avec Ian, nos chemins se sont souvent croisés, en Mini en 2018, en Class40 dès 2020, et on s’apprécie. Assez régulièrement, quand il me racontait ses projets à venir, je lui glissais ‘N’oublie pas que ça peut m’intéresser !’, jusqu’au jour où ça s’est réellement présenté. »

Antoine Carpentier partage cette excitation : « Je vais faire ‘quelques milles’ avec des gens sympa sur un bateau qui va vite ! L’exercice sera différent de ce que nous avons l’habitude de pratiquer : nous serons dans un mode course au large, plus que dans un mode régate. Il y a une partie du parcours que je connais très bien, jusqu’au Cap Vert, puis ce sera le saut dans l’inconnu lors de l’étape entre Sydney et Valparaiso. J’ai hâte de naviguer dans le Pacifique, de sentir sa longue houle. Et je vais aussi cocher une deuxième case : passer le cap Horn ! »

Si Ian Lipinski s’avoue « ravi de vivre quelque chose de différent, qui tient autant de l’aventure que de la compétition », cette Globe 40 La Grande Route représente bien plus qu’un simple changement d’horizon. C’est l’occasion pour le Skipper Crédit Mutuel de s’aventurer dans l’inconnu, de découvrir de nouveaux océans et de vivre cette sensation de plénitude que seuls les grands espaces marins peuvent offrir. Un tour du monde à la force du vent. Une inestimable tranche de vie pour les marins.

Source CP

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Figaro. Le groupe Dubreuil partenaire de Tom Goron pour la Solitaire du Figaro

Bonne nouvelle pour le jeune talentueux Tom Goron de 19 ans. Après une saison 2024-2025 remarquable aux côtés de Sébastien Simon, avec qui le partenariat s’amplifie avec la construction d’un nouvel IMOCA, le groupe Dubreuil renforce son engagement dans la course au large. Il annonce son soutien à Tom Goron pour la Solitaire du Figaro 2025. Une nouvelle étape qui illustre sa volonté de soutenir la nouvelle génération de skippers.

À seulement 19 ans, Tom Goron affiche déjà un palmarès impressionnant. Plus jeune membre du prestigieux Pôle Finistère Course au Large, où s’entraînent de grands navigateurs français, il s’impose comme l’un des espoirs les plus prometteurs de sa génération. Passionné de voile et de sports de glisse depuis l’enfance, il nourrit depuis toujours une fascination pour la mer.

Il débute la régate à 7 ans sur Optimist et ne quittera plus jamais les plans d’eau. Vice-champion de France dans cette catégorie, il poursuit sa progression en classe 29er, décrochant un titre de champion d’Europe et une place de vice-champion du monde U17. Attiré par le large, il participe au Tour de Bretagne en double, avant de s’engager sur le Championnat de France de Course au Large en Figaro 3.

En 2024, pour sa première participation à La Solitaire du Figaro, le plus jeune skipper de l’édition signe une performance remarquée : 14ème au classement général et 2ème bizuth.

Une audace qui ne date pas d’hier ! À seulement 12 ans, il défie la Manche en la traversant seul en Optimist, en 14 heures et 21 minutes, battant même le record jusque-là détenu par Violette Dorange.

« La Solitaire du Figaro est un défi personnel pour moi. Le soutien du groupe Dubreuil me permet de franchir une étape clé, de structurer davantage mon projet et de continuer à progresser. C’est une marque de confiance que je souhaite honorer sur l’eau. Mon objectif sportif est de terminer parmi les dix premiers au classement général. Je veux montrer qu’avec du travail, de la passion et une équipe solide avec le groupe Dubreuil, on peut accomplir de grandes choses, même très jeune. » s’enthousiasme Tom Goron.

Le soutien du groupe Dubreuil pour l’aider à franchir la vague

La rencontre entre le groupe Dubreuil et Tom Goron repose sur des valeurs communes : détermination, exigence et humilité. Fort de ses 6 800 collaborateurs et de ses 52 filiales, le Groupe s’attache à soutenir les talents émergents, qu’ils soient dans ses métiers ou sur les mers.

En supportant Tom, le Groupe souhaite contribuer à l’essor d’un jeune navigateur prometteur, lui permettre de vivre sa passion et atteindre des objectifs sportifs et humains ambitieux.

« Donner sa chance aux jeunes, les aider à grandir et à se perfectionner est une volonté forte du Groupe. Nous sommes heureux d’accueillir Tom dans notre vivier de jeunes talents de la course au large. Seb visait un Top 10 lors du Vendée Globe et a finalement décroché la 3e place sur le podium. Je souhaite le même succès à Tom pour sa deuxième participation à la Solitaire du Figaro ! » explique Paul-Henri Dubreuil, Président-directeur général du groupe Dubreuil.

