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Documentaire. Les Dévoilés de Yannick Charles

Ce documentaire de Yannick Charles a été tourné à Lorient au sein de la voilerie Quantum Sails. Il sera projeté en avant première au cinéville de Lorient le jeudi 01 février.

Réunis dans une voilerie, à Lorient, Isabelle Joschke, Anne Liardet, Thomas Coville, Giancarlo Pedote, et Loïck Peyron livrent leur
quotidien de marins océaniques et d’athlètes de haut niveau. Avec eux, nous plongeons dans un autre monde : celui de la voile de
compétition, de la course au large en haute mer avec ses incertitudes et ses sensations extrêmes. Entre les cliquetis des machines à coudre et le frottement des voiles sur le plancher de la voilerie, les mots et les phrases des marins s’enchaînent avec des images de mer et révèlent des personnalités attachantes et sensitives.

Entretien avec le réalisateur :
Quelle est l’origine du film ?
Yannick Charles : Après « La Part des Singes » en 2021 à propos des capitaines de pêche, j’ai voulu poursuivre d’autres introspections dans le monde des marins de haute mer ; ceux qui vont au large, longtemps et par tous les temps. Et c’est le cas des skippers de la Course au Large. Partir sur les océans pour une durée de plusieurs jours ou de plusieurs semaines est une plongée dans un monde inconnu.
Un quotidien que finalement très très peu de « terriens » connaissent.
Le paradoxe de tout marin : réussir à faire partager ce que les autres n’ont jamais vu et vécu. Tâche encore plus ardue pour les skippers de la course au large qui eux, ont quasiment l’injonction d’avoir à tout raconter de leur vie à bord. On voudrait qu’ils partent dans l’inconnu mais qu’ils nous disent tout d’eux et de ce qu’ils vivent. On voudrait du mystère mais en sachant le menu de leur repas et en partageant leurs coulisses d’un clic devant un écran. Quelle étrangeté que d’entretenir ce mythe de l’inconnu, de l’aventure en solitaire
tout en maintenant une connexion perpétuelle ? Ce sont ces paradoxes que nous avons voulu – entre – autres aborder avec ces « Dévoilés ».

Pourquoi ces entretiens n’ont ils pas été réalisés en mer ?
Yannick Charles : A bord d’un voilier de course, les embarquements sont rarement possibles sutout sur de longues périodes. Le quotidien du skipper – surtout dans le cadre d’un tour du monde – est celui d’un solitaire. Seuls les médiaman – et cela depuis peu – sont habilités à embarquer mais essentiellement pour réaliser des images, pas des entretiens « de fond ».

En outre, il nous semblait judicieux que cette parole de marins soit détachée physiquement du large mais pas non plus étrangère à leur quotidien à bord : c’est pour cette raison qu’on a choisi de mener ces entretiens à la Base sous marine Lorient dans une voilerie (Voilerie Quantum Sails – Lorient) ou grâce à des écrans et des images projetées, elles ou ils pouvaient se re-immerger dans leur vie de
marins. Les installer dans ce dispositif était aussi un moyen de recueillir des propos plus intimes, plus personnels, des confidences qu’en mer nous aurions eu peut-être du mal à obtenir.

Qui sont les protagonistes ?
Yannick Charles : Elles et ils sont cinq, représentant plusieurs générations et
personnalités de ce monde de la Course au Large.
Isabelle Joschke, franco allemande, qui s’apprête à partir pour son second Vendée
Globe en novembre 2024 ; sans langue de bois, elle est une personnalité engagée
dans la féminisation de ce sport.
Anne Liardet qui a passé la soixantaine et qui a beaucoup bourlingué ; elle est de la
génération des Florence Arthaud (elles se connaissaient bien) et d’Olivier de
Kersauzon. Elle continue à naviguer en mini après avoir fait le Vendée Globe en
2004.
Giancarlo Pedote va également participé au prochain Vendée Globe ; c’est un marin
italien qui a choisi de venir s’installer il y a plus de dix ans en Bretagne pour
pratiquer la voile océanique, son sport, lui qui a pratiqué la boxe et qui continue à
pratiquer l’apnée etc etc
On ne présente plus Thomas Coville, multi tourdumondiste, ni Loïck Peyron…
Tous ces marins ont des parcours différents mais ils ont en commun cette faculté de
savoir raconter les choses de la mer et de leur sport.

