Le skipper de Luna Rossa Max Sirena participe pour la quatrième fois avec un défi italien en vue de la Coupe de l’America. Sur la plage avant en 2000, il était responsable cette fois de la sélection des hommes à bord de l’AC72 italien. L’équipe est toujours dans la phase d’apprentissage après six jours sur l’eau, mais commence à se concentrer sur la performance après avoir terminé les premiers essais. Cela dit, Sirena souligne qu’« à bord de ce bateau on sera en essai jusqu’à la fin de la Coupe, car on découvre quelque chose chaque jour avec cette machine. » L’objectif de l’équipe est d’être prête pour les régates à San Francisco, mais surtout « d’avoir confiance dans le bateau pour pouvoir nous concentrer sur la course plutôt que sur le bateau. »
L’expérience est évidemment différente de celle vécue sur les AC45. Avec 18 noeuds de vent, le bateau atteint 35 noeuds sur l’eau, mais son comportement est également différent à cause des foils. « D’une certaine manière, ils sont plus faciles à manier, mais en même temps plus puissants aussi » précise Sirena. Quant à l’esprit qui règne dans le défi italien, c’est surtout Patrizio Bertelli, qui en est responsable selon le skipper. « Je le connais depuis longtemps et c’est facile de travailler comme cela. J’ai de la chance d’avoir pu choisir tous les membres de l’équipe. Notre objectif était d’éviter d’avoir des “stars” à bord. Ce n’est pas la même chose que le talent, car l’équipe a plein de talents. L’essentiel était de trouver des gens qui voulaient travailler pour l’équipe et non pas pour eux-mêmes. »









