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Voiles de Saint-Tropez. 40 Maxis , 123 IRC dans le golfe de Saint-Tropez !

Gilles Martin-Raget

Les 40 Maxi-Yachts ont été rejoints par la flotte des voiliers Modernes. 123 rapides « cruisers », dûment répartis en quatre groupe IRC, ont clôturé à Saint-Tropez leur saison de régates.

Dans un léger flux de Sud Sud Est, tournant légèrement au Sud Sud Ouest après la zone de départ et allant forcissant, les quatre groupes IRC B, C, D et E ont chacun connu leur lot de tension et d’adrénaline durant les phases de départ. L’urgence était à l’évidence de vite trouver du vent frais, bien dégagé de la flotte, pour remonter au vent en direction de La Rabiou. Les places se payèrent chèrement, souvent au culot, pour glisser au ras du bateau comité. Jean Pierre Dick et son plan Verdier JP54 Notre Méditerranée ont vite trouvé la bonne carburation sur ce plan d’eau parfaitement plat. Ils s’imposent en tête des IRC B en temps réel au terme de moins de deux heures de course. Insuffisant pourtant pour effacer leur rating. Pénalisé aux allures proches du vent, Jean Pierre plonge en milieu d’un classement que domine ce soir Sergio Sagramoso et son Lazy Dog.
Le Mylius 50 Daguet 3 aime le plan d’eau Tropézien. Il domine son très compétitif groupe des IRC C (Trophée BMW) en temps réel, et prend la 3ème place en temps compensé, derrière Adrien Follin et son Give me Five et l’italien Achille Onorato sur Mascalzone Latino.

Galateia en puissance, Lyra confirme
Brillant à Porto Cervo, le Wally Cento Galateia s’est imposé aujourd’hui en temps réel, au terme d’un furieux combat de plus de deux heures dans les airs capricieux de Cavalaire. L’autre Wally Cento Magic Carpet 3 lui a donné du fil à retordre, terminant à moins de 2 minutes de son tableau arrière. C’est pourtant Peter Dubens et son léger North Star qui s’octroient la victoire en temps compensé, devant le Wally 93 Bullit.
Vainqueur hier, le Wally 77 Lyra s’impose de nouveau, tant en temps réel qu’en temps compensé. Son plus rude adversaire du jour fut le Marten 72 Aragon, qui termine à moins d’une minute d’une régate à couteaux tirés. Scenario similaire en Maxi C, de nouveau dominé par Wallyno de Benoit de Froidfond, qui a su résister aux assauts de Lady First 3 et du Swan 80 Umiko.
Comme se plait à le souligner Benoit de Froidmont, Président de l’International Maxi Association, la flotte des Maxis Yachts vit bien et croît en beauté. 2023 a ainsi vu naître plusieurs unités présentes aux Voiles, comme le Wally 101 Y3K, le Café racer Open Season, Bianca, un Grand Soleil 72 signé Matteo Polli, et le Mylius 66 Allemand Schorch.

Mardi, les Classiques!
Les yachts Classiques touchent le coeur des passionnés comme des néophyte du yachting. 86 voiliers, miroir de l’âge d’or du nautisme, dont grand nombre de centenaires, gréés en sloops, cotres, yawl sou goélettes, dotés de voiles auriques ou bermudiennes, du petit Dainty et ses 8, 20 m à l’immense goélette Elena et ses 55 mètres hors tout, vont à partir de demain illuminer le golfe de l’éclat de leurs coques et de leurs voiles.

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Ultim. Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse devant lors des 24h Ultim

Armel Le Cleac h et Sebastien Josse a bord de l Ultim Maxi Banque Populaire XI, vainqueur des 24H ULTIM - Lorient le 01/10/2023 A. Courcoux

Le Maxi Banque Populaire XI a terminé premier du parcours offshore des 24H Ultim qui n’a compté que 21 heures de course mais les 3 maxis Edmond de Rothschild, deuxième et SVR-Lazartigue 3e ont terminés relativement proches. Un dernier test qui promet une belle bagarre sur la Jacques Vabre et le tour du monde à venir.

Actual Ultim 3, qui s’est fait le premier piéger dans les tout petits airs arrivant par l’ouest n’a pas encore terminé mais il est clair qu’Anthony Marchand et Thierry Chabagny avec leur bateau ne disposent pas des mêmes atouts.

Les réactions au ponton

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire XI) : « Cela a été intense du début à la fin. On savait, au vu des conditions, qu’il y aurait beaucoup de manœuvres et pas mal de changements de voiles. Et puis très vite on s’est retrouvés les trois bateaux au contact ; et cela a duré jusqu’au bout. Un coup, c’est l’un ; un coup, c’est l’autre. Gitana a dû passer la première marque en tête, après c’est SVR, et à nous la dernière. C’était la bonne, puisqu’après on a su garder l’avantage. Jusqu’au bout ils sont revenus. Il ne fallait pas lâcher, chaque manœuvre comptait beaucoup. C’est une grande satisfaction pour l’équipe, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas gagné une course. C’est de bon augure pour la suite de la saison. Gagner ici à Lorient ces 24 H Ultim, cela a une saveur particulière. Avec Sébastien, c’est notre première victoire ensemble, j’espère que cela va en appeler d’autres. On s’est bien amusés. On s’est donné bien comme il faut, à fond, même si on a un peu des courbatures. Le bateau est super, on a bien progressé, c’est top !

