Dans des messages envoyés ce matin, plusieurs skippers de la flotte IMOCA signalent des conditions difficiles car le vent fait défaut avant l’arrivée de l’ancienne dépression tropicale Tomas et ils tombent facilement dans des calmes. Avec des écarts serrés dans le peloton, c’est une grande frustration pour les skippers, qui craignent une chute dans le classement à cause de ces phénomènes localisés.
Vincent Riou (PRB) : « Je ne pensais rester planté à ce point. J’étais arrêté. La mort pendant quatre heures ! Dur ! Déjà la journée d’hier avait été dure mais cette nuit cela a été horrible… Je me suis un peu arraché les cheveux pour essayer de m’en sortir. Je n’ai pas l’habitude de baisser les bras rapidement mais c’est vrai qu’il n’y avait pas de vent et beaucoup de mer. J’espère juste que les vents vont être un peu réguliers pour me reposer un peu parce qu’après, on va arriver dans la dépression tropicale où on ne sait pas bien ce que l’on va trouver. »
Armel Le Cléac’h (Brit Air) : « Ma stratégie depuis plusieurs jours, c’est de pouvoir me situer plus au sud de la flotte à l’approche de cette dépression et ainsi, j’espère, être mieux placé pour la suite. On essaye de trouver le bon chemin pour passer à travers les nuages. Certains ne se sont quasiment pas arrêtés, d’autres ont payé leur valoir. Moi, je l’ai payé ce matin en restant pendant trois ou quatre heures quasiment arrêté. C’est le jeu. Il faut aussi surveiller quelle force de vent on va avoir, trouver le bon compromis – ça ne va pas être facile – puis commencer à regarder ce que font les petits camarades de près. Après-demain, la course deviendra plus stratégique, plus tactique… »
Quant à Christopher Pratt, le benjamin de la flotte IMOCA a pris un coup au moral. « Je suis un peu dépité, c’est parti par devant » avoue-t-il. « Et en plus, ça va être très long sur la fin. Je ne pense pas arriver avant dimanche en Guadeloupe. »









