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    Les vacations de Dick, Pella et Wavre

    Pella et Ribes
    DR

    Jean-Pierre Dick – Virbac-Paprec 3 : « C’est un soulagement effectivement, car cela n’a pas été trois jours et demi de plaisir à la voile sachant que l’on perdait des milles toutes les secondes. Et surtout trois jours de pétole c’est long : des vents entre 0 et 5 nœuds, un peu de houle, des grains pour corser un peu tout cela. Maintenant, ça y est, nous sommes repartis dans le vent, et nous espérons que le vent va un peu adonner. L’on se disait hier avec Loïck, on n’a jamais eu ni l’un ni l’autre des traversées aussi longues. Nous avons joué un peu de malchance, le Pot au noir est remonté avec nous, nous l’avons eu quasiment trois fois. Une fois nous avons eu une zone qui n’était pas censée être le pot au noir là où j’ai vu la baleine. Après nous sommes repartis un peu, on a pris vraiment le Pot au noir vers 3°Sud et nous sommes montés avec. Maintenant, c’est bon, nous avons utilisé une grosse partie de notre avance que l’on avait sur Mapfré, la réussite sera peut-être avec nous à l’avenir.»

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    Alex Pella – Estrella Damm : « Cela n’a pas été facile d’avoir récupéré la 4e place. Nous sommes dans une grosse pétole. Il n’y a pas beaucoup d’air. Cela va être difficile avec Neutrogena. Il va peut-être rester scotché. Pour le moral et l’intensité de la course c’est génial. Nous revenons de loin. Nous faisons attention aux réglages du bateau, aux adonnantes ou au refusantes. Nous sommes plus concentrés. Être tout seul et isolé tu ne te soucies pas de perdre 5 milles d’un côté, deux milles de l’autre. Quand tu es bord à bord, tu fais plus attention aux réglages. Mais la 4e place, je le répète, n’est pas acquise. »

    Dominique Wavre, Mirabaud : « Il nous reste une quinzaine de milles. Mais depuis ce matin nous avons dû ‘affaler’ nos voiles et maintenant nous sommes au moteur en direction de Mar del Plata avec vent et mer de face. Donc cela ne va pas très vite. Je ne regrette pas d’avoir sacrifié notre petit spinnaker. Il nous a servi de grand-voile grâce aux nœuds de plein poing aux extrémités. Il nous a permis de faire 5-6 nœuds. Ce qui nous a beaucoup aidés c’est la Marine Argentine qui a été extraordinaire. Les gars qui sont montés à bord pour nous apporter le fioul étaient déterminés pour nous aider. Cette chaleur humaine après tout ce qui nous était arrivé c’était super. Ramener le bateau à La Rochelle est assez compliqué. À Mar del Plata il n’y a que la Marine Argentine. Il va falloir monter à Montevideo sous gréement de fortune. Et là il faudra enlever la quille du bateau et alors envisager de le mettre sur un cargo pour l’Europe. Et là ce ne sera pas pour la Rochelle. Donc il faudra trouver un camion et gagner la Rochelle en transport exceptionnel. Donc d’ici de retrouver son port d’attache il va se passer un mois ou deux."