On s’est retrouvé souvent bord à bord, parfois à une dizaine de mètres. On a beaucoup barré, on a fait beaucoup de manœuvres. Cela se méritait, on est content. Il fallait être dessus jusqu’au bout. On savait que le vent allait mollir. Heureusement, il a tenu un peu, même si cela pouvait revenir derrière. Cela a même été compliqué de passer la ligne sous gennaker un peu serré. Si je dois garder une image de ce parcours, c’est peut-être celle des deux premières heures de course, sous gennaker à 35 nœuds de moyenne avec les deux autres bateaux, Actual pas très loin. Cela volait et c’est ce qui fait rêver à bord de ces bateaux-là ! C’était magique ! »

Charles Cauderlier (Maxi Edmond de Rothschild) : « On était toujours proches les uns des autres, ça a beaucoup tourné. Il y avait des angles et des bords différents à chaque section de parcours et tout le monde avait des petits plus et des petits moins. Et surtout, la météo était très compliquée. C’était une belle bagarre. Je pense qu’on n’a jamais fait un match aussi serré en Ultim, donc tant mieux. Bravo à Armel et Sébastien qui ont très bien navigué, ils méritent leur victoire. Ça va être de plus en plus dur de gagner. De notre côté on a bien progressé dans certains domaines, on est contents. On a passé la première marque en tête, on est revenus sur la fin également. Lors du dernier croisement avec Banque Populaire, on est passé juste derrière eux. On a essayé de faire un petit écart pour les doubler mais il avait parfaitement géré son point d’empannage donc il est resté devant. »

François Gabart (SVR-Lazartigue) : « On a eu une jolie bulle cette nuit donc pas beaucoup de vent, on a mis du temps à avancer au près. On savait qu’il n’y avait pas beaucoup de vent dans l’ouest, je crois qu’Actual s’est fait un peu manger par la bulle. Les routages et les fichiers météo étaient incertains pour les timings d’arrivée, cela se jouait à pas grand-chose. On savait qu’il fallait aller plutôt vite et ce n’était pas si simple, parce qu’on était au près dans le petit temps. Au final, on a eu du vent et même un peu plus sur la fin. Le long de Belle-Ile, le lever de soleil, avec peu d’air à la surface de l’eau et les bateaux volant à plus de 30 nœuds, c’était assez incroyable.

C’était un bon entraînement en vue de la Transat Jacques Vabre. Il faudra que l’on soit plus rapides au près dans le petit temps, car on avait clairement un déficit. En revanche, en termes de manœuvres et de gestion du parcours, on a fait une belle course, c’est plutôt de bon augure. On a mis le bateau à l’eau il y a seulement 10 jours, on est en train de reprendre nos repères, ça tourne bien, ça marche, c’est rassurant. »

Les temps de course

1 – Maxi Banque Populaire XI

Arrivée : 01/10/2023 à 09:13:32 FR
Temps de course : 21h 13min 32s

2 – Maxi Edmond de Rothschild

Arrivée : 01/10/2023 à 09:16:52 FR
Temps de course : 21h 16min 52s
Écart au premier : 03min 20s
Écart au précédent : 03min 20s

3 – SVR-Lazartigue

Arrivée : 01/10/2023 à 09:28:23 FR
Temps de course : 21h 28min 23s
Écart au premier : 14min 51s
Écart au précédent : 11min 31s

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Vendée Globe. Jean Le Cam met à l’eau son nouvel Imoca Tout commence en Finistère – Armor-lux !

première navigation de Tout commence en Finistère - Armo... Christian chardon

Le course contre la montre commence désormais pour Jean Le Cam qui va devoir se qualifier pour le prochain Vendée Globe avec son nouvel IMOCA Tout commence en Finistère – Armor-lux mis à l’eau ce samedi à Port-La-Forêt..

Deux ans se sont écoulés entre le jour où Jean Le Cam a imaginé son futur IMOCA et celui où le bateau a pu rejoindre son élément. Ces deux années auront été intenses, avec la conception, le développement technique, la construction et la recherche de partenaires pour l’accompagner dans ce nouveau projet. C’est enfin le 8 août dernier, que l’IMOCA « Tout commence en Finistère – Armor-lux » arrivait en terre promise, le Finistère.

