Le front qui traverse l’Atlantique Sud d’ouest en est génère des vents forts, qui ont permis aux poursuivants de réduire l’écart sur le duo en tête de la Portimão Global Ocean Race. Au cours de ces 36 dernières heures l’avance de Boris Herrmann et Felix Oehme sur Beluga Racer a été réduit de moitié, mais cet après-midi ils retrouvent du vent en plein milieu de l’océan à environ 300 milles des poursuivants, les Chiliens, Felipe Cubillos et José Muñoz sur Desafio Cabo de Hornos. Tous sont gênés par la présence de l’anticyclone de l’Atlantique Sud, qui les oblige à descendre de plus en plus vers le sud pour le contourner. Boris Hermann reste néanmoins optimiste, « Il y a un certain risque en ce moment, car l’évolution de anticyclone n’est pas facile à prévoir. Les modèles américains et européens montrent que nous devrions pouvoir nous frayer un passage par le sud. C’est cela que nous espérons. On va être sur la même trajectoire que les autres, mais, on l’espère, toujours devant. »
En début d’après-midi, Beluga Racer avait presque atteint la latitude du Cap, mais ils anticipent une descente jusqu’à 38° voire 39° sud pour contourner cette zone sans vent. 300 milles d’avance avec 1600 milles à parcourir pour franchir la ligne d’arrivée et la position des Allemands semblent assurée, mais les poursuivants restent déterminés. Felipe Cubillos a précisé lors de la vacation aujourd’hui, que Desafio Cabo de Hornos est le bateau le plus au sud de la flotte. « Pardonnez-moi, mais il reste encore une dizaine de jours de mer et il faudra effectuer le passage d’un anticyclone à un autre et de plus l’arrivée au Cap reste intéressante. » Un sentiment partagé par les Britanniques sur Team Mowgli, « Une chose est certaine. Cette course est loin d’être terminée et la suite sera fascinante, car le classement va sans doute changer régulièrement au cours des prochains jours. » Ces deux duos ont dépassé le navigateur belge, Michel Kleinjans sur Roaring Forty, mais le solitaire n’est qu’à six milles du tableau arrière de Team Mowgli. Kleinjans a avoué qu’il souffrait de quelques soucis de pilote, mais que normalement le problème est désormais résolu. Quant aux bateaux à l’arrière de la flotte, Nico Budel effectue des réparations à sa grand’voile avec une centaine de milles d’avance sur le dernier, Kazimir Partners, qui a maintenant 950 milles de retard sur le leader.