Ce documentaire est un film pour les marins, les « voileux » ?
Yannick Charles : « Les Dévoilés » est un film de marins et de mer.
Pour un public de non-averti.
Pour tous ceux qui aujourd’hui se projettent dans le quotidien des skippers de la
course au large.
« Partir en mer, c’est être capable d’affronter sa nature profonde. Paré de toutes ces qualités,
le marin devient le porte-drapeau d’une humanité plus vraie et plus désirable». «Les
Dévoilés» résonne avec ces mots d’Isabelle Autissier.
Il raconte aussi en filigrane comment les skippers sont face à une aspiration
contradictoire : la volonté de contrôler un univers hostile, aléatoire, dangereux et la
nécessité de faire rêver, donner de l’évasion au plus grand nombre.
Ce qui fait beaucoup pour une seule femme ou un seul homme.

Filmographie du réalisateur
A 61 ans, j’ai fait l’essentiel de ma carrière de journaliste à l’émission Thalassa de 1991 à
2019 où j’ai été grand reporter, rédacteur en chef adjoint, caméraman etc etc… Auteur de la
série « Les Côtes d’Europe vues du ciel », j’ai également réalisé des dizaines et des dizaines
de reportages autour des mondes marins et des marins dans le monde entier de l’Alaska au
Nigéria, de la Sibérie au Chili, des Philippines aux côtes d’Afrique du Sud. J’ai embarqué en
mer de Béring sur des crabiers et des chalutiers, dans l’océan indien avec des pêcheurs de
légine, en Atlantique nord avec des pêcheurs de Lorient… Avec Thalassa, j’ai couvert des
départs et des arrivées de course (Route du Rhum …) et même navigué (une demijournée…)
avec Eric Tabarly.
Membre (entre autres) du Next Quartet, je suis également musicien (batteur + Musique
Assisté par Ordinateur) ; je suis co-auteur de la musique originale des « Dévoilés » comme
je le suis de celle de « La Part des Singes ».

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Arkea Ultim Challenge. Thomas Coville, deuxième au cap Leeuwin

Sodebo Ultim 3 / skipper Thomas Coville (FRA) during the start of the Arkéa Ultim Challenge Brest on the 7th January 2024 Photo Vincent Curutchet / Team Sodebo / Aléa

Thomas Coville sur Sodebo a franchi ce lundi 29 janvier à 01h36 (heure française) le deuxième des trois caps mythiques du tour du monde à la voile, le cap Leeuwin, au sud-ouest de l’Australie, après 21 jours 12 heures 6 minutes. Deuxième de l’Arkea Ultim Challenge-Brest derrière Charles Caudrelier, passé au cap Leeuwin jeudi, le skipper de Sodebo Ultim 3 en a bientôt terminé avec un océan Indien qui aura été particulièrement rude pour lui, entre des conditions météo difficiles et une longue réparation du système de descente de ses foils.

Une réparation « sur le papier infaisable », qu’il a réussi à mener à bien, au terme d’intenses efforts, et lui permet de naviguer de nouveau sur ses deux foils. Au moment de franchir Leeuwin dans la nuit australe, Thomas Coville a pris le temps de confier ses sentiments.