A 64 ans, Jean Le Cam réussit un nouveau challenge : concevoir et construire le bateau de ses rêves, simple, efficace, sobre, après une réflexion menée avec le navigateur Eric Bellion et l’architecte David Raison. Ce sera donc un IMOCA nouvelle génération, à dérives droites, en forme de scow, construit pour la performance.
Il s’en est suivi une course effrénée contre la montre pour mettre à l’eau ” Tout commence en Finistère – Armor-lux ” au plus vite, car le Vendée Globe se mérite. Il aura fallu seulement dix mois pour le construire et l’armer, une étape capitale menée avec brio par Jean et son équipe.

Après la mise à l’eau qui a eu lieu en début de semaine et le test de retournement passé avec succès, ” Tout commence en Finistère – Armor-lux ” peut enfin être adoubé. Et c’est Jacqueline Tabarly, qui a baptisé tous les bateaux de Jean, qui a de nouveau eu l’honneur de briser la bouteille de champagne : “Jacqueline c’est une histoire avec Eric. J’ai fait un tour du monde avec Eric, une transat en double et Jacqueline était toujours au centre de l’organisation des événements et des repas chez eux. Quoi de plus naturel que ce soit Jacqueline Tabarly la marraine de mon bateau ? Elle était toujours au coeur des belles histoires.

Jacqueline TABARLY : ” Pour l’anecdote, j’ai été étonnée d’apprendre que j’allais de nouveau être Marraine dans un article de Voile et Voiliers. Effectivement je suis la marraine des bateaux de Jean depuis toujours ou presque. Du Formule 40 Biscuit Cantreau à l’IMOCA ” Tout commence en Finistère-Armor-lux “, il est une constante qui me bluffe : c’est l’engagement total de Jean dans ses projets. A soixante ans passés, il déploie une énergie incroyable, il construit de nouveaux bateaux et continue de naviguer avec passion. C’est épatant. La limite c’est l’homme et j’apprécie cet état d’esprit. Jean entend que le marin reste au cœur de son histoire et je ne peux que partager cette vision.Enfin ” Tout commence en Finistère ” résonne pour moi comme une ouverture vers le monde. Nous sommes au début de quelque-chose qui s’étend bien au-delà de notre horizon terrestre, les marins bretons en sont les principaux témoins. “

Jean LE CAM : ” Nous avons mis le bateau à l’eau et l’avons mâté lundi, nous avons fait deux sorties dans la semaine, le bateau est tout frais. Le baptême, c’est le moment où tout le monde se rencontre, où l’on présente le bateau à tous. Il y aura quelques enfants du Finistère, des représentants officiels, le Président du Conseil Départemental, Jacqueline, les partenaires. C’est un moment de rencontre, de démarrage, de présentation du projet et aussi un moment où l’on crée du lien entre les uns et les autres. Notre projet est basé sur l’humain, sur les enfants. Le baptême d’un bateau permet à tous de se rencontrer autour d’un projet qui va leur apporter autre-chose que ce qui constitue leur quotidien. Un bateau c’est un objet qui va partir faire le tour du monde et qui va revenir. Naturellement il relie les gens entre eux, du grand patron aux enfants, c’est leur bateau, c’est le lien.

La deuxième phase de la vie de cet Imoca peut alors débuter :
Les navigations de mise au point pour éprouver le bateau avant de s’aligner sur le départ de la course, ” Le Retour à la Base “, course qualificative pour le Vendée Globe 2024.

Des partenaires finistériens aux valeurs communes
Ce baptême est aussi tout un symbole : celui de la naissance d’un bateau qui va porter haut et fort les valeurs du territoire finistérien. En plus d’embarquer deux partenaires titres que sont le Département du Finistère et Armor-lux, Jean sera accompagné par des partenaires associés et un club Entreprises Tout commence en Finistère soudé. C’est aussi et surtout, les 2500 mineurs confiés au Département du Finistère dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance, déjà impliqués au cœur du projet. Un rêve qui se concrétise aujourd’hui, partagé par tous, petits et grands !
Maël de Calan, Président du Département du Finistère : ” C’est un événement important dans la vie d’un bateau et c’est avec beaucoup de fierté que nous partageons ce moment symbolique avec Jean, toute son équipe, Madame Tabarly et l’ensemble des partenaires. Un moment qui marque l’histoire du Finistère bien sûr, concrétise ce projet de territoire aux valeurs fortes qui nous caractérisent et qui apporte déjà beaucoup d’étoiles dans les yeux des enfants qui nous sont confiés. Jean, tout le Finistère est avec toi pour le prochain Vendée Globe ! “
Jean-Guy LE FLOCH, Président d’Armor-lux : ” C’est toujours émouvant de baptiser un nouveau bateau mis à l’eau quelques jours auparavant, surtout celui-ci, qui porte nos couleurs et celles du Finistère. Jean est un marin d’exception et un ami de l’entreprise. Nous sommes fiers de l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Nous partageons avec lui ces valeurs toutes finistériennes de solidarité, de courage, d’engagement et de responsabilité. Cap sur le Vendée Globe 2024 ! “
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Ultimes. 2e édition des 24H Ultim

© Alexis Courcoux / 24H Ultim

Ils sont 4 trimarans Ultim à Lorient pour la 2e édition des 24H Ultim. Un rendez-vous qui se veut identique au Défi Azimut mais réservé aux Ultim. La journée de vendredi était consacrée aux runs avant une grande course ce week-end mais qui s’annonce malheureusement sans beaucoup de vent.

