Après 15 jours de stand-by, toujours pas de fenêtre météo à l’horizon pour Thomas Coville dans l’attente de conditions favorables pour s’élancer sur sa quatrième tentative du Record du Tour du monde en Solitaire. Depuis le 18 octobre, le maxi-trimaran Sodebo est amarré dans le port de Brest, prêt à franchir la ligne de départ au large de Ouessant.
Rien de surprenant pour Jean-Luc Nélias puisque les statistiques montrent qu’à l’automne, les vents de Sud-Ouest sont dominants sur la Bretagne. Qui dit Sud-Ouest, dit : près, virements de bord, rien de propice au premier objectif de ce tour du monde qui est de rallier l’Equateur en moins de 7 jours. « Actuellement, il n’y a pas de grand centre anticyclonique sur l’Europe, toutes les dépressions arrivent des Etats-Unis et traversent la France rapidement. Or, plus elles circulent vite, plus les moments clés sont très courts. A l’heure actuelle, il n’y a pas eu d’ouverture mais nous restons très vigilants car nous ne voulons rien rater. Les statistiques montrent aussi qu’il y a des années où il n’y a pas de fenêtre ! Nous n’en sommes pas là. Sur un record, la seule chose que nous maîtrisons c’est le départ, donc à ce jour, nous conservons les mêmes exigences, » conclut Jean-Luc Nélias.
Le skipper du maxi trimaran Sodebo, insatiable, voit là l’occasion de se concentrer sur son nouveau « bébé », Sodebo Ultime – ex Géronimo – actuellement en chantier à Vannes et dont la mise à l’eau est prévue au printemps. « J’ai la sensation d’avancer sur des dossiers que je n’aurais pas eu le temps de faire sur Sodebo Ultime. Cela me rassure presque d’être présent sur ces phases du chantier même si je sais que les choses se feraient très bien sans moi. Nous ne sommes que le 31 octobre, je suis serein pour la suite, l’idéal étant de partir avant le 15 décembre. »