Dans la lignée de l’IMOCA Groupe Dubreuil skippé par Sébastien Simon, lors du Vendée Globe, le Figaro 4 de Tom Goron arborera fièrement les couleurs du Groupe. French bee s’affichera à tribord, Air Caraïbes à bâbord, tandis que l’ensemble des filiales du Groupe seront représentées sur le mât et la bôme du bateau.

Palmarès de Tom Goron

2025
• Tour Bretagne Voile (Double) : 5ème
• Solo Maître CoQ : 1er
• Solo Guy Cotten 2025 : 2ème
2024
• Championnat de France Elite de Course au Large 2024 : 18ème & 4ème Bizuth
• La Solitaire du Figaro Paprec 2024 : 14ème et 3ème Bizuth
• Le Havre – Allmer Cup 2024 : 11ème
• Trophée Banque Populaire Grand Ouest : 21ème (en double avec Vincent Biarnes)
• Solo Maître Coq 2024 : 27ème
• Trophée Laura Vergne : 10ème (en double avec Yvon Larnicol)
• Solo Guy Cotten 2024 : 24ème
2023
• Tour de Bretagne à la voile : 19ème (en double avec Lilian Mercier)
• Vice-champion de France 29er
2022
• Championnat de France 29er : 3ème
• Vice-champion du monde U17 29er
• Champion d’Europe 29er
• Champion d’Europe U17 29er
2020
• Vice-champion de France en Optimist
• Intégration du pôle France en 29er
2018
• Traversée de la Manche en Optimist

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Ocean race Europe. Premier podium pour Allagrande Mapei

©Pierre Bouras

Allagrande Mapei a terminé troisième de cette 3e étape et offert son premier podium en IMOCA à Ambrogio Beccaria. Retour sur cette première étape 100% méditerranéenne.

Carthagène – Nice :
Dès le départ, la flotte s’est retrouvée piégée dans les petits airs de l’archipel des Baléares sous un vent faible de Nord-Est, obligeant les IMOCA à enchaîner les manœuvres. Dans ce ballet de virements au ras d’Ibiza et de Majorque, Allagrande Mapei s’est accroché, souvent en 3ᵉ ou 4ᵉ position derrière Biotherm, Ambrogio Beccaria et l’équipage soignant chaque trajectoire pour ne pas se laisser distancer.

Le lendemain, la régate s’est transformée en casse-tête au large de Majorque : molles, zones déventées et même quelques reculs forcés ont ralenti la flotte. Allagrande Mapei a retrouvé son duel du leg 2 avec Malizia, tous deux contraints de gérer un retard qui s’élevait à une trentaine de milles. Mais à l’aube, une bascule et un renforcement du Nord-Est ont permis de relancer la machine.

La Méditerranée a ensuite offert son lot de contrastes : beaucoup de près dans une mer hachée, puis quelques précieux bords de reaching permettant à Allagrande Mapei de recoller au duo de tête. Au large de Porquerolles, l’équipage a même osé venir titiller Biotherm et Holcim – PRB, mais l’infernal tandem est resté imprenable.

Il ne restait plus qu’à défendre la troisième marche du podium face à la pression constante de Paprec Arkéa. L’équipage d’Allagrande Mapei a réussi à conserver l’avantage jusqu’à l’arrivée, dans la Baie des Anges, au terme d’un dernier bord très léger et particulièrement incertain.
À 06h32 précises, après 2 jours, 17 heures, 32 minutes et 19 secondes de course, Allagrande Mapei coupa la ligne d’arrivée à la 3e place. La Méditerranée aura tenu toutes ses promesses : exigeante, imprévisible et le théâtre d’une belle confirmation pour Ambrogio Beccaria, Thomas Ruyant, Morgan Lagravière, Abby Ehler et Pierre Bouras, récompensés par 5 points et un premier podium.

Ambrogio Beccaria :
« Après un début particulièrement compliqué, voici enfin le premier podium d’Allagrande Mapei. Et nous l’avons atteint de la meilleure manière, en y allant crescendo, étape après étape. C’est toujours plus agréable de monter que de descendre, et il reste encore deux marches… ce serait un rêve de continuer sur cette progression.
La Méditerranée est une mer anarchique, imprévisible mais incroyable. Il faut beaucoup d’instinct, parfois oublier l’ordinateur et regarder les nuages. C’est la mer où j’ai grandi, et cette étape méditerranéenne a encore été une leçon.
L’équipage a mis une énergie de dingue sur cette étape. Thomas, hors quart, a géré la navigation en permanence ; Morgan a réglé et barré comme un fou ; Abby a été impressionnante et inspirante, super solide à chaque manœuvre ; moi, j’étais un peu le couteau suisse, à l’aise en vitesse et en trajectoire, avec ce rôle de motiver et de remettre du charbon quand il faut. Notre système de quart a mieux fonctionné, et on a su gérer notre énergie. Le bateau a encore des trous de performance, mais on le connaît bien, on sait quand dégainer pour avoir une aisance que d’autres n’ont pas. Heureusement il y a eu du vent, et ça nous a permis de faire un beau résultat.
»