44, c’est le nombre de runs cumulés réalisés, ce vendredi au large de Lorient, par les quatre maxi-multicoques sur les rangs de la 2e édition des 24H Ultim. En dépit des conditions peu enclines aux envolées fantastiques, cette flotte d’exception n’en a pas moins fait une belle démonstration de son potentiel de performance, affichant des vitesses près de trois fois supérieures à celles du vent, qui a oscillé entre 13 et 5 nœuds aujourd’hui. Ces trimarans, qui accélèrent et décollent à la moindre risée, ont aussi offert de jolies images et de bonnes sensations tout au long de cette journée sous le signe du partage et de la découverte pour 135 invités, aux premières loges pour apprécier les spectacles ou vivre une expérience inoubliable au plus près des marins.

Ce vendredi matin, tout est en place au large de Lorient, qui accueille la piste des runs longue de 1 mille, mouillée en travers des courreaux entre la pointe du Talut et la côte groisillonne. Sous un soleil voilé qui enveloppe le plan d’eau d’une grisaille lumineuse, la longue houle de l’ouest se pare de reflets argentés. Le comité de course, orchestré par Christophe Gaumont, lance les festivités dans un timing parfait. Comme prévu un flux de nord-ouest de 12-13 nœuds donne le tempo. Le Maxi Edmond de Rothschild, bien lancé tribord amure sous grand-voile haute et J2, ouvre le bal de la longue série de sprints au programme. Les premiers chronos tombent : 1mn57’ à 30,7 nœuds de moyenne pour l’équipe du Gitana Team et SVR-Lazartigue qui terminent ex-aequo, au terme de leur tout premier tour de piste. Cette égalité parfaite témoigne de l’homogénéité au meilleur niveau de compétitivité, dont peut se revendiquer la flotte qui tiendra le haut de l’affiche lors des prochaines échéances océaniques au programme de cet automne et cet hiver. On note cependant que l’Ultim vainqueur en titre de la Route du Rhum et des dernières 24 H Ultim récidive aussitôt au chapitre de la meilleure performance sur le deuxième tour de piste, et qu’il affiche une belle régularité, en première ligne des classements de la longue liste des runs du jour.

Pas de vent, pas de vol

Mais sur les coups de midi, alors que le ciel se dégage, le vent commence à s’écrouler. Sur le plan d’eau, le comité de course mesure 6,5 nœuds en début de deuxième session. Les chronos s’étirent, comme l’illustrent les vitesses moyennes qui dépassent péniblement les deux chiffres vers 13 heures. Les maxi multicoques, qui ne décollent et ne volent plus, n’en jouent pas moins le jeu. La chasse au meilleur chrono bat toujours son plein comme le révèle le 3è tour de la 3è session qui a bien du mal à départager les quatre protagonistes, avec Actual qui rivalise mieux dans les plus petits airs. Au chapitre des belles performances du jour, on retient que Banque Populaire XI et Maxi Edmond de Rothschild se partagent le même nombre de meilleurs sprints : cinq chacun sur leurs douze tentatives respectives.

Après cette journée de runs, rendez-vous est donné demain samedi à midi pour le parcours offshore, point d’orgue de ces 24 Ultim. Du petit temps est encore attendu au départ, mais le vent devrait rapidement prendre un peu de coffre pour donner lieu à cette confrontation en double qu’ils attendent tous.

Le classement des vitesses moyennes atteintes

Maxi Edmond de Rothschild et SVR Lazartigue : 30,769 nœuds

Banque Populaire XI : 29,752 nœuds

Actual Ultim 3 : 27,068 nœuds

Les réactions au retour des runs

Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) : « On ne sait pas qui va le plus vite. Un coup, c’est l’un ; un coup, c’est l’autre. Les bateaux sont très proches, cela augure une belle régate demain. C’était intéressant. Chacun a sorti sa garde-robe. On voit les choix qui ont été faits cet hiver. Et cela fait toujours plaisir d’embarquer du monde, même s’il y a un peu de frustration parce qu’on n’a pu voler que sur le premier run, et qu’il n’y a pas eu plus de vent pour les autres, mais c’est la vie. On a hâte de passer à la régate de demain. »

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire XI) : « On a eu une belle journée sous le soleil avec un peu de vent au début, puis cela s’est estompé au fil de la journée. Malheureusement, le spectacle n’était pas à la hauteur de ce qu’on pouvait montrer avec nos bateaux, mais les premiers invités ont pu voler avec des pointes à plus de 30 nœuds. On a essayé de jouer chaque run à fond, à 100%. On avait envie d’en profiter pour valider nos réglages, nos choix de voiles. Ce n’était pas si évident de trouver le bon tempo, parce que le vent était instable, mais au final on ne s’en sort pas trop mal. »

