Depuis mercredi, Élodie Bonafous et Yann Eliès, co-skippers de l’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner, sont confrontés à un problème technique affectant les performances du bateau. Après avoir tenté différentes réparations en mer, le duo a pris la décision d’effectuer une escale afin d’y remédier dans les meilleures conditions. Ce samedi matin, ils s’apprêtent à rejoindre Lanzarote, où les attend leur équipe technique. L’objectif : intervenir rapidement pour remettre le bateau à son plein potentiel avant de reprendre la course vers la Martinique. Conformément aux instructions de course de la Transat Café L’Or, la durée minimale d’une escale est fixée à quatre heures. Tout sera mis en œuvre pour permettre un redépart dans les plus brefs délais.
Les explications d’Elodie Bonafous :
« Nous allons faire une escale technique aux Canaries. L’idée est de remettre le bateau à 100% de ses performances opérationnelles. Quand on est tribord amures, on ne peut quiller qu’à 18° max suite à notre avarie. Heureusement, on est dans des petits airs au près donc ce n’est pas trop pénalisant. Mais au portant, ça le sera plus parce qu’on a besoin de quiller. On a donc pris la décision de s’arrêter et de réparer pour repartir à 100%. On va devoir lâcher à nouveau les copains. Ça va être un peu dur pour le moral, mais c’est le jeu. Tout ce qu’on peut regagner pour le moment on le regagne. On va être opportuniste avant de leur laisser 4 heures d’avance ! On va réparer et repartir pleins fers ensuite pour la traversée ».
© Romain Marie
Transat Café l’Or. Escale technique à Lanzarote pour Association Petits Princes – Quéguiner
Globe40. Suspens à 3 bateaux à 24h de l’arrivée à la Réunion
Trois Class40 « scows » ( nez-ronds) se retrouvent quasiment sur la même ligne à 24 heures de l’arrivée en baie de Saint Paul et après 8000 milles parcourus. Le duel homérique entre CREDIT MUTUEL – Ian Lipinski et Amélie Grassi – et BELGIUM OCEAN RACING / CURIUM – Benoit Hantzperg et Renaud Dehareng se poursuit après un 26e changement de leader intervenu avant – hier au profit du Class40 français. Mais le plus incroyable ces derniers jours reste la spectaculaire remontée de l’équipe allemande NEXT GENERATION BOATING AROUND THE WORLD – Lennart Burke et Melvin Fink – respectivement agés de 23 et 26 ans.
Après avoir accusé un retard de 600 milles il y a dix jours, nous les retrouvons ce jour, au classement de 05h00 UTC (09h00 à La Réunion), à seulement dix petits milles du concurrent belge. Comment s’est réalisée cette incroyable performance ?
La remontée a commencé après le passage de l’île de Gough, en Atlantique Sud, à environ 1 300 milles de l’Afrique du Sud. Alors que les deux premiers leaders devaient tirer des bords au portant le long de la limite sud du parcours, vers 42°S, les jeunes Allemands ont pu bénéficier de conditions favorables leur permettant de suivre une route plus directe.
Au cap de Bonne-Espérance, le 22 octobre, le retard n’était déjà plus que de 328 milles. En entrant dans l’océan Indien, le scénario heureux s’est poursuivi, avec à chaque fois une situation où, comme on dit dans le jargon des régatiers, « ça revient par l’arrière ». Les premiers, confrontés à une zone complexe de calmes et de courants, ont vu revenir sur eux nos talentueux navigateurs germaniques, toujours poussés par les bons vents.
Certes, sans des conditions météorologiques exceptionnellement favorables, une telle remontée n’aurait pas été possible, mais il faut saluer la détermination de cet équipage, qui n’a jamais baissé les bras. Et les deux duellistes de tête, toujours absorbés par leur bataille d’anthologie, n’avaient peut-être pas toujours le regard dans le rétroviseur…
Environ 350 milles séparent désormais le trio de tête de l’arrivée de cette deuxième étape de la GLOBE40, qui restera sans aucun doute comme un moment d’anthologie dans l’histoire de l’événement, de la Class40 et de la course au large en général. Les observateurs ont depuis longtemps cessé de faire des pronostics quant au grand vainqueur, attendu demain en fin de journée à La Réunion.
Mais le dévent traditionnel de l’île, qui s’étend jusqu’à une vingtaine de milles au large, risque bien de rappeler au trio que les cartes peuvent encore être rebattues, et ce, dans tous les sens. Et si c’était finalement l’équipage de Hambourg qui remportait cette étape à coefficient 3 ? Quel retournement de situation ce serait !
Cette bataille aux avant-postes des Class40 dernière génération ne doit pas faire oublier la performance remarquable et la compétition parmi les Class40 “classiques”, dits « pointus », qui ont dû affronter des conditions très difficiles lors du contournement de la pointe sud de l’Afrique. L’écart avec le premier “pointu”, BARCO BRASIL, n’est que de 800 milles, soit 3 à 4 jours de mer : tous sont dans la même course, même si les classements distincts compensent les différences de génération et valorisent chacun.
