Pour laisser une marge de liberté aux skippers, la jauge IMOCA propose deux types de mâts standardisés : le mât classique avec des barres de flèches et le mât-aile pivotant avec outriggers. Morgan Lagravière a choisi la deuxième solution, qui constitue selon lui un meilleur compromis. Morgan Lagravière : « Tout d’abord, le mât-aile augmente la propulsion puisque son profil est similaire à celui d’une aile d’avion, et qu’il est orientable. Cela permet d’optimiser le flux aérodynamique et donc d’accroître les performances au reaching et au portant. Les outriggers permettent par ailleurs d’extérioriser les points de tenue des haubans et bas-haubans. Cela facilite les réglages et les manœuvres. Le principal inconvénient est une tension d’étai moindre, et donc un déficit de performances au près. Mais cette allure ne représente que 10 à 15 % de la navigation à l’échelle d’un Vendée Globe. Autre inconvénient du mât-aile : il est historiquement moins fiable. Mais les nouveaux espars monotypes ont été dimensionnés en conséquence, en prenant de la marge.Et les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe, le Foncia de Michel Desjoyeaux et le Macif de François Gabart, étaient équipés d’un mât-aile. D’ailleurs, Marc Guillemot a donné son avis concernant le mât du nouveau Safran, et il s’est prononcé pour le mât-aile. »
Source : Vendée Globe