Tom Laperche (SVR-Lazartigue ) : « C’était une belle journée ! On savait que le vent serait faible pour exprimer le potentiel des bateaux et voler. Le vent était plus présent ce matin, on a réussi à faire un run à plus de 30-31 nœuds de moyenne. Ensuite c’était plus calme. En tout cas on a pris du plaisir à naviguer, à comparer les vitesses avec nos concurrents, mais aussi profiter des invités, leur faire visiter le bateau, les faire participer aux manœuvres. C’était sympa de partager ça avec eux. »

Anthony Marchand (Actual Ultim 3) : « On a besoin de journées comme ça parce qu’on vient de remplacer le foil bâbord. On était en tribord pour les runs donc ça tombait très bien. On avait plein de choses à voir à ce sujet, on a aussi essayé plein de configurations de voiles également, une journée très enrichissante ! C’était aussi très sympathique pour tous les invités de la course et du team. »

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Premières navigations du Baltic 111 Raven

Conçu pour la navigation côtière et hauturière rapide équipé de foisl basculants comme les bateau de l’America”s Cup, le Baltic 111 Raven mis à l’eau il y a 2 mois a tiré ses premiers bords en Finlande pour des essais avant d’être remis à son propriétaire en octobre. Impressionnant.

Baltic Yachts a travaillé avec une équipe constituée du designer Jarkko Jämsén, comprenant les architectes Botin Partners. L’ingénierie structurelle est assurée par PURE Design and Engineering. Le chef de projet Sam Evans et le coordinateur du projet Mattias Svenlin ont dirigé l’équipe interne de Baltic, tandis que A2B Marine Projects était le représentant du propriétaire responsable de la gestion du projet en externe.

Pour gagner du poids, la structure du yacht et des parties de l’intérieur ont été réalisé avec des matériaux comme le bambou et le rotin.

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Mini-Transat. Démâtage du bateau DMG MORI du japonais Federico Sampei

Photo : V. Olivaud

Ce jeudi, aux environs de 16h30, alors qu’il évoluait à une quinzaine de milles au nord—ouest du cap Ortegal dans un flux de sud-ouest soufflant entre 20 et 25 nœuds et jusqu’à 30 dans les rafales sur une mer formée, et pointait en 26e position au sein de la flotte des Proto, Federico Sampei (1046 – DMG MORI Sailing Academy 1) a démâté. Le skipper Japonais, sain et sauf, devrait être rejoint par l’un des bateaux accompagnateurs de la course, Namiko, aux environs de 17 heures. Ce dernier, en relation avec la Direction de course de La Boulangère Mini Transat, étudie les différentes options possibles.

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Voiles de St-Tropez. Début des Voiles ce vendredi jusqu’au 8 octobre !

Photo : GMR

La 25ème édition des Voiles de Saint Tropez débute dès demain, vendredi 29 septembre, pour se clore dimanche 8 octobre en fin d’après-midi. Premiers compétiteurs en lice, les Maxi Yachts vont être accueillis dans port et procéder à la confirmation de leurs inscriptions. Plus de 40 de ces bateaux taillés pour la performance sont attendus. Ils débuteront leurs joutes dans le golfe dimanche, tandis que les majestueux yachts Classiques y feront leur entrée. Plus que jamais, les Voiles invitent les amoureux des belles régates et des somptueux voiliers à une pleine semaine de surprises, de magie et de convivialité, sur terre comme sur mer.

Demain 9 heures, ouverture du Village des Voiles môle Jean Réveille
Rendez-vous donc dès vendredi à 9 heures pour l’ouverture du tout nouveau village des Voiles, ancré pour la première fois sur le môle Jean Réveille, formidable promontoire face à la mer. La fermeture est prévue chaque soir à 21 heures, et ce – et c’est une nouveauté également -jusqu’au dimanche 8 octobre où le rideau tombera à 17 heures. Pour donner le ton festif qui sied à cette semaine hors du temps et hors des codes, l’animation musicale assurée par le groupe Pash Gang débutera dès 18 heures 30.

