Son équipe à terre indique que Marc Guillemot a pu résoudre son problème de hook (le crochet qui bloque la voile) de grand foc de solent hier dans l’après-midi. Il peut donc désormais exploiter au maximum le potentiel de Safran. Pour Marc, après plus de trois jours de mer, la situation sur l’Atlantique Nord est plus claire pour la flotte des neuf monocoques Imoca : sur la route sud, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) naviguent dans des alizés poussifs de secteur nord-est tandis que les sept autres solitaires tracent une route rectiligne pour passer ce soir au nord des Açores grâce à un régime de secteur sud / sud-ouest d’une quinzaine de nœuds. Les vitesses sont similaires pour l’ensemble de la flotte, mais l’option nord s’avère payante pour le moment car elle est plus proche de la route directe. A l’exception du leader, Roland Jourdain (Veolia Environnement), et de Vincent Riou (PRB) légèrement en pointe, les cinq autres monocoques Imoca sont sur la même ligne : cette tranche de parcours est donc rapide et ne devrait pas modifier la hiérarchie au cours des prochaines heures. La difficulté est attendue vendredi matin, quand ce groupe compact va aborder le front froid qui barre le milieu de l’Atlantique. Ce sera probablement la phase la plus délicate à négocier depuis le départ de Saint-Malo, puisque derrière ce phénomène météorologique le vent s’inverse pour passer au nord-est : il y aura donc une phase de transition susceptible de créer des écarts significatifs… Marc Guillemot en profite pour recharger ses batteries dans la perspective de ce passage de l’autre côté du front…
Marc Guillemot a réparé, Safran à 100%
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