Thomas Ruyant :
« Étape intense et pleine de défis ! Les phénomènes météo venus de l’Atlantique ont rendu la Méditerranée particulièrement dynamique, avec des orages qui ont compliqué la lecture de la mer, ce qui a été encore plus intéressant. Tout au long de l’étape nous avons su nous adapter avec ce que nous avions et avec nos concurrents pour être toujours dans le match. Allagrande Mapei est un bateau conçu pour le large et le portant, plus adapté pour le format Vendée Globe. Face à nous, nous avons des bateaux très polyvalents menés par des équipages solides : une belle motivation pour exploiter au mieux nos forces. A bord, le système de quart progresse, et nous continuons à l’affiner. À quatre, l’organisation est un défi, surtout dans une météo aussi changeante Les étapes sont courtes, les escales aussi, et c’est peut-être là le piège. La course est encore longue, toutes les étapes comptent, et on repart déjà dimanche pour Gênes où nous nous savons attendus.”
Nice – Gènes : départ dimanche 30 août à 17h
Pour cette étape, le leg jumper d’Allagrande Mapei est Stefano Deri, directeur des ventes de MAPEI Italie. Né et ayant grandi à Savone, il est passionné par la mer et navigue depuis sa tendre enfance : « En grandissant, j’ai continué à vivre la mer sous toutes ses formes : depuis le petit bateau pilote dans le port de Savone, jusqu’aux dériveurs, au windsurf, aux régates, pour finalement devenir armateur de petits voiliers. »
« Lorsque l’on m’a proposé de participer en tant que jumper, je n’ai pas hésité : c’était une occasion unique de monter à bord d’un IMOCA 60 et de faire partie d’une équipe de super-voileux. Le projet “Allagrande Mapei” est un projet que je suis avec enthousiasme depuis le début. J’aime qu’une grande entreprise choisisse la voile pour se raconter : c’est un sport qui enseigne des valeurs universelles comme la planification, l’adaptation, la résilience, le travail d’équipe et la responsabilité. »
« La voile est bien plus qu’un geste technique : c’est une métaphore de la vie, de la capacité à faire face à l’imprévu, du respect de la nature, de la force de se mettre en jeu chaque jour. À cet égard, il me semble pouvoir apporter, même par un petit geste comme le saut du bateau au départ, ma contribution à une aventure extraordinaire. »
Le départ de la quatrième étape entre Nice et Gènes (Italie) sera donné ce dimanche 30 août à 17h et l’équipage composé d’Ambrogio Beccaria, Thomas Ruyant, Morgan Lagravière, Manon Peyre et Pierre Bouras.

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Ocean Race Europe. Boris Herrmann: “Cela a été intense et très difficile tout au long de la course !”

Leg 3 Arrival In Nice - The Ocean Race Europe © Marie Lefloch I Team Malizia

L’équipe Malizia de Boris Herrmann a terminé vendredi matin la troisième étape de The Ocean Race Europe, se classant cinquième après un sprint de 650 milles nautiques entre Carthagène, en Espagne, et Nice, en France. L’équipe a dû faire face à des vents changeants, une chaleur étouffante et d’intenses duels tactiques avec ses rivaux, arrivant deux heures et demie derrière le vainqueur de l’étape, Biotherm. Elle se concentre désormais sur sa récupération pendant une courte escale avant le départ de la quatrième étape vers Gênes.

L’équipe Malizia de Boris Herrmann a franchi la ligne d’arrivée de la troisième étape de l’Ocean Race Europe 2025 à la cinquième place vendredi 29 août. Après un sprint intense de 650 milles nautiques depuis Carthagène, en Espagne, l’équipage est arrivé à Nice, en France, à 9 h 42 heure locale (7 h 42 UTC) après 2 jours, 18 heures, 42 minutes et 53 secondes en mer. Face à six concurrents de taille, le skipper Boris Herrmann (GER) était accompagné des co-skippers Francesca Clapcich (ITA/USA), Cole Brauer (USA), Loïs Berrehar (FRA) et de la journaliste embarquée Flore Hartout (FRA/NED) pour cette étape exigeante à travers la Méditerranée.