Te voilà donc au cap Leeuwin, que t’inspire ce passage du tour du monde ?
Pour moi, il est synonyme d’Australie, le pays qui a été dans ma vie celui du déclic, qui m’a donné le goût de la liberté. J’y suis allé après mes études, j’avais besoin de partir loin de chez moi, de me créer tout seul, et je suis arrivé dans ce pays-continent incroyable, j’avais 25 ans, il a changé ma perception du monde. Le cap Leeuwin est la partie du pays que je préfère, c’est la Californie de l’Australie, avec notamment Perth, qui me rappelle la Coupe de l’America en 1987, le défi français French Kiss… C’est aussi pour moi synonyme de « docteur Fremantle », ce vent qui se lève tous les jours à la même heure et permet de naviguer dans des conditions géniales. Quant au phare du cap Leeuwin, il n’a rien à voir avec la grandiloquence de celui Bonne-Espérance, perché sur sa falaise, c’est un petit phare en bois, très « british » et bas sur l’eau. En tout cas, le fait de le franchir à ce stade de l’océan Indien reste à chaque fois une expérience incroyable.

Comment as-tu vécu la traversée de l’océan Indien, que tu termineras prochainement au niveau du cap du sud-est, sous la Tasmanie ?
Cet Indien restera comme un moment pénible, mais en même temps, je me dis que c’est toujours une chance inouïe de retrouver les albatros, d’entrer dans les mers australes. C’est un choix, la liberté, l’immensité, une sensation de n’être rien du tout, d’être extrêmement fragile, vulnérable. Je trouve que c’est un moment assez poétique, très intime et finalement sublime, tu prends conscience de ta fragilité face au miroir de la nature autour de toi. Maintenant, le compétiteur que je suis n’est pas très content de s’être fait distancer…

Tu as été handicapé pendant cet océan Indien par tes problèmes sur le système de descente des foils, peux-tu nous en dire plus ?
Oui, on a subi beaucoup de choses, contrairement à d’autres – et bien vu à Charles qui a réussi à rester devant les fronts. Nous, on a eu trop de problèmes techniques pour y arriver, donc on s’est retrouvés derrière ces fronts avec de la mer formée, des conditions difficiles. Et je me suis surtout attelé à une tâche qui, sur le papier, était infaisable, celle de réparer manuellement le fonctionnement de descente des foils. Après le premier, j’ai dû réparer aussi le deuxième. Ça m’a pris plusieurs jours, voire toute la semaine, il a fallu trouver des solutions, faire sans cesse des allers-retours dans le flotteur, mettre les mains dans des endroits où il ne faut pas les mettre normalement, pour finalement réussir, grâce à mon équipe technique, à utiliser de nouveau mes foils qui sont si importants sur le bateau. Sans ses foils, on est comme des albatros sur le pont d’un bateau, maladroits et veules. J’étais très content et très fier d’avoir réussi à réparer, mais pour autant, ça m’a pris beaucoup d’énergie et ça ne nous a pas permis de rester dans le bon système météo. Là, depuis trois jours, j’évolue dans de la mer très formée avec du vent fort et violent. Ce sont des conditions difficiles qui, de nouveau, sollicitent énormément le bateau, ce n’est pas de la glisse, ce n’est pas agréable, mais c’est l’océan Indien.



Tu es parti de Brest il y a maintenant trois semaines, vois-tu le temps passer ?
Quand vous êtes en mer, les semaines, vous ne savez plus ce que c’est, les jours à peine. En fait, chaque jour est jour est un peu différent, avec des joies, des peurs, des larmes, des éclats de rires, toutes ces émotions que tu vis tout seul. Ces trois semaines auront été très denses, très remplies, très éclectiques, aussi.

Tu es deuxième au classement, comment vois-tu ta position ?
Forcément…Charles est parti devant avec un enchaînement météo fantastique, bravo à lui et à son équipe, ça reflète la maîtrise de ce projet. Armel est derrière moi, mais il se rapproche, en bon « Chacal » (son surnom) qu’il est, avec un système météo qui lui est favorable. Nous, on se retrouve entre deux systèmes, ce n’est jamais très bon, il faudrait réussir à attraper l’un des deux, car les conditions sont vraiment difficiles et inconfortables pour bien faire avancer le bateau.

