Le routage étant interdit pour les monocoques IMOCA pendant la Route du Rhum, les skippers sont obligés de préparer la météo avant de partir. C’est ce que fait actuellement Marc Guillemot, qui travaille avec Sylvain Mondon, le routeur en 2006 de Lionel Lemonchois. Pour le météorologue il y a deux grands cas de figure pour les conditions au départ de Saint-Malo : « Un train de dépressions venant de l’Atlantique Nord qui oblige à traverser plusieurs fronts consécutifs et, d’autre part, un blocage anticyclonique sur les Îles Britanniques. Le premier cas impose beaucoup de stratégie, le second donne lieu à une course de vitesse vers l’alizé. La traversée se fait ensuite au portant, à plus ou moins grande vitesse. Sur le final, il y a souvent de l’incertitude. »
Selon les conditions, la tâche sera plus ou moins difficile pour le skipper. « Quand les grands systèmes sont bien organisés, on sait gérer. C’est plus compliqué par exemple avec des fronts qui se dédoublent ou se dissipent. A partir de jeudi (le 28 octobre), on commence à regarder les conditions des premiers jours de course, et au fur et à mesure on allonge la période d’étude. En fonction de chaque élément, on en déduit une approche de la gestion de la trajectoire en identifiant les moments où il y aura des choix à faire. Si la prévision est instable, on tente de localiser les zones délicates, à fort enjeu. Je ne fournis pas du "clé en main", ni des "way points" à respecter, ce n’est pas mon travail. Il s’agit plutôt d’une discussion sur l’évolution des systèmes. C’est un échange, une discussion autour d’un écran et de modèles. »