Modifications dans l’ordre des départs
Si les Maxi yachts seront dimanche les seuls à profiter du golfe et d’un départ sous le Portalet, c’est progressivement lundi, puis mardi que l’on retrouvera sur l’eau et en régate l’ensemble des quelques 250 voiliers inscrits en Tradition ou en catégorie Moderne. Dans un soucis de toujours privilégier la sécurité, la direction de course animée de main de maitre par George Korhel, a souhaité modifier l’ordre des départs. Ainsi et dès 11 heures chaque jour, et c’est une grande nouveauté, ce sont les voiliers Classiques (Groupe Tradition) qui s’élanceront en premier. 12 heures 30 sonnera le départ des voiliers Moderne, régis par les règles de l’IRC, avec cette fois les plus grandes unités en avant garde (IRC B). Les Maxis Yachts seront à partir de mardi invités à naviguer quant à eux du côté de Pampelonne. « Le problème que l’on a eu l’an dernier » explique George Korhel, « comme à la Rolex Giraglia, c’est que lorsqu’on fait partir les modernes sur des petits parcours parce qu’il n’y a pas de vent et que le vent se lève, les bateaux qui arrivent croisent les bateaux qui partent. Donc pour éviter qu’il y ait des Modernes qui arrivent vite et qui croisent des Traditions qui sont lents, on fait partir les Traditions en premier et les Modernes après. »

Programme 2023 (le détail du programme à terre est en ligne sur le site des Voiles)
Vendredi 29 septembre : accueil des Maxis (plus de 18,28m)
Samedi 30 septembre : accueil des Maxis (plus de 18,28m) et des voiliers Classiques et Modernes jusqu’à 18,28 mètres
Dimanche 1er octobre : régates pour les Maxis,
accueil des voiliers Classiques et Modernes jusqu’à 18,28 mètres
Lundi 2 octobre : régates pour les Maxis les voiliers Modernes
Mardi 3 octobre : régates pour toutes les flottes
Mercredi 4 octobre : régates pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques
Day Off pour les Maxis et Club 55 Maxi Cup
Jeudi 5 octobre : journée des Défis et Club 55 Cup pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques, régates pour les Maxis
Vendredi 6 octobre : régates pour toutes les flottes,
Remise des Prix pour les Maxis
Samedi 7 octobre : régates pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques,
Dimanche 8 octobre : Remise des Prix pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques

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Mini Transat. La flotte au Cap Finisterre, Carlos Manera en tête

Départ de la première étape de La Boulangère Mini Transat 2023 - Baie des Sables d'Olonne, lundi 25 septembre

Le début de course de cette Mini Transat aura été assez calme. Le passage du Cap Finisterre devrait en réveiller quelques uns. Le favori en proto Carlos Manera est au rendez-vous devant Frederico Waskman.

Après avoir connu quelques heures relativement toniques la nuit dernière, les concurrents de la 24e édition de La Boulangère Mini Transat ont profité d’un peu de répit ce matin, mais alors qu’ils se rapprochent du cap Finisterre, ils se préparent de nouveau à composer avec des conditions plutôt musclées. L’enjeu de cette journée de jeudi, au-delà de préserver le matériel qui promet d’être mis à rude épreuve, au près, sur une mer chaotique, avec des rafales à 30 nœuds, sera de grappiller un maximum de milles sur la route avant le passage d’une dorsale qui va nettement ralentir les troupes, demain et samedi.

L’épisode un peu costaud qui a cueilli les solitaires de La Boulangère Mini Transat, hier soir pour la première moitié de la flotte et en première partie de nuit pour les suivants, a finalement été plus court mais aussi et surtout mois fort que prévu. En sera-t-il de même pour celui qui se présente aux abords du cap Finisterre ? Rien n’est moins sûr. « Sur zone, on attend 20-25 nœuds de vent avec des rafales à 30, et trois mètres de vagues », détaille Christian Dumard, le consultant météo de l’épreuve, rappelant qu’à cet endroit, les fichiers sont bien souvent en-deçà de la réalité. La journée promet donc d’être copieuse pour les marins qui ont, pour la plupart, choisi de naviguer au plus près des côtes espagnoles afin de s’abriter, mais aussi pour exploiter la courbure du vent autour de la pointe nord-ouest de la péninsule ibérique, chose qu’a notamment très bien faite Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla) ces dernières heures. L’Espagnol a ainsi soufflé la première place chez les Proto à Federico Waksman (1019 – Repremar – Shipping Agency Uruguay) qui menait la danse depuis le passage du way-point, au large de Gijón. Même schéma ou presque chez les bateaux de Série. Léo Bothorel (987 – Les Optiministes – Secours Populaire 17), Ulysse David (1025 – Equans), Djemila Tassin (992 – Antistene), imités par Bruno Lemunier (893 – Kalisto & Aérofab), Félix Oberlé (1028 – Mingulay) et quelques autres, ont également décidé de raser la terre et tirent parti de leur option. Une option somme toute relative puisque comme annoncé hier, l’ensemble du peloton devrait se faufiler entre la côte et le DST (dispositif de séparation de trafic) du cap Finisterre.