Le Pacifique se profile devant toi, qu’est-ce qu’il signifie pour toi ?
Pour moi, le Pacifique, c’est l’océan papier de verre. Comme c’est le plus grand, c’est celui qui lamine, ponce le moral et effrite le physique. Et dans les mers australes, il n’est pas du tout pacifique, comme il l’est davantage dans le Pacifique nord. Et il se termine par le cap Horn qui, souvent, n’est pas non plus un endroit très sympathique, mais ça, on en reparlera !

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Arkea Ultim challenge. Anthony Marchand en escale à Cape Town

Anthony Marchand et Actual Ultim 3 ont rejoint le port de Cape Town ce vendredi 26 janvier peu après 15h00 heure française pour remettre l’Ultim en ordre de marche et reprendre au plus vite la course.

Près de 55 heures après l’endommagement du foil bâbord (à lire ici) l’Actual Ultim 3 est à présent amarré à proximité du SVR-Lazartigue de Tom Laperche en escale technique lui aussi. Son skipper, Anthony Marchand, y a retrouvé son équipe technique pour lancer leur opération « commando ».

« L’entrée en baie de la Table a été incroyable, avec des accélérations du vent jusqu’à 30 nœuds en rafales entre Lion’s Head et Table Mountain. Immédiatement, le team a pris le bateau en charge. Il va s’agir maintenant de retirer le foil abimé, d’effectuer quelques réparations sur le gennaker puis de solutionner quelques problèmes de barre, notamment de pilote automatique », a détaillé le Costarmoricain pour qui le temps est bien évidemment compté dans le cadre de l’Arkea Ultim Challenge – Brest.
« Le but est de reprendre le large au plus vite. Ce sera forcément bien de repartir avec un bateau presque à 100% pour cette longue route qui nous attend encore. Une route semée d’embûches sur laquelle il va se passer encore pas mal de choses, c’est certain. », a commenté Anthony qui espère reprendre sa course dès demain samedi après-midi. Le Team Actual met tout en oeuvre pour que cette escale ne dure pas plus de 24 heures (la durée minimale d’escale technique imposée par le règlement de l’épreuve).
« Je suis d’ores et déjà remonté à bloc pour repartir et retrouver les albatros en mer », a terminé le skipper d’Actual Ultim 3.

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Ferrari entre dans la course au large avec Giovanni Soldini

Ferrari s’est associée au skipper italien Giovanni Soldini pour concevoir et construire un nouveau bateau sous le nom de Ferrari. La Scuderia n’a fourni aucun détail sur ce futur bateau, ni indiqué dans quelles compétitions il participerait. Soldini, qui vient de mettre fin à un partenariat de 11 ans avec Maserati poursuit donc l’aventure avec le groupe.

Ferrari a indiqué qu’elle « utilisera des technologies de pointe tout au long du cycle, depuis la conception et l’ingénierie jusqu’à la réalisation ». et ajoute que « la recherche de performances maximales en mer générera des innovations et des solutions concrètes pour la durabilité qui, conformément à la tradition de Ferrari, constitueront un stimulant important dans l’évolution de ses voitures de sport ». Le président de Ferrari, John Elkan, (que l’on a vu souvent à Valence sur la Coupe de l’America en 2007) a déclaré : « Nous sommes sur le point de nous lancer dans un voyage passionnant qui élargira notre âme de pilote. Avec ce nouveau défi compétitif, motivé par notre capacité d’innovation et notre engagement en faveur du développement durable, nous dépasserons les limites actuelles. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur Giovanni, qui est extraordinaire en termes d’expérience, de détermination et d’esprit d’équipe.

Giovanni Soldini a ajouté : « Nous travaillons sur un projet important et d’avant-garde avec un potentiel technologique incroyable qui rassemble différents mondes et compétences du plus haut niveau. Travailler avec une équipe exceptionnelle dans la recherche et le développement de solutions innovantes et respectueuses de notre environnement est une expérience vraiment unique. Je suis ravi de commencer cette nouvelle aventure avec Ferrari”, a déclaré Soldini.