La performance humaine est immense pour ces équipages, souvent amateurs, qui, comme les professionnels, affrontent la fatigue, le froid, et parfois même la peur, face à la puissance illimitée de la nature dans ces fameux Quarantièmes Rugissants.
FREE DOM, proche de l’Afrique du Sud, affronte actuellement des conditions très dures, avec des vents à 40 nœuds et plus. WILSON et FREE DOM ne sont séparés que de 20 milles au classement, tandis que JANGADA RACING suit à 100 milles. Il reste encore près de 1 900 milles aux skippeuses Mélodie Schaffer et Julia Virat, sur WHISKEY JACK, avant de retrouver la terre ferme.
Pour tous, quel que soit le classement, l’émotion sera immense après cette odyssée vécue depuis le départ, le 2 octobre dernier, des îles du Cap-Vert.
Mini-Transat. Record de vitesse et problèmes techniques pour Benoît Marie (Nicomatic)
Mercredi, Benoît Marie a su profiter des conditions favorables pour passer la surmultipliée et afficher une vitesse moyenne de progression inédite au grand large à bord d’un petit bateau de 6.50 mètres. Le 1067 Nicomatic-Petit Bateau, équipé d’une paire de foils en U, de safrans avec des plans porteurs, repousse encore plus loin les curseurs de la performance. Il a cependant rencontré des problèmes techniques ce jeudi. Il reste en tête de la flotte devant le Suisse Mathis Bourgnon (934 – ASSOMAST). Benoit a battu plusieurs records de vitesse ces derniers jours avec une moyenne de 14,69 nœuds sur 24h00.
Ce foiler, développé par Benoit et sa femme, Caroline Boule, en étroite collaboration avec l’architecte naval Sam Manuard, sidère les observateurs sur cette La Boulangère Mini Transat 2025. Mercredi, le leader de la course, qu’il a déjà remportée en 2013, a battu à trois reprises, coup sur coup dans les pointages, le propre record du bateau, établi en juillet 2024 par Caroline Boule. Au final, son meilleur score du jour s’établit à 352,59 milles parcourus en 24 heures (entre le 28 et le 29 octobre,17h TU) à la vitesse moyenne de 14,69 milles. « C’est assez hallucinant puisqu’on est à niveau de performance équivalent à un Class40 (bateau de 12,28 mètres, ndlr) moyen », commente le directeur de course Denis Hugues.
« Ce record, ce n’était pas un objectif en soi, mais Benoît a optimisé sa trajectoire dans des conditions favorables. Il y a eu très peu de vent les jours précédant, permettant une mer très plate propice aux accélérations quand l’alizé s’est établi », commente Caroline. « Pour tenir ce type de moyennes, il s’agit d’éviter les pics de vitesse et que le bateau retombe dans les vagues. Il s’agit de privilégier la stabilité de vol. À mon avis, Benoît, qui a tenu une moyenne de 14 nœuds sur 48 heures, a dû barrer la journée ; et il a dormi la nuit, passant le relais au pilote automatique, contraint, sans doute, à une vitesse maximum de 20 nœuds », imagine Caroline. A terre, elle peut se réjouir de voir son propre record tomber à bord de ce prototype révolutionnaire : « un foiler sans compromis, qui marche bien dans le petit temps et reste facile d’usage ».
Avec de telles vitesses, pas étonnant que Benoît Marie s’échappe devant et qu’il parvienne à constituer un matelas d’une centaine de milles d’avance, cumulés en une journée, sur ses plus proches poursuivants. Pourtant dans son tableau arrière, ceux-là n’ont pas démérité, comme le certifient les 316 milles enregistrés au compteur de Mathis Bourgnon (934 – Assomast). Bien décidé à tout donner, le skipper suisse qui s’est préparé à l’ancienne dans le jardin familial, pousse son plan Bertrand de 2017 dans ses retranchements. Au coude à coude avec Alexandre Demange (DMG Mori Sailing Academy II) toujours présent aux avant-postes, la bataille redouble d’intensité dans le sillage de l’intouchable premier de cordée.
Benoit Marie (1067 – Nicomatic Petit Bateau) a informé la direction de course cette nuit qu’il avait rencontré un problème technique. La Direction de Course a la confirmation qu’il est à bord mais ne dispose pas de plus de détails concernant cette avarie. Elle observe cependant une baisse de vitesse significative.
