Dominique Wavre- Mirabaud : « Nous suivons attentivement la trajectoire du cyclone Atu. Il devrait passer derrière nous. Nous allons échapper au pire du vent et de la mer. Ça ne sera pas très confortable, mais cela ne devrait pas être trop dangereux comme phénomène. On était très content d’être dans le détroit, mais malheureusement nous n’avons pas vu la terre, la visibilité était très mauvaise. La sortie du détroit s’est faite rapidement. Ensuite on a été encalminée la nuit d’après, c’était assez pénible. Cook était une belle opération. Mais humainement c’était un peu bizarre quand nous avons appris pour le tremblement de terre de Christchurch. Cela donne un sentiment un peu surréaliste de passer comme des fusées sur des bateaux à voile et de voir un drame humain se dérouler à quelques centaines de kilomètres de là sans pouvoir ne rien y faire et l’apprendre après coup.»
Kito de Pavant – Groupe Bel : « 50 ans, c’est le 4e cap de ce tour du monde pour moi ! Je ne suis pas très anniversaire. Nous n’avons pas eu trop le temps de préparer ça. Nous avons été très occupés ces dernières 48 heures avec cette escale à Wellington. Les conditions météo n’étaient pas bonnes avant de s’arrêter à Wellington et ne sont pas excellentes après notre départ. C’est un anniversaire assez curieux qui va durer assez longtemps, car nous allons passer la ligne de changement de date. Je vais avoir deux jours d’anniversaire, deux fois plus de cadeaux ! Nous allons surtout passer proches d’un cyclone qui se rapproche et qui nous donne du tracas. Ce qui est sur c’est que Atu est juste sur la trajectoire de Groupe Bel. C’est un phénomène assez vigoureux et dangereux et ce n’est pas un super cadeau d’anniversaire que me fait la météo. C’est surtout la mer qui va être vraiment énorme. C’est un petit phénomène très dense et ça, c’est le pire pour le bateau. Nous prenons un gros risque de casser du matériel. Nous réfléchissons à toutes les éventualités. Nous avons une fin de semaine très agitée en prévision et ce n’est pas terrible et j’avoue être un peu anxieux. »
Pepe Ribes (ESP) Estrella Damm : « Le passage du cyclone Atu est très compliqué. Nous ne savons pas par où passer. Nous sommes préoccupés. Ni Alex, ni moi n’avons été préparés à affronter des vents aussi forts. Je ne sais pas quel vent il y aura, les vagues qui se lèveront. Nous sommes préoccupés par conserver le bateau avant tout. Si nous avançons assez rapidement, nous pouvons passer dessous et espérer y échapper. Nous avons peur que le bateau puisse se casser. Nous gardons un œil dessus toute la journée même si pour l’heure nous ne savons pas par où passer. »