Un front… puis une dorsale

La suite ? A l’arrière du front, le vent devrait mollir assez vite. Dès lors, selon leurs positionnements sur le plan d’eau, les Ministes profiteront de conditions un peu différentes mais tous composeront globalement avec des vents faibles. En cause, une dorsale qu’ils n’auront pas d’autre choix que de traverser. A la clé : 48 heures au ralenti, entre les journées de demain et de samedi. « Après cette phase de vent faible, on peut espérer l’établissement d’un flux de nord ou de nord-est un peu soutenu. Si cela se confirme, les tous derniers pourraient par ailleurs bénéficier d’un peu plus de pression que les premiers et ainsi combler une partie de leur retard », annonce Christian Dumard dont les routages laissent toujours envisager un total de neuf jours de mer dans cette première étape de 1 350 milles entre Les Sables d’Olonne et Santa Cruz de La Palma pour les leaders. Certains risquent toutefois de mettre bien plus de temps à rallier les Canaries, à commencer par Aurélien Dhervilly (429 – XFLR6 – Cherche Propergol) et Matthieu Sapin (958 – Assurinco – Urban Corail), en escale à Gijón depuis hier soir. Le premier pour solutionner un problème de bout-dehors et le second un souci de drisse de grand-voile. Rappelons qu’ainsi que le stipulent les instructions de course l’épreuve, les escales doivent durer à minima 12 heures et au maximum 72 heures. L’un et l’autre devront ainsi impérativement avoir repris leur course au plus tard vendredi, respectivement à 19h30 puis à 22h10. A suivre donc.

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Imoca. Armel Tripon lance la construction de son IMOCA en carbone ré-employé

Pose du premier pli de carbone dans le moule du futur Imoca Les Petits Doudous d'Armel Tripon, chez Duqueine Atlantique, photographié par Jean-Louis Carli.

Armel Tripon lance finalement la construction de son Imoca à partir de tissus de carbone périmés d’Airbus. Un carbone issu de l’aéronautique dont la durée de vie ne permet plus de l’employer pour un avion mais possiblement pour un bateau et qui trouve ici dans la course au large un débouché. Le bateau ne devrait pas pouvoir être mis à l’eau pour participer au Vendée Globe mais pour The Ocean Race Europe.

En 2021, Armel Tripon annonçait son souhait de disputer le prochain Vendée Globe à la barre d’un IMOCA né du ré-emploi de fibres de carbone déclassées, fruit de la collaboration avec le Technocentre d’Airbus à Nantes. Deux ans plus tard, ce projet devient une réalité dont la construction a débuté il y a quelques jours au sein du l’entreprise DUQUEINE Atlantique, en Loire-Atlantique. Issu d’un plan VPLP et drapé dans le moule du bateau de Boris Herrmann, ce monocoque portera les ambitions sportives d’un skipper déterminé à démontrer qu’il est possible de combiner performance et éco-responsabilité et toute l’énergie et l’engagement des soignants des P’tits Doudous qui donneront leur nom au bateau, soutenus par tout un collectif d’entreprises engagées auprès de l’association.

Il y a deux ans, c’était un projet dont l’annonce était accueillie avec enthousiasme et intérêt de la part de tous, acteurs de la course au large, de l’aéronautique ou encore soignants. Aujourd’hui, c’est une réalité qui prend forme près de Nantes, chez DUQUEINE Atlantique. Même s’il avoue avoir parfois encore du mal à réaliser, Armel Tripon peut enfin dévoiler officiellement que la construction de son IMOCA qui portera les couleurs de l’association Les P’tits Doudous autour du monde, est belle et bien lancée. « Nous avons parcouru un long chemin, en partant de cette idée de faire ce bateau innovant, aux couleurs de l’association dont je suis le parrain, évoque le skipper nantais. Il a fallu être convaincants pour embarquer des partenaires et réussir à constituer un pool de trois banques pour nous permettre de lancer cette construction. Nous n’avons jamais cessé d’y croire ! Aujourd’hui, le fait de voir la coque se construire est un soulagement. J’ai parfois encore du mal à réaliser ! Dans le montage du notre projet tel que nous l’avons conçu avec Les P’tits Doudous, il y a eu un partage du stress. La grande chance pour moi, c’est qu’eux sont, au quotidien, confrontés à cette gestion de la pression, de la vie. J’ai été porté par leur sérénité, par cette confiance, ce positivisme ».

Une opportunité collective pour la course au large

Fabriqué à partir de carbone ré-employé fourni par Airbus, ce plan VPLP, dont les pièces d’accastillage seront usinées à partir de titane collecté dans les blocs opératoires (matériel orthopédique) et chez des fabricants, sera le premier monocoque océanique à emprunter cette voie raisonnable et raisonnée sans faire de concession à la performance. Parce qu’un moule de coque en lui-même génère des déchets, Armel Tripon avait d’emblée fait le choix d’utiliser celui du Malizia de Boris Herrmann pour le sien, optant pour un pont très différent. Une ré-utilisation qui a fait naître une riche et étroite collaboration avec le navigateur allemand et toute son équipe, ces derniers n’ayant pas hésité à partager leur retour d’expérience suite à leur participation à The Ocean Race. Il faut dire que cet esprit de coopération et de prise de conscience de la nécessité d’agir maintenant pour une course au large moins gourmande dans la conception de ses bateaux notamment, est une préoccupation première de la Classe IMOCA qui soutient le projet d’Armel Tripon depuis le début. « La Classe IMOCA est un laboratoire d’innovation, confirme Antoine Mermod, son président. Quand Armel nous a décrit les ambitions de son projet, nous avons rapidement vu la formidable occasion de tester une voie différente d’envisager la construction de nos bateaux. Nous investiguons et progressons depuis plusieurs années avec les différents acteurs vers des solutions nouvelles pour réduire l’impact de la construction. Celle proposée par Armel s’inscrit dans cette démarche et sera intéressante à voir évoluer. »