En tête, les solitaires plongent désormais au sud, cap au 180, afin de rester dans le flux d’alizé, sous la menace de l’arrivée d’une dorsale anticyclonique par le nord. Ils ont imité le Slovène Uros Krasevac (759 – Hashika II) et Robinson Pozzoli (1026 – UOUM), les plus prompts du premier peloton à empanner cette nuit pour s’éloigner de la route directe. Ils descendent à la chasse aux alizés profonds, garantissant de belles glissades sous spi, mais appelant également à une vigilance de tous les instants au passage de fréquentes lignes de grains. Une option suivie très tôt par les deux bateaux de l’écurie concarnoise menés par Thaïs Le Cam (1068 – Frérots Ad ) et Julien Letissier (1069 – Frérots Branchet). Ce dernier, pointé à plus de 12 nœuds en 6 e position, le plus rapide de la flotte ce midi, n’a visiblement pas dit son dernier mot.
« 80% de la flotte se dirige déjà vers le sud », notait ce matin Denis Hugues, qui surveille aussi de très près les progressions de ceux qui ont signalé des problèmes et qui pourraient faire escale au Cap Vert. C’est le cas de Timothée Villain-Amirat (756-Speedy Maltese), qui rencontre un problème de pilote. Idem pour Antoine de Malleray (950-Emeraude Voile Solidaire), qui a indiqué à l’un des six bateaux accompagnateurs escortant la flotte, subir « un back out », soit une panne électronique généralisée le privant de ses outils d’aide à la navigation et de l’usage se son pilote automatique.
De son côté Félix Oberle (1019 – Big Bounce), qui avait signalé faire escale en raison d’un problème de quille, semble avoir décidé de poursuivre sa route. Il a désormais dépassé la longitude du Cap Vert et progresse à une vitesse sur le fond d’une dizaine de nœuds suggérant que tout va bien à bord.
La direction et l’organisation de la course restent par ailleurs en contact étroit avec le bateau accompagnateur Señor Blue, skippé par l’architecte naval Etienne Bertrand, bord à bord depuis la nuit dernière avec Foucauld Malard (621 – L’arche Lille & Mare E Vela), privé de ses deux safrans. Après avoir essayé d’installer un aviron en guise de gouvernail de fortune, le skipper lillois a dû, cet après-midi, se résoudre à embarquer à bord de Señor Blue, qui fait route vers Mindelo.
Paul Cousin prend les commandes chez les séries
Chez les séries, le vent du changement souffle en tête de flotte. Ce jeudi, Paul Cousin (981 – AFP Groupe Biocombustibles) s’empare du leadership grâce à une trajectoire précise et rapide, bien décalée dans le sud du plan d’eau. Le skipper, qui progresse à belle allure sur sa route vers la Guadeloupe, imprime désormais le rythme d’une flotte en pleine glissade vers les alizés.
Plus au nord, l’Espagnol Hugo Ramon (1054 – Cristal Mina-Majorica) et Matéo Lavauzelle (1044 – Brets–Don du sang bénévole) voient leur progression ralentir sensiblement dans un vent de nord-est tombé sous les 10 nœuds ce jeudi midi. Tandis que les plus méridionaux continuent de filer, la hiérarchie pourrait bien se stabiliser sur cette autoroute du sud où les vitesses redeviennent soutenues.
Transat Café l’Or. Départ des Class40 samedi
Les Class40 qui ont fait étape à la Corogne vont pouvoir prendre le départ de la seconde étape de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie ce samedi à 12h UTC (13h heure locale et française). 36 Class40 sur 42 sont amarrés au port de La Corogne en Espagne.
Pendant que les Class40 profiteront de leurs dernières tapas à La Corogne, trois bateaux pourraient faire leur entrée dans le port Galicien au moment du départ de la deuxième étape qui sera lancé à 13 heures française demain. « Les frères Courbon sont encore à une trentaine d’heures de la Corogne et pourraient faire une arrivée au frein à main. Les autres arriveront vraisemblablement en milieu de nuit et verront bien l’état de leur bateau pour juger de leur nouveau départ. Pour eux, le vent reste soutenu mais maniable » expliquait ce matin Francis Le Goff, le directeur de course qui a enregistré hier soir l’abandon de Rêve de Large 5.
Safran cassé, Rodolphe Sepho et Jean-Pierre Coutayar ont donc jeté l’éponge en posant le pied à Lorient. Après les trois abandons des Ocean Fifty chavirés le week-end dernier, c’est le quatrième de la course, premier en Class40.
De son côté l’équipage antillais de Martinique Horizon a rallié La Corogne hier à minuit et a 36 heures pour se poser et potasser la route qui mène vers Fort de France.
4 bateaux, Ose ta victoire, Innovad Group-XLG et Wasabii, et RDT LOgistics devraient être considérés comme DNF (n’ont pas fini) et se verront attribués le temps du dernier majoré de 6 heures pour leur classement.
