Bruno Peyron le savait. Cette remontée de l’Atlantique Nord n’allait pas être une partie de plaisir. Mardi matin, la vitesse du bateau commençait à chuter sérieusement aux alentours de 11-12 noeuds. La faute à une grande dorsale anticyclonique impossible à contourner où le vent brille par son absence. L’équipage du maxi-catamaran n’a d’autre choix que de la traverser et d’être ralenti pendant quatre à cinq jours. Cette situation météorologique peu commune dans l’Atlantique Nord en cette période pourrait faire perdre à Orange II trois des neuf jours d’avance qu’il possède sur le record de Cheyenne. La confiance règne toujours à bord, mais chacun sait qu’il va falloir prendre son mal en patience.


