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Arkea Ultim challenge. Avarie de safran pour ADAGIO, Eric Péron fait route vers Cape Town

Adagio - Eric Peron - Ambiance à bord lors de l'ARKEA ULTIM CHALLENGE-Brest - le 25/01/2024

Ce vendredi matin à 5h13, heure de Paris, Eric Péron a prévenu son équipe technique et la direction de course de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest que son safran tribord était endommagé. Avec un safran incontrôlable et sans secteur barre de rechange pour tenter une réparation de fortune, Eric ne peut envisager d’attaquer les océans Indien et Pacifique. À 450 milles du cap de Bonne Espérance, l’ULTIM ADAGIO a donc ré-empanné ce matin pour faire route vers Cape Town, en Afrique du Sud.

Le skipper explique : « J’avais empanné depuis deux heures vers le sud pour rester devant le front froid avec lequel j’accélérais bien depuis deux jours et malheureusement, mon safran au vent a dû taper quelque chose à la surface. Il a twisté sur lui-même et a cassé le secteur de barre. Je marche à vitesse réduite mais on voit que le safran ne se contrôle plus. Le secteur de barre est complètement désolidarisé de la mèche. » Toute l’équipe technique est mobilisée pour trouver des solutions afin de réparer le plus rapidement possible et permettre à l’ULTIM ADAGIO de reprendre le large. Le bateau évolue toujours dans un bon flux d’Ouest-Nord-Ouest mais va devoir traverser une zone de vent faible dans la journée de demain. Il est attendu à Cape Town dimanche matin.

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Trophée Mer et Montagne. La passion des vagues et des cimes depuis 29 ans !

Le Trophée Mer Montagne TeamWork s’est tenu de nouveau à l’Alpe d’Huez cette année du 22 au 26 janvier. Pour sa 29 édition, il a rassemblé une trentaine d’athlètes de haut niveau répartis en 15 équipes composées d’un marin, d’un montagnard et d’enfants de la station qui se sont affrontés en toute convivialité, sur plusieurs épreuves sportives. L’occasion pour ces aventuriers de partager leur passion des vagues et des cimes.

Depuis 1994, le Trophée Mer Montagne animé par Eric Loizeau permet d’offrir des rencontres sportives et conviviales riches en échanges entre marins et montagnards. Les équipes, tirées au sort en début de compétition, sont formées d’un marin, d’un montagnard et d’un jeune de la station de l’Alpe d’Huez. Les concurrents s’affrontent sur une dizaine d’épreuves réparties sur 3 jours de compétition. Au programme, les traditionnelles épreuves qui ont fait la renommée de l’évènement : épreuves de slalom, ski-alpinisme mais aussi du curling qui était au programme cette année.

Le «plateau» de cette 29ème édition, qui s’est retrouvé dans la station qui revendique le titre de “station de ski la plus ensoleillée de France” s’annonçait comme toujours très relevé avec des habitués de ce rendez-vous hivernal, Aurélien Ducroz, Pascal Budin, Guillaume Vadot, Christian Clot ou encore Erwan Le Lann pour les « Montagnards », Franck Cammas, Yannick Bestaven, Thomas Ruyant, Erwan Le Roux, Maxime Sorel ou Christopher Pratt pour les « Marins ». Parmi les petits nouveaux, Sophie Lavaud, première française à gravir les 14 sommets de plus de 8000 m, les marins Marie Riou, Amélie Grassi, Lois Berrehar ou bien encore Benjamin Ferré.

Si la journée est consacrée aux épreuves, le soir à partir de 18h, des projections sont organisées. Cette année marquée par le premier tour du monde en Ultim a été l’occasion d’échanger en direct avec Charles Caudrelier.
Trois jours de compétitions, d’échanges dans une bonne ambiance et sous le soleil à l’Alpe d’Huez. Le Trophée Mer et Montagne qui fêter ses 30 ans l’année reste une institution.

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Arkea Ultim Challenge. Caudrelier au Cap Leeuwin inscrit un nouveau temps de référence !

