Vincent Riou est arrivé ce matin à 10h30 (HF) à Puerto Williams. Il a pris quelques minutes pour répondre aux questions de l´organisation du Vendée Globe. Voici ces premiers mots après le démâtage de PRB survenu hier soir mercredi : « Nous étions en train de manœuvrer en approche du canal Beagle et la cadène provisoire que nous avions faite à bâbord a cassé. Le mât est tombé tranquillement dans l´eau. On n´a rien pu faire d´autre que de l´abandonner car il y avait du clapot. C´était plus dangereux qu´autre chose. La nuit dernière, on a été pris en remorque par la marine chilienne et on vient d´arriver à Puerto Williams. On avait fait 250 milles avec le gréement réparé, il n´en restait que 50 à faire ! C´est comme ça. J´ai du mal à me projeter plus loin que là où je suis. Il faut qu´on se pose, qu´on se repose, qu´on règle nos problèmes de douanes qui ne vont pas être simples. Il est surtout urgent de ne pas se précipiter. Physiquement, on est fatigué mais ça, on connait. Que ce soit moi ou Jean, on en a les bras qui tombent, c´est le truc de trop. Il va falloir qu´on fasse avec mais ça m´arrive après d´autres événements similaires qui me sont arrivés l´année dernière (1). J´ai l´impression que l´histoire se répète. On est amarré de manière provisoire à un ponton militaire. Maintenant, on va essayer de trouver un mouillage correct pour garder le bateau en sécurité. »
(1): Vincent fait référence à son avarie de quille survenue après la rencontre avec un cétacé dans la Transat anglaise et son démâtage partiel qui l´avait contrait à l´abandon dans la Barcelona World Race.








