Les messages en provenance des bateaux participant à la Cape2Rio Race continuent de révéler la difficulté pour certains équipages. Ce matin, le récit concernant les quatre premières journées de la course de l’équipage sur Rocket est une véritable litanie de problèmes. Et cela malgré le fait que le skipper Gerrie Boshoff est loin d’être un bizuth. Il a déjà fait le tour du monde, neuf transats, cinq éditions de la Cape2Rio et cumule plus de 60 000 milles nautiques de navigation.
« Nous avons pris le départ ce samedi avec des conditions estivales, mais le nouveau système de barre s’est cassé une heure avant le départ. Peu après le départ, nous avons rencontré un vent de face assez fort. La liaison de barre tribord s’est cassée vers 22h30 et on a dû réparer pendant la nuit. Tous les novices étaient pris d’un mal de mer important. Pas joli à voir… C’était une nuit dure où il fallait apprendre rapidement. La houle atteignait 10 mètres et le vent soufflait à 35 noeuds. Pendant la deuxième journée, les malades étaient sérieusement déshydratés et ne pouvaient avaler quoi que ce soit. La barre tribord s’est détachée de nouveau. Encore des réparations à effectuer. Nous progressions sous deux ris, mais au cours de l’après-midi la bosse de ris s’est cassée. Gareth a dû faire l’ascension du mât avec un vent très fort et un roulis important. Pendant la nuit du 5 janvier, on a rencontré d’autres soucis. La barre s’est désolidarisée de nouveau et cette fois on a dû tout repenser en utilisant seulement le safran bâbord. On commence à être rôdé avec ces réparations. A 23h30, le skipper nous a appelés sur le pont. Le boulon de la bôme s’est défait et la bôme est tombée. Il fallait 4 heures de travail pour rétablir l’ordre. Ce lundi, on s’est fait ballotté par une houle importante et en modifiant le cap on a déchiré notre grand-voile. Quatre heures de réparation dans des conditions méchantes. Nous avons réussi à réparer le dessalinisateur, mais il y a une fuite importante… »