Charles Caudrelier a franchi le cap Leewin. Toujours en tête, il conserve encore une belle avance sur Thomas Coville qui lui-même voit revenir Armel Le Cleac’h. A Cap Town, Tom Laperche espère réparer. Il a été rejoint par Anthony Marchand. Dernier mais bientôt 4e Éric Péron poursuit son tour à son rythme.

Charles Caudrelier est le premier à franchir le Cap Leeuwin, battant ainsi par la même occasion le record de François Gabart, datant de 2017, de plus d’une journée. Bien plus loin, à Cape Town, Anthony Marchand est arrivé pendant la nuit. Il va retrouver son équipe et celle de SVR-Lazartigue qui a communiqué dans la journée. « Il y a une mini possibilité de continuer » a confié Tom Laperche. Il convient de réaliser un petit travail de projection depuis la terre pour se rendre compte de ce qu’il se passe là-bas, dans ces mers où le ciel est bas, la lumière rare et l’espoir si loin. La succession des jours et la répétition des efforts pourraient finir par banaliser ce que ces marins sont en train de vivre. La difficulté se ressent pourtant pleinement à observer un homme résister à tout, à s’employer à longer la ZEA (zone d’exclusion des glaces) et à avancer toujours. Cet homme, c’est Charles Caudrelier.

Alors que la plupart de ses rivaux ont tous eu à gérer des avaries techniques conséquentes, lui continue à progresser, constant dans l’effort, s’autorisant même à temporiser quand il le faut. Attention : c’est tout sauf un long fleuve tranquille. Il faut s’imaginer qu’à bord du Maxi Edmond de Rothschild, Charles a enchainé 12 à 13 empannages hier. « Il doit être bien fatigué là », insistait ce matin Guillaume Rottée, le Directeur de course de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest. « C’était bien actif avec toutes ces manœuvres, ce vent très instable, il faut tout le temps régler les voiles et ce n’est pas évident », confiait le skipper du Maxi Edmond de Rothschild hier. Il a donc tenu bon et s’est rapproché des côtes australiennes.

Charles a explosé le record détenu depuis 2017 par François Gabart. Ce dernier avait bouclé le trajet entre Ouessant et le Cap Leeuwin en l’espace de 19 jours, 14 heures et 10 minutes, ce qui constituait jusqu’alors le temps de référence. Même si le skipper de Macif avait emprunté une route bien plus Sud que le Maxi Edmond de Rothschild, Charles s’est offert le record avec plus d’une journée d’avance. Ce jeudi 25 janvier, Charles Caudrelier et le Maxi Edmond de Rothschild ont franchi la longitude du cap Leeuwin, à la Pointe Sud-Ouest australienne à 19h 14min et 05 secondes (heure française) après 18 jours 5 heures 44 minutes et 5 secondes de course. Lancé dans une course autour du monde et non dans une tentative de record, le leader de l’Arkea Ultim Challenge Brest le martèle, les chiffres l’importent peu et seul son classement compte. Pour autant, grâce son incroyable navigation, le skipper du Gitana Team s’offre au passage le nouveau meilleur temps de référence en solitaire entre Ouessant et le cap Leeuwin. Il améliore le chrono établi par François Gabart en 2017 de 1 jour 8 heures 25 minutes et 55 secondes. Depuis le départ de Brest le 7 janvier dernier, le Maxi Edmond de Rothschild a réellement parcouru 13 007 milles, soit une vitesse moyenne de 29,54 nœuds.