« Pour le départ, le vent moyen sera de 10 noeuds au Sud-ouest explique Pierre-Yves Guilherm, le météorologue de la course. Le vent va progressivement forcir au fur et à mesure que les concurrents s’éloignent de la côte en restant maniable». Francis Le Goff, directeur de course de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. “Ce départ se fera sous un vent correct mais dans une mer agitée, avec des creux de 3,5 mètres. Les conditions météos des 48 premières heures sont satisfaisantes. Pour la suite les skippers auront des choix à opérer en fonction des conditions météorologiques des prochains jours.”
Rapidement, deux scénarios s’offriront aux concurrents. Une route Sud, à la recherche rapide des alizés qui n’est pas gagnante sur le papier. Une route plus proche des Açores (à laisser à tribord) où il faudra négocier plusieurs passages de Thalweg (excroissance d’une dépression) avant de profiter d’un bon flux d’alizé à partir du 7 novembre sur un trajet plus court. A vos marques !
Pour rappel, le classement général de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie des Class40 se fera en cumul de temps des deux étapes après application des décisions du Jury.
Route du Rhum. La 13e édition s’élancera le 1er novembre 2026
Après l’ouverture des candidatures il y a quelques semaines, OC Sport Pen Duick lance aujourd’hui un nouveau compte à rebours en dévoilant la date du départ de la prochaine édition. Elle partira dans un an, le dimanche 1er novembre 2026 au départ de Saint-Malo, cap sur Pointe-à-Pitre. 117 marins auxquels viendront s’ajouter quelques wild cards chercheront à inscrire leur nom au palmarès de la course.
Ultim, IMOCA, Ocean Fifty, Class40, Vintage Multi et Vintage Mono, tous auront rendez-vous sur l’épreuve mythique qui depuis 47 ans réunit ce que la course au large offre de meilleur. L’ouverture du village aura lieu le mardi 20 octobre. Pour un lancement en fanfare, une partie de la flotte rejoindra Saint-Malo en parade, symbole de la diversité et de la richesse de cette course. Les bateaux des différentes classes, des Ultims aux Class40 en passant par les IMOCA, les Ocean Fifty ou encore les Vintage Multi et Mono, viendront animer les quais et faire vibrer le cœur de la cité corsaire tout au long du village. A compter de l’entrée des bateaux dans les bassins, le cœur de la flotte au grand complet battra, 13 jours durant, au rythme des festivités imaginées par l’organisation. Le village départ, entièrement gratuit, s’étendra comme en 2022 sur près de 70 000 m² le long des quais.
Vainqueur en 2022 et recordman de l’épreuve en 6 jours, 19 heures, 47 minutes et 25 secondes, Charles Caudrelier reviendra mettre son titre en jeu à la barre de Gitana 18, nouveau venu dans la lignée des Maxi Edmond de Rothschild, dont la révélation est attendue très prochainement. « J’ai la chance de pouvoir être présent à nouveau, dans un an, sur la ligne de départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe à Saint-Malo, confie le navigateur. Cette course mythique est vraiment ma favorite, celle qui m’a donné l’envie de devenir marin professionnel en suivant les aventures de skipper comme Laurent Bourgnon. Venir défendre le titre acquis lors de la dernière édition avec Gitana 17, est l’un des objectifs majeurs que nous nous sommes fixés avec toute l’équipe Gitana. Ce sera à la barre d’un bateau neuf, Gitana 18, le nouveau Maxi Edmond de Rothschild ; un grand trimaran océanique volant de 32 mètres très innovant que nous dévoilerons dans quelques semaines maintenant. L’année 2026 s’annonce intense avec la mise au point de cette nouvelle machine et la Route du Rhum sera sa première grande traversée de l’Atlantique en course. Ma victoire de 2022 à Pointe-à-Pitre et le record de 6 jours 19 heures 47 minutes et 25 secondes inscrit sur la traversée m’ont permis d’entrer dans la légende de la Route du Rhum, c’était un graal pour moi. Aujourd’hui c’est un immense privilège d’y revenir avec Gitana 18. »
Ils ont dit
Joseph Bizard, Directeur Général du groupe OC Sport : « Chaque édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe marque un nouvel élan collectif. L’annonce de la date du départ ouvre une période d’impatience et d’enthousiasme partagée entre marins, partenaires, territoires et grand public. Ce qui fait la singularité de cette course, c’est une ligne de départ commune à toutes les classes, un parcours unique qui relie Saint-Malo à Pointe-à-Pitre et réunit les plus grands noms comme les nouveaux venus autour d’un même défi. À travers cette 13ᵉ édition, nous voulons célébrer l’héritage d’une course mythique, l’esprit de fête qui l’anime et la quête de performance qui la fait vibrer. De la Bretagne à la Guadeloupe, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe continue d’inspirer et de rassembler, en portant haut la liberté de rêver. »
Transat Café l’Or. Tempête en Atlantique
Alors que la plupart se sont réfugiés (les Class40) ou que d’autres l’ont évitée (les multicoques et la plupart des IMOCA), quelques bateaux de la flotte doivent affronter la forte dépression qui s’abat sur la côte Atlantique. Dans des conditions harassantes, avec 30 nœuds de vent moyen, des rafales à plus de 45 nœuds, la priorité est avant tout de préserver les skippers et le bateau. Témoignages avec les expériences des uns et des autres en vacation.