« Ce chantier va permettre de valider des choses à l’heure où il y a obligation à changer nos habitudes, y compris dans la construction des bateaux, ajoute le skipper des P’tits Doudous. C’est une opportunité pour tout le monde et j’en suis fier. Si demain on arrive, par exemple, à avoir une filière de construction en carbone ré-employé et une filière d’accastillage en titane recyclé, en collaboration avec Karver, on aura fait un grand pas en avant ! »

Prestataire spécialisé dans l’industrie aéronautique et notamment pour Airbus, DUQUEINE Atlantique avait la volonté de diversifier ses domaines d’expertises et, une approche qui avait séduit le skipper des P’tits Doudous ; la construction « en urgence » d’un mât neuf pour remplacer celui de l’Ocean Fifty après son chavirage en avril 2022 ayant achevé de le convaincre qu’il avait trouvé l’entreprise qui allait construire son IMOCA. Totalement acquises au projet, les équipes installées à Malville (44) ont construit un bâtiment spécifique pour accueillir le premier bateau de leur histoire et relever un challenge qui mobilise aujourd’hui les compétences et l’envie de toute l’entreprise. « C’est une grande aventure, un projet inédit pour nous de pouvoir réaliser un ensemble de pièces aussi grand et un bateau pour faire le tour du monde. Cela soulève une belle énergie en interne et un vif enthousiasme de la part de toute l’équipe, détaille Nicolas Henry, Directeur de DUQUEINE Atlantique. Techniquement c’est évidemment un enjeu unique que de construire le premier bateau en carbone re-employé. Mais nous nous sentons capables de relever ce défi grâce, notamment, à notre expertise dans l’aéronautique. Armel fait partie de ceux qui sont capables de prendre des risques que d’autres n’avaient pas osé prendre. Il mise sur nous et il est hors de question de le décevoir ! Il sait aussi qu’il va avoir affaire à une équipe qui fera tout pour lui livrer un beau et bon bateau. C’est gagnant/gagnant ! »

L’humain au cœur de l’aventure

Mais la singularité et la force de ce projet ne résident pas uniquement dans la spécificité de ses matériaux de construction ou dans le choix d’un chantier dont l’exigence et la fraîcheur sont un véritable atout. Le ciment de cette aventure est avant tout l’humain et ce lien indéfectible entre Armel Tripon, connu autant pour son talent en mer que pour ses qualités à terre, l’association Les P’tits Doudous et tous les soignants qui la composent. Derrière eux, un collectif inédit de partenaires engagés et un pool de trois banques se sont mobilisés pour donner corps à ce défi. « C’est un challenge collectif que d’embarquer les soignants et les salariés des entreprises qui nous soutiennent à bord d’un même bateau, évoque Nolwenn Febvre, Présidente et Fondatrice des P’tits Doudous. Nous nous engageons aujourd’hui dans un projet sportif, performant à l’image de notre quotidien de soignants. Ce challenge est certes ambitieux mais nous nous devons de le mener au mieux et de nous donner toutes les chances de réussir, par respect pour les enfants, les soignants et les salariés des entreprises mécènes qui nous suivent et nous soutiennent ! »

Avec le lancement de la construction de cet IMOCA, une première course débute ; celle qui permettra aux P’tits Doudous de s’aligner au départ de leur première épreuve et de démontrer, au large, que « cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse » (Nelson Mandela).

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Vendée Globe. Fin du projet Corum L’Epargne de Nicolas Troussel suite à son démâtage !

©Eloi Stichelbaut / polaRYSE / CORUM l'épargne

Le projet d’un deuxième Vendée Globe pour l’Imoca Corum L’Epargne de Nicolas Troussel s’est arrêté définitivement ce week-end suite à son démâtage sur le Défi Azimut. L’entreprise Corum L’Epargne a décidé d’arrêter. Son président Frédéric Puzin passionné de voile et qui courre en IRC a décidé d’arrêter les frais suite à un énième problème sur le bateau décidément maudit. Une terrible nouvelle pour l’équipe qui s’ajoute à celle du week-end. L’équipe avait pourtant refait 6 m d’étrave sur le bateau pour le rendre plus performant. Il ne participera pas à la Transat Jacques Vabre ni au Vendée Globe sous les couleurs de Corum. Les 15 personnes de l’équipe qui étaient salariés de l’entreprise vont être licenciées.

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