« Cela n’a peut-être pas toujours été évident vu de l’extérieur, mais cela a été intense et très difficile tout au long de la course », a commenté Boris Herrmann après son arrivée à Nice. « Les manœuvres par vent faible peuvent parfois être encore plus difficiles que par vent fort. Nous avons tout eu : des conditions difficiles avec de petites voiles d’avant aux spinnakers. Nous avons utilisé toutes les voiles, ce qui n’est pas le cas sur la plupart des étapes, donc l’action était constante et la course vraiment agréable. »

Le skipper allemand ajoute : « Je suis vraiment fier de l’équipe. Ils ont travaillé incroyablement dur et nous avons été en vue de nos concurrents tout au long de la course. Au final, cela n’a pas suffi, mais nous aurions pu monter sur le podium. Ce fut une étape fantastique, très amusante, et je suis vraiment fier de l’esprit qui a régné à bord et de la façon dont nous avons travaillé ensemble. »

Dès le départ à Carthagène, la pression de la troisième étape était palpable. Avec une ligne de départ courte et un premier tronçon au vent, l’équipe Malizia de Boris Herrmann a dû rester vigilante pour bien se positionner. « Nous avons été pleinement concentrés dès les premiers instants », explique-t-il. Espérant un changement de vent favorable, l’équipe Malizia a opté pour une route plus au sud vers la porte de pointage, mais cela n’a pas suffi pour obtenir des points. Au cours des 650 milles nautiques suivants jusqu’à Nice, Malizia – Seaexplorer est resté dans le top 5, échangeant fréquemment ses positions avec ses rivaux, avant que Biotherm et Team Holcim-PRB ne se détachent finalement, laissant une grande partie de la flotte dans le calme plat près des îles Baléares, sous une chaleur étouffante.

Le navigateur Loïs Berrehar n’a pratiquement pas dormi, car les orages et les conditions météorologiques changeantes l’ont obligé, lui et Boris Herrmann, à repenser constamment la meilleure stratégie. « Nous avons couru à portée de vue l’un de l’autre pendant longtemps, cela a été très intense », a déclaré Loïs Berrehar. Lorsque le vent s’est enfin levé jeudi, l’équipe a filé à toute allure dans des conditions très rapides sur une mer agitée vers un point de passage au large de Saint-Tropez, avant de mettre le cap sur la Corse.

Jeudi après-midi, le comité de course a publié une modification du parcours qui a déplacé la dernière marque de virage de la troisième étape de l’île de Giraglia (un îlot rocheux au nord-ouest de la Corse) vers un point de passage virtuel situé 20 milles plus au nord-ouest. Cette modification a permis de maintenir la flotte à une distance sûre d’un contournement nocturne potentiellement dangereux du « rocher », dans des conditions météorologiques annonçant des orages et des vents violents.

Après avoir contourné le dernier point de passage au milieu de la nuit, Team Malizia a mis le cap au nord-ouest en direction de Nice. Après deux jours et demi de course intense, l’équipage de Malizia a franchi la ligne d’arrivée 2 heures et demie après Biotherm, vainqueur de la troisième étape, et seulement 21 minutes derrière Team Paprec Arkéa, quatrième, s’assurant ainsi la cinquième place d’une étape où le classement final ne reflétait pas pleinement les efforts et la détermination sans faille de l’équipage.

« Nous avons eu un peu de tout, avec des vents de 0 à 30 nœuds, et certaines autres équipes ont même eu plus », a déclaré la co-skipper Francesca Clapcich. « Nous avons vraiment tout donné, et à la fin, nous n’étions qu’à environ un mille derrière Team Paprec Arkéa, essayant de les rattraper jusqu’à l’arrivée. C’est comme ça, nous avons poussé le bateau, nous nous sommes poussés les uns les autres pour donner le meilleur de nous-mêmes, mais au final, chapeau bas aux autres équipes. Elles ont mieux navigué à quelques moments clés, elles ont été un peu plus rapides et elles nous ont battus. C’est le sport, et c’est ce qui rend la compétition si passionnante, d’accoster presque en même temps après une lutte si serrée pendant ces journées difficiles en mer. »

L’équipe profite maintenant d’une brève escale dans le sud de la France avant de mettre le cap dimanche sur la quatrième étape vers Gênes. Peu après le départ, les bateaux s’affronteront pour être les premiers à franchir la porte de pointage à Monaco, où l’équipe Malizia espère marquer des points dans ses eaux territoriales. Loïs Berrehar quittera le bateau après deux étapes, et le cofondateur de Team Malizia et vice-président du Yacht Club de Monaco, Pierre Casiraghi, rejoindra l’équipage à bord du Malizia – Seaexplorer. « Je suis très impatient de courir avec Pierre », a commenté Boris Herrmann. « Il va apporter une énergie nouvelle, nous aurons un équipage solide avec Francesca et Cole, et passer devant Monaco sera sans aucun doute un moment fort de cette étape. » La 4e étape débutera le dimanche 31 août à 17h00, heure locale, à Nice.

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