Sur la cartographie, c’est un mouvement circulaire rouge et sombre qui gonfle et qui tournoie du large vers la côte. La dépression forme une gigantesque barrière, un mur qui s’étend de l’Irlande au golfe de Gascogne. Ce phénomène météo est observé depuis plusieurs jours par les skippers et la direction de course et chacun s’est adapté. Les Class40 ont fait escale à La Corogne où les arrivées se succèdent depuis hier. « La dépression engendrait beaucoup de houle, ce que nos bateaux n’aiment pas beaucoup », souligne Ulysse Pozzoli (Renovatec – Voiles et Performances, Class40). Dans le même temps, les IMOCA ont réussi à se faufiler avant d’affronter les zones les plus virulentes de la dépression alors que les multicoques, eux, ont dépassé le phénomène et sont déjà à la latitude des Canaries.
« C’est la loi de notre sport »
Si la grande majorité de la flotte est donc préservée du phénomène, ce n’est pas le cas pour tous. Dans la matinée, six Class40 évoluaient encore dans le Golfe de Gascogne. Deux se sont réfugiés au sud de la Bretagne (Rêve de large 5, RDT Logistic-Forvis Mazars), d’autres ont pris leurs précautions au cœur du golfe (Wasabiii, Innovad.group – XLG, Ose ta victoire). Les marins de Martinique Horizon, à l’approche des côtes espagnoles, sont les plus susceptibles de faire face à des rafales virulentes. Hier lors de la vacation, Jean-Yves Aglae, l’un de ses skippers, assurait « faire le nécessaire pour ne pas prendre le gros de la dépression ». « C’est la loi de notre sport, on sait qu’il faut être patient et ça nous booste de savoir qu’on se bat pour rejoindre la Martinique ».
Côté IMOCA, les deux à avoir dû faire escale, Paprec Arkéa et MSIG Europe, doivent quant à eux affronter la dépression. « Ça s’annonce dur et intense », confiait Conrad Colman dans une vidéo, sourire aux lèvres. Dans un message audio reçu ce matin, Corentin Horeau, co-skipper de Yoann Richomme reconnaissait « être sur le qui-vive ». « Ça tape fort, il y a 35 nœuds de vent moyen, des claques à 45 nœuds, décrit-il. On essaie de ne pas être trop rapide pour ne pas fracasser le bateau… On s’est bien préparer, on a assuré le mattossage, on se relaie à la sieste, pour l’instant ça passe ». Corentin a envoyé quelques minutes de vidéo aussi. On entend le souffle intense, le ciel bas et gris et la mer qui s’abat sans discontinuer sur le bateau. Surtout, ce sont les chocs qui sont impressionnants, le rebond de la coque de vague en vague et le vacarme assourdissant.
arrivée la corogne class40
« Il faut réussir à anticiper au maximum »
Arnaud Boissières et Benjamin Dutreux (4Cad – La Mie Câline, IMOCA) ont fait partie du contingent qui a réussi à éviter la dépression. Skippers d’expérience, ils témoignent de la difficulté à survivre dans ces conditions : « l’ambiance est sombre, un peu flippante, tu sens que tu n’es pas le boss » confie Benjamin. « Quand tu te fais un café, tu as 50% qui tombe à terre, 20% sur ton ciré et que 30% dans ton gosier », sourit Arnaud Boissières. « Le plus difficile, c’est de veiller à l’intensité, à ne pas être trop dans la performance et à limiter le nombre de manœuvres », poursuit Elodie Bonafous (Association Petits Princes – Queguiner). Il faut réussir à anticiper au maximum, veiller à ne pas réduire la voilure trop tard pour ne pas déchirer ses voiles ».
Will Harris (11th Hour Racing) précise : « ce qui est primordial, c’est de bien se préparer, d’anticiper tout ce qui peut l’être et de suivre sa feuille de route avec précision ». Le skipper britannique ajoute également l’importance de « connaître son bateau à 100% ». S’ils sont rares à affronter la dépression du moment, tous ont eu un dernier aperçu de conditions harassantes dans la Manche et ce souvenir-là est bien présent dans les têtes. « C’étaient vraiment de grosses conditions. Entre la météo, les concurrents, les paquebots, il y avait des dizaines de facteurs pour faire des bêtises, reconnaît Ulysse Pozzoli (Renovatec – Voiles et Performances, Class40). Pour traverser la Manche sans encombre, il ne fallait pas être un bon coureur au large, juste un bon marin ».