Derrière, Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) tient bon à la 2e place. En prise avec des conditions particulièrement virulentes, il comparait ces derniers jours à « un train fantôme » où « il n’y a pas de vie retour ». Le ciel s’est depuis dégagé et il a pu poursuivre sa route avec un peu plus de quiétude. Du côté d’Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI), tous les voyants sont au vert. Le plus rapide sur la journée de mercredi, le skipper progresse toujours à plus d’une trentaine de nœuds de moyenne. « Continuer est une mini-possibilité » (Tom Laperche) © Guillaume Gatefait Dans le même temps, à plus de 3 800 milles plus à l’Ouest, la réalité est bien différente pour Tom Laperche. Dans un communiqué publié en fin de matinée, SVR-Lazartigue est revenu sur la situation. Le bateau est arrivé lundi dernier, amarré mardi avant que l’équipe ne s’active pour « constater l’étendue et la gravité des dégâts » et « l’étude des différentes options ». Et la suite ? « Continuer est une mini-possibilité mais ce n’est pas simple, admet Tom. Quand j’ai vu les dégâts, j’ai tout de suite compris que ça allait être compliqué ». Et d’ajouter : « rien n’est facile au Cap. Il faut trouver la bonne grue, avoir les autorisations, la logistique. Ça ne va pas aussi vite que nous espérions mais on se bat ». Désormais, plusieurs options sont sur la table dont la « mini possibilité de continuer » ou encore une réparation rapide « pour rendre le bateau étanche et le ramener par la mer à vitesse réduite sans dérive ». Une fois qu’Anthony Marchand aura à son tour rejoint Cape Town, ils ne seront plus que quatre dans un arc de 4 300 milles, la distance qui sépare Éric Péron (ULTIM ADAGIO) de Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild).

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Arkea Ultim Challenge. Foil endommagé sur Actual, pas d’escale envisagé

Alors qu’il naviguait en 4è position de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest*, dans les 40èmes Rugissants, Actual Ultim 3 a été victime d’une collision à vitesse élevée. Il était 8h23 heure française, lorsque l’Actual Ultim 3 d’Anthony Marchand a été très brutalement freiné dans sa course par un impact sur le foil bâbord. L’appendice est en place, gravement endommagé.  Le skipper va bien et le bateau est sécurisé. Anthony Marchand et le team Actual ont décidé de poursuivre la route et n’envisagent pas d’escale technique.

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Arkea Ultim Challenge. Tom Laperche et le trimaran SVR Lazartigue à Cap Town

Quatre jours après une collision dans l’Atlantique Sud, sur l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, provoquant une voie d’eau importante à bord du Trimaran SVR-Lazartigue, Tom Laperche a pu rejoindre la côte Sud-Africaine ce lundi 22 janvier dans la matinée. Les travaux vont commencer pour tenter de le réparer.

Après l’importante collision survenue dans la nuit du jeudi 18 janvier alors que le trimaran SVR-Lazartigue progressait dans l’Atlantique Sud vers l’Océan Indien sur l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, Tom Laperche a mis quatre jours à rallier Cape Town. Une partie de son équipe technique a quitté Concarneau vendredi soir afin de le retrouver au Cap pour mettre le bateau et Tom Laperche en sécurité avant d’entamer un chantier de réparation au niveau de la dérive et du fond de coque. Alors qu’il pointait devant les côtes Sud-Africaines à 5h30 TU (6h30 Heure Française), Tom a dû faire preuve de patience avant de retrouver son équipe. Les conditions de mer et de vent étant musclées (50 à 60 nœuds), il était impossible au Trimaran SVR-Lazartigue d’accéder au port et au team de le rejoindre en semi-rigide. C’est finalement à 10h30 TU que les retrouvailles ont eu lieu. Un fort vent est attendu encore pendant plusieurs heures, rendant la manœuvre dans le port impossible. Tom Laperche a donc été rapatrié à terre grâce au semi-rigide de l’équipe technique, et quatre membres du team assureront la sécurité du bateau, à l’entrée du port, jusqu’à demain matin. Ils commenceront à inspecter le bateau et évaluer les dégâts sur la dérive dans la journée.

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Paris2024. Lou Berthomieu de retour sur l’eau avec Tim Mourniac en Nacra 17!

