En apportant des modifications aux règles de la Volvo Ocean Race 2011-2012, les organisateurs ont dû tenir compte des conditions économiques. Pour le PDG Knut Frostad, la maîtrise des coûts est un élément primordial en ce moment et il souligne de nouveau qu’il voudrait voir les bateaux actuels sur la ligne de départ de la prochaine course. "La raison principale pour effectuer des changements concerne les coûts. Bien qu’il s’agisse d’une épreuve sportive, un bon rendement sur les investissements est vital si l’on veut garantir le succès à long terme. Il existe plusieurs façons de réduire les coûts. On peut mettre en place un parcours plus court, écourter les escales et limiter le nombre de voiles. Quant aux bateaux, nous voulons faciliter l’accès aux nouveaux bateaux pour qu’ils puissent facilement satisfaire aux poids maximum et minimum afin d’assurer leur compétitivité, mais sans avoir besoin de recourir à un budget phénoménal pour y arriver, tout en encourageant des bateaux de la génération actuelle à y participer de nouveau. La participation de ces bateaux devrait permettre l’inscription d’une flotte plus importante. Je crois que les bateaux actuels peuvent rester compétitifs. Delta Lloyd a confirmé cela cette fois en grimpant plusieurs fois sur le podium. D’ailleurs, en utilisant un bateau déjà construit, cela offre aussi plus de temps à l’équipage."
Afin de mettre ces idées en pratique, Frostad a embauché deux experts, Ken McAlpine et Bill Edgerton, qui avaient tous les deux une longue expérience de la Coupe de l’America. McAlpine s’explique,"Un de nos objectifs est d’essayer de homogénéiser la performance des bateaux. Pour cela, nous examinons tous les aspects pour voir si une standardisation serait possible ou si l’on peut améliorer encore les choses ou les rendre moins chères. C’est le cas des vérins hydrauliques sur les quilles. Cela implique un gros budget et il se peut qu’il y ait une meilleure façon de procéder qui coûterait moins chère. (…) Nous avons eu des discussions avec les équipes pour voir leurs idées, mais les intérêts des grandes équipes entrent en jeu et ce n’est pas toujours très démocratique. La Volvo Ocean Race a une vision claire des choses et a établi des objectifs. Sous l’impulsion de Knut, Volvo veut que cette course soit l’inspiration d’une nouvelle génération de marins. (…) Nous croyons que la VOR montre le chemin ici. Dans ce domaine, jusqu’ici je ne vois que l’audit qui a suivi la Coupe de l’America de 1992 et cela n’était pas aussi important que ce projet. C’est une première. Mais je crois que d’autres épreuves vont regarder ce que nous réalisons. Des classes comme les TP 52, les Farr 40 voire même les Etchells 22. J’estime que les jours où l’on dépense tout ce qu’il faut pour gagner sont révolus."
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