La dureté des conditions, c’est le lot de tous les skippers au large. Jérôme Delire (Innovad.Group – XLG), qui a vécu une sacrée mésaventure hier, est skipper professionnel en croisière. À la vacation, il expliquait : « en croisière, on choisit toujours son moment lors d’une transatlantique pour éviter le gros temps. La différence dans une course, c’est que le départ est imposé, on ne choisit pas la météo, on doit faire avec ». Tous les concurrents de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie le savent, eux qui ont dû batailler dès la sortie de Manche. Une nouvelle démonstration de la dureté de l’exercice, l’illustration qu’on ne peut jamais banaliser une traversée de l’Atlantique.
Mini Transat. Foucauld Malard aux prises avec une double avarie de safran
Coup dur pour Foucauld Malard, le skipper-ingénieur de 26 ans ans, dont le bateau – le 621 L’arche Lille et Mare & Vela – est privé de safran. Rejoint par le bateau accompagnateur Señor Blue, qui est resté au contact toute la nuit, Foucauld tente actuellement de trouver une solution avec l’installation d’un aviron, qui lui permettrait de rallier le Cap Vert.
Après avoir cassé un premier safran mardi, le navigateur originaire de Lille, qui pointait alors en 28è position de la flotte des prototypes, a perdu le second hier. Foucauld va bien, et ce jeudi midi, il est toujours au contact de Señor Blue, l’un des bateaux accompagnateurs. Etienne Bertrand, son skipper est architecte naval et conseille Foucauld dans sa réparation de fortune. Elle pourrait lui permettre de rallier le Cap Vert en une semaine environ. Foucauld est également susceptible d’abandonner son navire et d’embarquer à bord du voilier accompagnateur si la réparation n’est pas satisfaisante.
En dehors de cette avarie, le Mini 6.50 est en bon état. Il pointe actuellement à 350 milles dans le nord du Cap Vert. Les conditions – 20 nœuds de nord-est – sur zone restent maniables.
ARC. Jean-Pierre Dick et son équipage participent à l’ARC 2025 à bord du Swan 76 La Loévie
Jean-Pierre Dick, navigateur de renom aux multiples tours du monde et habitué de la traversée entre Las Palmas de Gran Canaria et Sainte-Lucie, s’élancera pour sa septième participation à l’ARC. Depuis deux éditions, il prend le départ à bord du Swan 76 (sur plans Luca Brenta). Il sera accompagné de son co-skipper Éric Defert et d’un équipage amateur, mixte et cosmopolite, composé de six personnes venues de France, d’Allemagne et des États-Unis. Organisée par le World Cruising Club, cette 40e édition de l’Atlantic Rally for Cruisers (ARC) réunira 156 équipages pour un parcours de près de 2 700 milles nautiques à travers l’Atlantique tropical. Jean-Pierre Dick partagera son expérience du large tout en visant le podium dans la catégorie « Division 2- Racing division ».
Lors de l’ARC 2024, Jean-Pierre Dick et son équipage avaient dû arrêter la course en raison de plusieurs aléas, une épreuve qui illustre que les coups durs font pleinement partie de la compétition. Quelques mois plus tard, en juillet 2025 au départ de Cowes, La Loévie a prouvé son potentiel lors de la célèbre Rolex Fastnet Race en finissant à la deuxième place des IRC 0. Jean-Pierre Dick s’est déclaré pleinement satisfait des performances du Swan 76 et se sent prêt à aborder cette nouvelle transat avec confiance.
Fidèle à l’esprit de la course au large, l’équipage adoptera une approche résolument sportive et sans assistance, avec l’ambition de réaliser une traversée rapide tout en évitant les pièges de l’Atlantique tropical. Ils concourront dans la catégorie « Racing Division » aux côtés de 11 autres voiliers, dont deux Swan.
Le départ est prévu le 23 novembre 2025 depuis Las Palmas de Gran Canaria, avec une arrivée attendue autour du 6 décembre à Rodney Bay Marina, à Sainte-Lucie, dans les Caraïbes, après une traversée de 2 700 milles nautiques. Le voilier participera ensuite à la Caribbean 600 en février 2026.
Avant le départ, l’équipage a participé à quatre jours d’entraînement intensif. L’objectif : se rencontrer, se familiariser avec le bateau — son électronique, ses réglages et l’utilisation des différentes voiles — et créer la cohésion indispensable à ce type de défi. Une formation en météorologie au large et en stratégie générale, dispensée par Christian Dumard, expert en météorologie marine et routage océanique, a permis aux marins d’acquérir les notions clés pour comprendre et anticiper les conditions climatiques en mer.
Ces sessions théoriques et pratiques ont posé les bases essentielles de la traversée hauturière : gestion efficace des quarts, répartition claire des rôles et confiance mutuelle entre les membres de l’équipage.