Avec une détermination sans faille et une soif de rester au plus haut niveau en Nacra 17, Lou Berthomieu n’a pas ménagé ses efforts ces 6 derniers mois à Saint-Martin Sport à Marseille et au Centre Européen de Rééducation du Sportif à Cap Breton pour soigner son genou durement abîmé lors du Test Event phocéen en juillet 2023. La voilà désormais prête à remonter en selle aux côtés de son barreur Tim Mourniac pour deux mois intenses de navigation à Lanzarote avant la prochaine et dernière grande échéance de la campagne olympique : le Trofeo Princesa Sofia à Palma du 29 mars au 6 avril prochain.

A un an des Jeux Olympiques de Paris, alors qu’ils récoltaient les fruits d’un travail acharné (5e et 1er équipage français du Trofeo Princess Sofia à Palma, vainqueur de la Medal Race et 6e de la Semaine Olympique Française de Hyères en 2023) Lou Berthomieu, 23 ans, et Tim Mourniac, 25 ans ont vécu un moment dur et compliqué à gérer dont ils ressortent aujourd’hui plus forts que jamais. « Le meilleur moyen de faire avancer le projet suite à la blessure de Lou, c’était de se concentrer chacun sur sa tâche. Elle, sur son genou et son physique, moi, sur la partie navigation. Nous avions pleine confiance l’un en l’autre et nous étions ultra motivés chacun de notre côté. Il ne fallait pas qu’on se disperse mentalement. Aujourd’hui, nous avons rempli nos objectifs et nous sommes super heureux de repartir naviguer. » explique Tim Mourniac.

Tandis que le Quiberonnais peaufinait son sillage sur l’eau avec Aloïse Retornaz (médaillée de bronze en 470 aux Jeux de Tokyo en 2020) et empochait une belle 8e place aux Championnats d’Europe au Portugal, la Nantaise donnait toute son énergie à retrouver ses capacités physiques : « Je n’avais jamais arrêté si longtemps de naviguer ce qui m’a permis de me concentrer pleinement sur la partie physique. J’ai été très encadrée, je n’avais pas le temps de me poser de questions. 5 jours sur 7, j’étais en salle de sports. Physiquement, je me sens très affûtée, plus qu’avant même, il va falloir maintenant reprendre confiance en mon genou sur le bateau. Quand on m’a dit qu’une blessure pouvait apporter du bon, je n’y croyais pas autant que j’y crois aujourd’hui. J’ai beaucoup appris sur moi, en tant qu’athlète d’abord, mais aussi personnellement. Mieux se connaître c’est aussi mieux savoir avec qui nous pouvons progresser, performer tout en étant épanouie dans un projet qui nous ressemble, qui est le nôtre ! » confie Lou Berthomieu.

Un plan d’eau ventilé et des équipages des 4 coins du monde : le must pour s’entraîner !

C’est donc à Lanzarote aux Canaries que le duo français a posé ses valises mercredi 17 janvier et ce pour deux mois. Une occasion en or pour retrouver les sensations et les automatismes, travailler, optimiser, se frotter à la concurrence, performer, et prendre du plaisir. « Il y a de l’impatience mais il ne faudra pas se précipiter. Lou sera à l’écoute de ses sensations, on ne veut pas brûler les étapes, ne pas faire d’excès trop rapidement. N’empêche tous les voyants sont au vert, les retours du staff sont très bons ! » ajoute Tim.
L’année 2024 promet une intensité de tous les instants avec la sélection olympique en ligne de mire. « Il y a deux étapes importantes : un premier sprint jusqu’à Palma et puis après ce sera une deuxième histoire qui commence si nous sommes sélectionnés. Nous restons très concentrés » ajoute Lou.
Avec la motivation, le talent et le travail fournis depuis deux ans, s’ajoutent désormais la force mentale et l’envie décuplée liées à une blessure qui a fait déplacer des montagnes à Tim et Lou. Le duo mixte est désormais en route vers les sommets…

Prochaines échéances pour Lou Berthomieu et Tim Mourniac

-Trofeo Princesa Sofia à Palma de Majorque : 29 mars au 6 avril

  • Semaine Olympique Française (SOF) à Hyères : 20 au 27 avril
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