Grâce à cette préparation complète, les marins amateurs pourront vivre l’aventure aux côtés de professionnels expérimentés, tout en bénéficiant des conditions optimales pour allier sécurité et performance.
Depuis 2018, à travers sa structure Absolute Dreamer, Jean-Pierre Dick a opéré un virage professionnel, s’orientant vers la transmission et le partage de son savoir et de son expérience. « Ce type de projet permet de rendre la navigation hauturière accessible tout en maintenant un haut niveau d’exigence », souligne-t-il. « C’est une occasion unique de vivre la mer dans toutes ses dimensions, de partager des années d’expérience et de transmettre des savoir-faire acquis au fil des courses, mais aussi des anecdotes et enseignements tirés du vécu en mer. Chaque manoeuvre, chaque décision devient un moment d’apprentissage, et l’équipage peut assimiler concrètement la rigueur, la réactivité et la résilience nécessaires pour évoluer dans un environnement exigeant et parfois imprévisible », poursuit-il.
Transat Café l’Or. Course au contact dans toutes les classes
Si les Class40 marquent une pause, le rythme reste toujours intense en ULTIM, IMOCA et Ocean Fifty, nous offrant de superbes régates, portées par une météo et un parcours propices aux coups tactiques et aux placements millimétrés. Les ULTIM et les Ocean Fifty longent les côtes marocaines, tandis que les IMOCA tentent de trouver la meilleure trajectoire pour franchir les Canaries.
De 65 milles hier à 8 heures, son avance culmine à 120 ce matin sur le deuxième. SVR va (un peu) plus vite et ne fait pour l’instant aucune erreur, laissant ses poursuivants prendre des risques, qui pour l’instant ne payent pas, à l’image du passage de Sodebo Ultim hier entre La Palma et la Gomera aux Canaries. Sachant que le sésame se trouve dans l’Est, Thomas Coville et Benjamin Schwartz ont voulu se décaler les premiers mais vu des angles très fermés de leurs empannages, ils ont payé les dévents à la sortie de l’archipel. « C’était impressionnant au début commente Tom Laperche ce matin. Ils ont profité de l’accélération à l’entrée des îles et fait beaucoup de gain pendant quelques heures mais la sortie était plus dure ». Résultat, Sodebo a perdu une bonne partie de son avance sur Actual Ultim 4 qui ne pointe désormais qu’à dix milles derrière lui. Quant au Maxi Banque Populaire XI, son décalage à l’Ouest le désavantage maintenant qu’il faut aller chercher la pression dans l’Est.
Pour les quatre ULTIM, le dernier point d’empannage avant de filer vraiment au Sud se trouve vers Dakhla, le paradis marocain du kite surf et du wing foil. Réaligné sur ses concurrents, le Maxi bleu et blanc a perdu une bonne vingtaine de milles dans ce nouveau schéma. «Tout le monde va aller à la côte car dans un alizé mal établi, c’est là qu’il reste un flux d’air qui provient de la différence de température entre la terre et la mer » expliquait ce matin Tom Laperche. Le leader prévoyait d’ailleurs « d’augmenter [son] avance au fil de la journée avec le vent qui est en train de rentrer. Le ciel est encore clair et on attend les cumulus d’alizé ! » concluait le skipper de SVR Lazartigue, bien content d’être devant, avec dans le viseur l’archipel du Cap Vert distant de 600 milles, qu’il devrait doubler demain matin.
Ocean Fifty : Nouveau départ dans l’alizé
Basile Bourgnon avait incontestablement la pêche ce matin. Après une journée de doute à flirter avec la côte marocaine en laissant ses poursuivants dans l’Ouest, l’option d’Edenred 5 a fini par payer cette nuit : « Je ne faisais pas le fier mais le vent est rentré plus tôt pour nous et on est ressorti devant. Pour l’instant, tous mes voeux se réalisent sur cette transat. Avec Manu, on a le Mojo ! »
Toujours en tête donc avec 20 milles d’avance sur Wewise et Solidaires en Peloton, Edenred 5 a vu en revanche le retour aux affaires de Viabilis Océans et Le Rire Medecin Lamotte. C’est un nouveau départ à cinq chez les Ocean fifity à l’entrée de l’alizé. « C’est un peu vache mais mérité pour eux. On s’est fait mal au début pour être devant et eux se sont fait mal dans le front qu’on n’a pas eu » commentait Basile, bien content de renouer avec des vitesses plus proches de 20 noeuds que de dix sous grand-voile haute et grand gennaker. Autant dire que le delta va continuer à se creuser avec les deux retardataires Upwind by Merconcept et Mon Bonnet Rose qui peinent encore entre les Canaries et la côte.
IMOCA : Changement de leader au club des cinq
Après la belle journée hier de Charal, la flotte des IMOCA est emmenée ce matin par MACIF Santé Prévoyance qui a repris la tête dans la nuit. Que s’est-il passé ? « On a fait le choix de rester dans l’Ouest hier. Avec Loïs, nous n’avons pas suivi le dernier jibe (empannage) d’Allagrande Mapei et Charal et nous nous sommes retrouvés dans une position plus favorable quand le vent a molli. » expliquait à la vacation Sam Goodchild. Pourtant la nuit n’a pas été de tout repos sur le plan Verdier : « Nous avons cassé un hook (crochet qui tient la voile au mât NDR) et passé 45 minutes à récupérer la voile dans l’eau qui heureusement n’est pas abîmée raconte Sam. J’avais eu exactement le même problème pendant le Vendée et j’ai bien apprécié d’avoir Loïs avec moi ce coup-ci. » Loïs Berrehar dont c’est l’anniversaire aujourd’hui et qui peut savourer à 32 ans d’être en tête de cette TRANSAT CAFE L’OR !
Ce matin sur l’Atlantique, c’est la classe des grands monocoques qui connait les contrastes météo les plus forts. Alors qu’un petit club de cinq bateaux allant de Macif Santé Prévoyance à TeamWork Team Snef s’apprête à négocier aujourd’hui la dorsale, le second paquet est au près rapide dans le fond de flux de Sud-Ouest de la dépression. Les retardataires, de Fortinet Best Western à Coup de Pouce vont devoir batailler contre des vents de plus en plus forts au près et se laisseront tomber vers Gibraltar. Loin derrière encore, Paprec Arkea et MSIG Europe qui sont vaillamment partis à l’assaut du front, pourraient basculer derrière lui à la mi-journée. Une manoeuvre périlleuse dans plus de 30 noeuds de vent moyen avec rafales à 45, qui les conduira à nettement accélérer avec tous les dangers que comporte ce genre de bord rapide dans la mer formée derrière le front.
Etalée sur plus de 600 milles du Nord au Sud, la flotte commence à se constituer en petits paquets. Les P’tits doudous sont en escale à Cascaïs avec pas mal de pépins logiques pour un bateau neuf et entendent tout remettre en oeuvre pour reprendre la course à 100% de leur potentiel.
Class40 : Tous aux abris, mais quel abri ?
33 concurrents se trouvent ce matin dans le port de La Corogne depuis l’arrivée victorieuse hier de SNSM faites un don. La Direction de course espère pouvoir faire repartir la flotte samedi à la mi-journée et prête un oeil attentif aux neuf concurrents encore en mer. « Nous leur avons envoyé un bulletin météo spécifique hier. Nous attendons trois concurrents dans les prochaines heures. Derrière, la situation n‘est pas la même pour Martinique Horizon et les autres bateaux »
A 75 milles de l’arrivée, le tandem Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale va voir le vent forcir nettement avec un pic à 18 heures . « Ils auront des rafales jusqu’à 45 noeuds prévoit Pierre Yves Guilherm le météorologue de la course, mais c’est du Sud-ouest et à la côte, la mer restera maniable ».
En arrière du Class40 martiniquais, les concurrents ont mis de l’Est dans leur route et devraient rester dans une partie du Golfe de Gascogne préservée du plus fort du vent et de la mer. Quel port rallieront-ils, telle est la question, tout comme leur capacité à rejoindre la ligne de départ de la deuxième étape. « Ils ont 72 heures après le coup de canon pour passer la ligne rappelle Francis Le Goff. Comme ils seront probablement hors temps sur la première étape, « ils peuvent employer tous les moyens, y compris le moteur pour rallier la Corogne au plus vite après le passage du coup de vent. » conclue le Directeur de course qui a déjà un oeil sur la météo de samedi pour relancer la course des Class40.
Transat Café l’Or. Corentin Douguet et Axel Tréhin, premiers en Class40 à la Corogne

Le Class40 SNSM Faites un don ! est le premier Class40 à avoir franchi la ligne d’arrivée de la première étape, à La Corogne. Corentin Douguet et Axel Tréhin, qui avaient pris les commandes de la course dans le golfe de Gascogne, achèvent cette partie du parcours en 2 jours et 18 heures. Ils devancent le duo normand Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Seafrigo-Sogestran) qui a franchi la ligne 21 minutes plus tard (2j 18h 37mn 3sec). Le duo Achille Nebout et Gildas Mahé (Amarris) complète le podium, suite à leur arrivée à 9 h 53.
Pour rappel, la direction de course a décidé d’instaurer cet arrêt à La Corogne afin de préserver les skippers et les bateaux face à une dépression virulente qui va balayer la côte Atlantique à partir de demain. Les concurrents attendront son passage avant de reprendre la course, vraisemblablement en fin de week-end.. La victoire à la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie se jouera au cumul de temps des deux étapes (Le Havre – La Corogne, La Corogne – Fort-de-France).

















